Augmentez votre consommation de flavonoïdes et réduisez votre pourcentage de graisses

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Imaginez que vous vouliez faire quelque chose pour réduire votre petit bidon bien gras. La première chose à faire sera sans doute de consommer moins de calories et d’en brûler davantage en faisant de l’exercice. C’est logique. Mais les nutritionnistes britanniques de l’Université d’East Anglia viennent de publier un article sur une troisième stratégie dans American Journal of Clinical Nutrition. Cette stratégie pourrait être tout aussi efficace. Selon les Britanniques, vous pourriez réduire votre pourcentage de graisse en augmentant la quantité de flavonoïdes présents dans votre alimentation.

L’étude clinique sur les flavonoïdes

Proanthocyanidines et flavonoïdesLes chercheurs ont étudié un groupe de 2734 jumelles britanniques. Ils ont utilisé des scanners pour mesurer la quantité de graisse corporelle qu’elles avaient. Ils leurs ont ensuite demandé de remplir des questionnaires pour obtenir des informations sur leur alimentation. Ils ont pris en considération leur consommation des « bonnes » et « mauvaises » graisses, les aliments riches en fibres, les glucides à absorption rapide, les protéines et kilocalories ainsi que la quantité de flavonoïdes qu’elles consommaient.

 

Les flavonoïdes dans les fruist et légumes

Les résultats de l’étude scientifique

Le tableau compare la composition corporelle des femmes avec la prise la plus faible de flavonoïdes avec la composition corporelle des femmes ayant le meilleur apport. Pour être plus précis: les chercheurs ont travaillé avec des quintiles (groupes de 5 éléments). Au plus les flavonoïdes étaient consommés par les sujets de l’étude, au plus leur pourcentage de graisse était faible.

 

Aliments riches en flavonoïdes

En particulier, les flavones – présents dans les poivrons et les oranges – et les anthocyanes – trouvés dans les baies comme l’acaï, les myrtilles, les bleuets et l’aronia, mais aussi avec les polyphénols du raisin et le Pycnogénol – semblent avoir un effet inhibiteur de graisse.

Dans une autre analyse, les chercheurs ont mesuré les effets des flavonoïdes sur le rapport de la masse grasse en comparant les jumeaux les uns avec les autres. La figure ci-dessous montre que les aliments contenant de grandes quantités d’anthocyanines – les baies et le raisin – ont un effet inhibiteur de la graisse.

Flavonoïdes et perte des graisses

Les effets inhibiteurs de graisse des flavonoïdes sont demeurés intacts lorsque les chercheurs ont corrigé tous les facteurs liés aux aliments auxquels ils pouvaient penser. Donc, il n’y avait pas de corrélation entre les femmes qui avaient mangé de grandes quantités de flavonoïdes et qui faisaient également plus d’exercices, ou qui avaient mangé plus de légumes ou moins de calories.

Conclusions sur les flavonoïdes

« Nos données suggèrent un rôle protecteur pour un certain nombre de sous-classes de flavonoïdes, y compris les anthocyanines […], sur la répartition de la masse grasse indépendante à partir de facteurs génétiques et environnementaux communs », ont conclu les chercheurs. Ils ont également été quelque peu surpris de la force des effets qu’ils ont trouvés.

« Nous démontrons qu’il existe de plus grandes relations entre le taux de masse grasse et l’apport en flavonoïdes que pour l’activité physique et les apports d’énergie et les boissons sucrées, qui sont des contributeurs bien connus à la masse grasse » ont-ils écrit.

« Nous montrons également que ces associations sont à la fois indépendantes et que l’importance des effets en rapport à la masse graisseuse sont nettement supérieures à celles de l’apport total en fruits et légumes et en fibres ».

« En outre, ces associations sont présentées à partir d’apports alimentaires réalisables en flavonoïdes, ce qui les rend pertinents pour les recommandations de santé publique à des fins de réduire la graisse corporelle. Nos résultats suggèrent que les flavonoïdes alimentaires peuvent contribuer à un profil de masse graisseuse plus saine et, par conséquent, qu’elles méritent une enquête plus poussée à partir d’expériences contrôlées « .

Source de l’article: Boost your flavonoid intake and lower your fat percentage

Source Ergo-log: Am J Clin Nutr March 2017 vol. 105 no. 3 626-34.

NdT: La conclusion des chercheurs ne me paraît pas très claire. Comprenons simplement qu’il existe des relations plus pertinentes et qui portent plus à conséquence entre les flavonoïdes et la perte des graisses qu’il n’existe de relations de causes à effets entre l’activité physique, les apports en énergie et les boissons sucrées. En gros, les flavonoïdes protègeraient relativement plus que les boissons sucrées ne causerait une augmentation de la prise de graisse. Ces relations flavonoïdes et perte de graisse//activité physique boissons sucrées et prise de graisse seraient indépendantes les unes des autres mais les apports en flavonoïdes présenteraient des effets cumulatifs, indépendamment de la quantité totale des apports en fruits et légumes.

Eric Mallet

A propos de l'auteur

Passionné et pratiquant depuis plus de 20 ans, j'ai toujours porté un regard curieux sur le développement de la science des ergogènes et de la nutrition sportive. Diplômé des universités Lille 3 et Paris 7, je passe actuellement ma thèse en psychologie sur la question de la sublimation par la culture physique et la musculation. Espace Corps Esprit Forme est à considérer comme un blog de vulgarisation scientifique, destiné à aider le pratiquant tout en lui donnant des informations scientifiques utiles à sa pratique des sports de force.

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