Manger une forte quantité de noix pourrait vous protéger du cancer de la prostate

Les noix et leurs bienfaits sur la santéLes hommes qui mangeraient beaucoup de noix pourraient se protéger contre le cancer de la prostate. C’est une information suggérée par une étude sur l’animal que les biologistes de l’Université du Texas ont publié en 2013 dans Cancer Investigation. Les noix contiendraient des substances qui sabotent la propagation et la croissance des tumeurs du cancer de la prostate.

L’étude scientifique sur les noix

Les chercheurs ont transmis des cellules cancéreuses humaines de la prostate par injections sous-cutanées à des souris [LNCaP]. Certaines des souris ont reçu une alimentation standard [Control Diet]. D’autres ont reçu des aliments pour animaux qui contenaient 11% de noix [Walnut diet].

Les chercheurs ont veillé à ce que les deux régimes contiennent la même quantité de calories, de fibres, de graisses, de glucides et de protéines.

Les résultats de l’étude

Parmi les souris qui n’avaient pas reçu de noix, les chercheurs ont retrouvé des tumeurs dans 44% des animaux à la fin de l’expérience. Dans le groupe des noix, seules 18,7% d’entre elles avaient développé des tumeurs.

noix et cancer de la prostateLes noix contre le cancer de la prostate

Les tumeurs du groupe ayant consommé des noix étaient plus petites que celles du groupe n’en ayant pas mangé. La photo ci-dessous montre à gauche une tumeur typique du cancer de la prostate retrouvée par les chercheurs dans le groupe du régime de noix et à droite la plus grande tumeur chez les souris qui n’ont pas eu de noix.

noix et cancer de la prostateNoix et métastases de la prostate

Les chercheurs ont constaté que les souris qui avaient reçu des noix avaient moins d’isoprostanes F2 dans leur foie. Les isoprostanes F2 sont libérés lorsque les radicaux libres exercent leurs effets sur les membranes cellulaires. Cela signifierait que les noix ont un effet antioxydant.

Le mécanisme d’action

« Les noix contiennent un certain nombre d’ingrédients qui pourraient expliquer leur capacité à supprimer la croissance de la tumeur de la prostate », écrivent les Américains. « Plus particulièrement, elles contiennent des niveaux élevés d’acides gras Oméga 3 ».

« L’apport élevé d’acides gras dont l’acide eicosapentaénoïque 20c à longue chaîne (EPA) et l’acide docosahexaénoique (DHA) 22c, en particulier, ralentirait la croissance du cancer. Le régime alimentaire avec des noix utilisé dans l’étude actuelle, cependant, ne contient essentiellement pas d’EPA ou de DHA. Hardman et Ion [ Nutr Cancer 2008;60:666-74.] se sont alors documentés sur le sujet. Le foie des souris aurait la capacité d’allonger et de désaturer l’acide alpha-linolénique (ALA) en EPA et en DHA, probablement en petites quantités ».

« D’autres nutriments présents dans les noix, théoriquement du moins, pourraient expliquer l’effet inhibiteur de ce régime sur les cellules LNCaP du cancer de la prostate inoculées chez des souris, ce qui incluent les phytostérols, le gamma-tocophérol, les caroténoïdes, les polyphénols, l’acide ellagique et ses dérivés ainsi que la mélatonine. La plupart de ces phytonutriments fonctionnent comme des antioxydants, ce qui est généralement bénéfique en termes de suppression du cancer. »

L’étude a été financée par l’Institut Américain de Recherche contre le Cancer.

Source de l’article: Eating lots of walnuts helps fight prostate cancer

Source Ergo-log: Cancer Invest. 2013 Jul;31(6):365-73.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

En savoir plus »
Aucun commentaire

Plus de graisses de poisson, plus d’IGF 1

Un régime alimentaire qui contiendrait une quantité relativement élevée de graisses de poisson serait non seulement sain, mais présenterait aussi une caractéristique ergogène. Cette question réfère à la concentration sanguine de l’hormone anabolisante IGF-1, selon une étude animale effectuée à la Texas Tech University, au cours de laquelle les chercheurs ont essayé de déterminer les effets anabolisants d’acides gras de poisson sur le squelette.

Huile de poissonLes acides gras du poisson contribueraient à un corps plus mince en stimulant la combustion des graisses et en inhibant l’accumulation des réserves de graisse. Ces effets ont été démontrés dans des études animales, des études en tubes à essai, des expériences et des essais sur l’homme. A partir d’expériences sur des personnes atteintes de cancer, nous savons maintenant que les graisses de poisson rendent la supplémentation en protéines plus efficace. Des tests sur animaux suggèrent qu’un régime alimentaire contenant de l’huile de poisson aiderait les tissus musculaires à récupérer plus rapidement après l’entraînement.

De nombreuses raisons devraient vous inciter à consommer des Oméga 3 et des graisses de poisson

Les chercheurs Texans ont d’ailleurs découvert une autre raison pour inciter les athlètes à prendre des doses relativement plus élevées d’acides gras Oméga 3. Ils ont réalisé une expérience au cours de laquelle ils ont donné à des rats d’âge moyen un régime riche en graisses pendant 20 semaines. Un cinquième de leur alimentation était composée de graisses. Les chercheurs ont donné  une majorité d’acides gras Oméga 6 à un groupe, à un autre groupe des Oméga 6 et Oméga 3, et à un autre groupe principalement des acides gras Oméga 3.

 

Omega 3, Omega 6, graisses de poisson et IGF 1

 

Comme vous le savez, la masse osseuse diminue à mesure que le vieillissement progresse. Cela est également vrai pour les rats. La vitesse à laquelle les rats ont perdu de la masse osseuse était cependant nettement plus faible dans le groupe graisses de poisson [n-3] Le tableau ci-dessous nous montre comment cela est arrivé. Le régime alimentaire n-3 augmente la concentration d’une série d’hormones anabolisantes dans le sang. Nous avons mis en évidence celle qui est la plus intéressante pour les athlètes.

 

Les Omega 3 et graisses de poisson augmentent la concentraion de l'IGF 1

 

Un régime alimentaire plus riche en protéine conduit également à une concentration plus élevée en IGF 1. Peut-être est-il possible que les graisses de poisson et les protéines travaillent de manière synergique, et qu’ils augmentent ensemble la synthèse des protéines via l’IGF1.

Source de l’article: More fish fatty acids, more IGF1

Source Ergo-log:  Br J Nutr. 2006 Mar;95(3):462-8.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

 

En savoir plus »
Aucun commentaire

L’huile de poisson riche en EPA stimule la croissance musculaire

Les athlètes qui veulent construire de la masse musculaire peuvent prendre non seulement des protéines, de la créatine et des acides aminés mais aussi de l’huile de poisson afin d’atteindre leur objectif. L’effet anabolisant des acides gras Oméga 3 a été confirmé. Actuellement, les scientifiques moléculaires de l’Université d’Aberdeen ont franchi une étape supplémentaire. Ils sont sur le point de publier les résultats d’une étude dans le magazine scientifique Biochemical and Biophysical Research Communications à partir de laquelle vous pourriez en déduire que les suppléments en huile de poisson présentant l’effet anabolisant le plus fort sont ceux qui contiennent beaucoup d’EPA.

L'huile de poisson est riche en EPA et DHALes huiles de poisson pour les bodybuilders

La prise de suppléments d’huile de poisson ou le fait de suivre un régime alimentaire riche en acides gras de poisson présente un effet de « recomposition » sur votre corps: votre taux de graisse diminue et la masse musculaire augmente.

L’étude scientifique sur les DHA et EPA

Les chercheurs d’Aberdeen en Écosse voulaient savoir comment les acides gras de poisson pouvaient avoir un effet anabolisant. Ils ont donc réalisé des expériences avec des cellules musculaires matures C2C12 de souris pour essayer de comprendre les mécanismes impliqués. Ils ont exposé les cellules dans des tubes à essai à 50 micromoles d’acides gras de poisson DHA et d’EPA, puis ils ont stimulé l’anabolisme avec de la Leucine.

Résultats de l’expérience DHA/EPA

Lorsque les chercheurs ont mesuré l’accumulation et la dégradation des protéines sur les cellules musculaires, ils ont constaté que celles-ci étaient respectivement 25% supérieure et 22% inférieure pour les cellules musculaires qui avaient été exposées à l’Omega 3 EPA.

Synthèse des protéines avec EPA, DHA contre contrôleSynthèse des protéines avec EPA, DHA vs. contrôle

Les chercheurs se sont alors penchés sur l’activité des molécules signal de l’anabolisme des cellules musculaires. Le tableau ci-dessous montre que les EPA et DHA ont tous deux activés les p70s6k mais seul l’EPA a activé les FOX03a. Les acides gras de l’huile de poisson n’ont eu aucun effet sur les autres molécules signal examinées par les chercheurs comme les Akt, mTOR, 4EBP1 et rps6.

EPA et croissance musculaire

Conclusion

« Une supplémentation en huile de poisson contenant une proportion plus élevée d’EPA que de DHA pourrait s’avérer plus efficace pour améliorer l’accrétion protéique en réponse à des stimuli anabolisants tels que la L-Leucine avec des exercices de résistance et pourrait également atténuer la dégradation des protéines dans le cadre du vieillissement du muscle squelettique», concluent les chercheurs. « D’autres travaux chez l’homme seront clairement nécessaires afin de tester la validité de cette hypothèse. »

Source de l’article: Fish oil with EPA stimulates muscle building

Source Ergo-log: Biochem Biophys Res Commun. 2013 Mar 22;432(4):593-8.

NdT: Je m’attendais (peut-être comme vous) à obtenir plus de détails sur les processus biochimiques qui permettent d’expliquer cette faculté de recomposition corporelle de l’EPA. Nous aurons, fort heureusement, l’occasion d’y revenir. Toujours est-il que cet effet de recomposition est particulièrement rare. L’acide ursolique fait également partie de ces agents de recomposition.

Traduction Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

———–

Article à consulter: Omega-3 fatty acids and exercise: a review of their combined effects on body composition and physical performance

En savoir plus »
Aucun commentaire

L’huile de poisson améliore votre condition physique et vous donne du muscle

Prendre un supplément d’huile de poisson augmente la dépense calorique et la perte des graisses lorsque vous faites de l’exercice de faible intensité. Ces huiles de poisson stimule également la croissance des tissus musculaires. C’est du moins ce que les nutritionnistes canadiens de l’Université de Guelph en concluent dans leur article publié dans la revue PLoS One.

L’étude sur l’huile de poisson

Les chercheurs ont divisé 24 femmes âgés entre 60 et 74 ans et en bonne santé en deux groupes. Un groupe a pris 5 grammes d’huile de poisson tous les jours pendant 12 semaines. Deux grammes de ce supplément nutritionnel contenaient les acides gras poli-insaturés Oméga 3  DHA et EPA. L’autre groupe a pris un placebo.

Les chercheurs ont examiné les volontaires plusieurs fois dans leur laboratoire pendant et à la fin de la période de supplémentation. De nombreuses mesures ont été prises, y compris la composition du corps des femmes et leur dépense calorique.

Les résultats de l’étude

La supplémentation en huile de poisson a augmenté la dépense calorique des femmes au repos et pendant l’exercice de faible intensité [les femmes devaient faire du vélo pendant 30 minutes à un rythme doux].

T1: Début de l’étude clinique  T2: Après 6 semaines  T3: Après 12 semaines

Rythme du métabolisme de base (repos) et dépense d'énergie

Oxydation des graisses au repos, oxydation des graisses pendant l'exercice

Au repos les femmes  qui avaient reçu de l’huile de poisson avaient brûlé la même quantité de graisse que les femmes du groupe placebo. Cependant, au cours de l’exercice de faible intensité, les femmes du groupe « huile de poisson » avaient brûlé sensiblement plus de calories que les femmes du groupe placebo.

Les femmes qui ont pris de l’huile de poisson ont perdu un peu moins de 1,5 kg de graisse corporelle au cours de l’expérience, mais l’effet n’a pas été considéré comme statistiquement significatif. La supplémentation en acides gras a également augmenté la masse maigre du corps des femmes de plus de 1,5 kg – et cet effet était statistiquement significatif.

Mesures effectuées au cours d'une expérience avec la prise d'un supplément en huile de poisson

Avant et après la période de supplémentation, les sujets de l’expérience ont réalisé un test Timed Up And Go – où il s’agit de se lever et de se rasseoir aussi vite que possible sur un certain laps de temps. La quantité de temps qu’il leur a fallu pour le faire a diminué, ce qui indique que les femmes du groupe huile de poisson avaient gagné en force.

Conclusion

« La consommation de 5 grammes/jour d’huile de poisson est difficile à maintenir pour la plupart des adultes, à cause de l’augmentation des problèmes digestifs (troubles gastro-intestionaux) et de la taille des capsules » en concluent les chercheurs. « Déterminer la dose optimale d’huile de poisson nécessaire pour profiter des avantages métaboliques et physiques des acides gras Omega 3 DHA et EPA reste à établir.« 

Source de l’article: Fish oil supplement can make you fitter, slimmer and more muscular

Source Ergo-log: PLoS One. 2015 Dec 17;10(12):e0144828.

NdT: Si on ajoute l’acide ursolique à l’huile de poisson, on a donc deux sérieux gagnants pour faire du muscle et perdre du gras. C’est à essayer sans plus tarder !

Pensez également à vous abonner à la newsletter et au groupe Facebook Espace Corps Esprit Forme pour vous tenir au courant de la sortie des nouveaux articles.

Eric Mallet

En savoir plus »
Aucun commentaire