Le picéatannol fait de la L-Arginine un meilleur donneur de monoxyde d’azote

Nous avions déjà discuté du picéatannol, le proche cousin du resvératrol et de son nom imprononçable. Nous savons qu’il représente un agent de recomposition efficace comme nous en avions déjà discuté, au même titre que l’acide ursolique. Cet article d’Ergo-log nous en dit un peu plus sur ce cousin hydroxylé du resvératrol avec le monoxyde d’azote (ou oxyde nitrique) et de son rapport potentiel avec l’arginine.

Eric Mallet

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picéatannol

Le picéatannol

La littérature scientifique traitant de l’effet d’amélioration des performances des boosters de NO est assez confuse (et source de confusions… NdT). Certaines études indiquent que les suppléments contenant des acides aminés tels que la L-Arginine, la L-Ornithine ou la L-Citrulline améliorent les performances sportives. D’autres disent qu’ils ne le font pas. Des chercheurs japonais des fabricants de l’entreprise Morinaga and Company ont publié les résultats d’une étude in vitro qui suggère que certains facteurs nutritionnels déterminent et influencent probablement la façon dont vous réagissez aux boosters de NO. Ils pourraient mieux fonctionner si vous prenez certains nutriments tels que le piceatannol via votre nourriture.

Le monoxyde d’azote fait partie des facteurs clé de la croissance musculaire, de la récupération post-exercice, de l’apport sanguin et de la performance sexuelle. Dans l’organisme, les enzymes vont extraire le monoxyde d’azote de certains acides aminés – et l’industrie des suppléments chercherait des moyens d’utiliser celles-ci dans leurs boosters.

 

Le NO Synthase

L’Oxyde Nitrique Synthase (NOS) est une enzyme dépendante du NADPH. Elle catalyse la conversion de l’oxygène pour aboutir à l’arginine et à la citrulline, précurseurs du NO (Oxyde Nitrique)

 

Cependant, certains chercheurs se sont demandés si ces suppléments fonctionnent réellement. Ils fondent leur raisonnement sur des études similaires à celles d’une recherche brésilienne publiée en 2012 dans Nutrition & Metabolism comme le montre le tableau ci-dessous.

L-Arginine Oxyde Nitrique

Le tableau ci-dessus montre les effets de 6 grammes de L-Arginine prise par des sujets inactifs sur leur concentration d’oxyde nitrique dans leur sang. [Nutr Metab (Lond). 2012 Jun 12;9(1):54.] Les chercheurs ont surveillé le sang des sujets pendant deux heures et n’ont observé aucun effet significatif.

L’enzyme qui convertit l’arginine en monoxyde d’azote est appelée Oxyde Nitrique Synthase (NOS). On la retrouve dans les cellules des vaisseaux sanguins [eNOS], les cellules musculaires et nerveuses [nNOS] ainsi que dans les cellules du système immunitaire [iNOS]. Les Japonais ont alors étudié l’effet du resvératrol et du piceatannol, un métabolite du resvératrol, sur la synthèse et l’activité de l’eNOS dans les cellules EA.hy926. Ce sont les cellules des parois des vaisseaux sanguins chez l’homme.

Les deux substances ont amélioré l’activité enzymatique de l’eNOS mais le picéatannol a légèrement mieux fonctionné que le resvératrol. La synthèse effective de l’enzyme a également augmenté – et encore une fois, le picéatannol a fait mieux que le resvératrol.

Enzyme NOS et picéatannolpicéatannol en enzymes de l'oxyde nitrique

Dans d’autres expériences, les Japonais ont démontré que l’effet du picéatannol devient d’autant plus fort que l’exposition à celui-ci est longue. Ils ont également montré que l’enzyme NOS induite par le picéatannol était active.

Le picéatannol est rapidement métabolisé dans le corps. Les enzymes y attachent des groupes de sucre. Mais il existe également des études qui suggèrent que les molécules de picéatannol métabolisées peuvent encore être actives.

Les fabricants de suppléments sexuels ont découvert et exploité cette combinaison de composants à base de plantes avec la L-Arginine il y a de cela quelques années – et l’ont utilisée dans des produits. Un de ces exemples est le Prelox de Horphag, qui contient une combinaison de L-Arginine et de Pycnogénol.

Les Japonais n’ont pas pris la peine de spéculer sur les combinaisons de L-Arginine et de boosters de NO améliorés. Ils se bornent à remarquer qu’une alimentation riche en picéatannol et en composants végétaux apparentés aiderait probablement à maintenir les vaisseaux sanguins en bonne santé.

Source de l’article: Piceatannol makes L-Arginine a more effective nitrogen monoxide donor

Source Ergo-log: Biochem Biophys Res Commun. 2013 Jan 18;430(3):1164-8.

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A nouveau, nous constatons qu’il ne suffit pas dire « prendre de l’arginine » fonctionne ou ne fonctionne pas sur l’hyperémie active. Cette expérience nous prouve que la biochimie du corps humain est extrêmement complexe et qu’il faut savoir prendre en compte de nombreux éléments (parfois absents pour certains d’entre eux en fonction de certaines études) avant de tirer des conclusions trop hâtives.

Prenez le temps, ici comme pour d’autres sources d’informations scientifiques, d’analyser et de comparer en réalisant une synthèse de toutes les données présentées avant de conclure sur des faits ou d’en déduire des règles généralisantes.

Eric Mallet

 

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Les effets anabolisants surprenants de l’Ajuga turkestanica

Après un article résumant plus ou moins ce qui pouvait nous être utile en termes de récupération post-exercices après 40 ans, nous voici de retour dans le monde des végétaux. Je vous avais parlé d’un article beaucoup plus ésotérique que le sujet déjà traité. A vrai dire, le monde végétal est toujours plein de surprises. Dans ce domaine, la recherche scientifique nous étonne une fois de plus. Je vous laisse avec la traduction de l’article d’Ergo-log sur l’Ajuga turkestanica, un végétal dont j’ignorais l’existence avant d’avoir lu l’article… En réalité, la marque américaine Universal Nutrition propose déjà des compléments alimentaires contenant des ecdystéroïdes depuis des années et de la Turkestérone notamment, une des substances actives présentes dans ce végétal.

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Il existerait bien un noyau de vérité quant aux publicités hyperboliques pour le supplément E-Bol commercialisé par ThermoLife. E-Bol contient un extrait d’Ajuga turkestanica, un végétal bourré d’ecdystéroïdes. Il se trouve que de récentes études in vitro et chez l’animal ont montré que l’Ajuga turkestanica présentait effectivement un effet de renforcement musculaire.

L’Ajuga turkestanica et la sarcopénie

turkestérone stéroïdes végétauxLa Turkestérone [formule structurelle à droite] n’est pas un stéroïde anabolisant mais si l’on en croit de vieilles études russes sur l’animal, la turkestérone aurait un effet anabolisant plus prononcé que la méthandiénone, l’ingrédient actif de Dianabol. [Pharmaceutical Chemistry Journal Volume 34, Number 4 / April, 2000 193-197] On retrouve la Turkestérone dans l’Ajuga turkestanica, une plante apparentée à la menthe et qui pousse en Asie mineure.

turkestéroneC’est la raison pour laquelle les scientifiques du sport américains à la recherche de moyens pour traiter la faiblesse musculaire liée à l’âge – la sarcopénie – ont étudié l’effet de l’Ajuga turkestanica sur des vieilles souris. Leur étude a été publiée dans la revue scientifique peu connue European Review for Medical and Pharmacological Sciences.

Les Américains ont donné à leurs animaux de laboratoire un extrait d’Ajuga turkestanica mélangé à leur nourriture tous les jours pendant quatre semaines. L’équivalent humain de cette dose – basé sur une personne pesant 80 kg – serait de 400 mg d’extrait par jour. L’extrait contenait 40% d’ecdystéroïdes, la composition est indiquée ci-dessous.

ecdystéroïdes d'Ajuga turkestanica

À la fin de l’expérience, les chercheurs ont étudié les cellules musculaires du triceps de la souris et ils ont découvert que les ecdystéroïdes avaient activé le récepteur Notch. [Tableau ci-dessus] Lorsque ces substances activent les cellules souches via le récepteur Notch, les cellules souches se transforment en nouvelles cellules musculaires. [Science. 2003 Nov 28;302(5650):1575-7.]

Les chercheurs ont découvert que l’Ajuga turkestanica semblait également stimuler la croissance musculaire via la voie de signalisation Wnt.

Les chercheurs pensent que la sarcopénie survient à mesure que les voies Notch et Wnt disparaissent. « Il est possible que les altérations induites par le phytoecdystéroïde dans la signalisation Notch et Wnt permettront de mieux préparer les muscles squelettiques vieillissants à la réparation suite à une exposition à une lésion musculaire », ont conclu les Américains.

L’Ajuga turkestanica et la myostatine

Une autre étude sur les effets anabolisants d’Ajuga turkestanica a été publiée en 2012 dans Chinese Medicine, une revue scientifique un peu obscure. [Chinese Medicine, 2012, 3, 215-222.] Les chercheurs travaillaient pour PoliNat, une entreprise espagnole qui commercialise des extraits de végétaux contenant des substances actives – dont l’Ajuga Turkestanica.

Les chercheurs ont observé qu’à une concentration de 1 micromole des ecdystéroïdes de l’Ajuga turkestanica, les cellules musculaires commençait à synthétiser moins de myostatine. Les chercheurs ont répété l’expérience et ont exposé cette fois les cellules musculaires à 1 micromole de méthandiénone – la molécule active de Dianabol. Selon leurs résultats, les ecdystéroïdes se sont avérés être plus inhibiteurs de la myostatine que la méthandiénone.

ecdystéroïdes de l'Ajuga turkestanica contre méthandiénone

Mais…

Les études sur les animaux et les études in vitro ne sont évidemment pas des études sur l’homme. Ce qui fonctionne dans une boîte de Pétri ou chez une souris ne fonctionne pas automatiquement chez les humains. Pour cette seule raison, vous ne pouvez pas simplement extrapoler les résultats de cette étude aux êtres humains. Cependant, il existe un autre problème concernant ce végétal. La plupart des extraits d’Ajuga turkestanica disponibles sur le marché ne contiennent que 2% d’ecdystéroïdes. Donc, si vous pesez 80 kg, vous aurez besoin de 8 g d’extrait par jour. Et cela fait vraiment beaucoup…

La question que nous devrions nous poser sur ces suppléments serait donc elle-ci: contiennent-il suffisamment d’ecdystéroïdes pour présenter un effet ?

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

Source de l’article: The unusual anabolic effect of Ajuga turkestanica

Source Ergo-log: Eur Rev Med Pharmacol Sci. 2014;18(17):2584-92.

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Récupération et surentraînement après 40 ans, Partie II, les nutriments !

Le volume d'entraînement

Sport de force ou d’endurance, il faut savoir bien récupérer pour mieux progresser

Au cours du premier article sur la récupération et le surentraînement après 40 ans, j’ai commencé par évoquer quelques évidences de terrain et de rappeler quelques éléments pratiques, sans aborder totalement la question des nutriments qui pourraient favoriser une récupération plus rapide après des entraînements intenses de musculation ou de cardiotraining. Question un peu difficile à évaluer de prime abord, la recherche scientifique commence pourtant à nous donner quelques pistes sérieuses sur les nutriments et molécules qui favoriseraient la performance sportive et le maintien de la masse musculaire chez les athlètes qui commencent à prendre de l’âge. Évidemment, la fatigue et le temps de récupération post-exercices seront toujours plus élevés chez les plus de 40 ans que pour les athlètes de 20 ans et moins, et pour plusieurs raisons évidentes:

  • L’augmentation des dommages liés aux radicaux libres au niveau cellulaire et organique
  • La baisse a priori inévitable de libération des hormones anabolisantes comme la somatropine et la testostérone
  • Les conditions de vie qui ne sont plus les mêmes (être étudiant à temps plein et mener une vie active avec une famille et des enfants sont deux choses différentes)
  • L’effet cumulatif de la fatigue liée aux séances d’entraînement
  • La baisse de la production cellulaire d’ATP et donc, de l’énergie
  • Les modifications métaboliques liées à l’âge: perte de sensibilité à l’insuline mais aussi à la Leucine et donc, une prise de graisse plus forte pour une prise de muscle plus faible

Cependant, lorsque la gestion de ces facteurs (et d’autres encore) est optimale, il s’avère parfaitement possible de continuer à prendre du muscle après 40, 50 et même 60 ans comme cela l’a déjà été scientifiquement constaté. Un des éléments qui devient vraiment important avec l’âge concerne l’oxydation cellulaire comme je viens de le souligner. Disons que la recherche scientifique affirme aujourd’hui que le stress constant créé par les radicaux libres contribue à expliquer en partie le phénomène du vieillissement cellulaire et organique. Mais alors, quels sont alors les moyens de contrer cette oxydation ?

Apporter à l’organisme des nutriments antioxydants pour contrer les radicaux libres mais pas n’importe comment…

Myrtilles

Essayez de varier vos sources d’antioxydants !

Sans en faire une obsession car il faut bien vous dire que c’est une lutte que vous ne gagnerez pas, il faut cependant prendre conscience de l’importance des antioxydants dans votre alimentation. Inutile cependant de croire aux miracles des superaliments et autres super antioxydants, à part si vous avez pas mal d’argent à perdre.

Le premier de ces antioxydants est la vitamine C. Naturellement, il vous faudra sans doute dépasser les stupidités recommandées en termes d’apports journaliers. D’abord recommandée à 60 mg (!) par jour, les AJR pour cette vitamine essentielle ont alors progressivement augmenté à 90 puis 110 mg, sans jamais vous demander si vous étiez sédentaire ou sportif. Au plus le cliché est gros, au plus ça marche, les nutritionnistes le savent d’ailleurs parfaitement. Tout ceci nous amène surtout à considérer que les lobbys pharmaceutiques organisent une désinformation constante du grand public sur l’importance des nutriments essentiels. Comme quoi rien ne change et rien ne risque de changer…

La vitamine C est essentielle au métabolisme énergétique normal de l’organisme

La vitamine C est essentielle à l’activité enzymatique, notamment à la formation du collagène, une des protéines les plus abondantes du corps humain. Sous une forme ou une autre, la vitamine C agira sur la formation ou la métabolisation des protéines, sur celui de certains acides aminés comme la Lysine ou la Proline. Sur le plan enzymatique, la vitamine C donne ses électrons à 8 enzymes connues dont certaines sont indispensables à la formation du collagène. Son rôle d’antioxydant est important car elle permet aussi de recycler la vitamine E et donc, d’économiser l’oxydation du glutathion, un antioxydant cellulaire majeur. D’autres nutriments le font aussi, comme nous le verrons par la suite…

La vitamine C protège nos cellules, notre ADN, les protéines cellulaires et les lipides de l’oxydation. La vitamine C est également essentielle au métabolisme du fer non héminique (celui des végétaux). Inutile de vous rappeler que nous avons besoin du fer pour la respiration cellulaire. C’est aussi un micronutriment qui intervient aussi sur le fonctionnement normal du système immunitaire, notamment au niveau de la formation des anticorps.

La vitamine C oui, mais pas que…

vitamine C

La vitamine C n’est pas le seul nutriment utile à votre santé ni à vos performances physiques !

Comme nous ne savons pas métaboliser la vitamine C, les apports alimentaires ou sous forme de compléments sont essentiels à notre organisme. Cependant, dans le cadre de la pratique sportive, la vitamine C a montré qu’elle pouvait réduire la récupération post-exercice. Ce constat peut sembler un peu étrange mais lorsque l’on lit les études réalisées sur le sujet, nous constatons qu’un antioxydant comme l’acide ascorbique pourrait réduire les effets d’adaptation cellulaire à l’exercice relatif à la charge des radicaux libres. Autrement dit, la vitamine C pourrait, en réduisant l’adaptation de l’organisme face à l’augmentation des ROS (Reactive Oxygen Species ou dérivés réactifs de l’oxygène), contrecarrer les processus cellulaires et organiques nous permettant de gagner en endurance ou d’augmenter la synthèse des mitochondries.

D’autres études sur la vitamine C soulignent que les radicaux libres ne sont pas impliqués dans le délai de récupération post-entraînement. Dans ce cadre, nous devons comprendre que, contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, les radicaux libres (ROS et NOS) sont essentiels aux processus d’adaptation de l’organisme puisqu’ils agissent ici comme des marqueurs ou des points limites de la fatigue métaboliques à réduire ou à compenser. De fait, si la vitamine C doit tenir une place important dans notre alimentation, elle n’est donc pas la seule et d’autres nutriments devraient aussi être pris en considération. En termes de nutrition sportive, faites un peu comme au tiercé, évitez-donc de tout miser sur le même cheval !

Les oligo-proanthocyanidines ou OPC des grains de raisin et du pin

Pépins de raisins et OPC

Les pépins de raisin renferment quelques secrets très utiles aux musclés !

Antioxydants vers lesquels j’ai tendance à revenir, la famille des OPC (pour oligo-proanthocyanidines ou encore oligomères procyanidoliques) regorge d’un grand nombre de nutriments utiles à la santé et aux performances sportives même s’ils comptent parmi les micronutriments les moins connus du commun des mortels. Les musclés en ont pourtant entendu parler un peu plus, surtout lorsqu’on leur parle d’extraits de pin et de congestion musculaire. En effet, les OPC font partie des antioxydants qui ne font pas que neutraliser les ROS mais qui ont aussi la bonne idée d’agir sur d’autres métabolismes, sur la circulation sanguine, le cholestérol et sur l’hyperémie en l’occurrence. De là, nous savons déjà mieux dire pourquoi les OPC agissent aussi bien sur la congestion de vos petits biceps. Nous avons cependant une piste encore plus probante si nous considérons une des molécules de la grande famille des OPC, les procyanidines B2 pour être plus précis.

En effet, cette molécule (qui compte généralement pour 1 à 5% du total des OPC présents dans une graines ou un fruit) a pour effet d’augmenter les niveaux de NAD+ et incidemment, celui des sirtuines 1 et 2 (SIRT1 et SIRT2, protéines qui jouent un rôle important sur le maintien des fonctions cellulaires. Comme vous connaissez l’importance du NAD+ (et du FAD en l’occurrence) sur son rôle essentiel à la production d’énergie à partir du glucose (glucose > NAD/H > Pyruvates > Acétyl Coa (Cycle de Krebs), etc.)), nous comprenons dès lors plus facilement comment les OPC peuvent jouer sur la congestion de vos petits muscles (la dégradation de l’adénosine engendre un appel du glucose et incidemment, celui des fluides intracellulaires et interstitiels). De là, et si vous n’êtes pas si bête, vous pourriez également vous dire que les OPC sont des nutriments qui s’associent fort bien au nicotinamide riboside, ce qui est effectivement le cas. Notez également que le Ginkgo biloba renferme également des antioxydants à valeur ORAC élevé tout en agissant lui aussi sur la circulation sanguine et notamment sur les petits vaisseaux sanguins. Cependant, n’espérez pas obtenir d’effet mélioratifs avec le Ginkgo biloba avant 4 à 6 semaines de supplémentation; les OPC du pin ou du raisins agissent quant à eux beaucoup plus rapidement.

Ensuite, je vous vois déjà arriver avec vos gros sabots et me dire « Oui d’accord Eric, tout ceci est de la bonne vulgarisation scientifique mais le rapport avec la récupération, tu le mets où ? » Là-dessus je vous répondrais que ce qui peut vous permettre de conserver, maintenir ou d’augmenter la libération d’énergie à votre grand âge travaillera directement ou indirectement à améliorer la récupération post-exercice. Bref… Passons à autre chose, un autre antioxydant que vous connaissez sans doute un peu mieux, l’acide alpha lipoïque.

L’acide alpha lipoïque et la carnosine, deux antioxydants majeurs de nos cellules

Carnosine et bêta-alanine présentent un potentiel performance, santé et longévité très intéressant pour les athlètes…

Comme vous le savez, l’acide alpha lipoïque a la particularité d’agir autant en milieu hydrosolubles et liposolubles, ce qui en fait un antioxydant particulièrement efficace. En outre, il n’agit pas seul car il permet surtout de renouveler le glutathion, l’antioxydant majeur de nos cellules, lui-même impliqué dans la libération d’énergie cellulaire (échanges d’électrons) ainsi qu’au bon fonctionnement du système immunitaire. Comme certaines autres molécules, l’acide alpha lipoïque présente également des facultés mimétiques de l’insuline tout en stimulant cette fonction hormonale. Pour les musclés, prendre de la créatine avec de l’acide alpha lipoïque et des sucres simples a déjà été expérimenté avec de très bons résultats.

Je vous avais également parlé de la carnosine il y a de cela quelques articles. Là encore, il s’agit d’un des nutriments dont nous ne pouvons ignorer l’existence après 40 ans. La carnosine est un antioxydant un peu à part des autres, et pour plusieurs raisons. Une de ses propriétés les plus intéressantes pour les bodybuilders, c’est qu’elle présente un effet tampon sur les lactates et donc, en théorie, qu’elle augmente l’endurance musculaire. Composé de bêta-alanine et de L-Histidine, c’est bien pour cette raison que la plupart des boosters énergétiques contiennent du bêta-alanine, précurseur naturel de la carnosine avec la L-Histidine. Comme l’acide alpha lipoïque, la carnosine est un antioxydant assez cher si vous l’achetez en complément alimentaire. Cependant, c’est aussi le seul antioxydant à présenter un effet chélateur sur les métaux lourds et d’agir sur la glycation, un des facteurs liés au vieillissement de l’organisme. Notez que pour être efficace, une prise carnosine doit être égale ou supérieure à un gramme afin de créer une saturation enzymatique et permettre son assimilation.

Quittons le monde des antioxydants pour rejoindre celui des acides gras…

A vrai dire, les articles traduits sur les Oméga 3 pour mon blog font partie des sujets les plus souvent traités, avec l’huile de poisson. Je ne peux que vous proposer de les lire. En effet, les Oméga 3 stimulent la croissance musculaire et participent à la fabrication des membranes cellulaires, raison essentielle pour ne pas en manquer, même s’il y existe d’autres raisons de faire une orgie de noisettes à l’huile de lin ou de se transformer en écureuil. Moins connus par le grand public, les Oméga 7 ont également de l’importance, notamment pour la prévention des troubles les plus courants du métabolisme, aussi appelés syndromes du métabolisme. Les Oméga 7 freinent la multiplication de certains protéines (CRP) marqueurs de l’inflammation. Ils agissent également sur la résistance cellulaire à l’insuline et contribuent à maintenir un taux de sucre sanguin normal, des atouts majeurs pour les athlètes qui commencent à prendre de l’âge. C’est d’autant plus vrai que les Oméga 7 contribuent également à la santé du pancréas et des cellules bêta, celles qui produisent l’insuline.

Le nicotinamide riboside commence enfin à faire parler de lui !

Le Nicotinamide riboside serait un ergogène

Le Nicotinamide Riboside, un des meilleurs nutriments pour les athlètes de plus de 40 ans !

Si vous lisez mon blog régulièrement, vous avez déjà dû lire les articles que j’ai traduit depuis Ergo-log sur le nicotinamide riboside. Précurseur naturel du NADH, il s’agit certainement d’un des nutriments les plus intéressants pour les athlètes ayant dépassé les 40 ans. Des études effectuées sur des athlètes de 20 ans ont d’ailleurs prouvé qu’un supplément en nicotinamide riboside avait pour effet de réduire leur endurance ce qui, finalement, n’a rien d’une surprise. Athlète ou pas (plaignez donc les sédentaires !), nos cellules deviennent moins performantes à fabriquer de l’énergie. Cette évidence maintes fois démontrée expliquerait donc facilement pourquoi un précurseur du NADH permettrait aux bodybuilders d’améliorer leurs performances athlétiques de manière significative (comme je l’ai d’ailleurs moi-même constaté).

N’attendez pas de miracles du nicotinamide riboside mais considérez cette molécule comme un des nutriments les plus efficaces à restaurer des niveaux d’énergie cellulaire significativement plus élevés avec le temps. Niagen, brevet déposé par Chromadex, est à ce jour la seule forme fiable de cette molécule. Des marques comme HPN, Jarrow’s Formula’s ou Life extension distribuent le nicotinamide riboside sous forme de complément alimentaire. Un dosage journalier de 100 mg est significatif, HPN conseille un dosage de 250 mg/jour alors que d’autres marques américaines proposent maintenant des doses journalières plus élevées. Cependant, des doses massives de ce nutriment n’ont pas montré d’effets mélioratifs supplémentaires par rapport à des doses proches de 250 à 300 voir 400 mg par jour.

Les adaptogènes peuvent-ils nous aider à maintenir de bonnes performances physiques avec l’âge ?

La réponse à cette question est oui. Là aussi, parler d’adaptogènes réfère à un nombre important de végétaux (ou d’autres nutriments plus proches des minéraux) et je ne pourrais pas les citer tous sur cet article. Essayez simplement de retenir les plus courants d’entre eux: Ginseng, Ashwagandha, Rhodiola rosea, Astragale, Shilajit. Si un supplément d’Astragale est parfois discutable, surtout lorsque certains prétendent sans preuves suffisantes que les principes actifs de cet adaptogène agirait sur la télomérase et protègerait donc vos télomères, l’intérêt du Ginseng, de l’Ashwagandha et du Rhodiola rosea sont déjà mieux documentés sur le plan scientifique. Le Shilajit est également très intéressant pour sa richesse en nutriments et surtout, pour le fer qu’il contient.

Magnésium et vitamine D, les nutriments indispensables à 40 ans et même avant

magnésium et vitamine D, les nutriments indispensables de la santé

Magnésium et vitamine D, les nutriments de la performance et de la longévité !

Comme vous le savez le magnésium est indispensable à la fonction musculaire, tout autant que le calcium. Toujours est-il que les carences en magnésium sont très fréquentes, autant chez les sédentaires que chez les athlètes, et peut-être plus encore. Des études scientifiques ont prouvé qu’une carence en magnésium pouvait entraîner une perte de force musculaire. Un complément en citrate ou en bisglycinate de magnésium devrait donc faire partie de vos compléments alimentaires les plus habituels, ainsi qu’en zinc pour les hommes.

Souvent sous-considérée, la vitamine D fait pourtant partie des micronutriments les plus essentiels à la santé mais aussi aux performances sportives. La vitamine D intervient sur l’activation d’un peu plus d’un millier de nos gènes. Jusqu’à plus amples informé, elle est aussi la seule à le faire autant. Des expériences effectuées sur des rongeurs carencés en vitamine D et d’autres rongeurs de contrôle ont mis en évidence l’importance de cette vitamine sur la longévité. Pour faire court, si vous voulez faire du sport et que cette activité physique vous soit profitable sur le long terme, assurez-vous de prendre suffisamment de vitamine D au quotidien, du moins nettement plus que les recommandations journalières ridicules de l’industrie pharmaceutique.

L’éternel débat sur les apports journaliers en protéines

Que vous ayez 20 ou 45 ans, il existe finalement peu de paramètres à prendre en compte au sujet des apports en protéines en relation à la croissance musculaire sauf que ces derniers sont très importants:

  • La qualité nutritionnelle des protéines consommées: Présence et valeur relative des acides aminés entre eux, autrement dit l’aminogramme d’une protéine
  • La quantité des apports en protéines qui devraient varier entre 1,7 et 2,2 grammes par kilo de poids de corps et par jour
  • La vitesse d’assimilation des protéines et donc, la fréquence et le moment de la prise de vos protéines tout en sachant que la construction musculaire sera plus influencée par la quantité totale des protéines sur votre journée que sur le moment de la prise

Cette dernière phrase pourrait vous sembler un peu paradoxale mais elle s’explique. Tout d’abord, la valeur de l’aminogramme des protéines doit être élevé, c’est certain mais ce n’est pas le seul critère. Si l’aminogramme du lactosérum est plus élevé que celui de la caséine ou de l’œuf, la vitesse d’assimilation doit aussi être prise en compte. De là, il faut bien comprendre que votre « Whey » n’est pas forcément la meilleure source de protéines même si son aminogramme vous paraitra supérieur car plus riche en BCAA, en Leucine, en acide glutamique etc.

Prendre votre Whey seule après l’entraînement n’a rien de très efficace…

Milkshake de protéine

Le lactosérum n’est pas forcément la meilleure protéine à prendre en toutes circonstances !

En réalité, prendre 25 grammes de lactosérum après un entraînement de musculation où vous aurez dépensé beaucoup plus d’énergie que ce que votre protéine vous apporte est loin d’être idéal. Dans tous les cas, ce qui compte réellement pour votre organisme après l’exercice, sera de refaire du glycogène rapidement. Apporter des glucides et une protéine sera donc certainement plus intéressant pour la croissance musculaire. Si vous m’avez compris, ne négligez pas les apports nutritionnels d’une protéine à assimilation lente comme la caséine ou mieux, une protéine multi-sources de type Milk & Egg car elle vous apportera les protéines du lait et de l’œuf en même temps. Jusqu’à présent, on a encore jamais fait mieux. Il serait également un peu stupide de déconsidérer les protéines végétale comme celle du pois par exemple. A valeur équivalente, une protéine végétale sera aussi bien assimilée qu’une protéine d’origine animale.

Comme vous l’avez compris, il sera toujours plus efficace de prendre votre Whey (avec ou sans glucides en fonction de votre quota de calories quotidien) avant l’entraînement que de la prendre après puisque sa vitesse d’assimilation est rapide et certainement trop élevée pour satisfaire aux besoins nutritionnels post-exercices. Par contre, si vous vous entraînez pendant la digestion, il est fort peu probable que vous puissiez tirer grand chose de votre entraînement. Pour ma part, je préfèrerais toujours un bon complexe de protides qu’un lactosérum trop rapidement assimilé. Tenez tout simplement compte que l’hypertrophie et la croissance musculaire peuvent prendre jusqu’à 72 heures et à partir de là, votre consommation de Whey sera sans doute moins élevée (à moins que vous vouliez faire plaisir à votre revendeur préféré).

Assimilation des protéines et perte de sensibilité à la Leucine

Le quota de 1,7 à 2,2 g de protéine par kilo de poids de corps journalier n’a pas été calculé au hasard. Cependant, la recherche scientifique vous dira aussi que nos cellules perdront progressivement leur sensibilité à la Leucine, l’acide aminé en partie responsable du déclenchement de la synthèse des protéines. Cependant, ce phénomène ne prendra sans doute pas effet avant que vous ayez dépassé les 60 ans, peut-être plus tard encore si vous avez toujours été sportif. Cependant, ajouter de la Leucine à une protéine (même du lactosérum) pourrait-il jouer en faveur de l’anabolisme musculaire ? La réponse est oui, dans une certaine mesure. Inutile cependant d’ajouter une dose massive de Leucine à votre protéine, vous ne ferez que déséquilibrer son aminogramme et en compliquer l’assimilation. Les expériences réalisées à ce sujet montrent que quelques grammes de Leucine suffisent.

Quel intérêt pour le HMB et les athlètes âgés ?

Le HMB a déjà fait couler beaucoup d’encre depuis une quinzaine d’années, un peu comme la Leucine aujourd’hui. Cependant, tout comme nous savons que l’anabolisme musculaire a tendance à décroitre avec l’âge, nous savons aussi qu’un des métabolites de la Leucine, le HMB  aurait tendance à devenir intéressant en tant qu’anticatabolique au plus l’âge avance. De nombreuses expériences scientifiques l’ont déjà prouvé. Si Metabolic Technologies, l’entreprise qui fut la première a commercialiser le HMB, a été fortement critiquée il y a de cela plus de 20 ans, la recherche scientifique aura fini par lui donner raison, du moins pour les athlètes vieillissants.

En toutes connaissances de cause, une supplémentation en HMB (ou mieux en HMB FA (sans calcium)) pourrait raisonnablement être envisagée (3 à 5g/jour) si vous n’avez plus 20 ans. Cependant, soyez patient, l’hydroxyméthyl butyrate (de calcium) mettrait au moins 6 semaines à produire ses effets anticatabolisants. Cependant, je placerais le HMB encore après la Leucine, après les BCAA et après les protéines. Pour l’instant, il serait préférable de prendre un supplément de ce « nouveau » nutriment à part de le Leucine ou de vos BCAA.

Je vais donc m’arrêter ici même si le sujet s’avère particulièrement intéressant. La question des nutriments et micronutriments à favoriser après 40, voir 50 ou 60 ans mériterait d’être creusée encore plus loin mais je ne vais pas pour autant vous en faire des tartines, celle-ci étant déjà assez longue. Toujours est-il que si vous voulez en savoir plus, laissez-moi un commentaire et j’essaierais d’y répondre rapidement. Mais avant le prochain article, j’espère que vous en saurez un peu plus sur ce sujet et que vous aurez à nouveau développé votre culture physique !

Je vous retrouve pour le prochain article avec un sujet un peu plus ésotérique ou tout du moins, très étonnant !

Eric Mallet

 

BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE

Benzie I, Strain J (1997) Acute post-ingestion changes in plasma ascorbic acid concentration: Relationship to dose and existing body stores. Nutr Res 17:187–190

Clarkson P, Sayers S (1999) Etiology of exercise-induced muscle damage. Can J Appl Physiol 24:234–248

Duarte J, Appell H, Carvalho F, Bastos M, Soares, J (1993) Endothelium-derived oxidative stress may contribute to exercise-induced muscle damage. Int J Sports Med 14:440–443

Braidy N, Guillemin GJ, Mansour H, Chan-Ling T, Poljak A, Grant R. Age related changes in NAD+ metabolism oxidative stress and Sirt1 activity in wistar rats, PLoS One.2011 Apr 26; 6(4):e19194

Hassina Massudi, Ross Grant, Nady Braidy, Jade Guest, Bruce Farnsworth, Gilles J. Guillemin. Age-Associated Changes In Oxidative Stress and NAD+ Metabolism In Human Tissue. PLoS ONE 7(7): e42357

Gerard Aragonès, Manuel Suárez, Andrea Ardid-Ruiz, Maria Vinaixa, Miguel A. Rodríguez, Xavier Correig, Lluís Arola, Cinta Bladé. Dietary proanthocyanidins boost hepatic NAD+ metabolism and SIRT1 expression and activity in a dose-dependent manner in healthy rats. Scientific Reports 6, Article number: 24977 (2016).

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Zanchi NE. et al., HMB supplementation: clinical and athletic performance-related effects and mechanisms of action, Amino Acids. 2011 Apr;40(4):1015-25

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Revendeurs de compléments alimentaires et SEO, mon expérience dans la nutrition sportive avec www.lesproteines.com

SEO, sport et compléments alimentaires

« Practice what you preach ». Traiter des compléments alimentaires et des ergogènes implique de savoir de quoi on parle…

Spécialiste en linguistique du français et de l’anglais (linguiste et non pas grammairien), mais également en psychologie avec un double cursus universitaire, j’ai pourtant décidé de me consacrer aux Lettres de manière un peu plus originale que de terminer en thèse pour finir enseignant-chercheur en faculté.

Sans ne jamais avoir à laisser les sciences humaines de côté, j’ai profité de mes années de présence à Paris 7 pour fréquenter les amphi de Paris 5 afin d’améliorer mes connaissances en biochimie. Paris 5 propose d’ailleurs depuis bien des années un Master en Sciences du sport, Nutrition et Biologie qui vaut son pesant de cacahuètes (sans jeu de mots du côté des Oméga 3 et 6). A l’époque, on parlait encore de Maîtrise et de DEA mais j’ai surtout profité du fait que Paris 7 et Paris 5 se trouvaient encore sur le même parvis, à côté de la Sorbonne. Depuis quelques années, Paris 7 Denis Diderot a déménagé, là où se situait autrefois la Halle aux farines de Paris, à côté de la BNF. Avec un peu plus de confort, c’est là que j’ai pu y terminer un Master et y aborder ma thèse.

Toujours est-il qu’après avoir rédigé plus de 450 articles sur Espace Corps Esprit Forme, j’ai décidé qu’il était temps de vous parler un peu de ce qui fait mon métier depuis plus de 12 ans ou disons, de ce qui constitue une grande partie de mon travail quotidien, le référencement naturel des articles de la nutrition sportive pour les moteurs de recherche comme celui de Google, activité linguistique aussi désignée sous l’acronyme anglais de SEO.

Le SEO, Google, les moteurs de recherche et la nutrition sportive

L’époque et la chance ont fait que je me suis finalement intéressé au domaine du SEO, mis pour Search Engine Optimization, dans le domaine de la nutrition sportive. A l’époque, la question du référencement naturel n’avait pas encore autant d’importance que maintenant puisque la concurrence n’était pas aussi développée sur le Web. Aujourd’hui, les grands groupes comme lesproteines.com, fiteurope.com, Prozis au niveau européen et d’autres entreprises de taille plus modeste sont toujours bien présents sur le marché de la nutrition sportive. La plupart d’entre eux sont des revendeurs « Pure Player », c’est à dire qu’ils revendent exclusivement sur Internet. Certains d’entre eux vendent à la fois sur Internet et en boutiques, c’est par exemple le cas de Bodxl à Paris et Strasbourg avec lesquels j’ai collaboré par le passé et d’autres encore. Actuellement, la confusion a pris les commandes car un nombre infini de petites boutiques essayent tant bien que mal de se placer quelque part sur le Web; ce qui ne facilite pas forcément mon travail…

SEO et vente de compléments alimentaires sur Internet

La vente de compléments alimentaires sur le Web implique de nombreux métiers (linguistes, webmasters, graphistes…) qui ne sont pas toujours bien considérés ou très mal connus…

Bodybuilder et passionné de chimie organique, j’ai suivi l’évolution des compléments alimentaires depuis 1991, une époque lointaine où l’on ne trouvait encore que certaines marques comme Weider Nutrition, Universal, Twinlab, Nature’s Best, parfois Solgar ou Now Foods, marques américaines historiques.

J’avais commencé le sport à l’âge de 6 ans par la gymnastique mais j’ai ensuite poursuivi avec la natation et quelques compétitions qui ne m’ont pas vraiment laissé un souvenir formidable. Par contre, c’est avec la musculation que j’avais véritablement trouvé mon sport. Le sport faisait partie de ma vie mais je ne savais pas encore que ma vie allait se faire entièrement avec le sport…

Rue des sports (ça ne s’invente pas !), dans ma petite salle de Mouscron, Marco nous préparait des milkshakes à la vanille avec son shaker magique. A l’époque, il distribuait Universal Nutrition en France, en Belgique et dans les Dom-Tom, d’où la fameuse blague qu’il nous ressortait au moins une fois par mois: « Dans les Dom-Tom, ils ne prennent pas l’arôme chocolat ». C’était une blagounette de l’époque et ça nous faisait rire car cela n’avait rien de méchant ni de déplacé. Toujours est-il qu’après quelques mois de musculation, le virus était là et la passion avait pris l’ascendant. Je suis resté plusieurs années dans la salle de Marc; une petite salle sur deux étages où tout le monde se connaissait et s’entraînait dans une ambiance vraiment unique. Toujours est-il que j’étais à mille lieux de me douter que les compléments alimentaires allaient littéralement faire partie de mon cheminement professionnel quelques années après.

Le SEO, ses algorithmes et la « grammaire » des textes, du grec grammata, les parties du discours

Pour ceux qui ne le savent pas, le SEO consiste à rédiger des textes (en l’occurrence des articles ou des fiches produit) qui répondent aux critères déterminés par Google. Ces critères correspondent à des algorithmes et nous n’avons évidemment pas grand chose à dire sur ce que Google décide en matière du classement des contenus, qu’il s’agisse des textes et articles purement commerciaux comme ceux de mes clients, des articles de leurs blogs ou des articles qui n’ont pas de visée commerciale comme celui que je suis en train d’écrire. Dans le domaine de la nutrition sportive comme ailleurs, le SEO consiste à tenir compte d’un certain nombre de mots-clé et de leur répétitions (ce que savent une majorité des lecteurs de mon blog) mais aussi d’appliquer quelques règles syntaxiques et sémantiques qui visent de correspondre à ce que Google attend en matière de texte ou de liens et que j’applique ici (ce que les non spécialistes savent moins).

Instant Whey Pro Reflex Nutrition

Instant Whey Pro de Reflex Nutrition, une protéine de lactosérum fabriquée en Europe, contrairement à la majorité des protéines en poudre du marché !

Disons que d’un point de vue normatif du français et des langues en général, il s’agit tout simplement de travailler avec les parties du discours, tant sur le plan paradigmatique (ou sélection des termes qui entrent dans un champs lexical et que l’on appelle des lexèmes (lexique + termes)) que sur le plan syntagmatique, autrement dit l’axe horizontal de la syntaxe des langues (SN + SV mis pour Syntagme Nominal + Syntagme Verbal). Le plan syntagmatique, vous le connaissez sans doute puisqu’on vous a parlé de grammaire à l’école et plus précisément des fonctions grammaticales (sujet, verbes, compléments directs, indirects, etc.).

Sans vraiment le savoir, les algorithmes de  Google travaillent sur ces deux plans, ce qui veut dire qu’un rédacteur SEO sera d’autant plus compétent qu’il maitrisera la grammaire de sa propre langue (et éventuellement d’autres langues) et qu’il saura faire preuve d’un peu d’imagination, sinon d’inventivité. Malgré tout, cela n’empêchera pas certaines personnes pourtant bien intentionnées et de bonne foi de croire – cursus d’informaticien en poche plutôt que de linguistique – qu’ils ont réinventé la langue. Pour l’occasion, ils vous inventent des « méta-mots » (terme sans doute copié sur la notion de méta-langage) en étant persuadés qu’ils viennent de réinventer la poudre. Sans vouloir les décevoir, la grammaire de Port-Royal date de 1640, ce qui veut dire que leur belle « invention » a déjà été inventée il y a de cela près de quatre cent ans…

Passons sur les détails et revenons sur nos textes, le SEO et la nutrition sportive

D’un point de vue commercial, l’objectif sera donc de produire un article ou une fiche produit qui se place en première page des moteurs de recherche, face à la concurrence. Donc, si vous m’avez suivi, vous comprendrez facilement que les sites Pure Player de vente de compléments alimentaires ne se basent plus uniquement sur la rédaction SEO de fiches produit mais aussi sur des articles de blog, qu’il s’agisse d’un blog lié au site commercial ou non. Imaginez que pour un site comme www.lesproteines.com, il s’agit pour moi de gérer plus de 2500 références, donc, autant de textes et de fiches produit…

Nutrition sportive

La nutrition sportive, un domaine où il faut savoir trier le bon grain de l’ivraie…

D’un point de vue non commercial, le SEO aura aussi de l’intérêt même si ce critère revêt moins d’importance a priori. Je ne vais pas non plus vous dévoiler les règles et astuces que j’utilise dans mes textes, ce n’est pas l’objet de cet article mais hormis mon travail pour www.lesproteines.com par exemple, j’ai voulu créer mon blog il y a de cela près de 8 ans afin de me distancier largement des fiches produit que j’écrivais en mode SEO mais qui n’ont rien de très scientifique.

Actuellement, sur les sites où je rédige des articles, sur le blog de www.lesproteines.com et d’autres sites, il me reste encore de nombreux textes à modifier, ces textes ayant souvent été rédigés par des personnes n’ayant aucun bagage scientifique sérieux pour le faire. De là, on en est arrivé à de la créatine hypoglycémiante, des erreurs sur certains acides gras ou des protéines en poudre qui donnent mal aux reins. De manière assez drôle, certains comiques font circuler ce genre de fadaises sur leurs sites ou des forums de la musculation sans même se rendre compte de l’absurdité de leurs propos. Certains d’entre eux vendent aussi des compléments alimentaires, le comble du ridicule…

Alimenter le monde des sports de force avec de la science, des articles scientifiques et du bon sens

Aujourd’hui, Espace Corps Esprit Forme est connu d’un nombre de plus en plus grand d’athlètes et de passionnés par la science de la nutrition sportive. A partir de mon blog, j’ai toujours eu pour objectif de dispenser des informations scientifiques vérifiables sur les ergogènes, afin que les athlètes puissent être aidés dans leur progression sportive de manière plus rationnelle que ce que les marques de compléments alimentaires voudraient bien leur faire avaler.

Mon aventure dans le monde de la nutrition sportive se poursuit aujourd’hui et d’autres projets d’écriture ou de sites sont sur le point d’aboutir. Certains d’entre eux verront le jour dans un futur proche sous la forme d’ouvrages en rapport à la psychanalyse, domaine des sciences humaines que je finirais à termes par rejoindre, laissant derrière moi la nutrition sportive, mais sans jamais oublier le sport. Toujours est-il que cet article tombe à point pour remercier ceux avec qui je travaille depuis tant d’années, espérant qu’un brun de rationalité et de bon sens finisse aussi par percer dans le monde de plus en plus confus de la nutrition sportive et des compléments alimentaires… Fort heureusement, quelques rares mouvements de qualité finissent par se constituer pour créer un peu d’émulation et d’énergie positive. L’association Fitness Nations avec laquelle je collabore est là pour vous dire que les sports de force ne se définissent pas seulement par les performances individuelles de quelques athlètes mais qu’il s’agit aussi d’une grande communauté sportive…

Quant au prochain article de votre blog, nous retrouverons la Leucine et la Glycine mais d’ici là, n’oubliez pas de développer votre culture physique !

Eric Mallet

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