Article Ergo-log: Plus d’IGF 1 dans les tissus musculaires avec la créatine

Hommes et femmes qui pratiquent un sport de force fabriquent plus de facteurs de croissance IGF-1 dans leurs cellules musculaires, selon la recherche. S’ils prennent de la créatine, la production d’IGF-1 dans les muscles est encore plus élevée. Les scientifiques du sport de l’Université canadienne Francis St Xavier ont découvert cela à partir d’une expérience qu’ils ont réalisé avec une quarantaine de personnes en bonne santé, âgés de 20 ans en moyenne.

Les chercheurs ont demandé à leurs sujets de faire de l’exercice avec des charges additionnelles et ils ont donné de la créatine à la moitié d’entre eux. A l’autre moitié, ils ont donné un placebo. Après 8 semaines, les chercheurs ont mesuré le taux d’IGF 1 présent dans les muscles des sujets. Dans le groupe placebo, ils notèrent une augmentation de 54%. Dans le groupe créatine, l’augmentation était de 78%.

creatineL’IGF 1 possède un fort effet anabolisant. Chez les athlètes, le type d‘IGF 1 que les cellules musculaires fabriquent eux-mêmes est important, et ce processus est influencé par l’entraînement, des acides aminés et, comme nous le savons maintenant, la créatine. Différentes formes d’IGF 1 sont présents dans le corps. Les scientifiques soupçonnent l’existence d’un «mauvais» genre d’IGF 1 qui augmenterait le risque de cancer et un «bon» IGF-1 qui provoquerait une croissance spécifique des muscles. D’autre part, les utilisateurs de produits dopant s’injectent une forme d’IGF-1 dont les chercheurs ne savent pas avec certitude si c’est le «bon» ou le «mauvais» genre d’IGF 1.

igf1Les résultats canadiens n’ont en réalité rien d’un scoop. Il y a 4 ans, un groupe de recherche à Louvain en Belgique a signalé que la créatine avait augmenté la production de l’IGF 1 de cellules musculaires placées dans des tubes à essai. [FEBS Lett. 16 janvier 2004; 557 (1-3):. 243-7] Un an plus tard, en 2005, les mêmes chercheurs ont déclaré qu’ils avaient également constaté une augmentation du niveau d’IGF 1 dans le tissu musculaire de culturistes expérimentés. {Med Sci Sports Ex. May 2005, 37 (5): 731-6} La figure ci-dessous provient de cette publication.

Les chercheurs belges ont demandé aux sujets de l’expérience de réaliser des entraînements de musculation et ils leur ont donné 21 grammes de créatine pendant 5 jours. Avant chaque séance d’entraînement, ils buvaient un shake de protéines avec des glucides.

More IGF-1 in muscle tissue with creatineLes effets sont évidents. 3 heures après l’entraînement, lorsque vos muscles commencent à récupérer et à s’adapter à l’exercice, la production d’IGF 1 augmente plus fortement si vous prenez de la créatine.

Les Belges montrent également dans leur article que la créatine rend plus actives d’autres molécules signaux des cellules musculaires tels que les 4E-BP1 et p70 S6K. Cela les amène à conclure que «la supplémentation en créatine pourrait agir en stimulant la croissance musculaire mais non pas par un système contrôlé de réponses rapides observé après l’exercice avec l’alimentation mais plutôt par une amélioration de l’état anabolisant de la cellule impliquant l’IGF 1″.

On pourrait donc dire que la créatine n’est pas seulement une aide à l’entraînement mais aussi un agent anabolisant.

Source de l’article: More IGF 1 in muscle tissue with creatine

Source Ergo-log: Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2008 Aug; 18(4):389-98.

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Note du Traducteur: Article très intéressant et dont la conclusion me rappelle que j’ai prévu de vous traduire la série « Understanding Muscle Growth » de Supversity, si un jour, je trouve du temps pour le faire – ce qui va pas être simple !

Mais d’ici là, n’oubliez pas de développer votre culture physique et pour cela, rien de plus simple. Il suffit de vous inscrire à la news par mail !

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Article Ergo-log: Analyse: La supplémentation en vitamine D augmente la force musculaire

La vitamine D  joue non seulement un rôle clé dans le maintien de la solidité des os mais elle joue également un rôle important sur la croissance musculaire. Parce que presque tout le monde souffre d’une carence en vitamine D, nous pourrions nous attendre à ce que la moyenne des gens gagne en force s’ils prennent des suppléments de vitamine D. Des  scientifiques britanniques du sport ont analysé les données de six études publiées antérieurement et ont conclu qu’une supplémentation en vitamine D stimule en effet la force musculaire.

La vitamine D

La plupart des scientifiques s’accordent désormais plus ou moins sur le fait que les personnes âgées peuvent acquérir de la force en prenant de la vitamine D. Chez de nombreuses personnes âgées, la vitamine D est retrouvée à une concentration extrêmement basse. Mais l’opinion scientifique est divisée quant à savoir si la supplémentation en vitamine D augmente la force musculaire chez les jeunes, autrement dit… des personnes en bonne santé.

L’expérience scientifique avec vitamine D

Les scientifiques du sport de l’Université Queen Mary à Londres ont sortis 6 bonnes études des archives au cours desquelles un total de 370 hommes et femmes en bonne santé, âgées entre 18 et 40 ans, avait participé. Les sujets avaient pris des doses quotidiennes d’environ 4000 UI de vitamine D. Plus de détails sur les sujets et les études sont présentés dans le tableau ci-dessous.

Meta-study: vitamin D supplementation boosts muscle strength

LP = presse à cuisses CP = Presse pectoraux verticale LC = extension de jambes BP = développé couché LPID =  presse à cuisses avec dynamomètre isocinétique BPID = développé couché avec dynamomètre isocinétique GSIK force = mesure du gastrocnémien-soléaire par dynamomètre isocinétique; HG = force de la poigne mesurée par dynamomètre isocinétique PG = force de préhension mesuré par dynamomètre isocinétique; IMQ = contraction isométrique des quadriceps.

Comme vous pouvez le constater, les sujets de certaines de ces études sont des athlètes mais qu’il s’agisse d’athlètes ou non, la supplémentation en vitamine D aboutira à une augmentation de la force musculaire. Le premier tableau ci-dessous montre les effets sur la force pour le bas du corps, le second tableau sur le haut du corps.

Meta-study: vitamin D supplementation boosts muscle strength

Conclusion de l’étude

«La vitamine D3 améliore la force musculaire des membres supérieurs et inférieurs pour un adulte sain, pour une population sportive et non sportive entre les âges de 18 et 40 ans » comme l’écrivent les Britanniques. « Néanmoins, les résultats de ce constat sont basés sur un certain nombre total restreint des études référencées, ce qui suggère que d’autres essais et comparatifs randomisés devraient établir un schéma posologique optimal, avec un contrôle des différences entre les sexes, tout en tenant compte des effets pour les populations sportives. Il est nécessaire de poursuivre l’étude sur la puissance musculaire et l’endurance avec une supplémentation en vitamine D ».

« La recherche suggère qu’il pourrait être nécessaire d’augmenter les concentrations sériques au-dessus des concentrations optimales (> 50 nmol/L (20 ng/ml)) de vitamine D afin d’améliorer convenablement la force musculaire. Bien que toutes les études recensées soient parvenues à augmenter les taux sériques de vitamine D à des concentrations suffisantes, aucun niveau considéré comme «optimal» n’a pu être déterminé« .

« Aucun signe de toxicité de la vitamine D (> 375 nmol / L (150,2 ng / ml)) n’a été mentionné dans chacune de ces études, ce qui suggère que la supplémentation utilisée dans ces études était considérée comme sûre. »

Source de l’article: Meta study: Vitamin D supplementation boost muscle strength

Source Ergo-log: J Sci Med Sport. 2014 Aug 11. pii: S1440-2440(14)00163-7.

 

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Article Ergo-log: Les antioxydants stimulent la synthèse des protéines musculaires chez les personnes veillissantes

rutinTout comme les personnes âgées, les rats âgés perdent de la masse musculaire parce que leurs corps synthétise moins de protéines musculaires. Les chercheurs de l’INRA en France ont découvert que les antioxydants peuvent être un moyen de faire quelque chose à ce sujet. Les rats âgés qui prennent de la rutine [formule développée ci-dessous], de la vitamine E, de ​​la vitamine A, du zinc et du sélénium dans leur nourriture synthétisent la même quantité de protéines musculaires que des rats jeunes, selon l’INRA.

Les chercheurs ont voulu savoir si les corps des personnes âgées traitent les protéines et les acides aminés de manière moins efficace, car un corps plus âgé subira aussi plus de stress oxydatif et plus de réactions inflammatoires. Si c’est le cas, alors il devrait être possible de faire quelque chose à ce sujet à l’aide des simples antioxydants que l’on retrouve dans les aliments. C’est ainsi que les chercheurs ont ajouté un cocktail antioxydant à l’alimentation de rats vieux de huit et de vingt mois. Les rats ont reçu des suppléments sur une période de sept semaines.

Le seul ingrédient dans le mélange antioxydant que vous pourriez ne pas connaître est la rutine. La rutine appartient à la famille des glycosides, plus précisément un analogue de la quercétine, qui se retrouve dans le sarrasin, les agrumes, le noni, le thé noir et la pelure de pomme. A vrai dire, ce n’est pas une substance très spéciale, la rutine pourrait bien être le flavonol le plus commun des fruits et légumes. Des études ont montré que la rutine possède une action « antibactérienne, antivirale, antioxydante, anti-proliférative, anti-inflammatoire et des effets anticancéreux« , écrivent les chercheurs.

La vitamine E et la vitamine A sont des antioxydants alors que le corps utilise le zinc et le sélénium en tant que cofacteurs pour produire des antioxydants endogènes, tels que la enzymes superoxyde-dismutase (SOD) et du glutathion peroxydase. A la fin des sept semaines d’expérience, les chercheurs ont mesuré la quantité de protéines musculaires qui avait été fabriquée dans un muscle de la patte des rats, en associant le tissu musculaire avec l’acide aminé L-Phénylalanine dans un tube à essai. Les chercheurs ont ensuite enregistré la vitesse à laquelle les muscles ont absorbé l’acide aminé. Ils supposèrent que les muscles absorbent l’acide aminé afin qu’ils puissent l’utiliser pour la fabrication des protéines. Les chercheurs ont ensuite donné au tissu musculaire un autre acide aminé, la L-Leucine, de sorte qu’ils commencent à se développer.

Anti-oxidants stimulate manufacture of muscle protein in elderly

Légende: AAox- = Jeunes rats adultes sans supplément; AAox + = Jeunes rats adultes avec supplément; OAox- = Rats sans supplément; OAox + = Rats avec supplément.

Le supplément n’a eu aucun effet sur ​​les jeunes animaux, mais a eu un effet sur ​​les rats âgés. Les muscles des rats ont absorbé autant de phénylalanine que les muscles des jeunes adultes. La Leucine a retardé la dégradation des protéines dans les muscles. Concernant les vieux rats, le mélange antioxydant a renforcé cet effet.

Les muscles des rats qui avaient consommé le mélange antioxydant étaient généralement plus grands et plus lourds mais l’effet n’était pas statistiquement significatif. « On peut postuler qu’une période de supplémentation plus longue aurait été nécessaire pour produire un effet plus important sur la masse musculaire», spéculent les chercheurs.

Anti-oxidants stimulate manufacture of muscle protein in elderly

Si d’autres études confirment les conclusions de l’INRA, les athlètes âgés pourraient être en mesure de tirer le meilleur parti de leur régime alimentaire riche en protéines en augmentant leur consommation d’antioxydants. Les fabricants de suppléments pourraient enrichir leurs poudres et barres de protéines en vitamine C, en vitamine E, en extraits de fruits ou en resvératrol.

Source de l’article: Anti-oxydants stimulate muscle protein synthesis in elderly

Source Ergo-log: J Nutr. 2008 Nov;138(11):2205-11.

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