Voici pourquoi une supplémentation en stérols serait quand même intéressante pour les athlètes…

Natural sterol universalUniversal Nutrition est une des plus anciennes marques de compléments alimentaires pour les bodybuilders. Il se trouve aussi que j’ai commencé mes entraînements de musculation à Mouscron en Belgique, il y a de cela déjà 27 ans chez le distributeur d’Universal pour la France et la Belgique.  Et donc, naturellement, si je voulais prendre des compléments, je prenais Universal. A l’époque, disons que nous n’avions pas vraiment le choix. C’était Universal ou Twinlab (que je connaissais bien aussi puisque Marco l’avait distribué avant de vendre Universal), ou encore Nature’s Best ou Weider. Toujours est-il que dans la gamme Universal, se trouvait un complément étrange nommé Natural Stérol.

Déjà à l’époque, je commençais à m’intéresser aux compléments alimentaires mais puisque j’étais au lycée, j’avais difficilement accès à la BU de médecine pour me renseigner sur les stérols en questions alors qu’Internet n’existait pas encore. Contenant quelques acides aminés, quelques vitamines, des acides gras, des stimulants et d’autres choses, je me doutais déjà que ce genre de complément ne m’apporterait rien de très significatif. Il s’agissait vraiment d’un complément dont je pouvais facilement me passer. Le temps m’aura finalement donné raison sauf que la recherche a avancé. Cet article d’Ergo-log reste toutefois intéressant même s’il est peu probable que je gaspille un jour de l’argent avec ce genre d’artifices. Je vous laisse avec la traduction de l’article d’Ergo-log.

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La structure moléculaire des stérols est similaire à celle de la testostérone. C’est pourquoi certaines marques de compléments alimentaires prétendent que les stérols imitent l’effet de la testostérone et accélèrent la croissance musculaire. Ce n’est pas le cas, bien évidemment. Cependant, une étude humaine récemment publiée par des scientifiques chinois dans le Journal of Food Science suggère que les suppléments contenant des stérols pourraient être intéressants pour les athlètes. Mais alors d’une manière complètement différente…

Les stérols

Les noix, l’avocat, le riz brun, les haricots, l’huile végétale et beaucoup d’autres aliments à base de plantes contiennent des stérols. Ainsi, nous consommons environ 200 à 300 milligrammes de stérols chaque jour. Si vous êtes végétarien ou végétalien, cela peut représenter de 600 à 800 milligrammes par jour. Et parce que les stérols inhibent l’absorption du cholestérol par l’alimentation, l’industrie alimentaire utilise des stérols dans les aliments fonctionnels hypocholestérolémiants.

Stérols, bêta sitostérol, campestérol, stigmastérol

L’étude scientifique sur les stérols

Les chercheurs ont expérimenté un mélange de stérols composé de 55% de bêta-sitostérol, 29% de campestérol et 23% de stigmastérol. Ils ont donné 2 grammes de ce mélange, ajouté au lait de soja, pendant 4 semaines à 18 sujets en bonne santé.

Les résultats

A la fin de la période de supplémentation, dans le sang des sujets, la concentration en nitrates et en nitrites avait augmentée. Les nitrates et les nitrites sont des précurseurs de l’oxyde nitrique.

stérols

Stérols

Le processus

Dans des éprouvettes, les chercheurs ont exposé des cellules immunitaires humaines, cellules qui circulent normalement dans la circulation sanguine, à des stérols. Ils ont remarqué que les stérols permettaient à ces cellules de produire plus de nitrate et de nitrite. Le campesterol s’est avéré être un booster de nitrates efficace.

les stérols augmentent la libération de nitratestérol nitrate et nitrite

Conclusion

«La supplémentation alimentaire en stérols végétaux en présence d’un bol alimentaire pourrait augmenter la production d’oxyde nitrique vasculaire», concluent les chercheurs.

Après avoir lu cette publication, non sans tenir compte des conclusions remarquables de l’article, nous n’avons pas su résister à l’envie de faire quelques spéculations audacieuses qui pourraient mettre les scientifiques dans l’embarras.

Comme: Se pourrait-il que la supplémentation en stérols – en particulier le campestérol – puisse rendre les vaisseaux sanguins plus souples? Et: les athlètes bénéficieraient-ils d’avantage de l’arginine ou de la citrulline s’ils prenaient ces acides aminés avec des stérols ? Et: les stérols pourraient-ils rendre le système immunitaire plus agressif ?

Source de l’article: Why supplementation with sterols is still interesting for athletes

Source Ergo-log: J Food Sci. 2017 Jul;82(7):1750-6.

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Note: Article intéressant mais qui n’a pas changé mon opinion sur les stérols même si le bêta-sitostérol présente lui aussi un intérêt. Quant à la seconde question des rédacteurs d’Ergo-log, nous avions vu dans un article précédent qu’un autre nutriment, le picéatannol, pouvait effectivement faciliter la synthèse de l’oxyde nitrique à partir de l’arginine. Toujours est-il que je ne peux que vous encourager à développer votre culture physique en attendant le prochain article mais vous pouvez également vous inscrire à la newsletter et vous rendre sur le groupe Facebook Espace Esprit Forme afin de participer aux débats (de nature scientifique exclusivement).

Eric Mallet

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Les effets anabolisants surprenants de l’Ajuga turkestanica

Après un article résumant plus ou moins ce qui pouvait nous être utile en termes de récupération post-exercices après 40 ans, nous voici de retour dans le monde des végétaux. Je vous avais parlé d’un article beaucoup plus ésotérique que le sujet déjà traité. A vrai dire, le monde végétal est toujours plein de surprises. Dans ce domaine, la recherche scientifique nous étonne une fois de plus. Je vous laisse avec la traduction de l’article d’Ergo-log sur l’Ajuga turkestanica, un végétal dont j’ignorais l’existence avant d’avoir lu l’article… En réalité, la marque américaine Universal Nutrition propose déjà des compléments alimentaires contenant des ecdystéroïdes depuis des années et de la Turkestérone notamment, une des substances actives présentes dans ce végétal.

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Il existerait bien un noyau de vérité quant aux publicités hyperboliques pour le supplément E-Bol commercialisé par ThermoLife. E-Bol contient un extrait d’Ajuga turkestanica, un végétal bourré d’ecdystéroïdes. Il se trouve que de récentes études in vitro et chez l’animal ont montré que l’Ajuga turkestanica présentait effectivement un effet de renforcement musculaire.

L’Ajuga turkestanica et la sarcopénie

turkestérone stéroïdes végétauxLa Turkestérone [formule structurelle à droite] n’est pas un stéroïde anabolisant mais si l’on en croit de vieilles études russes sur l’animal, la turkestérone aurait un effet anabolisant plus prononcé que la méthandiénone, l’ingrédient actif de Dianabol. [Pharmaceutical Chemistry Journal Volume 34, Number 4 / April, 2000 193-197] On retrouve la Turkestérone dans l’Ajuga turkestanica, une plante apparentée à la menthe et qui pousse en Asie mineure.

turkestéroneC’est la raison pour laquelle les scientifiques du sport américains à la recherche de moyens pour traiter la faiblesse musculaire liée à l’âge – la sarcopénie – ont étudié l’effet de l’Ajuga turkestanica sur des vieilles souris. Leur étude a été publiée dans la revue scientifique peu connue European Review for Medical and Pharmacological Sciences.

Les Américains ont donné à leurs animaux de laboratoire un extrait d’Ajuga turkestanica mélangé à leur nourriture tous les jours pendant quatre semaines. L’équivalent humain de cette dose – basé sur une personne pesant 80 kg – serait de 400 mg d’extrait par jour. L’extrait contenait 40% d’ecdystéroïdes, la composition est indiquée ci-dessous.

ecdystéroïdes d'Ajuga turkestanica

À la fin de l’expérience, les chercheurs ont étudié les cellules musculaires du triceps de la souris et ils ont découvert que les ecdystéroïdes avaient activé le récepteur Notch. [Tableau ci-dessus] Lorsque ces substances activent les cellules souches via le récepteur Notch, les cellules souches se transforment en nouvelles cellules musculaires. [Science. 2003 Nov 28;302(5650):1575-7.]

Les chercheurs ont découvert que l’Ajuga turkestanica semblait également stimuler la croissance musculaire via la voie de signalisation Wnt.

Les chercheurs pensent que la sarcopénie survient à mesure que les voies Notch et Wnt disparaissent. “Il est possible que les altérations induites par le phytoecdystéroïde dans la signalisation Notch et Wnt permettront de mieux préparer les muscles squelettiques vieillissants à la réparation suite à une exposition à une lésion musculaire”, ont conclu les Américains.

L’Ajuga turkestanica et la myostatine

Une autre étude sur les effets anabolisants d’Ajuga turkestanica a été publiée en 2012 dans Chinese Medicine, une revue scientifique un peu obscure. [Chinese Medicine, 2012, 3, 215-222.] Les chercheurs travaillaient pour PoliNat, une entreprise espagnole qui commercialise des extraits de végétaux contenant des substances actives – dont l’Ajuga Turkestanica.

Les chercheurs ont observé qu’à une concentration de 1 micromole des ecdystéroïdes de l’Ajuga turkestanica, les cellules musculaires commençait à synthétiser moins de myostatine. Les chercheurs ont répété l’expérience et ont exposé cette fois les cellules musculaires à 1 micromole de méthandiénone – la molécule active de Dianabol. Selon leurs résultats, les ecdystéroïdes se sont avérés être plus inhibiteurs de la myostatine que la méthandiénone.

ecdystéroïdes de l'Ajuga turkestanica contre méthandiénone

Mais…

Les études sur les animaux et les études in vitro ne sont évidemment pas des études sur l’homme. Ce qui fonctionne dans une boîte de Pétri ou chez une souris ne fonctionne pas automatiquement chez les humains. Pour cette seule raison, vous ne pouvez pas simplement extrapoler les résultats de cette étude aux êtres humains. Cependant, il existe un autre problème concernant ce végétal. La plupart des extraits d’Ajuga turkestanica disponibles sur le marché ne contiennent que 2% d’ecdystéroïdes. Donc, si vous pesez 80 kg, vous aurez besoin de 8 g d’extrait par jour. Et cela fait vraiment beaucoup…

La question que nous devrions nous poser sur ces suppléments serait donc elle-ci: contiennent-il suffisamment d’ecdystéroïdes pour présenter un effet ?

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

Source de l’article: The unusual anabolic effect of Ajuga turkestanica

Source Ergo-log: Eur Rev Med Pharmacol Sci. 2014;18(17):2584-92.

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Le Tribulus serait bon pour quelque chose: 1,25 g/jour module la disponibilité de l’IGF 1

Sport et prise de Tribulus terrestris

Des études récentes font état de résultats surprenants sur les effets ergogènes du Tribulus terrestris.

Oui, il ne s’agit pas (1) d’une étude sur des rongeurs, (2) publié dans une revue évaluée par des pairs, (3) qui n’est pas parrainée par une entreprise de suppléments (mais par le gouvernement chinois), et a été (4) réalisée non seulement avec des êtres humains inexpérimentés et presque sédentaires ou “vaguement entraînésmais avec quinze boxeurs hautement qualifiés de sexe masculin (des athlètes nationaux de deuxième niveau, avec 2-3 ans d’entraînement) qui ont été sélectionnés à partir de l’équipe de boxe de l’Université de Shanghai affiliée à l’école du sport en Chine. Ce seul fait permet à la dernière étude de l’Université de Shanghai du Sport d’être digne d’intérêt. Le fait que les scientifiques aient effectivement observés des effets significatifs quand ils ont «nourris» leurs sujets avec 1,25 g par jour d’un extrait de Tribulus terrestris standardisé (TT) (acheté sur le marché libre de Pronova à Biocare, en Suède) avec une teneur en saponine > à 40%, rend l’étude encore plus intéressante.

Le Tribulus terrestris étudié selon d’autres aspects de la performance et de la croissance musculaire

Contrairement aux études précédentes qui portaient exclusivement sur la testostérone et (parfois) sur la DHT, l’identification des mécanismes potentiels de la performance concernant cette étude se penche sur les effets d’un extrait de Tribulus terrestris (TT) sur la masse musculaire, les lésions musculaires et les performances anaérobiques de boxeurs masculins entraînés, potentiellement provoqués par les androgènes, l’IGF-1 et/ou des modifications de l’IGF-1 ou sur la concentration de sa protéine de liaison (IGFBP-3). À cette fin, les quinze boxeurs masculins mentionnés précédemment ont été divisés en un groupe d’exercice (E, n = 7) et un groupe d’exercices plus Tribulus terrestris  (E + TT, n = 8). Les deux groupes ont réalisés des entraînements de forte intensité pendant 3 semaines et 3 semaines d’entraînement à volume d’exercice élevé. Ces derniers ont été séparées par une période de repos de 4 semaines.

Tous les athlètes ont pratiqué 3 semaines similaires d’entraînement à haute intensité et 3 semaines d’entraînement à haut volume, séparés par un repos de 4 semaines. Outre l’entraînement technique spécifique, la partie principale de l’entraînement à haute intensité était constituée par des exercices de la force, y compris l’entraînement de la force maximale (deux fois par semaine , le mardi et le vendredi) et de la vitesse explosive (deux fois par semaine, le lundi et le jeudi). Concernant l’entraînement de volume élevé, les boxeurs ont commencé par l‘endurance (10 000 m de course tous les jours et saut à la corde à intensité faible à modéré, deux fois par semaine, le mardi et le vendredi), puis par leur technique spécifique de la boxe, de l’explosivité et enfin par l’entraînement de haute intensité (Ma. 2015).

Le supplément, des extraits précités de Tribulus terrestris (1250 mg / joura été administré par voie orale uniquement dans le groupe E + Tribulus T, évidemment. Avant que les capsules ne soient remises aux sujets, leurs composition exacte a été analysée et leur teneur en saponines a été confirmée par chromatographie liquide à hautes performances (HPLCQTOF/MS).

Tous les extraits de Tribulus terrestris n’ont pas été créés égaux ! Si vous avez déjà pris des suppléments de Tribulus et que vous n’avez eu aucun résultat, il se pourrait bien qu’ils ne contiennent pas la bonne quantité ou le bon type de saponines. Comme Ma. et ses collègues le précisent, le contenu en 25(R)-Spirostan3,6,12trione/25R)-Spirost4-ène-3,12dione et en saponines A du Tribulus terrestris varie selon la région géographique, le climat et les parties du végétal, ce qui pourrait expliquer en partie les résultats divergents obtenus avec des extraits végétaux provenant de différentes études(Ma. 2015).

Les résultats des évaluations en pré et post de la masse musculaire, de performances anaérobiques et les indicateurs sanguin n’ont révélé aucune différence entre les groupes en ce qui concerne la testostérone, la DHT, la masse musculaire ou le total de l’IGF-1. La créatine kinase (CK), la protéine de liaison IGFBP-3, la force musculaire absolue et relative des sujets, d’autre part, ont augmenté de manière beaucoup plus significative dans le groupe supplément (E + Tribulus T) contre le groupe de contrôle (E) (le tableau 1 montre la différence relative du changement de la base, à savoir AE + Tribulus T – AE).

 

Effets sur le rapport IGF1/IGF-BP3, puissance moyenne, créatine kinase après la prise d'un supplément de Tribulus terrestris

Tableau 1: Différences de changements relatifs de l’IGFBP3, du rapport IGF / IGF-BP3, de la puissance moyenne, de la puissance moyenne relative et de la créatine kinase (CK) – Des valeurs plus élevées indiquent une augmentation significative par rapport au contrôle (E), des valeurs plus faibles ont diminué pour (E + TT) vs (E) (p <0,05) | données calculées sur la base de Ma. 2015

Dans ce contexte, il est logique que les scientifiques pensent que l’augmentation de la performance et de la réduction des dommages musculaires qu’ils ont observé puisse être causé par la disponibilité accrue de l’IGF-1 (Le rapport IGF-1 total/IGF 1 BP-3 est un indicateur de la quantité de l’IGF 1  non lié qui circulent dans le sang).

IGF1 et métabolisme

Tableau 2: Vue d’ensemble des principaux rôles de l’IGF1. Observez ce qui change quand sa production diminue avec l’âge ! (Berryman 2013)

Si vous observez les effets profonds de l’IGF-1 sur le muscle (Frystyk 2010) et ses effets généraux sur le métabolisme humain comme représentés par le tableau 2 de Berryman et ses collègues (2013), il me semble raisonnable de supposer que l’importante augmentation de la disponibilité de l’IGF1 pourrait expliquer la diminution des lésions musculaires rapportés dans l’étude ainsi que des résultats similaires obtenus à partir d’une étude sur l’homme par Milasius (2009) ainsi que par les études chez des rongeurs en surentraînement et intensément entraînés par Zhang (2010) , Wang (2010) et Yin (2013), respectivement.

Alors, quel est le verdict ? Compte tenu de la grande influence entretenue par le rapport exact entre les saponines et leur concentration sur les effets d’un extrait de Tribulus terrestris donné et de sa variabilité selon les régions, la récolte et la/les partie(s) de la plante qui a/ont été utilisées pour préparer l’extrait, il n’est pas impossible que les études précédentes effectuées par Antonio (2000) et Rogerson (2007) n’aient simplement pas trouvé d’améliorations des performances pour les entraînements de résistance et les joueurs de rugby, parce qu’ils avaient peut-être utilisés des «mauvais» extraits (ou que l’entraînement n’a pas été assez intense…).

Bien qu’il soit difficile de déterminer si oui ou non cette hypothèse est vraie, il n’y a aucune raison de débattre de la conclusion que Ma. et ses collègues ont établi sur les résultats plus récents obtenus par des boxeurs entraînés une conclusion qui dit que : “Prendre 1250 mg de Tribulus terestris [.. .] atténue les dommages musculaires et améliore la performance anaérobique de boxeurs masculins entraînés, ce qui peut être lié à la diminution du taux d’IGFBP-3 plutôt que d’être lié aux hormones androgènes présentes dans le plasma sanguin.(Ma. 2015)

Article SuppVersity original: Tribulus is Good for Something (…)

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NdT: Il est vrai que certains athlètes ayant pris du Tribulus ont fait état d’une amélioration de leurs performances mais j’ai toujours du mal à y croire à moins que le problème se situe tout simplement au niveau de l’influence (faible) des substances actives de ce végétal et dont les effets pourraient varier en fonction du lieu de récolte ou de la plante elle-même comme cela l’est rappelé dans l’article. A vrai dire, la variété Alatus a, quant à elle, prouvée qu’elle exerçait un effet mélioratif direct sur la testostérone, contrairement au terrestris. Toujours est-il qu’il existe d’autres végétaux dont l’influence sur les hormones androgènes ou sur l’aromatase et la DHT sont bien connus; on peut citer l’ortie, le Palmier de Scie (Saw Palmetto), l’avoine commune (Avena sativa), le Bulbine natalensis et surtout le Tongkat ali. Vous pouvez également parcourir mon blog pour y trouver les articles qui traitent de ce sujet.

Pour ma part, j’estime qu’il y a d’autres végétaux dont l’effet ergogène est reconnu et étudié par la recherche et qui peuvent être sans doute beaucoup plus utiles. On peut citer le Ginseng, l’Ashwagandha, le Cordyceps, le Suma, le Rholiola rosea et d’autres encore…

Mais d’ici là, n’oubliez pas de développer votre culture physique !

Eric Mallet

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Le Fenugrec pourrait aussi booster la libération de l’hormone de de croissance

Vous connaissez sans doute le Fenugrec de son nom scientifique Trigonella foenum-graecum en tant que végétal qui influencerait les niveaux de testostérone à la hausse et qui pourrait améliorer le rapport muscle/masse grasse. A vrai dire, il se pourrait que vous puissiez trouver du fenugrec dans des suppléments censés augmenter les niveaux d’hormone de croissance. Les chercheurs coréens de l’Université de Yeungnam ont découvert cet effet quand ils ont fait des expériences avec des cellules de rats.

L’hormone de croissance et le Fenugrec

Les chercheurs sont tombés sur cet effet stimulant de l’hormone de croissance par le Fenugrec quand ils ont étudié un extrait de fenugrec sur une base de méthanol en utilisant des cellules de l’hypophyse de rats. L’hypophyse est une glande présente dans le cerveau qui, en dehors de sécréter les hormones LH et FSH qui stimulent la sécrétion de testostérone, sécrète également l’hormone de croissance. L’activité de la glande pituitaire augmente si l’hypothalamus un autre glande du cerveau synthétise plus de LHRH et de GHRH.

Les Coréens étaient à la recherche de substances qui stimulent la production de l’hormone de croissance comme remèdes contre l’ostéoporose, le déclin musculaire et d’autres signes de vieillesse. En 2007, 2003 et 2004, ils avaient publié plusieurs études qui ont montré que la production de l’hormone de croissance était stimulée par la glycyrrhizine et l’acide glycyrrétique du Glycyrrhizae radix, par les 1monopalmitine et 1monlionleine de  l’Astragalus membranaceus (Astragale) et la puérarine du Pueraria thunbergiana.

L’étude en question

Dans l’article que nous écrivons à ce propos et publié en 2008 dans Chemistry & Biodiversity, l’extrait complet de méthanol a stimulé la production de l’hormone de croissance à près de 2200%, comme indiqué dans le tableau ci-dessous. La concentration atteinte était exceptionnellement élevée: 1 mg par millilitre.

Lorsque les chercheurs ont isolé des composés de l’extrait pour les étudier individuellement, il s’est avéré que deux composantes étaient actives: Fenugreek Saponin I (composé 1) et la dioscine (composé 9). Ceux-ci ont stimulé la sécrétion de Hgh par un facteur de 13 et de 18 respectivement, à une concentration de 20 microgrammes par millilitre.

Fenugrec et hormone de croissance

Saponines du Fenugrec

La dioscine du Fenugrec

Le mécanisme reste inconnu

Un nombre croissant d’études presque toutes financées par les fabricants sont révélateurs du fait que les extraits de Fenugrec font preuves de propriétés intéressantes pour les athlètes. Ils améliorent la masse musculaire et la force, ils stimulent la capacité à brûler la graisse, l’endurance et stimulent la libido des hommes. La théorie la plus courante à ce sujet est que les extraits de Fenugrec stimulent la production de testostérone. Le Fenugrec le fait en effet, mais pas au point que vous puissiez vous attendre à en voir les effets mesurés.

L’étude coréenne contribue à expliquer le paradoxe: le Fenugrec fonctionne, mais d’une manière différente.

Source de l’article: Fenugreek may boost growth hormone emission too

Source Ergo-log: Chem Biodivers. 2008 Sep;5(9):1753-61.

Traduction par Eric Mallet pour Espace Corps Esprit Forme

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