Article Ergo-log: Analyse: La supplémentation en vitamine D augmente la force musculaire

La vitamine D  joue non seulement un rôle clé dans le maintien de la solidité des os mais elle joue également un rôle important sur la croissance musculaire. Parce que presque tout le monde souffre d’une carence en vitamine D, nous pourrions nous attendre à ce que la moyenne des gens gagne en force s’ils prennent des suppléments de vitamine D. Des  scientifiques britanniques du sport ont analysé les données de six études publiées antérieurement et ont conclu qu’une supplémentation en vitamine D stimule en effet la force musculaire.

La vitamine D

La plupart des scientifiques s’accordent désormais plus ou moins sur le fait que les personnes âgées peuvent acquérir de la force en prenant de la vitamine D. Chez de nombreuses personnes âgées, la vitamine D est retrouvée à une concentration extrêmement basse. Mais l’opinion scientifique est divisée quant à savoir si la supplémentation en vitamine D augmente la force musculaire chez les jeunes, autrement dit… des personnes en bonne santé.

L’expérience scientifique avec vitamine D

Les scientifiques du sport de l’Université Queen Mary à Londres ont sortis 6 bonnes études des archives au cours desquelles un total de 370 hommes et femmes en bonne santé, âgées entre 18 et 40 ans, avait participé. Les sujets avaient pris des doses quotidiennes d’environ 4000 UI de vitamine D. Plus de détails sur les sujets et les études sont présentés dans le tableau ci-dessous.

Meta-study: vitamin D supplementation boosts muscle strength

LP = presse à cuisses CP = Presse pectoraux verticale LC = extension de jambes BP = développé couché LPID =  presse à cuisses avec dynamomètre isocinétique BPID = développé couché avec dynamomètre isocinétique GSIK force = mesure du gastrocnémien-soléaire par dynamomètre isocinétique; HG = force de la poigne mesurée par dynamomètre isocinétique PG = force de préhension mesuré par dynamomètre isocinétique; IMQ = contraction isométrique des quadriceps.

Comme vous pouvez le constater, les sujets de certaines de ces études sont des athlètes mais qu’il s’agisse d’athlètes ou non, la supplémentation en vitamine D aboutira à une augmentation de la force musculaire. Le premier tableau ci-dessous montre les effets sur la force pour le bas du corps, le second tableau sur le haut du corps.

Meta-study: vitamin D supplementation boosts muscle strength

Conclusion de l’étude

«La vitamine D3 améliore la force musculaire des membres supérieurs et inférieurs pour un adulte sain, pour une population sportive et non sportive entre les âges de 18 et 40 ans » comme l’écrivent les Britanniques. « Néanmoins, les résultats de ce constat sont basés sur un certain nombre total restreint des études référencées, ce qui suggère que d’autres essais et comparatifs randomisés devraient établir un schéma posologique optimal, avec un contrôle des différences entre les sexes, tout en tenant compte des effets pour les populations sportives. Il est nécessaire de poursuivre l’étude sur la puissance musculaire et l’endurance avec une supplémentation en vitamine D ».

« La recherche suggère qu’il pourrait être nécessaire d’augmenter les concentrations sériques au-dessus des concentrations optimales (> 50 nmol/L (20 ng/ml)) de vitamine D afin d’améliorer convenablement la force musculaire. Bien que toutes les études recensées soient parvenues à augmenter les taux sériques de vitamine D à des concentrations suffisantes, aucun niveau considéré comme «optimal» n’a pu être déterminé« .

« Aucun signe de toxicité de la vitamine D (> 375 nmol / L (150,2 ng / ml)) n’a été mentionné dans chacune de ces études, ce qui suggère que la supplémentation utilisée dans ces études était considérée comme sûre. »

Source de l’article: Meta study: Vitamin D supplementation boost muscle strength

Source Ergo-log: J Sci Med Sport. 2014 Aug 11. pii: S1440-2440(14)00163-7.

 

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Article Ergo-log: Les antioxydants stimulent la synthèse des protéines musculaires chez les personnes veillissantes

rutinTout comme les personnes âgées, les rats âgés perdent de la masse musculaire parce que leurs corps synthétise moins de protéines musculaires. Les chercheurs de l’INRA en France ont découvert que les antioxydants peuvent être un moyen de faire quelque chose à ce sujet. Les rats âgés qui prennent de la rutine [formule développée ci-dessous], de la vitamine E, de ​​la vitamine A, du zinc et du sélénium dans leur nourriture synthétisent la même quantité de protéines musculaires que des rats jeunes, selon l’INRA.

Les chercheurs ont voulu savoir si les corps des personnes âgées traitent les protéines et les acides aminés de manière moins efficace, car un corps plus âgé subira aussi plus de stress oxydatif et plus de réactions inflammatoires. Si c’est le cas, alors il devrait être possible de faire quelque chose à ce sujet à l’aide des simples antioxydants que l’on retrouve dans les aliments. C’est ainsi que les chercheurs ont ajouté un cocktail antioxydant à l’alimentation de rats vieux de huit et de vingt mois. Les rats ont reçu des suppléments sur une période de sept semaines.

Le seul ingrédient dans le mélange antioxydant que vous pourriez ne pas connaître est la rutine. La rutine appartient à la famille des glycosides, plus précisément un analogue de la quercétine, qui se retrouve dans le sarrasin, les agrumes, le noni, le thé noir et la pelure de pomme. A vrai dire, ce n’est pas une substance très spéciale, la rutine pourrait bien être le flavonol le plus commun des fruits et légumes. Des études ont montré que la rutine possède une action « antibactérienne, antivirale, antioxydante, anti-proliférative, anti-inflammatoire et des effets anticancéreux« , écrivent les chercheurs.

La vitamine E et la vitamine A sont des antioxydants alors que le corps utilise le zinc et le sélénium en tant que cofacteurs pour produire des antioxydants endogènes, tels que la enzymes superoxyde-dismutase (SOD) et du glutathion peroxydase. A la fin des sept semaines d’expérience, les chercheurs ont mesuré la quantité de protéines musculaires qui avait été fabriquée dans un muscle de la patte des rats, en associant le tissu musculaire avec l’acide aminé L-Phénylalanine dans un tube à essai. Les chercheurs ont ensuite enregistré la vitesse à laquelle les muscles ont absorbé l’acide aminé. Ils supposèrent que les muscles absorbent l’acide aminé afin qu’ils puissent l’utiliser pour la fabrication des protéines. Les chercheurs ont ensuite donné au tissu musculaire un autre acide aminé, la L-Leucine, de sorte qu’ils commencent à se développer.

Anti-oxidants stimulate manufacture of muscle protein in elderly

Légende: AAox- = Jeunes rats adultes sans supplément; AAox + = Jeunes rats adultes avec supplément; OAox- = Rats sans supplément; OAox + = Rats avec supplément.

Le supplément n’a eu aucun effet sur ​​les jeunes animaux, mais a eu un effet sur ​​les rats âgés. Les muscles des rats ont absorbé autant de phénylalanine que les muscles des jeunes adultes. La Leucine a retardé la dégradation des protéines dans les muscles. Concernant les vieux rats, le mélange antioxydant a renforcé cet effet.

Les muscles des rats qui avaient consommé le mélange antioxydant étaient généralement plus grands et plus lourds mais l’effet n’était pas statistiquement significatif. « On peut postuler qu’une période de supplémentation plus longue aurait été nécessaire pour produire un effet plus important sur la masse musculaire», spéculent les chercheurs.

Anti-oxidants stimulate manufacture of muscle protein in elderly

Si d’autres études confirment les conclusions de l’INRA, les athlètes âgés pourraient être en mesure de tirer le meilleur parti de leur régime alimentaire riche en protéines en augmentant leur consommation d’antioxydants. Les fabricants de suppléments pourraient enrichir leurs poudres et barres de protéines en vitamine C, en vitamine E, en extraits de fruits ou en resvératrol.

Source de l’article: Anti-oxydants stimulate muscle protein synthesis in elderly

Source Ergo-log: J Nutr. 2008 Nov;138(11):2205-11.

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Article Ergo-log: L’irisine est la raison pour laquelle l’exercice vous protège du cancer

Le meilleur traitement non-médical contre le cancer est l’exercice mais nous ne savons pas exactement comment l’exercice protège contre le cancer. Les biologistes moléculaires à l’Université du Nouveau-Mexique publieront bientôt dans l’International Journal of Cancer les résultats d’une étude fondamentale qui devrait changer cette situation.

Le cancer et l’exercice

Des études ont montré qu’il existe des stratégies anti-cancéreuses non médicales qui fonctionnent, et la plus efficace d’entre elles est l’exercice physique. Peu importe votre genre d’exercice préféré tant que vous en faites beaucoup et souvent.

L’Irisine

irisinstructureDe connaître exactement comment l’exercice physique chamboule la vie des cellules cancéreuses n’est pas vraiment connu, mais les scientifiques ont mis en avant quelques théories. L’une d’entre elles est en rapport avec l’effort musculaire. A ce moment, les tissus sécrètent des substances anti-cancéreuses. Celles-ci sont appelés myokines, et l’une de celles qui ont été les plus étudiées est lirisine [voir représentation à droite]. L’Irisin est présente dans le corps sous plusieurs formes: une forme non-active qui est sécrétée par les muscles [IM] et une forme active qui est créée à partir de la forme inactive [INM].

Réduire l’activité des cellules cancéreuses

irisinversuscancer3Des chercheurs de l’Université du Nouveau-Mexique se sont demandés si l’irisine pouvait expliquer pourquoi l’exercice réduit le risque de développer un cancer ou le retour de la maladie. Pour répondre à cette question, ils ont exposé des cellules de cancer du sein très agressives (MDA-MB-231) à l’irisine active et non-active. Et voilà: l’irisine active a réduit la vitalité des cellules cancéreuses. Certaines des cellules se sont mêmes auto-détruites. En outre, les deux formes de l’irisine ont réduit la capacité des cellules cancéreuses à se propager.

Irisin is the reason that exercise protects against cancer


Dans une autre expérience, les chercheurs ont exposé les cellules cancéreuses à un mélange d’irisine active et de la doxorubicine, un médicament contre le cancer. L’risine a rendu les cellules cancéreuses plus vulnérables au médicament.

Irisin is the reason that exercise protects against cancer

Conclusion

« L’exercice a prouvé qu’il pouvait entraîner un risque de cancer réduit et améliorer le pronostic des patients atteints de cancer« , écrivent les chercheurs. «Nos données fournissent des indications possibles sur les mécanismes potentiels sous-jacents à ces observations. De plus, nos données soutiennent l’hypothèse que l’irisine peut jouer un rôle important dans les futurs traitements contre le cancer, ce qui justifie la nécessité d’études plus approfondies. »

Source de l’article: Irisin is the reason that exercise protects against cancer

Source Ergo-log: Int J Cancer. 2014 Aug 14. doi: 10.1002/ijc.29142.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

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