L’huile de poisson aiderait les plus de 65 ans à mieux répondre aux exercices

Après la quarantaine, votre corps aura de plus en plus de difficultés à construire et à maintenir sa masse musculaire. Parce que ceux qui atteignent un âge très avancé pourraient souffrir de faiblesse musculaire liée à l’âge, en conséquence les personnes âgées réagirait moins bien aux exercices de force par rapport aux plus jeunes. Les chercheurs de la clinique Mayo aux USA ont découvert qu’une supplémentation en huile de poisson pourrait les aider à améliorer légèrement les processus anabolisants de leurs cellules musculaires.

L’étude scientifique sur l’huile de poisson

Les chercheurs ont réalisé une expérience sur deux groupes de personnes en bonne santé mais non-entraînés. Un des groupes était composé d’un groupe d’individus de 18 à 35 ans [Young], l’autre groupe était composé de personnes âgés de 65 à 85 ans {Old].

Les chercheurs ont demandé à leurs sujets de travailler leurs cuisses sur une machine à extension de jambes. Avant et après la séance d’entraînement, les chercheurs ont prélevé un échantillon de tissu dans les muscles de la jambe des participants. Ils ont ensuite mesuré la quantité de protéines musculaires accumulées par les cellules.

Les personnes âgées ont répété la procédure après avoir pris 3,9 grammes de DHA et d’EPA par jour pendant 16 semaines. Les chercheurs ont utilisé des capsules fabriquées par Sancilio. Chaque capsule contenait 300 mg de DHA et 675 mg d’EPA ainsi que 75 mg d’autres acides gras Oméga 3.

Les résultats de l’expérience

La supplémentation en huile de poisson a permis une augmentation de la synthèse des protéines musculaires chez les plus de 65 ans.

Huile de poissonHuile de poisson et personnes âgées

Comment l’huile de poisson améliore la synthèse du tissu musculaire chez les plus de 65 ans, les chercheurs n’ont pas réussi à le découvrir. Par contre, ils ont découvert que les mitochondries des cellules musculaires des plus de 65 ans libéraient moins d’oxydants en raison de la supplémentation en huile de poisson.

 

Huile de poisson synthèse des protéines musculaires

Comme vous le savez, les radicaux libres sont des substances agressives qui endommagent les cellules. Les chercheurs supposent que les oxydants sabotent les processus anabolisants dans les cellules musculaires. Il se peut que les cellules des jeunes neutralisent mieux les oxydants que les cellules des personnes âgées.

Conclusion sur l’huile de poisson

« En conclusion, nous démontrons que les acides gras polyinsaturés Oméga 3 alimentaires induisent des adaptations potentiellement favorables au niveau du muscle squelettique des adultes plus âgés, y compris une diminution de la production mitochondriale des dérivés réactifs de l’oxygène, une augmentation des taux de synthèse des protéines musculaires et une meilleure réponse anabolique. ». C’est la conclusion des chercheurs.

« De futures études seront nécessaires afin de déterminer si ces adaptations se traduisent par des améliorations significatives de la fonction métabolique et physique chez les personnes âgées lorsque les acides gras polyinsaturés Oméga 3 sont administrés sur de longues périodes de temps ou en combinaison avec un programme d’entraînement physique. »

Une supplémentation qui n’est pas faite pour les jeunes ?

Selon un rapport publié par des scientifiques du sport canadien en 2016, la supplémentation à fortes doses d’huile de poisson ne stimule probablement pas la synthèse du tissu musculaire chez les jeunes. [Physiol Rep. 2016 Mar;4(6).] L’expérience reposait sur la prise de 5 grammes d’huile de poisson par jour pendant 8 semaines. Aucun effet sur la synthèse des protéines n’a été observée.

L’hypothèse la plus probable serait de penser que les jeunes dans leur vingtaine ne sont pas encore affectés par les excès de radicaux libres libérés par leurs mitochondries.

Source de l’article: Fish oil helps over 65s’ muscles respond better to strength training

Source Ergo-log: Aging (Albany NY). 2017 Apr 5. doi: 10.18632/aging.101210. [Epub ahead of print].

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Note: Je veux bien admettre les arguments développés par les rédacteurs d’Ergo-log, toujours est-il que l’huile de poisson (et les Oméga 3 a fortiori) font toujours partie des compléments les plus sains que vous puissiez avaler chaque jour. Pensez simplement que des membranes cellulaires composés d’acides gras Oméga 3 facilitent les transits intra et extra-cellulaires de manière plus efficaces que s’ils sont composés d’acides gras saturés.

A part ceci, je vous retrouve très rapidement pour la suite de mon article sur la récupération musculaire après 40 ans (encore un article pour les vieux !). J’y parlerais des nutriments qui me semblent les plus utiles à partir de ce que la science nous en dit actuellement. Nous aurons à nouveau de quoi développer notre culture physique…

@ très bientôt sur EC EF !

Eric Mallet

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Les acides gras Oméga 3 réduisent le déclin des performances physiques lié à l’âge

Oméga 3Le vieillissement pourrait être inévitable mais il serait aussi accompagné de troubles potentiels moindres si vous aviez plus d’acides gras Oméga 3 dans votre sang. Les gérontologues de la deuxième université de Naples en sont arrivés à cette conclusion après avoir étudié 1300 Italiens âgés. Les acides gras Oméga 3 inhiberaient les processus du vieillissement au niveau des mécanismes moteur du corps.

L’étude scientifique sur les Oméga 3 en relation au vieillissement

Les chercheurs sont toujours à l’affût de nouvelles interventions nutritionnelles afin d’aider à maintenir la population vieillissante des pays occidentaux en meilleure santé et indépendante. Ils se sont alors demandés si les acides gras Oméga 3 pourraient  avoir un effet sur la longévité. Pour le savoir, ils ont mesuré la concentration d’une série d’acides gras présents dans le sang de leur groupe d’Italiens âgés. L’âge moyen du groupe était de 69 ans alors que le sujet le plus âgé avait 104 ans.

Les gériatres ont également mesuré la forme relative de leurs sujets de test.

Résultats de l’expérience

Durant la première série de mesures, les chercheurs ont noté que les sujets qui étaient en meilleure condition physique (>9) présentaient plus d’acides gras Oméga 3 dans leur sang que ceux dont la condition physique était moins bonne (<9). Le tableau ci-dessous fait montre des résultats.

Oméga 3 et vieillissement

Les chercheurs ont surveillé leurs sujets âgés pendant trois ans, notant l’apparition de tout déclin physique. Après avoir effectué un travail statistique intensif, ils ont produit les données observables dans le tableau ci-dessous. Plus le ratio odds était faible, plus l’effet de l’acide gras particulier sur le fonctionnement physique était bénéfique. Plus la valeur p est faible, plus l’effet était significatif.

Oméga 3 et statistique sur le vieillisement

Au plus les chercheurs ont trouvés d’acides gras Oméga 3 dans le sang de leurs sujets âgés, au moins ils faisaient montre de déclin physique. Ils ont également constaté que les acides gras Oméga 6 à base d’aliments végétaux n’avaient pas d’effets négatifs tant que des quantités suffisantes d’acides gras Oméga 3 circulaient dans les corps âgés.

Toujours est-il que la consommation de poisson est assez faible dans la région où les Italiens ont recruté leurs sujets de recherche. Les acides gras Oméga 3 que les chercheurs ont mesuré ne proviennent donc probablement pas de poissons mais de sources végétales d’acides gras Oméga 3 comme les graines de lin et les noix. Ceux-ci contiennent des acide gras Oméga 3 ALA. Les enzymes du corps transforment l’ALA en «vrais» acides gras Oméga 3 EPA et le DHA.

Questions suite aux résultats de l’expérience

De quelle manière les acides gras Oméga 3 retardent le processus du vieillissement de l’organisme, les chercheurs ne le savent pas encore. Ils supposent que les Oméga 3 réduisent le catabolisme induit par les réactions inflammatoires qui s’intensifient avec l’âge.

Source de l’article: N-3 fatty acids reduce age related physical performance decline

Source Ergo-log: Rejuvenation Res. 2009 Feb;12(1):25-32.

Note: Avec le temps et les années d’entraînement, j’ai moi-même fini par me rendre compte que mes progrès en termes de croissance musculaire et de force n’étaient jamais aussi bon que lorsque mes apports en Oméga 3 étaient optimum. Ensuite, comme le souligne le dernier paragraphe de l’article, il manque encore des éléments à la recherche scientifique pour pouvoir expliquer en détails l’influence de ces acides gras bienfaisants. N’oublions pas que les Oméga 3 participent à la fabrication des membranes cellulaires et à leur solidité; un élément qui contribuerait à expliquer leur influence sur le vieillissement.

Je vous donne rendez-vous sur Espace Corps Esprit Forme dès dimanche pour le prochain article mais également sur Fitness Nations très rapidement pour un autre article sur l’entraînement du dos. Mais d’ici là, prenez soin de développer votre culture physique !

Eric Mallet

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Une dose optimale d’huile de poisson dépendrait du poids corporel

Omega 3Si, pour une raison quelconque, vous preniez de l’huile de poisson et que vous découvrez que cela ne fonctionne pas après quelques semaines, il se pourrait que votre poids corporel soit trop élevé. Au plus vous êtes lourd, au plus la concentration en acides gras Oméga 3 augmentera lentement dans votre organisme. Les psychiatres américains de l’Ohio State University ont découvert cela lorsqu’ils ont donné des capsules d’huile de poisson à leurs sujets d’expérience.

L’étude scientifique sur l’huile de poisson en rapport avec le poids corporel

Les chercheurs ont donné à 28 jeunes âgés de 7 à 14 ans, tous souffrant de troubles de l’humeur, quatre capsules d’huile de poisson par jour pendant 12 semaines. Ils ont pris un produit fabriqué par American OmegaBrite. Chaque capsule contenait 350 mg d’EPA, 50 mg de DHA 100 mg d’autres acides gras Oméga 3. De cette manière, les sujets ont pris 2 grammes d’acides gras Oméga 3 par jour.

Les résultats de l’expérience

Au plus le poids corporel des participants était élevé, au moins l’augmentation de la concentration en EPA et DHA sanguin était constatée.

Assimilation des Omega 3 suivant le poids corporelAssimilation des Omega 3 suivant le poids corporel

Conclusion

« L’étude réalisée à cette fin démontre des relations linéaires claires entre le poids corporel de l’individu et son IMC avec l’accumulation du taux plasmatique d’acides gras polyinsaturés Oméga 3 chez les enfants et les adolescents », ont conclu les chercheurs. « Ces données n’ont pas montré que le surpoids ou l’obésité clinique étaient particulièrement prédictifs, mais un effet dose-réponse a été observé dans le spectre de l’IMC ».

« Les principales lignes directrices quant à des recommandations sur l’apport optimal en acides gras polyinsaturés Oméga 3 chez les jeunes viseraient à tenir compte du poids corporel plutôt que des déterminations basées sur l’âge ».

« Les études qui examinent les effets cliniques potentiels des AGPI Oméga 3 chez les jeunes et les adultes devraient intégrer les effets du poids corporel dans les modèles statistiques car les différences de poids liées aux effets pourraient contribuer de manière significative à la constatation d’incohérences dans la littérature scientifique actuelle ».

Source de l’article: Optimal fish oil dose depends on body weight

Source Ergo-log: PLoS One. 2017 Apr 5;12(4):e0173087.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

 

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Manger une forte quantité de noix pourrait vous protéger du cancer de la prostate

Les noix et leurs bienfaits sur la santéLes hommes qui mangeraient beaucoup de noix pourraient se protéger contre le cancer de la prostate. C’est une information suggérée par une étude sur l’animal que les biologistes de l’Université du Texas ont publié en 2013 dans Cancer Investigation. Les noix contiendraient des substances qui sabotent la propagation et la croissance des tumeurs du cancer de la prostate.

L’étude scientifique sur les noix

Les chercheurs ont transmis des cellules cancéreuses humaines de la prostate par injections sous-cutanées à des souris [LNCaP]. Certaines des souris ont reçu une alimentation standard [Control Diet]. D’autres ont reçu des aliments pour animaux qui contenaient 11% de noix [Walnut diet].

Les chercheurs ont veillé à ce que les deux régimes contiennent la même quantité de calories, de fibres, de graisses, de glucides et de protéines.

Les résultats de l’étude

Parmi les souris qui n’avaient pas reçu de noix, les chercheurs ont retrouvé des tumeurs dans 44% des animaux à la fin de l’expérience. Dans le groupe des noix, seules 18,7% d’entre elles avaient développé des tumeurs.

noix et cancer de la prostateLes noix contre le cancer de la prostate

Les tumeurs du groupe ayant consommé des noix étaient plus petites que celles du groupe n’en ayant pas mangé. La photo ci-dessous montre à gauche une tumeur typique du cancer de la prostate retrouvée par les chercheurs dans le groupe du régime de noix et à droite la plus grande tumeur chez les souris qui n’ont pas eu de noix.

noix et cancer de la prostateNoix et métastases de la prostate

Les chercheurs ont constaté que les souris qui avaient reçu des noix avaient moins d’isoprostanes F2 dans leur foie. Les isoprostanes F2 sont libérés lorsque les radicaux libres exercent leurs effets sur les membranes cellulaires. Cela signifierait que les noix ont un effet antioxydant.

Le mécanisme d’action

« Les noix contiennent un certain nombre d’ingrédients qui pourraient expliquer leur capacité à supprimer la croissance de la tumeur de la prostate », écrivent les Américains. « Plus particulièrement, elles contiennent des niveaux élevés d’acides gras Oméga 3« .

« L’apport élevé d’acides gras dont l’acide eicosapentaénoïque 20c à longue chaîne (EPA) et l’acide docosahexaénoique (DHA) 22c, en particulier, ralentirait la croissance du cancer. Le régime alimentaire avec des noix utilisé dans l’étude actuelle, cependant, ne contient essentiellement pas d’EPA ou de DHA. Hardman et Ion [ Nutr Cancer 2008;60:666-74.] se sont alors documentés sur le sujet. Le foie des souris aurait la capacité d’allonger et de désaturer l’acide alpha-linolénique (ALA) en EPA et en DHA, probablement en petites quantités ».

« D’autres nutriments présents dans les noix, théoriquement du moins, pourraient expliquer l’effet inhibiteur de ce régime sur les cellules LNCaP du cancer de la prostate inoculées chez des souris, ce qui incluent les phytostérols, le gamma-tocophérol, les caroténoïdes, les polyphénols, l’acide ellagique et ses dérivés ainsi que la mélatonine. La plupart de ces phytonutriments fonctionnent comme des antioxydants, ce qui est généralement bénéfique en termes de suppression du cancer. »

L’étude a été financée par l’Institut Américain de Recherche contre le Cancer.

Source de l’article: Eating lots of walnuts helps fight prostate cancer

Source Ergo-log: Cancer Invest. 2013 Jul;31(6):365-73.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

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