La tomatidine, l’anabolisant des tomates ?!

Nous {Ergo-log} avions écrit un article au sujet de la tomatidine, une substance ressemblant aux stéroïdes dans les tomates qui empêcherait le durcissement des artères. Les études in vitro et animales que les scientifiques des sciences moléculaires de lUniversité de lIowa ont publiées en 2014 dans le Journal of Biological Chemistry suggèrent que la tomatidine aurait également un effet anabolisant. La tomatidine pourrait augmenter la masse et la force musculaires, la capacité dendurance et inhiberait la croissance de la masse grasse.

L’étude scientifique

Les chercheurs ont effectué des études in vitro et animales. Pour la plupart des études animales, ils ont utilisé des aliments qui contenaient 0.05% de tomatidine. Léquivalent humain de cette dose serait denviron 0.5 gramme par jour. Les études sur les animaux ont duré neuf semaines. Précisons que les chercheurs étaient financés par leur université et le gouvernement américain et non par lindustrie des suppléments.

Tomatidine

Les résultats de l’étude

Dans les études in vitro, les cellules musculaires que les chercheurs ont exposés à la tomatidine ont formé des fibres musculaires plus rapidement que de manière normale. Elles ont également fabriqué plus de mitochondries et produit plus de structures protéiques. La tomatidine a activé les molécules de signalisation Akt et SK6. Elle a permis aux cellules musculaires d’être plus sensibles à lIGF-1 et à la PGC-1alpha.

tomatidine, l'extrait de tomates anabolisanttomatidine

Laddition de tomatidine à lalimentation stimule la croissance musculaire chez les souris jeunes et les souris plus âgées. Le tableau cidessous montre les résultats pour les souris  de laboratoire âgées. TA = tibialis antérieur.

anabolictomatidine3Tomatidine

La tomatidine a rendu les souris un peu plus fortes et a stimulé leur capacité dendurance. Il nest pas surprenant que le supplément de tomatidine ait entraîné une augmentation de la masse maigre chez les souris de laboratoire tout en inhibant l’augmentation de la masse grasse.

Tomatidine anabolictomatidine6

Enfin, les chercheurs ont découvert que la tomatidine inhibait la dégradation des tissus musculaires pendant les périodes de jeun.

Conclusion sur la tomatidine

«Sil est prouvé quelle ne présente pas de danger pour la santé, cette molécule pourrait être étudiée comme agent pharmaceutique potentiel ou principal composant d’un traitement contre l’atrophie du muscle squelettique, soit en monothérapie ou en association avec dautres agents thérapeutiques qui pourraient être développés», en ont conclu les chercheurs.

La tomatidine et/ou l’alpha-tomatine pourrait également être étudiées comme des composants probables d’aliments fonctionnels et de nutraceutiques développés pour maintenir la masse et la fonction musculaires chez des personnes présentant une atrophie musculaire.

Sécurité d’utilisation des composants de la tomate

Tomates vertes et alpha tomatineSoit dit en passant, les chercheurs sont optimistes quant aux résultats positifs des études sur la sécurité des tomatidines. «Chez les humains, les tomatidines alimentaires proviennent de lingestion de l’alphatomatine qui est abondante dans les tomates vertes (jusquà 0.5 g/kg de tomates fraîches), mais en général, cette quantité diminue denviron 99% quand les tomates sont mûres» écrivent-ils.

«Il semblerait que les humains puissent consommer en toute sécurité des tomates vertes ainsi que des cultivars de tomates lalphatomatine n’est pas dégradée lors de la maturation. » [Proc Natl Acad Sci U S A. 1994 Dec 20;91(26):12877-81.] « Ajoutons que l’alpha-tomatine est retrouvée en quantités plus élevées dans les tomates biologiques que dans les tomates cultivées de manière plus industrielle. » [J Sci Food Agric. 2013 May;93(7):1537-42.]

Source de l’article: You should be able to buy it soon: tomatidine, the anabolic in tomatoes

Source Ergo-log: J Biol Chem. 2014 May 23;289(21):14913-24.

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De prime abord, je dois bien avouer que cette tomatidine ne me semblait pas être un sujet très sérieux quand j’ai lu l’article. Pas sérieux parce que, malgré les chiffres avancés par les chercheurs, l’article d’Ergo-log ne donne pas beaucoup d’informations sur le métabolisme de cette molécule, à part ses effets produits sur les protéines signal Akt et SK6 mais sans autres explications. Vous trouverez cependant des explications plus complètes sur le lien wikipedia en anglais que je vous ai fourni en fin d’article sur l’alpha-tomatine et, à la lumière de ces informations, le sujet me semble quand même plus sérieux que ce que je ne le pensais au départ. Comme quoi, la Nature ne cesse de nous étonner un peu plus chaque jour mais il me semble quand même très difficile d’avaler des tomates vertes…

Ce soir, c’est soirée pizza !

Eric Mallet

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Brocolis et sulforaphane pour faire plus de cellules musculaires

Les athlètes de force peuvent accumuler plus de tissus musculaires en mangeant des légumes de la famille des crucifères comme le brocoli, les choux ou les choux de Bruxelles, riches en sulforaphane. Nous basons cette spéculation un peu sauvage sur une étude réalisée par des biologistes moléculaires à l’Université de Naples, publié dans le magazine Age. Selon cette étude, les membres de la famille des choux stimulent le développement des cellules souches mésenchymateuses.

Croissance musculaire et cellules souches

Cellules souches

Cellules souches

Le tissu musculaire augmente de deux façons à la suite d’un entraînement de force: 1. les cellules déjà existantes des fibres musculaires se développent et 2. le nombre des cellules musculaires dans les fibres musculaires se développe. Ce dernier mécanisme est appelé hyperplasie: l’entraînement induit la présence de cellules souches dans les fibres musculaires, qui se développent en cellules musculaires à maturité. Des hormones comme l’IGF-1 mais également des donneurs de NO optimisent ce processus.

Une partie des cellules souches présentes dans le tissu musculaire provient d’autres tissus, par exemple des cellules souches destinées à la fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins, mais aussi des cellules souches mésenchymateuses. Ce sont les cellules souches retrouvées dans la moelle osseuse.

La recherche et les fabricants de compléments se penchent sur la question des cellules satellites

Alors que les médecins sont à la recherche de nouveaux moyens pour rafistoler des organes irrémédiablement endommagés par l’injection de cellules souches, des fabricants de suppléments concoctent des mélanges qui sont censés stimuler les cellules souches pour rajeunir les tissus. Un tel supplément porte le nom de StemEnhance. Celui-ci contient un extrait d’algues bleues Aphanizomenon flosaquae, qui libère les cellules souches de la moelle osseuse afin qu’elles circulent à travers le corps. Olimpiq StemXCell contient le même extrait.

Certains scientifiques ne sont pas convaincus par l’utilisation d’Aphanizomenon flos-aquae de cette manière Ils craignent que l’extrait stimule des métastases. Les fabricants d’Olimpiq StemXCell semblent prendre cette inquiétude au sérieux: ils ont ajouté des inhibiteurs nutritionnels du cancer à leur produit.

La variété des crucifères

Cependant, une alternative aux suppléments cellulaires pourraient fort bien se trouver dans les légumes de votre supermarché local. Tous les légumes frais de la famille des crucifères – choux blanc, vert, rouge et chinois, les choux, le cresson, le chou-fleur et le brocoli contiennent des glucosinolates tels que la glucoraphanine. La Myrosinase est une enzyme qui est libérée lorsque vous coupez les légumes, que vous les faites cuire doucement ou que vous les mâcher, ce qui active la conversion des glucosinolates en sulforaphane.

sulforaphaneUn régime alimentaire contenant une petite quantité de sulforaphane active la production de l’enzyme détoxifiante glutathion [GSH] et offre donc une protection contre certains types de cancer, comme le cancer de l’intestin. En effet, le sulforaphane se fixe sur le glutathion et incite les cellules à en produire plus. Trop de sulforaphane, cependant, prive le corps de sa capacité de détoxication.

Cellules souches et sulforaphane

Les chercheurs ont découvert que de faibles concentrations de sulforaphane [SFN], de 1 et 0,25 micromole – ce qui correspond à peu près au montant que vous trouverez dans le corps de quelqu’un qui a mangé du chou stimule le développement des cellules souches mésenchymateuses. Le graphique ci-dessous montre la quantité de sel de tétrazolium transformée en formazane par les cellules souches. Les cellules fabriquent plus de cette enzyme quand elles augmentent en nombre.

crucifères cellules satellitescrucifères cellules souches

 

Le tableau ci-dessus nous montre la quantité de bromodéoxyuridine [BrdU] que les cellules souches absorbent. Le BrdU est un bloc de construction balisé du matériel génétique. Au plus de BrdU les cellules souches assimilent, au plus souvent elles seront divisées.

Non seulement les faibles concentrations de sulforaphane ont donné lieu à plus de nouvelles cellules souches mais elles aident également les cellules souches existantes à vivre plus longtemps. Elles inhibent l’apoptose, ou mort cellulaire. La figure ci-dessous montre pourquoi les suppléments de sulforaphane à haute dose ne sont probablement pas une bonne idée.

crucifère et cellules souches

Conclusion

« Un faible apport de sulforaphane peut être obtenu en mangeant des légumes de la famille des crucifères, ce qui pourrait être bénéfique pour la santé parce qu’il semble avoir des effets protecteurs sur les cellules souches » en concluent les Italiens.

De notre point de vue, et sans se laisser encombrer par une surdose de connaissances, nous irons plus loin en disant qu’un régime alimentaire contenant des légumes de la famille des crucifères pourrait ainsi fournir davantage de cellules souches au tissu musculaire des culturistes. Cela pourrait améliorer la récupération et la croissance musculaire. Si vous envisagez d’essayer ceci, ne prenez pas de légumes en conserve. Ceux-ci ne contiennent plus qu’une fraction de la quantité de glucosinolates que vous retrouverez dans les choux frais.

Source de l’article: Broccoli diet for more muscle cells

Source Ergo-log: Age (Dordr). 2012 Apr;34(2):281-93.

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NdT: Impossible pour ma part de vous donner un avis tranché sur les deux compléments cités dans l’étude; il est d’ailleurs peu probable qu’un scientifique digne de ce nom puisse vous recommander la prise de ces suppléments, faute de pouvoir cerner l’ensemble des informations scientifiques valables que nous avons à ce sujet. Cependant, les culturistes qui ont basé leur régime alimentaire sur un menu brocoli-riz-poulet éternellement répétés n’est peut-être pas là de s’éteindre.

Mais d’ici là, n’oubliez pas de développer votre culture physique !

Eric Mallet

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12 semaines d’entraînement avec HMB libre: 7 kg de masse sèche et 5 kilos de perte de graisse

NdT: Même si on se place un peu dans le pur délire, il est presque impossible de concevoir que le HMB FA (libre) puisse donner un tel résultat. J’ai vraiment beaucoup de mal à y croire. Voici cependant le compte-rendu du site Ergo-log sur les résultats de cette expérience. Eux non plus n’y croient pas; ça me rassure un peu.

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Perdre 5 kg de graisse, gagner 7 kg la masse maigre et ajouter 13 kg à votre développé couché: c’est ce à quoi les culturistes peuvent s’attendre s’ils s’entraînent dur pendant 12 semaines et qu’ils prennent 3 g de HMB libre par jour. Si l’on en croit l’article que les scientifiques sportifs américains sont sur ​​le point de publier dans l’European Journal of Applied Physiology, le HMB libre (sans calcium) fonctionnerait mieux que n’importe quel stéroïde anabolisant. (!)

Une étude américaine sur le HMB libre avec 24 étudiants a été financée par Metabolic Technologies

Des chercheurs de l’Université de Tampa en Floride, ont testé le HMB libre – différent du HMB de calcium retrouvé dans les suppléments, mais une variété indépendante qui sera bientôt disponible sur le marché – sur 24 étudiants de sexe masculin, entraînés aux exercices de résistance. L’étude avait été présentée à l’affiche de la neuvième Conférence et Exposition Internationale de la Society of Sports Nutrition (ISSN) en 2012.

Il a fallu un an aux chercheurs pour présenter leur étude à l’European Journal of Applied Physiology, en Novembre 2013. C’est inhabituel. Rien ne cloche avec l’European Journal of Applied Physiology, mais vous vous attendez quand même à ce qu’une étude avec des résultats aussi impressionnants soit publiée dans un journal au moins aussi prestigieux que l’American Journal of Clinical Nutrition. Ce dernier aurait un impact supérieur à l’European Journal of Applied Physiology. Il est également étrange que la personne qui a présenté l’article en 2012 n’ait pas été répertoriée comme un auteur de la publication dans le Journal Européen de Physiologie Appliquée. Pas même en tant que co-auteur; ce qui est aussi un peu inhabituel.

L’étude a été financée par Metabolic Technologies, l’entreprise qui se trouve derrière le HMB et le HMB libre (ou FA pour Free Acid). Un certain nombre d’employés de Metabolic Technologies a également pris part à l’étude.

Les chercheurs ont réalisé une expérience avec 24 étudiants, avec une moyenne  d’âge de 21 ans. Les étudiants ont tous suivi le même programme d’entraînement pendant 12 semaines:. Durant les huit premières semaines, ils se sont entraînés trois fois par semaine, au cours des semaines 9 et 10, ils se sont entraînés cinq fois par semaine, et durant les semaines 11 et 12, ils ont levé le pied afin de récupérer plus facilement. Chaque jour, la moitié des étudiants ont pris 1 g de HMB libre à trois reprises. L’autre moitié a pris un placebo.

Le HMB libre a permis un accroissement plus rapide de la force

La supplémentation a accéléré la vitesse à laquelle la force a augmenté. La figure ci-dessous montre que les sujets qui ont pris du HMB  libre pendant les 12 semaines de l’expérience sont devenus plus forts tout au long de cette période, mais que ceux qui avaient pris un placebo ont perdu de la force entre les semaines 8 et 12. La première figure ci-dessous montre la force maximale lors de l’exécution des squats ; la deuxième montre la force maximale lors de l’exécution du développé couché.

HMB contre placebo

étude sur le HMBLes scans DXA ont montré que la supplémentation en HMB libre a permis aux sujets de l’expérience d’acquérir 7,4 kg de masse maigre (!). Les sujets du groupe placebo ont gagné 2,1 kg de masse maigre.

Etude sur le HMB contre placebo

Les sujets qui ont pris du HMB libre ont également perdu 5,4 kg durant l’expérience. Ceux qui avaient pris un placebo ont perdus 1,7 kg de graisse.

Etude scientifique sur le HMB

Nous allons être honnête: nous ne pouvons pas croire ces résultats. Les athlètes des sports de force expérimentés ne peuvent tout simplement pas gagner 7 kg de muscle maigre en trois mois d’entraînement tout en prenant un supplément. Et avec ceci, perdre 5 kg de graisse en même temps ?? Ce n’est même pas possible si vous prenez des stéroïdes anabolisants. Alors, comment un supplément pourrait-il produire un tel miracle ?

Source de l’article: 12 weeks’ training with HMB Free Acid: 7 kg lean body mass gain, 5 kg fat loss

Source Ergo-log: Eur J Appl Physiol. 2014 Mar 6. [Epub ahead of print].

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NdT: Comme je vous le disais en début d’article, et comme le font les rapporteurs d’Ergo-log, je n’arrive même pas à comprendre ce que j’écris. Les résultats donnés par cette étude sont impossibles en regard du métabolisme normal d’un être humain; c’est proprement incompréhensible. C’est douteux car l’article a été financé par l’entreprise qui a étudié et mis le HMB sur le marché. Mais de faire publier des résultats qui doivent très certainement être biaisés quelque part (sans forcément y chercher une malhonnêteté non plus), relève sans doute d’un excès de légèreté ou d’une mauvaise fois évidente. Chacun en pensera ce qu’il veut. Tout ceci ne m’empêche pas non plus de penser que le HMB est un bon supplément pour la récupération mais que son intérêt ne dépasse pas celui de la Leucine prise sur du long terme.

Mais d’ici-là, n’oubliez pas de développer votre culture physique…

Eric Mallet

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L’acide ursolique, l’anabolisant de la pomme, du thym et des pruneaux

Structure de l'acide ursolique

Acide ursolique

La couche de graisse sur la peau des pommes contient un composé qui a un effet anabolisant, comme l’écrivent des chercheurs de l’Université de l’Iowa dans le magazine Cell Metabolism. C’est l’acide ursolique, également connu sous le nom de Malol. Lors de tests sur des souris, la substance en question a permis à leurs muscles de croître et à la masse grasse de se réduire.

L’acide ursolique est également présent dans le basilic, les bleuets ou myrtilles, les canneberges, le romarin, l’origan, le thym, l’éclipta alba et les pruneaux. Et tandis que nous parlons de pruneaux, les chercheurs du département américain de l’agriculture ont découvert en 2006 que des pruneaux [prunes séchées] stimulaient la concentration de l’IGF-1. Ils n’avaient aucune explication pour cela, mais il se pourrait que l’acide ursolique explique les effets particuliers des pruneaux.

L’acide ursolique présente des propriétés anabolisantes aujourd’hui validées par la recherche scientifique

Les chercheurs de l’Iowa sont tombés sur les propriétés anabolisantes de l’acide ursolique quand ils examinaient les pertes de tissu musculaire. Ils ont déterminé quels gènes dans les cellules étaient actifs pendant le processus d’atrophie musculaire. Ensuite, ils ont fouillé les bases de données concernant les substances qui avaient eu précisément l’effet inverse. La substance la plus prometteuse qu’ils ont trouvé était l’acide ursolique.

Les chercheurs ont donné cet acide gras à des souris à jeun et ont observé que la substance en question conduisait à une réduction des processus d’atrophie musculaire. Ils ont ensuite fait une deuxième série d’expériences au cours de laquelle les souris ont reçu autant de nourriture qu’elles le voulaient. Un groupe témoin a reçu des aliments ordinaires et un autre groupe a reçu des aliments pour animaux contenant de l’acide ursolique pour 0,27% du total des aliments ingérés.

Les gènes qui commandent le catabolisme musculaire ont réduit leur expression suite à la prise de cet acide gras

Les chiffres juste en dessous montrent qu’une prise de cinq semaines d’acide ursolique a entraîné une croissance des quadriceps et que les souris sont devenues plus fortes. L’activité des gènes cataboliques MuRF-1 et atrogin-1 a diminué dans les cellules musculaires. En revanche, l’activité du gène de l’IGF-1 a augmenté, de même que la concentration d’IGF-1 dans le sang. Les molécules de signalisation moléculaires, comme le récepteur de l’IGF-1, l’Akt et S6K, ont été mis en fonction.

Acide ursolique et force des quadriceps

Acide ursolique et signaux moléculaires IGF 1, Atrogine 1, MuRF1

Acide ursolique, IGF 1, Akt, S6K

Acide ursolique et composition corporelle

Le schéma ci-dessus décrit l’effet sur le muscle et la masse grasse de 7 semaines de supplémentation avec des doses croissantes d’acide ursolique. Au cours des études chez l’animal, l’acide ursolique a également réduit la libération de leptine des cellules graisseuses, les concentrations de triglycérides et de cholestérol, et même le niveau de glycémie à jeun. Tous ces éléments sont des effets positifs.

Les chercheurs soupçonnent que le premier objectif de l’acide ursolique est le récepteur de l’IGF-1. Ils deviennent plus sensibles et par conséquent l’IGF-1 présent dans l’organisme est plus à même d’assurer ses fonctions.

L’acide ursolique sensibilise les cellules à l’IGF-1 et bloque l’atrophie musculaire

« Compte tenu de l’absence actuelle de traitements de l’atrophie du muscle squelettique, nous pensons que l’acide ursolique pourrait être étudié en tant que traitement potentiel de certaines maladies et contre l’atrophie musculaire liée à l’âge » concluent les chercheurs. « L’acide ursolique peut être utile en tant que monothérapie ou en combinaison avec d’autres stratégies qui ont déjà été étudiés, tels que l’inhibition de la myostatine. Une recherche systématique des dérivés de l’acide ursolique, peut-être plus puissants et/ou efficaces, pourrait également être entrepris. »

Source de l’article: Ursolic acid: apple anabolic

Source Ergo-log: Cell Metab. 2011 Jun 8; 13(6): 627-38.

Eric Mallet

NdT: Ce que ne dit pas l’article, c’est que cet acide gras présente des propriétés anti-inflammatoires et anti-cancérigènes très intéressantes. Dans le milieux médical, l’acide ursolique est reconnu pour cela. Notez également que le romarin contient de l’apigénine, un flavonoïde déjà rencontré dans un ancien article sur l’hespérétine. Hespérétine et apigénine influencent également l’hypertrophie musculaire. D’autre part, pensez à vous abonner à la newsletter ou au groupe Facebook Espace Corps Esprit Forme afin de vous tenir au courant de la sortie des nouveaux articles !

Références bibliographiques

Suh N., Honda T., Finlay HJ., Barchowsky A., Williams C., Benoit NE., Xie QW., Nathan C., Gribble GW., Sporn MB. Novel triterpenoids suppress inducible nitric oxide synthase (iNOS) and inducible cyclooxygenase (COX-2) in mouse macrophages, Cancer Research 1998 Feb. 15;58(4):717-23

Andersson D., Liu Jian-Jun, Nilsson Ake., Duan Rui-Dong. Ursolic acid inhibits proliferation and stimulates apoptosis in ht29 cells following activation of alkaline sphingomyelinase, Anticancer res., 2003, vol. 23, no4, pp. 3317-3322

Harmand P-O., Duval R., Liagre B., Jayat-Vignoles C., Beneytout J-L., Delage C., Simon A. Ursolic acid induces apoptosis through caspase-3 activation and cell cycle arrest in HaCat cells, International Journal of Oncology, 2003, vol. 23, no1, pp. 105-112

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