Moins de sommeil et vous risquez de mourir plus tôt !

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Si vous remarquez que vous dormez de moins en moins chaque nuit, il est temps de prendre des mesures et de vous assurer que vous obtenez un sommeil de 7 à 8 heures par nuit. Si vous ne le faites pas, vous pourriez même doubler le risque d’avoir une crise cardiaque, les épidémiologistes de l’Université du Collège de Londres l’affirment.

Le sommeil est un élément indispensable à notre équilibre

Les spécialistes de la santé ont commencé à réaliser au cours des cinq dernières années que le sommeil est aussi important que la nutrition et l’exercice. Et ils ne lui ont pas donné cette place au hasard car leur raisonnement est basé sur des études de plus en plus nombreuses. Au mieux vous dormez, au plus la résistance aux virus sera forte, au plus de testostérone votre corps pourra libérer, au plus la masse musculaire de votre corps s’accumulera, au moins vous avez de chances de prendre du poids, au plus d’oxygène votre corps sera capable d’absorber et le top du top, vous paraîtrez d’autant plus séduisant. Ah oui, c’est vrai… vous vivrez plus longtemps aussi, si vous dormez bien.

Si le sommeil est si bon pour la santé, alors vous devriez vous attendre à ce qu’un changement de votre comportement du sommeil affecte également le risque de mortalité, selon ce que les auteurs de l’étude ont estimé. Puisque que nous ne pouvons tenir un raisonnement pour certain que si nous pouvons le démontrer scientifiquement, les chercheurs ont suivi un groupe de dix mille fonctionnaires britanniques pendant près de trente ans. La plupart d’entre eux avaient un travail sédentaire, et les gens qui mènent une vie sédentaire ont besoin de moins de sommeil que les personnes qui ont un travail physique ou les athlètes.

Des études statistiques sur le sommeil ont donné des informations sérieuses sur le risque de mortalité

Au cours de la période 1985-1988, les chercheurs ont mesuré la quantité de sommeil obtenu chaque nuit par les fonctionnaires [Phase 1] et en 1992-1993, ils ont réalisé la même expérience [Phase 3]. Les chercheurs ont suivi les participants jusqu’en 2004, ce qui leur a permis d’établir le tableau présenté ci-dessous.

Lorsque les chercheurs ont cherché à savoir si il y avait une relation entre la durée de sommeil des sujets et leur mortalité, ils ont trouvé que c’était effectivement le cas, à ces deux occasions. Un sommeil de sept heures par nuit s’avère optimal, affirment-ils. Parmi les fonctionnaires qui avaient dormi pendant cinq heures ou moins, et ceux qui avaient dormi pendant neuf heures ou plus, ils observèrent une augmentation sensible de la mortalité.

La raison pour laquelle le sommeil conduit à une augmentation de la mortalité n’est pas connue. Il ne peut y avoir qu’une relation apparente entre les faits et les conséquences . Les personnes qui se remettent du cancer dorment plus, comme le font les personnes déprimées ou au chômage. Le chômage, la dépression et le cancer ont pour point commun d’augmenter la mortalité.

 

Sommeil et longévité

Les chercheurs britanniques ont ensuite examiné les changements survenus en fonction de la quantité de sommeil et ont produit un tableau dont une partie est reproduite ci-dessous.

Longévité et sommeil

Pour les participants de l’étude qui avaient d’abord dormi 5-6 heures par nuit, puis qui ont commencé à dormir plus, les chercheurs ont remarqué que leur taux de mortalité avait diminué. Pour ceux qui avaient dormi 6-8 heures par nuit, puis ont commencé à dormir moins, leur taux de mortalité a augmenté de 60% ! Les probabilités d’une crise cardiaque fatale avait effectivement doublé.

Pour les fonctionnaires qui avaient déjà assez dormi, puis ont commencé à dormir plus, leur mortalité a également augmenté. Dans ce cas, le risque de mourir d’autres facteurs que des maladies cardiovasculaires a augmenté. La raison pour laquelle une durée élevée de sommeil pourrait être malsain, les chercheurs n’ont pas de certitude, mais ils ont quelques théories.

6 à 8 heures de sommeil sont impératives pour la santé et faire baisser les risques de mortalité

« Il est possible que les participants plus âgés et les chômeurs participant à l’étude passent plus de temps au lit et nous aient signalé cela plutôt que leur temps effectif de sommeil », écrivent-ils. « Un examen des corrélats d’un sommeil de longue durée provenant de l’étude Nurses Health II a démontré de fortes associations avec la dépression et le statut socio-économique réduit, en particulier le chômage. Un autre candidat possible est la fatigue liée au cancer. Cependant, il restera difficile de proposer des mécanismes sous-jacents pour expliquer nos associations observées entre une augmentation du sommeil et la mortalité non cardiovasculaire et ce, jusqu’à ce que l’étude ait suffisamment de force pour examiner les causes constitutives de la mort qui composent la catégorie de la mortalité non-cardiovasculaire ».

« Nos résultats suggèrent que, soit une diminution de la durée du sommeil de façon régulière à 6, 7 ou 8 heures, soit une augmentation de durée à partir d’un sommeil de 7 ou 8 heures peuvent prédire les causes de mortalité », concluent les chercheurs. « Une diminution de la durée du sommeil affecte toutes les causes de mortalité par l’augmentation des décès d’origine cardiovasculaire, tandis qu’une augmentation de la durée de sommeil affecte la mortalité globale par une augmentation de la mortalité non cardiovasculaire. »

Article Ergo Log: Sleep less and you’re more likely to die

Source de l’article: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18246975

Note du Traducteur: L’étude est particulièrement intéressante, peut-être aussi pour les insomniaques à qui on souhaite de retrouver le sommeil. Toujours est-il que sur le plan athlétique, un manque de sommeil perturbe le cycle de libération de l’hormone de croissance et donc, de la testostérone puisque leur libération est corrélée l’une à l’autre. Ces deux hormones sont indispensables à la récupération physique et nerveuse, n’espérez pas progresser dans votre discipline sans un sommeil réparateur, ce n’est tout simplement pas possible. Mais d’ici le prochain article, pensez à développer votre culture physique !

Eric Mallet

A propos de l'auteur

Passionné et pratiquant depuis plus de 20 ans, j'ai toujours porté un regard curieux sur le développement de la science des ergogènes et de la nutrition sportive. Diplômé des universités Lille 3 et Paris 7, je passe actuellement ma thèse en psychologie sur la question de la sublimation par la culture physique et la musculation. Espace Corps Esprit Forme est à considérer comme un blog de vulgarisation scientifique, destiné à aider le pratiquant tout en lui donnant des informations scientifiques utiles à sa pratique des sports de force.

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