Finalement, la vitamine E prolongerait la durée de vie

Depuis que de grandes études scientifiques ont affirmé que des suppléments de vitamine E augmenteraient le risque de mourir de quelques pourcents, la vitamine E a perdu son statut de prolongateur de la vie. [JAMA. 2007; 297:. 842-857] Pas si sûr, disent les biologistes de l’Université d’Aberdeen. La vitamine E prolonge l’espérance de vie vous avez juste à en prendre durant une longue période de temps.

La vitamine E, tocophérols et tocotriénols

En 2008, les chercheurs ont publié les résultats d’une étude dans laquelle ils ont donné à des souris C57BL/6, 25 fois plus d’alpha-tocophérol [la vitamine E générique retrouvée dans la plupart des suppléments] que la quantité recommandée dès l’âge de 4 mois. [Rejuvenation Res. Fév 2008; 11 (1): 83-96] Les souris ont reçu 550 mg d’alpha-tocophérol par kilo de nourriture.

Un supplément de vitamine E a été donné à des souris

Les souris du groupe qui avait reçu un supplément de vitamine E a vécu 15% plus longtemps que les souris du groupe témoin. Ce dernier avait reçu 22 mg d’alpha-tocophérol par kilo de nourriture.

Vitamine E et longévité

Pendant les 18 premiers mois, le supplément de vitamine E a activé des enzymes de détoxification dans le foie, comme les Britanniques l’ont découvert. Apparemment, le corps de la souris avait considéré la vitamine comme une substance étrangère (des xénobiotiques) et a commencé à produire plus d’enzymes pour extraire la vitamine du corps. Après 18 mois, cet effet a disparu et le complément a commencé à augmenter l’activité du gène p21, un commutateur moléculaire qui active une série de gènes qui protègent contre le cancer.

Les chercheurs ont ensuite fait une étude des écrits rédigés à ce sujet à partir de laquelle ils en ont conclu que la vitamine E prolonge la vie des souris et des rats sous deux conditions: les doses ne sont pas trop élevées et la supplémentation est prise à long terme.

Vitamine E et durée de vie

« Nous pensons que lorsque la vitamine E est administrée sur de courtes périodes, l’amélioration de la réponse du métabolisme contre les xénobiotiques peut annuler les effets bénéfiques«  concluent les chercheurs. « En effet, l’administration à court terme de la vitamine E chez l’homme peut réellement avoir un impact négatif sur la mortalité lorsqu’elle est administré à des doses élevées.« 

Source de l’article: So vitamin E does extend life expectancy

Source Ergo-log: Mol Nutr Food Res. 2010 May; 54(5): 719-25.

Traduction par Eric Mallet pour Espace Corps Esprit Forme

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Étude clinique, l’entraînement de musculation génère plus de muscle avec les vitamines C et E

Si des hommes et des femmes âgées prenaient 1 000 mg de vitamine C et 600 mg de vitamine E par jour, ils accumuleraient plus de masse musculaire que les personnes âgées qui ne font que de l’entraînement de force. Les chercheurs sur les processus du vieillissement de l’Université canadienne de Sherbrooke ont publié un article à ce sujet dans Diabetes Research and Clinical Practice. D’abord discréditées, les vitamines antioxydantes seraient-elles  bonnes à quelque chose finalement ?

Vitamine C

Vitamine C

Il y a de cela quelques années, une étude controversée a été publiée. Elle a montré que des doses élevées de vitamine C pourraient saboter les effets positifs du cardio-training sur l’insuline et le métabolisme du glucose. Concernant cette étude, les chercheurs ont fait participer des jeunes hommes en bonne santé. Une autre étude a montré que des doses élevées de vitamine C auraient un effet négatif sur la récupération musculaire. Des chercheurs britanniques ont découvert que les muscles de jeunes qui prennent de grandes quantités de vitamine C récupèreraient moins vite après un effort intensif. [Br J Nutr. 2006 mai; 95 (5): 976-81].

Les premières études scientifiques ne démontraient pas l’intérêt des vitamines sur la récupération

Pendant longtemps, les scientifiques du sport pensaient que les vitamines C et E étaient vraiment bonnes pour les muscles des athlètes. Ils pensaient que ces vitamines inhibaient l’inflammation et donc, qu’elles accéléraient la récupération musculaire. Cette théorie a cependant été démentie par des études au cours desquelles de jeunes athlètes de la force recevaient des anti-inflammatoires. [J Clin Endocrinol Metab. 2001 octobre; 86 (10):. 5067-70] Des substances comme l’ibuprofène et l’acétaminophène réduisaient la croissance musculaire. A vrai dire, les anti-inflammatoires ont un effet différent chez les personnes âgées. Concernant ce groupe de personnes, ils peuvent en fait stimuler la croissance musculaire.

Ceci nous conduit donc à la question de savoir si les vitamines antioxydantes E et C manifesteront aussi un effet positif sur les muscles âgées. La réponse est «oui», selon les Canadiens. Ils ont demandé à près de 50 hommes et femmes, âgés de 66 ans en moyenne, de s’entraîner pendant 6 mois avec des charges ou de ne rien faire. La moitié du groupe « entraînement » et l’autre moitié du groupe « inactif » ont reçu un placebo. L’autre moitié ont reçu de la vitamine C et E. Le groupe « entraînement » est allé en salle de musculation 3 fois par semaine, où ils ont travaillé à partir de 7 exercices de base, couvrant tous les grands groupes musculaires. Ils ont travaillé à 80% de leur 1RM.

Les chiffres ci-dessous montrent les résultats produits par les sujets de l’étude pendant la durée de l’expérience. Placebo = aucun entraînement + placebo; RT = placebo + entraînement de musculation; AS = pas d’entraînement de force + vitamines; RT + AS = entraînement + vitamines. La vitamine E que les sujets de l’étude ont reçu était de l’alpha-tocophérol ordinaire.

Etude sur des sportifs âgés qui prennent des vitamines C et E

Les sportifs âgés qui prennent des vitamines C et E tirent plus de bienfaits de leurs entraînements

Les sujets qui se sont seulement entraînés n’ont pas gagné de masse maigre et n’ont presque pas perdu de graisse. Les sujets qui s’étaient entraînés et qui ont pris des vitamines avaient gagné un kilo et demi de masse sèche après six mois. Qui plus est, leur pourcentage de graisse avait diminué d’un peu plus de 1%.

Les antioxydants ont réduit les dommages mais ils ont aussi augmenté la synthèse des protéines

« La supplémentation en antioxydants réduit les dommages potentiels et augmente la synthèse des protéines induite par la contraction musculaire associée à des entraînements de haute intensité de résistance« , écrivent les chercheurs afin d’expliquer leurs résultats. « Cette étude s’est trouvée limitée par le faible nombre des participants et la bonne santé des sujets. Néanmoins, pour dépasser ces limites, nous avons utilisé un modèle de recherche solide avec une intervention bien contrôlée. Nous croyons que ces résultats méritent d’être examinés chez les pré-diabétiques ou les individus diabétiques.« 

L’idée que des personnes âgées et pratiquants de la musculation contrairement aux jeunes réagissent positivement à des suppléments d’antioxydants n’est pas que peu probable, si vous lisez la littérature de plus près. Des études épidémiologiques ont montré que les personnes âgées qui ont pris plus d’antioxydants comme les vitamines C et E tout au long de leur vie ont des muscles plus forts. [Am J Clin Nutr. 2004 février; 79 (2): 289-94] Les études animales ont montré que les rats âgés font plus de tissus musculaires si on ajoute un supplément de rutine, de vitamines A et E, de zinc et de sélénium dans leur nourriture.

Source de l’article: Human study: strength training builds more muscle with vitamin C and E

Source Ergo-log: Clin Endocrinol (Oxf). 2009 Nov;71(5):666-72.

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NdT: Cette étude n’est donc pas sans rappeler l’importance des antioxydants, alors que l’on sait parfaitement que les radicaux libres constituent un des facteurs qui contribuent au vieillissement; peut-être cela explique t-il l’importance de ces molécules avec l’âge (?) D’autres études commentées sur Ergo-log et traduites par mes soins font état de cette réalité. Par contre, on parle moins ici des vitamines alors que leur rôle en tant que cofacteurs de multiples réactions biochimiques est absolument capital à notre santé.

Dans tous les cas, pour les sédentaires ou les athlètes – d’ailleurs surtout pour les athlètes -, un complément multivitaminés devrait toujours constituer le premier supplément auquel il faudrait penser. Je ne vais pas encore vous bassiner des heures sur la mauvaise qualité relative de notre alimentation mais le sport intense réclame une quantité plus importante de micronutriments, comme cela a déjà été démontré à de nombreuses reprises. Ne lésinez pas non plus sur la qualité d’un multivitamines (et donc sur leur biodisponibilité) si vous voulez vraiment que cela vous serve à quelque chose. Optez pour une marque sérieuse comme Reflex Nutrition ou STC Nutrition si vous préférez prendre une marque française qui fait de bons produits. Personnellement, j’ai vraiment un faible pour Musclepharm et leur Armor V, c’est une marque qui pour moi, est au dessus du lot en termes de rapport qualité-prix.

A part ceci, je vous donne rendez-vous pour un prochain article (on va parler de timing de la nutrition) mais d’ici là, je compte sur vous pour que vous pensiez à développer votre culture physique 🙂

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Eric Mallet

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Les antioxydants stimulent la synthèse des protéines musculaires chez les personnes veillissantes

rutine antioxydantTout comme les personnes âgées, les rats âgés perdent de la masse musculaire parce que leurs corps synthétise moins de protéines musculaires. Les chercheurs de l’INRA en France ont découvert que les antioxydants peuvent être un moyen de faire quelque chose à ce sujet. Les rats âgés qui prennent de la rutine [formule développée ci-dessous], de la vitamine E, de ​​la vitamine A, du zinc et du sélénium dans leur nourriture synthétisent la même quantité de protéines musculaires que des rats jeunes, selon l’INRA.

Les antioxydants pourraient-ils faciliter l’assimilation des protéines et acides aminés en protégeant l’organisme du stress oxydatif ?

Les chercheurs ont voulu savoir si le corps des personnes âgées traitent les protéines et les acides aminés de manière moins efficace. En effet, un corps plus âgé subira aussi plus de stress oxydatif et plus de réactions inflammatoires. Si c’est le cas, alors il devrait être possible de faire quelque chose à ce sujet à l’aide des simples antioxydants que l’on retrouve dans les aliments. Ainsi, les chercheurs ont ajouté un cocktail antioxydant à l’alimentation de rats vieux de huit et de vingt mois. Les rats ont reçu des suppléments sur une période de sept semaines.

Le seul ingrédient dans le mélange antioxydant que vous pourriez ne pas connaître est la rutine. La rutine appartient à la famille des glycosides, plus précisément un analogue de la quercétine, qui se retrouve dans le sarrasin, les agrumes, le noni, le thé noir et la pelure de pomme. A vrai dire, ce n’est pas une substance très spéciale, la rutine pourrait bien être le flavonol le plus commun des fruits et légumes. Des études ont montré que la rutine possède une action « antibactérienne, antivirale, antioxydante, anti-proliférative, anti-inflammatoire et des effets anticancéreux« , écrivent les chercheurs.

Un cocktail d’antioxydants, de vitamines et d’oligo-éléments pour confirmer une hypothèse sur l’assimilation des acides aminés

La vitamine E et la vitamine A sont des antioxydants alors que le corps utilise le zinc et le sélénium en tant que cofacteurs pour produire des antioxydants endogènes, tels que l’enzyme superoxydedismutase (SOD) et le glutathion peroxydase. A la fin des sept semaines d’expérience, les chercheurs ont mesuré la quantité de protéines musculaires qui avait été fabriquée dans un muscle de la patte des rats, en associant le tissu musculaire avec l’acide aminé L-Phénylalanine dans un tube à essai. Les chercheurs ont ensuite enregistré la vitesse à laquelle les muscles ont absorbé l’acide aminé. Ils supposèrent que les muscles absorbent l’acide aminé afin qu’ils puissent l’utiliser pour la fabrication des protéines. Les chercheurs ont ensuite donné au tissu musculaire un autre acide aminé, la L-Leucine, de sorte qu’ils commencent à se développer.

concentration en L-Leucine

Légende: AAox- = Jeunes rats adultes sans supplément; AAox + = Jeunes rats adultes avec supplément; OAox- = Rats sans supplément; OAox + = Rats avec supplément.

Le supplément n’a eu aucun effet sur ​​les jeunes animaux, mais a eu un effet sur ​​les rats âgés. Les muscles des rats ont absorbé autant de phénylalanine que les muscles des jeunes adultes. La Leucine a retardé la dégradation des protéines dans les muscles. Concernant les vieux rats, le mélange antioxydant a renforcé cet effet.

L’effet des antioxydants n’était pas assez significatif sur le plan statistique

Les muscles des rats qui avaient consommé le mélange antioxydant étaient généralement plus grands et plus lourds mais l’effet n’était pas statistiquement significatif. « On peut postuler qu’une période de supplémentation plus longue aurait été nécessaire pour produire un effet plus important sur la masse musculaire« , spéculent les chercheurs.

antioxydants et synthèse des protéines

Si d’autres études confirment les conclusions de l’INRA, les athlètes âgés pourraient être en mesure de tirer le meilleur parti de leur régime alimentaire riche en protéines en augmentant leur consommation d’antioxydants. Les fabricants de suppléments pourraient enrichir leurs poudres et barres de protéines en vitamine C, en vitamine E, en extraits de fruits ou en resvératrol.

Source de l’article: Anti-oxydants stimulate muscle protein synthesis in elderly

Source Ergo-log: J Nutr. 2008 Nov;138(11):2205-11.

Traduction Eric Mallet

Espace Corps Esprit Forme

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Comment les multivitamines peuvent vous aider à rester mince…

Le déclin mondial des apports en vitamines contribue à l’augmentation du nombre de personnes en surpoids. Les scientifiques de l’institut de recherche français de l’INSERM et de l’INRA tirent cette conclusion d’une étude sur des animaux au cours de laquelle ils ont donné à des souris la moitié de la quantité de vitamines dont les animaux avaient besoin. Merci à l’industrie alimentaire !

Les apports en micronutriments ne sont pas suffisant !

Il y a de cela quelques semaines, sur le site américain de NutraIngredients.com, les scientifiques Balz Frei, Walter Willett et Bruce Ames ont mis en garde contre la manière négative dont les médias et les scientifiques décrivent les suppléments nutritionnels en vitamines et minéraux ajoutés, les multivitamines.

Il est vrai que des études ont parfois constaté que les utilisateurs chroniques de ces suppléments de multivitamines présentaient un risque légèrement plus élevé de développer un cancer ou une maladie cardiovasculaire. Mais les statistiques montrent qu’une majorité de personnes des sociétés modernes prennent beaucoup moins de minéraux et de vitamines que ce que les textes recommandent.

90% des Américains consomment trop peu de vitamine D et de vitamine E, 60% prennent trop peu de magnésium et 50% ne consomment pas la quantité recommandée de calcium et de vitamine A; et ce n’est là que quelques exemples. D’un autre côté, les multivitamines constituent un moyen simple et pas cher de compenser ces lacunes.

Les personnes en surpoids souffriraient de carences en vitamines

Une des fonctions des vitamines est d’aider à convertir les nutriments en énergie, et les chercheurs français se sont demandés si une alimentation avec trop peu de vitamines pouvait encourager le surpoids. Ils ont mené une expérience avec des souris, en leur donnant la moitié de la quantité de vitamines généralement contenue dans leur nourriture pendant une période de 12 semaines.

Et en effet, bien que la consommation d’énergie des animaux n’a pas augmenté en raison de la pénurie de vitamines, ils sont devenu plus gros.

En blanc: Les souris recevant une alimentation standard; en noir: les souris recevant une quantité insuffisante de vitamines

étude sur les carences en micronutriments: vitamines, minéraux

La réduction des apports en vitamines a réduit la sensibilité des cellules à l’insuline tout en réduisant la quantité de récepteur des acides gras PPAR alpha synthétisés dans le foie et donc, a eu pour conséquence une réduction des capacités de combustion des graisses. Les chercheurs ont aussi observé des preuves de la réduction de la perte des graisses dans le sang des souris. La diminution des apports en vitamines a réduit la concentration des cétones betahydroxybutyrate, une substance libérée lorsque les acides gras sont brûlés.

multivitamines, résistance à l'insuline et perte des graisses

Conclusion de l’étude sur les multivitamines

«Notre étude chez les souris suggère un rôle pour l’insuffisance en vitamines en ce qui concerne l’obésité, bien que d’autres études soient encore nécessaires pour le confirmer », écrivent les chercheurs. « La carence en vitamines basée sur la consommation d’aliments bon marché mais pauvres en vitamines peut jouer un rôle sur le poids corporel et la gestion de l’adiposité. Notre étude contribue à la recommandation d’un régime alimentaire sain composé de produits alimentaires divers à forte densité en vitamines, comme les fruits et légumes, céréales et produits issus de la pêche ».

Source de l’article: How multivitamins can help you stay slim

Source Ergo-log: Genes Nutr. 2014 Jul;9(4):410.

Eric Mallet

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