Pectoral interne, pic du biceps, etc… Une étude révèle que les parties proximales et distales des triceps grossissent indépendamment après un entraînement de résistance

biceps

Image 1: Travailler le pic du biceps pourrait-il être possible finalement ? (image provitamin.in)

Vous avez probablement lu mes notes maintes fois répétées sur la question d’un entraînement des fibres musculaires individuelles quant à un isolement complet dans la Série EMG en 7parties de la SuppVersity. Je suppose que compte tenu des résultats d’une étude très récente de la Faculté des sciences du sport de l’Université de Waseda au Japon (Wakahara. 2011), il se pourrait que je doive réviser mes déclarations. Il se pourrait en fait, que l’on puisse entraîner une partie spécifique des fibres musculaires si pas individuellement, au moins de manière prédominante.

Malgré le fait que nos mouvements soient toujours orchestrées par l’interaction d’une multitude de groupes musculaires et de fibres, les résultats de Wakahara et de ses collègues suggèrent qu’il pourrait même être possible de cibler des parties spécifiques de fibres individuelles en sélectionnant des exercices précis. En d’autres termes, au lieu de faire du développé incliné pour le haut des pectoraux, vous pourriez, comme de nombreux entraîneurs le recommande depuis des années, le faire avec une prise plus étroite pour cibler le « pectoral interne« , c’est à dire la partie intérieure du même groupe musculaire qui constitue les « pectoraux externes » (notez que c’est fondamentalement différent de l’entraînement des « pectoraux supérieurs » et « inférieurs », qui sont en réalité des faisceaux musculaires séparés).

Une étude sur l’entraînement des triceps permettra t-elle de dire si le stress peut être localisé ?

Le groupe musculaire que Taku Wakahara et ses collègues ont pu mettre en évidence ne concernait pas les pectoraux mais les triceps. Pour leur étude, les scientifiques ont recruté 2×12 jeunes hommes en bonne santé (25,2 + / 3,0 ans, 172,8 + / 5,0 cm, 65,3 + / 7,8 kg qui ont commencé un entraînement de résistance de 12 semaines) qui n’avait pas participé à un programme d’entraînement de résistance régulier pour les membres supérieurs depuis au moins 6 mois, pour une courte (session unique) série d’exercices et à long terme (12 semaines). L’analyse porta sur les effets induits par les triceps extension couché sur l’activation musculaire et l’hypertrophie des triceps.

Dans la première expérience, les scientifiques ont demandé à un groupe de sujets d’effectuer 5 séries de 8 répétitions avec un mouvement concentrique de 2 secondes et une phase excentrique de 2 secondes à 80% de leur 1RM-max précédemment établi.

Avant et immédiatement après l’exercice de résistance, les images pondérées de la partie supérieure du bras ont été obtenus avec un scanner IRM […] Le temps de la fin de réalisation de l’exercice jusqu’à l’initiation de la numérisation était de 72 + / 21 s. Dans chaque image MR (résonance magnétique), le contour du triceps a été tracé pour déterminer la section transversale du muscle à l’aide d’un logiciel (Institut national de la Santé, États-Unis).

L’évaluation de la congestion permettrait déjà d’extrapoler la croissance des fibres musculaires

Compte tenu de la courte période de temps entre le dernier set d‘exercice et les scanners IRM, nous pouvons supposer que l’augmentation de la zone transversale mesurée par les scientifiques dans cette première session ont été principalement le résultat de la circulation sanguine augmentée dans les triceps (la congestion). Pour moi, c’est particulièrement intéressant car si les zones des muscles présentant la « plus grande congestion » étaient identiques avec les zones du muscle qui présentent le plus grand niveau d’hypertrophie dans le cadre de cette expérience, cela donnerait la preuve de l’importance de l’augmentation de la circulation sanguine et de « la congestion » en vue de la croissance musculaire consécutive à l’exercice.

Triceps

Tableau 1: Augmentation de la section transversale des triceps, immédiatement après une seule série d’extensions couché aux haltères au cours d’une étude de 12 semaines

Les résultats d’analyses montrent qu’il est possible de sectoriser l’entraînement musculaire

Comme les données du tableau 1 le montre, il existe une corrélation entre l’augmentation de la zone transversale après un entraînement simple et la réponse par hypertrophie à un régime d’entraînement de 3 séances par semaine (sur 12 semaines). La corrélation est trop faible pour confirmer le conseil d’Arnold Schwarzenegger disant que « de chercher la congestion » serait le (seul) moyen de provoquer la croissance. Ceci, cependant, ne diminue pas l’importance des découvertes de Wahakahara et de ces collègues, spécifiant que:

> « L’hypertrophie d’un groupe musculaire spécifique après un entraînement de résistance chronique est attribuable à la différence régionale de l’activation du muscle au cours de l’exercice« .  En d’autres termes, vos collègues de la salle ont probablement vu juste, il existe bien un « pectoral interne », « externe », un « pic du biceps »… et vous pouvez probablement les entraîner individuellement.

Article SuppVersity original: « Inner Chest », »Upper Abs », »Biceps Peak » & Co!? Study finds proximal and distal part of the triceps grow independently and according to training stimulus.

Traduction Eric Mallet pour Espace Corps Esprit Forme

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Article SuppVersity: Biceps Brachii, Les meilleurs exercices pour vos biceps selon les tests EMG

BicepsTout comme le suppose son nom, les biceps brachii (en latin, les deux chefs)  sont composés de deux groupes de muscles, tous deux attachés à différents points d’attache de l’épaule:

  • Le « caput longum » (chef long) est attaché au tuberculum supralenoidale scapulae et facilite la rotation interne et l’abduction du bras alors que…
  • Le « caput breve » (chef court) est attaché au processus coacoideus qui facilite l’antéversion et l’adduction du bras.

Leurs fonctions cinétiques individuelles mises à part, les deux chefs du biceps travaillent en synergie lors des mouvements de curls haltères de base et des mouvements plus complexes telles que la supination de la paume de la main. A cet effet, la position individuelle des mains détermine laquelle des deux têtes des biceps supportera la charge principale du mouvement.

Anatomie du biceps

Image 2: Anatomy of the biceps brachii
(1-long head, 2-short head),
brachioradialis (3) and brachialis (4).

En raison de l’anatomie du biceps, une prise en supination (paumes des mains tournées vers le haut) est nécessaire pour le développement de la force optimale. Comme le degré de pronation (paumes vers le bas) augmente et que les biceps se déplacent de tendon de plus en plus autour du radius, le potentiel de de développement de la force maximale baisse, le m. brachial et m. brachioradialis prennent le relais (cf. image 2). Gardez ceci à l’esprit, lorsque vous examinez ces données concernant la plupart des exercices de biceps considérés comme  « efficaces » et à chaque fois que vous créez une routine d’entraînement. Assurez-vous d’entraîner les biceps et le brachial à partir d’une large variété d’angles afin de faciliter la progression optimale en termes de force et de volume.

Selon les tests EMG, les exercices les plus efficaces pour les biceps sont:

  • Curls en concentration haltères, assis, poids supramaximal, répétitions négatives et excentriques*
  • Curls en concentration haltères, assis
  • Curl Larry Scott, barre droite
  • Cable curl, avec une barre droite
  • Straight bar curls, prise large (> largeur d’épaules)
  • Preacher curl haltères, unilatéral, incliné à 60°

* Réaliser une série excentrique négative signifie que vous levez les haltères (+20-30% plus lourd que celles que vous utilisez habituellement) avec l’aide de votre main libre (il suffit d’appliquer autant de force que nécessaire) puis abaissez le poids le plus lentement possible en utilisant seulement le bras entraîné.

Mesures EMG d'activation des biceps en fonction de plusieurs exercices

Degré d’activation musculaire (selon les mesures EMG) en comparaison à l’exercice de référence, le curl barre.

Si vous jetez un œil de plus près sur les données ci-dessus, vous remarquerez que les différences entre les exercices de biceps classique est relativement faible. Avec une bonne charge (en poids), l’activation globale des deux chefs du biceps (caput longum et caput breve) ne diffère que de 10%, du preacher curl haltère sur banc à 60 ° d’inclinaison aux curls concentrés (haltères) assis de côté sur un banc, le bras étant soutenu par vos cuisses. Dans les cas présentés, la technique d’intensité que l’on appelle répétitions négatives pourraient faire une différence significative. Les 20% -30% d’augmentation de la charge pour les négatives par rapport aux curls concentrés augmente son activation musculaire déjà supérieure d’un bond de +40% !

Remarque: Vous pouvez utiliser les répétitions excentriques négatives sur d’autres exercices du biceps. En fait, beaucoup de bodybuilders pro « trichent » (c’est à dire qu’ils utilisent le moment de la force) sur la phase concentrique des curls haltères et barres. Ensuite, ils essayent de résister à la pesanteur sur la partie basse du mouvement (négative) aussi longtemps que possible. Boeckh-Behrens & Buskies (les testeurs du système EMG) n’ont pas testé spécifiquement l’effet de cette pratique, mais il va de soi qu’il entraînerait des effets similaires à la variété d’exercice contrôlée qui a été testé dans l’étude (curls excentriques en négatif).

Supination, curl en prise marteau, rotation ou prise en pronation – Qu’est-ce qui fonctionne le mieux pour créer de gros biceps ? D’après nos remarques d’introduction sur la physiologie du biceps brachial avec le brachialis et le brachioradialis synergiques, il pourrait être évident que la variation de l’angle de prise en main et l’écartement de la prise puissent avoir un impact important sur le degré d’implication de chacun de ces muscles sur un exercice donné. Par exemple, le degré d’activation du biceps brachial avec le curl concentré dépend en grande partie de la prise que vous allez employer.

Mesure EMG des biceps, prise en supination

Tableau 2: Degré d’activation du muscle (mesures EMG) au cours d’un curl en concentration réalisé avec une prise en supination

À l’exception de la prise en pronation*** l’activation globale reste élevée (cf. Tableau 2), lors du passage d’une supination à un curl marteau (90°, pouces vers le haut) ou en rotation (position neutre/marteau au début du mouvement, prise en supination en haut). La forte activation du biceps par le biais des « hammer curls » (curls haltères avec prise marteau) est quelque peu surprenante. En fait, la valeur EMG moyenne était encore de 3 points supérieure (766 points contre 763 points) par rapport à la version supination des curls en concentration. Ceci est particulièrement intéressant car cela va à l’encontre de la science classique qui dit que la prise marteau ciblerait spécifiquement le muscle brachial antérieur.

*** Même si Boeckh-Behrens et Buskies n’ont pas mesuré le degré d’activation du muscle supinateur, il va de soi qu’il devrait porter la charge principale lors des curls en concentration par pronation.

La largeur de la prise – est-ce que cela fait vraiment une différence ?

Malgré le fait qu’une prise à largeur d’épaule soit probablement plus naturelle pour la plupart des athlètes, de nombreux entraineurs, culturistes pro et autres compétiteurs suggèrent de s’entraîner avec différentes largeurs de prise pour des raisons «esthétiques». En réalité, même le premier cours sur l’anatomie des biceps  devrait suffire pour comprendre que la largeur de la prise, tout comme l’angle de prise en main vont influencer le degré d’activation des chefs individuels du biceps (prise large pour le chef long, prise étroite pour le chef court), muscle brachial (prise étroite) et le muscle supinateur. Le degré global d’activation de la somme du caput longum et caput breve, (c’est à dire les deux têtes du biceps) reste cependant assez stable (cf. figure 3).

Mesures EMG de l'activité des biceps en fonction de l'écartement de la prise

Figure 3: Modification de l’activation du muscle (mesures EMG) au cours des curls barre (barre droite) sur un pourcentage de curls réalisés avec une prise à largeur d’épaules.

Alors que la prise « extra-large » (largeur épaule +20 cm) ne modifie pas le modèle d’activation de manière significative (et pourrait probablement blesser vos poignets), l’exécution de curls barre avec une barre droite avec une prise étroite (mains à 10cm d’écart) réduit de manière significative l’activation du biceps et augmente la charge sur le muscle brachialis. En résumé, tous les mouvements de curls classiques activent le biceps à un degré similaire. Dans ce contexte, la forme et la charge adéquates (sélection d’un poids qui travaille le muscle, pas votre ego) deviennent de plus en plus importante.

Évitez l’exemple de celui qui fait des mouvements de curls balistiques utilisant des poids ridiculement élevés qui ne pourront jamais que former d’énormes trapèzes (à cause de l’impulsion au début de chaque curl) mais qui laisseront ses biceps sous-développés. Il est préférable de profiter de la variété des exercices efficaces de biceps et de stresser vos biceps sous différents angles et avec différentes largeurs de préhension, afin de fournir des stimuli de croissance nouveaux à chaque fois que vous entrez en salle.

Utilisez des répétitions négatives chaque fois que vous sentez que vous atteignez un plateau. N’utilisez pas de répétitions négatives à chaque entraînement car les répétitions excentriques causent des dommages importants aux tissus musculaires. Si elles sont répétées trop souvent, elles pourraient éventuellement conduire à l’atrophie au lieu de l’hypertrophie.

Un entraînement optimisé EMG pour les biceps

Il existe bien sûr une multitude de façons de combiner les exercices individuels pour les biceps et d’autres muscles. Ma recommandation personnelle pour le développement global du biceps (basé sur les mesures EMG) serait donc la suivante:

  1. Curls Barre – barre droite, supination, prise à largeur d’épaules, avec concentriques explosives et mouvements excentriques contrôlés, charges élevées, 6-8 reps
  2. Curl Larry Scott – bar coudée, prise en supination étroite, plein étirement dans le bas du mouvement, charge moyenne, 8-10 reps
  3. Curls  concentrés haltères – permuter entre les prises en supination et marteau; charge moyenne ou charge supramaximale en répétitions négatives (à utiliser avec parcimonie) 10 reps (utilisez l’autre bras durant la phase positive si nécessaire)

Vous remarquerez peut-être que je ne fais pas de recommandations sur le volume d’entraînement (nombre de séries). Cela est dû au fait que tout le monde doit trouver ce qui fonctionne le mieux pour lui/elle en termes de volume optimal, de fréquence d’entraînement et de répartition des groupes musculaires. Cette répartition peut également changer au fil du temps/en fonction de vos objectifs/nutrition et de la supplémentation.

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Note: S’il s’agit d’un des meilleurs articles sur l’entraînement des biceps; la méthode EMG (mesure du pourcentage de recrutement des fibres) nous sera particulièrement utile, surtout pour ceux qui ont de la difficulté à développer leurs bras. Un article traitant d’un travail sur les angles d’attaque viendra rapidement compléter celui-ci. La prochaine traduction SuppVersity (entraînement) traitera de l’entraînement du dos (largeur et épaisseur des dorsaux). C’était le 99ème article, place au centième article sur un tout autre sujet.

Eric Mallet

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Corriger un point faible avec l’entraînement multi-angulaires: Les biceps

Ça faisait un moment que je n’avais pas rédigé d’articles sur ce thème, vous savez sans doute que j’apprécie particulièrement le travail multi-angulaires en musculation puisqu’il s’agit finalement du meilleur moyen pour faire progresser un groupe musculaire de manière complète, surtout lorsqu’il s’agit d’un point faible. Cette fois, l’article parle un peu de moi puisque les biceps sont pour ma part, le seul muscle qui ne réagit pas aussi bien à l’entraînement que les autres. Revenons à la base du problème.

Comment déterminer nos muscles forts de nos points faibles ?

La recherche scientifique spécialisée dans le domaine sportif nous dit que nos points faibles seront principalement conditionnés par deux choses: notre génétique et les sports pratiqués dans l’enfance, c’est à dire avant la puberté. Et même sans prendre cette théorie pour une vérité établie, je dois bien avouer que mon dos et mes épaules sont aujourd’hui des points forts, la natation ayant grandement contribué à me donner une largeur dorsale phénoménale et de bonnes épaules. Il nous reste donc le facteur minoritaire mais aussi sans doute le plus probant, celui de l’entraînement aux charges. C’est donc là-dessus qu’il faudra cibler et c’est précisément ce que je vous propose de faire à l’aide d’exercices pour le moins originaux mais tous liés à l’isolation des biceps.

S’il s’agit de mettre en place un programme de renforcement des bras, je vous proposerai le programme hebdomadaire ci dessous. Le principe de travail d’une séance biceps/triceps le lundi et pectoraux/triceps le mardi se basera sur une focalisation maximale des biceps le lundi en superset des triceps si possible (entraînement donné sans les superset triceps). Le mardi sera constitué d’un entraînement normal des pectoraux suivi d’un rappel triceps. Le jeudi, le stress sera à nouveau placé sur les biceps de manière à les travailler au moins deux fois par semaine en laissant le mardi et le mercredi pour récupérer. La récupération pour un muscle faible est cruciale, votre programme d’entraînement devrait en tenir compte systématiquement.

Programme d’entraînement

Lundi: Biceps / Triceps

Mardi: Pectoraux / épaules

Jeudi: Dos / Biceps

Vendredi: Cuisses + mollets

Anatomie du bicepsA partir de là, je vous propose de travailler avec les exercices d’isolation (certains d’entre eux vous sont familiers, d’autres moins. Suivant votre sensibilité personnelle, on peut envisager des séries de 8 à 12 répétitions, voire 15 pour les tirages poulies en bilatéral. L’objectif du programme n’est pas de tirer lourd mais d’isoler et de faire monter l’intensité au maximum. Dans ce programme de biceps, les tirages à la corde et les curls barre en pronation ont pour but de travailler la partie externe du biceps (brachial long) tout en sollicitant le biceps brachial antérieur, la partie qui sépare le biceps des triceps (voire mon article précédent ici). Le travail au banc Larry Scott aura pour objectif de renforcer le biceps interne (brachial court). De cette manière, il est possible de travailler les trois parties du muscle brachial de manière à localiser chaque partie du biceps. Au niveau de l’échauffement, on pourra commencer par effectuer 2 à 3 séries de curl haltères (12 répétitions) ou de curl barre, toujours avec une charge très modérée.

Les exercices:

Curl barre banc Larry Scott (3 séries strictes de 8 à 12 répétitions)

Cet exercice nous permet de travailler la partie interne du biceps (brachial court), c’est la partie du biceps qui est généralement mise en valeur sur la pose du double biceps. Pour exécuter ce mouvement, il existe 2 solutions. Soit, vous utilisez une charge lourde et vous travaillez à 75% d’amplitude; soit vous travaillez plus léger et vous travaillez jusqu’à ce que le biceps soit complètement tendu et décontracté en bas. Dans les deux cas, la contraction doit être maximale en haut du mouvement.

Curls banc Larry ScottCurls biceps banc Larry Scott

Quant à l’inclinaison du banc, elle est généralement fixée à 45° mais certains bancs (comme celui sur lequel je travaille) permettent de modifier l’inclinaison jusqu’à la verticale. dans cette position, le mouvement devient beaucoup plus difficile et vous devrez baisser fortement la charge pour espérer faire au moins 6 répétitions correctement. Si vous travaillez sur ce genre d’appareil, vous pourriez parfaitement réaliser des répétitions complètes en position verticale ou des répétitions à 75% avec l’inclinaison à 45°. Dans les deux cas, l’exercice est très efficace pour solliciter le biceps intérieur.

Le second mouvement va utiliser la corde et la poulie. Cet exercice est particulièrement performant pour travailler le biceps brachial long (externe) et le brachial antérieur.Il s’agit du curl poulie à la corde.

Curls à la corde poulie basseCurls poulie basse à la cordeCet exercice nous est suggéré par Milos Sarcev, un bodybuilder professionnel dont on a aujourd’hui plus aucune nouvelle. Toujours est-il que durant l’exécution de ce mouvement, vous prendrez soin de ne pas bouger le corps, seul les avant-bras sont en mouvement. Ramenez la corde vers vous en gardant la même position d’extrémités de la corde en haut du mouvement. Certains iront jusqu’à positionner la corde vers l’extérieur pendant la montée de la charge mais cette position ne sollicite pas plus le brachial antérieur pour autant. Là aussi, je vous conseillerais de pratiquer 3 séries de 10 à 12 répétitions.

Inversez la prise des mains pour cibler le biceps brachial antérieur !

Le troisième exercice est un exercice de curl barre en position de mains inversés (c’est à dire en pronation). Ce type d’exercice est particulièrement utile pour focaliser la charge sur le branchial antérieur et l’avant bras. Une nouvelle fois, nous sollicitons la partie antérieure du biceps dans le but de donner de la largeur aux bras tout en permettant de créer plus facilement un pic de biceps lors des contractions. Cet exercice doit s’effectuer avec des charges légères, la position des mains ne permet par de prendre lourd.

Curls barre prise inverséeCursl barre en supinationCet exercice contribue à bien congestionner les biceps car il donne vraiment l’impression d’un écrasement des fibres les unes sur les autres. On pourra également utiliser cet exercice en superset avec le second exercice afin de créer une congestion et une sollicitation maximale de toutes les fibres musculaires. Là encore, 3 séries avec 12 à 15 répétitions, la charge étant légère. Il s’agit du troisième exercice, le curl barre en supination. Encore une fois, seuls les avant-bras font le mouvement, le reste du corps ne bouge pas. Si vous commencez à tricher, mettez-vous dos à un mur ou diminuez la charge.

Dernier exercice de cet entraînement, il s’agit d’utiliser le Cross Over (poulies en vis à vis) pour obtenir un curl bilatéral des biceps; la localisation est extrême avec cet exercice. Sélectionnez une charge assez légère à nouveau, vous permettant d’effectuer 12 à 15 répétitions strictes. Vous ramenez les poulies vers vous jusqu’à contracter les biceps au maximum puis vous relâchez la charge en contrôlant parfaitement le mouvement.

Un exercice des biceps est forcément un exercice de localisation !

Évidemment, il existe d’autres exercices de localisation des biceps, notamment avec la poulie en unilatéral ou les curls concentrés par exemple. Cependant, j’ai sélectionné ces exercices pour leurs capacités à travailler les trois parties des biceps, le seul moyen de progresser lorsqu’il s’agit d’un point faible. Pour ce muscle (comme pour les autres aussi) la multiplication des angles d’attaque permet de travailler toutes les parties d’un groupe musculaire. Notez que ce type d’entraînement est totalement inutile pour les débutants. Il est impossible de localiser un muscle qui n’existe pas encore. Pour ceux qui débutent, l’apprentissage et la pratique des mouvements de base (curl barre et haltères) est un impératif incontournable.

Je vous dit à bientôt pour un nouvel entraînement des points faibles mais d’ici là, j’espère que vous n’oublierez pas de développer votre culture physique !

Eric

P.S: N’oubliez pas que vous pouvez voir les photos en grand format en cliquant sur les miniatures.

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Travailler la base pour vos biceps avec les curls

Comme souvent, on trouve de bons articles sur bodybuilding.com et les meilleurs d’entre-eux sont souvent des articles de rappel des fondements de notre sport. 4 ways to build massive sleeve tearing biceps revient sur un certain nombre de mouvements de base permettant le développement des biceps. L’auteur de cet article, Alex Curran, nous propose de revenir sur 4 exercices essentiels pour le développement de ces muscles emblématiques du bodybuilding. Comme moi, vous constaterez que même si vous avez tendance à compliquer vos entraînements, vous finirez toujours par revenir sur les exercices les plus fondamentaux de la musculation parce qu’ils donnent toujours d’excellents résultats.

Le curl barre (barbell curls), le mouvement clé pour vos biceps

Même s’il s’agit d’un exercice simple qui consiste à lever de haut en bas une barre chargée, il s’agit d’un des meilleurs mouvements pour travailler la masse de vos biceps. Vous pouvez aussi utiliser le câble pour cet exercice, même si, en accord avec l’auteur de l’article, je dirais qu’il est moins efficace que la barre lestée de poids. L’avantage du câble sur la barre se joue au niveau de la tension musculaire qui reste continue, contrairement à la barre. Si vous descendez trop bas, vous perdez la tension. Par contre, avec le câble, la tension reste continue puisque l’inclinaison du câble vers la barre vous empêche d’annuler totalement cette tension musculaire.

Prenez une charge de travail moyenne pour vous éviter de tricher en balançant la barre. Normalement, comme pour tous les exercices de bras, seuls les avant-bras doivent bouger la charge, les bras ne doivent pas bouger d’un seul centimètre. Vous pouvez aussi utiliser la barre en Z pour faire varier l’angle d’attaque. Avec une prise serrée, vous solliciterez plus aisément la partie interne du biceps. Avec une prise large, la partie externe sera un  peu plus sollicitée mais cela reste marginal. Pour vous éviter de tricher, utiliser un vieux truc, placez-vous le dos contre un mur. De cette manière, vous êtes certain de ne bouger que vos avants-bras, sans être tenté de tricher en vous plaçant légèrement vers l’arrière tout en faisant balancier.

Le curl haltères est à la base d’un travail des biceps

Mike travaille ses biceps avec un curl concentré !C’est la base de tous les mouvements de travail du biceps mais c’est aussi celui que l’on peut le plus facilement travailler sans aucun résultat si le mouvement n’est pas correctement réalisé. Tous les jours, je vois des débutants faire absolument n’importe quoi, tout, sauf ce qui ressemble à un curl biceps correct. Là encore, seuls les avant-bras doivent se mouvoir, les bras n’ont pas à intervenir. En bas du mouvement, faites pivoter les poignets et levez la charge vers le haut, ni plus ni moins. Soit en travaillant un bras à la fois, soit des deux bras. Pensez à aller chercher la contraction musculaire en réalisant l’exercice de la manière la plus stricte possible en relevant la charge sans modifier l’angle, ni vers vous, ni vers l’extérieur.

Une fois que vous aurez parfaitement intégré ce mouvement de curl, vous pourrez utiliser une légère variante en écartant très légèrement les épaules vers l’extérieur de manière à lever les bras, un peu comme si vous alliez faire des élévations latérales. L’angle devra cependant rester marginal. Cette manière de réaliser les curls vous permettra de mieux travailler la partie externe des biceps, ce qu’on appelle le chef court.

Le curl incliné

Assis sur un banc incliné, vous allez effectuer des curls haltères en alternance ou en simultané des deux bras. L’inclinaison du banc permet d’augmenter légèrement l’étirement des bras et d’isoler le biceps de manière très performante. Vous remarquerez qu’au plus vous inclinez le banc vers le sol, au plus l’exercice sera difficile. Réaliser des curls couché est également possible, il s’agissait d’un vieux truc utilisé par Larry Scott. Évitez cependant de faire cet exercice en trichant, la blessure est rapidement atteinte avec cet exercice.

Le curl concentré

C’est un excellent mouvement d’isolation pour terminer une séance. Si vous réalisez correctement cet exercice, c’est à dire sans bouger votre bras ou votre épaule, vous pourrez en retirer de grands bénéfices. Dans cette position, il vous sera également possible de travailler plus lentement en phase négative pour augmenter l’intensité de l’exercice. Une variante très efficace consiste à utiliser une poulie et une poignée pour faire cet exercice. Si vous évitez de tricher, vous pourrez même faire varier les angles et augmenter encore l’intensité du mouvement. Le curl concentré est un de mes exercices préférés pour les biceps.

Tirage corde poulie basse de Milos Sarcev pour développer le biceps brachial antérieur

En utilisant la corde, vous pourrez aussi travailler plus spécifiquement le biceps brachial antérieur pour élargir vos bras; une technique inventée par un ancien champion de bodybuilding du nom de Milos Sarcev. Ainsi, développer le brachial antérieur donnera l’illusion de présenter des bras plus gros qu’ils ne le sont en réalité. C’est une astuce intéressante pour ceux qui souffre d’un point faible avec leur biceps. De plus, travailler le brachial antérieur permettra de mettre en valeur le pic des biceps.

Il est parfois utile de rappeler ces principes et les exercices de base qui fonctionnent bien pour les biceps.

A bientôt,
Eric Mallet

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