Christophe Bonnefont et sa marque de compléments alimentaires Anabolic Supplements

Body Fitness 2018 Christophe BonnefontJ’ai eu le plaisir de rencontrer Christophe Bonnefont au cours du Body Fitness 2018, le salon “mondial” du Fitness et des sports de force. Et si j’avais été particulièrement impressionné par l’évolution très positive du salon par rapport à l’année 2016 – admettons que Reed Exhibitions puisse avoir fait un effort – j’ai également eu le plaisir de rencontrer des professionnels sympathiques et sérieux du complément alimentaire. Parmi ceux-là, et ils ne sont pas nombreux, se trouvait Christophe Bonnefont pour sa marque Anabolic Supplements que vous connaissez sans doute déjà.

Disons que Christophe s’est fait connaitre sur un coup de génie, celui de la patate douce. Source de glucides à IG modéré, la farine de patate douce qu’il distribue avec succès s’associe fort bien aux délicieuses crêpes qu’il confectionne avec grand soin. Christophe a également eu la bonne idée de distribuer du Peptopro (à l’orange, au citron, à la menthe…), un hydrolysat de caséine que vous avez sans doute déjà utilisé à l’entraînement. Peptopro est une protéine hydrolysée sous brevet, élaborée par DSM, un géant de l’agro-alimentaire particulièrement novateur dans le domaine des nutraceutiques. Sur cette introduction, je vous laisse avec mon interview de Christophe Bonnefont…

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Bonjour Christophe,

E.M: Première question, histoire de remonter un peu aux origines, pourrais-tu nous parler de ton intérêt pour l’activité sportive en général et le sport avec lequel tu as commencé. De quelle manière le sport est-il devenu une passion pour toi ?

Christophe Bonnefont: Je me suis passionné très jeune pour les arts martiaux, j’ai commencé à douze ans ! J’ai pratiqué le karaté, le taekwondo et le full contact pendant vingt ans. Il faut dire que j’étais fan des films de Bruce Lee, de Van Damme et de Stallone. En parallèle, j’ai commencé la musculation … que je n’ai jamais arrêtée depuis.

Peptopro et farine de patates doucesE.M: Est-ce que tu pratiques encore les arts martiaux ?

Christophe Bonnefont: Après avoir été deux fois champion de France et deux fois champion d’Europe, je dois dire que j’ai un peu mis les arts martiaux de côté pour consacrer plus de temps à mes activités professionnelles. Il m’arrive toutefois de pratiquer pour le plaisir.

E.M: Quel a été ton parcours dans le monde du bodybuilding ? As-tu remporté des compétitions ?

Christophe Bonnefont: La musculation c’est une passion que j’ai commencé à pratiquer en même temps que les arts martiaux. A chaque Noël je demandais du matériel pour équiper ma chambre ! A quinze ans j’avais une vraie petite salle de muscu ! Banc, haltères, poulies, j’étais bien équipé ! J’ai débuté les compétions en body, quand j’ai arrêté les compétitions d’arts martiaux. J’ai été champion de France IFBB, j’ai gagné également plusieurs grands prix.

E.M: Aujourd’hui, tu es “coach”. Pourrais-tu nous parler brièvement des athlètes que tu prépares ou que tu as préparé ?

Christophe Bonnefont: En réalité, je suis de moins en moins d’athlètes, cela prend beaucoup de temps de les préparer aux compétitions et le temps me manque. Je suis en effet à la tête de plusieurs sociétés et je développe de nouveaux projets.

Big Yam Christophe BonnefontE.M: Tu as également créé une marque de compléments alimentaires. Pourrais-tu nous parler des compléments que tu affectionnes particulièrement ?

Christophe Bonnefont: J’ai particulièrement à cœur la qualité des produits de ma marque. J’en détermine la composition comme s’ils étaient pour moi (et d’ailleurs je les prends tous les jours). Le produit phare de ma gamme est bien évidemment la farine de patate douce (qui existe aussi en version bio). Il y aussi le Big Yam qui est un mélange de patate douce et de Whey, parfait en shaker pre ou post-workout. J’aime aussi beaucoup le Young and Strong qui est un mélange de peptides de collagène et de glycine ce qui en fait un super aliment anti-aging. Je conseille aussi la prise de magnésium (Super Mag), particulièrement important pour la récupération nerveuse.

E.M: Tu as également écrit quelques ouvrages très intéressants en rapport avec la musculation, l’alimentation et la cuisine et le régime paléolithique. S’agit-il de ton expérience personnelle pour la cuisine en relation avec le régime alimentaire du bodybuilding ? Quelles sont tes recettes préférées ?

Christophe Bonnefont: Ces ouvrages sont effectivement le fruit de mon expérience personnelle. J’ai découvert le régime paléo à ses débuts alors que personne n’en parlait encore en France. J’ai voulu expérimenter ce type de mode de vie couplé à mon activité de sportif. Au vu des résultats santé et des performances physiques que j’ai obtenus, j’ai souhaité en parler au grand public.

Parmi mes recettes préférées, je dois dire que les crêpes à la farine de patate douce restent pour moi le petit déjeuner indétrônable !

E.M: Ton dernier ouvrage sur la sèche et la définition musculaire vient d’être publié avec William Jansens. Pourquoi avoir choisi un tel sujet en particulier ?

Christophe Bonnefont: Je crois que tout le monde une fois dans sa vie a voulu perdre le bon poids, c’est à dire uniquement de la graisse tout en préservant la masse maigre (le muscle)… mais que peu y arrivent, du moins sur le long terme  ! Avec Will on a voulu mettre fin à beaucoup d’idées reçues et mettre au jour toutes les dernières études scientifiques. On voulait quelque chose de vraiment complet. Cela a pris du temps mais on y est parvenus !

E.M: Quant à moi, je n’ai plus qu’à remercier Christophe pour avoir répondu de manière aussi sympathique à mes quelques questions. Et si vous êtes amateurs de crêpes qui ont du goût, visitez le site d’Anabolic Supplements, histoire de vous emparer sans coup férir de sa recette délicieuse. Vous risquez d’être très surpris et d’en faire une habitude culinaire très rapidement !

Eric Mallet

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Vitafoods 2018, le premier salon de l’agroalimentaire prend de l’ampleur avec la nutrition sportive

vitafoods-2018Après ma première visite au Vitafoods en 2016, j’ai pu constater que la vitalité du marché de l’agro-alimentaire et incidemment, celui de la nutrition sportive, étaient vraiment impressionnante. En arrivant à Genève pour cette édition du Vitafoods 2018, je ne m’attendais pas à une évolution aussi hors-norme. En comparaison, la surface du salon avait certainement gagné une large moitié supplémentaire en l’espace de deux ans. Et comme en 2016, rendez-vous était donné avec Harvey Capitaneo pour une nouvelle visite du Vitafoods. J’étais vraiment impatient d’y être et une fois sur place, impossible d’en ressortir déçu.

Le Vitafoods 2018, pour ceux qui ne le connaissent pas encore, est un des salons les plus importants de l’agroalimentaire, de l’alimentation et de la nutrition au monde. De grandes entreprises venues des quatre coins du globe se donnent rendez-vous à Genève tous les ans pour nous faire part de l’évolution du marché de l’agroalimentaire et de l’alimentation de demain. Incidemment, le Vitafoods concerne également le marché de la nutrition sportive puisque toutes les marques de compléments alimentaires se fournissent auprès de ces grandes (et moins grandes) entreprises qui réalisent tous les ans des milliards de dollars de chiffre d’affaires au niveau mondial. Naturellement, le Vitafoods 2018 est un marché de professionnels, réservé aux professionnels. Nous sommes loin de l’ambiance des FIBO, Body Fitness et autres Arnold Classic. Le contexte est évidemment bien différent. Pour ma part, j’ai essayé de mettre au maximum à profit mes deux jours de visite.

Le Vitafoods 2018 présente les nouvelles perspectives commerciales sur l’alimentation de demain, soutenue par l’évolution scientifique

vitafoods-2018-exposantsSur le plan de l’évolution du marché, j’étais totalement satisfait. La plupart des explications données par les exposants sur l’intérêt de leurs produits et l’application des recherches sont satisfaisantes. Sur le plan purement scientifique par contre, j’étais un peu déçu car j’ai parfois eu l’occasion de poser des questions précises sur telles ou telles molécules sans recevoir d’argumentations scientifiques suffisamment exhaustives à mon goût.

Le Vitafoods 2018 est un salon spécialisé de haut niveau pour les consultants et entreprises à la recherche des innovations du marché mais les chercheurs et responsables scientifiques à la source de l’innovation agroalimentaire ou de la nutrition sportive ne sont pas forcément présents à Genève. De toute évidence, ce n’est pas l’objet premier du Vitafoods et c’est tout à fait compréhensible. De mon côté, je n’allais pas visiter ce Vitafoods 2018 comme si je me rendais en séminaire ou en conférence mais j’aurais parfois aimé discuter de science de manière plus approfondie. C’est bien la seule note de déception personnelle que je pourrais évoquer. Pour le reste, je vous laisse cette année comme en 2016, avec mon interview d’Harvey Capitaneo, trader dans l’agroalimentaire, et que je remercie à nouveau pour son invitation.

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vitafoods-2018Eric Mallet: Par rapport à l’édition 2016 du salon, ce Vitafoods 2018 semble avoir littéralement explosé en termes de produits présentés et d’exposants présents. Quels sont d’après-vous, les raisons d’une évolution aussi rapide ?

Harvey C.: Le marché des nutraceuticals est estimé à 578 milliards en 2025 avec une progression de 8.8% annuelle. Donc, nous sommes sur une très grande dynamique soutenue par des pays émergeants (Chine & Inde) qui sont à plus de 11% de progression annuelle.

Eric Mallet: Est-ce que des grandes entreprises (ou plus petites) ou suscité votre intérêt au cours de ce salon et pour quelles raisons ?

Harvey C.: Les grandes entreprises commencent de plus en plus à se concentrer et à diversifier les qualités des produits ‘standards‘ comme la Whey en développant des produits de plus en plus ‘Ready to Use’, c’est-à-dire souvent prêt à l’emploi pour les façonneurs. Par rapport à 2016, le marché des enzymes & probiotiques s’est installé. Pour les plus petites entreprises, on peut non seulement remarquer le développement toujours plus pointus quant à la spécification des enzymes et des probiotiques, on peut même parler pour certaines de spécialisation. Comme le marché futur se dirige vers la personnalisation alimentaire en passant par la personnalisation des probiotiques, l’intérêt de s’informer est vital si on veut prendre le virage de la personnalisation et sortir de la supplémentation standard.

vitafoods-2018-branding-marketingEric Mallet: Par rapport à l’année 2016, j’ai eu l’impression que la part du marché consacré à la nutrition sportive et aux nutraceutiques a très nettement augmenté. D’après-vous, quelles en seraient les raisons ?

Harvey C.: Oui, je crois que ce marché n’est en réalité qu’au début; les gens sont à la recherche de plus en plus de performances et pas seulement de « santé ». L’augmentation du nombre des fitness offrant un accès facile à un bas prix est le moteur du marché, tout comme l’augmentation de l’obésité dans les pays industrialisés.

Eric Mallet: On assiste également à de nombreux investissements en Chine et en Asie en général. Pensez-vous que la Chine puisse être un porteur d’innovation de qualité en termes de nutrition sportive dans un proche avenir ou souffriront-ils encore longtemps d’une mauvaise réputation sur la marché européen et américain ?

Harvey C.: Non seulement je pense que la Chine à un rôle à jouer mais que c’est aussi un des pays leader et qu’ils risquent bien de venir se placer dans le Top 2 des leaders et ceci à court terme. La Chine en est à un tournant qu’elle est en train de réussir. En 2017, la Chine à fermé plus de 300 usines qui n’étaient pas aux normes. Elle est en train de moderniser ses usines à grande vitesse mais elle est aussi un des pays faisant le plus de recherche. A termes, elle sera le pays leader avec les USA…

vitafoods-2018-lactalisEric Mallet: Par leurs poids en termes de chiffre d’affaires, les français restent sans doute incontournables. Cependant, j’ai eu l’impression que l’on assistait plutôt à du sur-place qu’à de l’innovation ou de la qualité. A l’opposé, les exposants belges semblaient cette année très bien représentés. Seraient-ce seulement une question de logistique ou de véritable implantation d’entreprises belges performantes sur le marché ?

Harvey C.: Les français ont des point forts dans les produits laitiers mais aussi dan les protéines végétales. D’ailleurs, le gouvernement français a introduit une détaxe pour les fabricants de protéines végétales. Ils sont aussi très bien placés pour ce qui est des enzymes. Là ou ça pêche un peu, c’est dans la façon de se vendre et se présenter. On voit quand même dans ce salon des stands comme Lactalis qui font 7 m2 alors que Lactalis annonce un revenu de 18 milliards et un peu plus loin, on voit des sociétés qui ne font même pas 100 millions sur des stands de 100 m2 !! Pour ce qui est des belges, ils sont historiquement toujours bien placés et leur savoir-faire est au top. Ils ont été les premiers en Europe à créer un système de zone économique spéciale pour accueillir les premiers suppléments américains consacrés à la nutrition sportive.

vitafoods2018Eric Mallet: Certains produits phare comme la protéine de lactosérum, les Oméga 3 ou les acides aminés (BCAA…) représentent toujours une part importante du marché. Pourtant, l’innovation semble être ailleurs cette année. Par exemple, nous avions discuté avec le fabricant de Citicoline ou de la Kre Alkalyn qui proposera une nouvelle forme de protéine avec enzymes. Quelle est votre avis sur cette nouvelle orientation ?

Harvey C.: Les techniques de filtrages sont de plus en plus performantes. La plupart des clients lambda s’arrêtent à une Whey laitière ou fromagère alors que certaines fromagères sont de meilleure qualité que certaine laitières… Maintenant, on parle de filtration à ultra son ou au plasma, avec des whey « enzymères » issues de filtrations de dernières générations. C’est aussi à cela que l’on reconnait le savoir-faire des marques… ou pas.

Eric Mallet: Personnellement, j’étais très satisfait d’écouter plusieurs conférenciers sur le salon. C’est sans doute la preuve qu’il existe un besoin important d’informer les professionnels du secteur. De là, pensez-vous que les acteurs du marché – ainsi que les consommateurs – soient suffisamment informés en termes de nutrition et de l’impact que celle-ci génère sur leur santé ?

vitafoods-molecule-3DHarvey C.: Je pense que les consommateurs prennent de plus en plus conscience que certains suppléments, s’ils ne sont pas de qualité seront globalement inutiles. Les vrais professionnels eux, regardent le marché à 2-3 ans en avance et avec la nutrition personnalisée, les façonneurs vont énormément changer les choses. De là, beaucoup de marques vont souffrir car ce qu’il faut comprendre, c’est que 95% des marques sont produites par des amateurs qui se font guider par des façonneurs qui leur suggère des produits.

De cette manière, comprendre l’ère de l’épigénétique et de la nutrition personnalisée va demander des compétence que beaucoup n’ont pas… il y a quelques semaines une marque a fait de la publicité pour une Whey en disant que cette protéine améliorait les performances. Ce genre d’ineptie, dans un futur proche fera rire la plupart des consommateurs. En tout cas, cela fait rire les professionnels.

Eric Mallet: Pour donner le mot de la fin sur le Vitafoods 2018, quels sont vos attentes en termes de d’innovations produit ou d’évolution du marché dans un futur proche ?

Harvey C.: Je me concentre surtout sur « comment sera le marché dans 5 ans ». Donc pour ma part, la corrélation ADN/Nutrition sera une thématique future que tous auront intégré, tout comme l’aide du digital pour intégrer les macros et je ne veux pas louper le virage. Les marques qui louperont ces “virages” auront de la peine à survivre car entrer chez un façonneur c’est facile, mais là, même les façonneurs ne pourront aider sur ces sujets…

A nouveau, merci à Harvey d’avoir répondu à mes questions durant ce Vitafoods 2018 où l’avenir des nutraceutiques et de la nutrition sportive s’avère passionnant.

Eric Mallet

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Salon Body Fitness 2018 – On passe à l’étage…

Body Fitness Paris Lionel BéyékéComme je vous le disais dans la première partie de mon article sur ce Body Fitness 2018, ce salon m’a fait une très bonne impression, tant sur le plan personnel (avec mes amis) que sur le plan professionnel, à la rencontre des entreprises et marques du complément alimentaire. A ce niveau, et comme dans tous les salons, il y avait du bon et du moins bon. Les grandes marques françaises comme STC Nutrition ou EA Fit sont toujours bien présentes, avec des compléments alimentaires intéressants.

Les marques françaises plus modestes comme celle de Christophe Bonnefont avec Anabolic Supplements continuent d’attirer un public qui adhère de plus en plus au concept développé par Christophe: des crêpes, de la farine de patates douces et du Peptopro !  En effet, cette édition 2018 du Bodyfitness n’avait heureusement plus rien à voir avec le Body Fitness que j’avais rapidement visité en 2016. Le salon occupait cette année un large bâtiment sur deux étages (ainsi qu’un rez-de-chaussée supplémentaire pour les cours). Les compléments alimentaires occupaient le rez-de-chaussée alors que les machines et appareils de musculation occupaient l’étage du Body Fitness 2018, sujet de cet article.

Machines et appareils de musculation étaient beaucoup mieux présentés qu’en 2016

Matériels-machines-musculation-body-fitness-2018La disposition, l’ambiance et le confort de visite du salon Body Fitness n’avaient effectivement plus rien à voir avec l’édition 2016. Allées plus larges et facilité de circulation nettement améliorée, nous pouvions circuler facilement entre les stands sans même se bousculer. A priori, Reed Exhibitions avait fait l’effort d’agrandir le salon et sans doute, de prêter un peu plus d’attention au marché français du “fitgame” que les années précédentes.

Cette fois, ce Body Fitness 2018 est arrivé à égalité avec le FIBO en termes d’aménagement de l’espace. Les grandes marques avaient toute la place voulue pour présenter leurs machines et leurs appareils. On y retrouvait les grands classiques avec Technogym, Panatta, Matrix (relégué dans un coin un peu sombre), les revendeurs généralistes comme Planète Fitness, les machines Precor, Keiser, des organismes de formation (FNFDA…) ainsi que quelques stands spécialisés dans la nutrition bio de haute qualité avec la marque française Feed qui propose des repas déjà près en bouteille. La qualité et le goût sont exceptionnels. Concernant les marques d’appareils de musculation, disons que de manière un peu ironique, j’ai eu l’impression un peu étrange que finalement, à voir l’organisation des stands, l’on pouvait bénéficier d’un espace et d’un confort de circulation plus agréables qu’au FIBO, du moins lorsque le public n’était pas trop présent.

La marque Laroq, anciennement Multiform avec Frédéric Delavier au Body Fitness 2018

Frédéric Delavier Laroq machines appareils musculationJ’ai retrouvé Frédéric Delavier avec grand plaisir sur le stand de sa marque, Laroq, autrefois Multiform. LAROQ fait référence au nom du village provençal de La Roque d’Anthéron où les ateliers de fabrication de la marque sont installés depuis 1989. Comme vous le savez, Laroq commercialise des appareils et machines de musculation développés sous l’expertise de Frédéric Delavier.

A vrai dire, nous avions passé une très bonne soirée la veille, soirée au cours de laquelle nous ne pouvions cesser de discuter et d’aborder divers sujets passionnants. Toujours est-il que cette nouvelle journée Body Fitness 2018 était également le jour de la conférence de Benjamin Hennequin, doctorant en sociologie du sport (Université Paris Est), et de Jérôme Cuadrado, doctorant en psychologie clinique et psychanalyste (université de Bordeaux), domaine que je connais d’ailleurs très bien moi-même puisque j’ai également été doctorant en psychologie à l’université de Nice.

La conférence de Benjamin Hennequin et Jérôme Cuadrado  attira un public très varié mais intéressé

Body Fitness 2018 conférenceLa conférence de Benjamin et de Jérôme au Body Fitness 2018 portait sur le “Fitgame”, un terme qui m’était totalement étranger puisqu’à mon époque, la “situation sportive” des pratiquants de la force et du bodybuilding ainsi que du fitness se présentait de manière beaucoup plus restreinte (ou plus underground disons…). Chose assez comique pour être signalée, il y a de cela plus de 20 ans, je faisais partie des exceptions et des oiseaux rares.

Aujourd’hui, n’importe quel gamin veut faire de la musculation, souvent n’importe comment, en avalant un peu n’importe quoi, qu’il s’agisse d’entraînement ou de compléments alimentaires. A ce sujet, le développement du “Fitgame” a permis en parallèle de la multiplication des pratiquants, le développement – fort heureux et très approprié – du développement du métier d’entraîneurs (ou de coach si vous préférez…). Finalement, c’est à se demander si les modes ne finissent pas par s’auto-réguler elle-mêmes ce qui, dans un sens, aura toujours du bon en permettant d’éviter les excès et le n’importe quoi (même si c’est en faisant n’importe quoi…).

Quant à devenir n’importe qui, certains l’ont bien compris, et ce n’importe qui est vraiment devenu quelqu’un de très intéressant, même si je ne m’intéresse pas particulièrement à ce qu’il fait. Vous pourrez sans doute critiquer “Tibo in Shape” mais c’est aussi ce genre de personnes qui permet aux jeunes de s’intéresser à la musculation. Je serais donc très mal placé pour critiquer négativement quelqu’un comme Thibault par exemple. Bref… Fermons la parenthèse et revenons à la conférence de Benjamin et de Jérôme sur le “Fitgame”.

Une conférence sur le Fitgame et le business de l’image sur Internet

Benjamin Hennequin conférence Body Fitness 2018La question du Fitgame a été traitée en profondeur par Benjamin Hennequin et Jérôme Cuadrado au cours de leur conférence. Revenant sur plusieurs thématiques en relation au Fitgame lui-même, il s’agit sans doute d’un terme assez général pour désigner de manière assez globale le business des sports de la forme et de la force sous l’ensemble de ses aspects: entraînement, culte du corps, compléments alimentaires, podcasts des spécialistes et influenceurs, coachs, entraîneurs, magazines, réseaux sociaux, etc. Conférence très intéressante du Body Fitness 2018 mais peut-être un peu trop courte pour être développée dans tous ses détails, Benjamin Hennequin et Jérôme Cuadrado nous ont présenté une très bonne synthèse, savamment appuyée par un plan et un Powerpoint de très bonne qualité.

Des sujets essentiels comme le bien-être physique et mental, la question de l’image et de ses abus ou l’épanouissement par la musculation ont introduit la conférence avant de nous faire entrer dans les détails. Benjamin et Jérôme insisteront sur la question de l’utilisation et de l’influence de l’image et notamment, sur l’image véhiculée par les influenceurs sur les réseaux sociaux par exemple. Sujet très intéressant et sur lequel je travaille également, la dysmorphie musculaire et la dysmorphophobie corporelle faisaient partie des sujets abordés. Disons que Jérôme et Benjamin vont se focaliser essentiellement sur le côté addictif ou pathologique des sports de force par l’image, abordant les thèmes de l’obsession ou d’une “addiction” aux compléments alimentaires ou aux produits dopants par exemple. L’influence des médias ou les troubles du comportement (alimentaires, pertes des performances sportives, crainte de manquer un entraînement…) sont des sujets qui seront également abordés durant la conférence.

Le Fitgame dépend beaucoup de l’image portée par les icônes du bodybuilding et du fitness

Body Fitness 2018La question des mythes fondateurs comme celui d’Adonis, d’Hercule ou de nos héros plus contemporains comme Arnold, Stallone sera aussi abordée mais je citerais volontiers Lou Ferrigno, Francis Benfatto et Steeve Reeves également. Par contre, la référence à mon avis un peu maladroite aux morphotypes de William Sheldon me paraissait un peu hors sujet dans une conférence qui se veut placée sous le regard de la science. Je me suis étonné de constater que ce mythes des années 1940 pouvait encore être cité sérieusement à notre époque. A l’heure de l’ADN, de l’épigénétique et de la nutrigénomique, le mythe des morphotypes m’est un peu resté en travers de la gorge. Par contre, les recherches de Benjamin et de Jérôme sur des faits de société avérés et scientifiquement étudiés comme par exemple la taille des jouets, l’influence des médias ou de la consultation des réseaux sociaux comme Facebook m’ont particulièrement intéressés.

Pourrait-on finalement décrire la fièvre du muscle comme une nouvelle pathologie ?

La fièvre du muscle devrait-elle être considérée comme la nouvelle pathologie du 21ème siècle ? Selon Benjamin Hennequin et Jérôme Cuadrado, cette nouvelle obsession répondrait à plusieurs critères:

  1. Une diète stricte
  2. Un entraînement sérieux
  3. Croire aux bienfaits d’être plus musclé
  4. L’encouragement à être le plus énorme possible
  5. Stigmatiser les corps jugés comme non musclés et secs
  6. Proscrire les activités pouvant nuire au Lifestyle
  7. La nécessité de consommer des compléments alimentaires pour prendre du muscle

Point de vue très intéressant sur le “Fitgame”, je le considère donc au départ, comme un concept qui prend en compte autant les débutants de la musculation que les professionnels du bodybuilding qui constituent en quelques sortes le moteur (et motivateur) d’un domaine qui va certainement plus loin, a priori, que la simple considération d’une communauté sportive en particulier. Le Fitgame va plus loin car, selon moi, la notion d’identification aux professionnels du milieu est particulièrement forte, sans doute plus forte que pour d’autres sports comme le football, le rugby ou la natation par exemple. Le pouvoir de l’image est naturellement plus fort pour le bodybuilding que pour le handball ou le hockey sur glace par exemple. A l’opposé, je ne me reconnais absolument pas dans ce monde du Fitgame puisque je considère la musculation tout d’abord comme un sport fonctionnel depuis le moment où j’ai levé mon premier haltère.

Body Fitness 2018 Machines de musculationParadoxalement, c’est la natation qui m’a ouvert les yeux sur cette réalité sportive. Nager vite me permettait de me déplacer très vite dans l’eau, autrement dit, dans un milieu a priori plus difficile à maitriser que la terre ferme. Et logiquement, un sport, quand il est bien pratiqué, permet de conserver un corps parfaitement fonctionnel et fort dans la durée. Benjamin et Jérôme n’ont d’ailleurs pas manqué de rappeler la phrase de Rousseau: “Plus le corps est faible, plus il commande, plus il est fort plus il domine“.

Autrement dit, plus le corps est faible, plus vous en serez assujetti, plus votre corps sera fort, plus il domine, c’est vrai mais aussi, plus il vous permettra de dominer, tant sur le plan physique que psychologique et de conserver vos fonctions cognitives intactes sur le long terme. En cela la perspective choisie par Benjamin Hennequin et Jérôme Cuadrado s’inscrit en contraste complet avec mon optique de fonctionnalité physique optimale permise par la musculation. Cela dit, les considérations “pathologiques” du milieu de la musculation se posent comme complémentaires et parfaitement illustrées par Jérôme et Benjamin. Alors… Pour leur redonner la parole, faut-il considérer le culte du corps au sens premier du terme, ou comme une religion du 21ème siècle ?

Faudrait-il alors considérer la musculation comme une nouvelle religion des temps modernes ?

Body Fitness 2018Nos deux doctorants s’interrogent ensuite sur la manière de considérer la musculation. S’agit-il d’un sport à part entière ou plutôt d’un mode de vie complexe ? Les athlètes sont-ils victimes de dysmorphie musculaire dans le sens où ils consacrent entièrement leur existence à leur passion sportive ? Faut-il par là-même considérer la passion pour le bodybuilding comme un danger ou un “lifestyle” comme un autre ? Dans ce cas, la musculation serait plus qu’un sport mais à partir de quel point pourrait-on parler de pathologie, ou de “bigorexie” comme on l’entend parfois ? Naturellement, ces questions ont tout le loisir de s’articuler pleinement sur les réseaux sociaux, sur Facebook, Instagram et les autres mais aussi sur YouTube ou les influenceurs (coachs ou pseudo-coachs, athlètes passionnés, professionnels et experts…) n’ont de cessent de prodiguer leurs conseils et de faire vivre autant le Fitgame que la passion des athlètes à tous niveaux.

Les abus de certains revendeurs de compléments alimentaires bas de gamme devraient être dénoncés

A partir d’un certain degré, on pourrait également placer certaines entreprises spécialisées dans le complément alimentaire dans le cadre des abus, d’autant plus quand il s’agit d’entreprises qui flirtent de près avec l’illégalité, entreprises pyramidales, vendeurs de protéines ou de créatines de qualité douteuse et made in China.

Dans cette optique, il serait absurde de parler d’abus pour un athlète qui tient à boire son shake de protéines. Les sédentaires, obèses et autres experts du canapé ne comprendront jamais la notion d’aliment fonctionnel où, autrement dit, 25 grammes de protéines en poudre n’auront pour objet que de fournir un supplément qualitatif et quantitatif de protéines dans le cadre d’un quota journalier d’apport protéique, ni plus ni moins… (avec le goût de la vanille ou du chocolat en plus).

Alors… pensez-vous que le Fitgame soit un rêve ?

Body Fitness 2018 machines de musculation et fitnessPour ma part, je n’ai jamais fait de mon sport un rêve mais une réalité quotidienne sans pour autant en faire une obsession. L’optique adoptée par Benjamin et Jérôme est bien-sûr différente de la mienne et dans un sens, ils ont tous deux raison de dénoncer les abus de ce qu’il faut bien appeler un système ou un business avec ses qualités mais aussi ses défauts. Disons qu’un salon comme le Body Fitness 2018 est aussi là pour présenter une certaine image du “Fitgame”.

Nombreux sont ceux qui vous vendront du rêve mais ce rêve, si j’ose dire, ne date pas de la naissance du “Fitgame” car il nous est déjà vendu depuis les années 1990 avec l’explosion du marché des compléments alimentaires. J’ai d’ailleurs encore de nombreux souvenirs de mes précieux Musclemag et autres Muscular Development ou Flex (l’original en anglais) où les publicités faisaient la promotion de belles boites de protéines ou de Gainers accompagnées de bodybuilders largement dopés. Déjà à cette époque pas si lointaine, l’image présentée par les magazines étaient biaisée par le marketing.

L’image et le culte du corps ne datent pas d’hier…

Body Fitness 2018Même si vous saviez parfaitement qu’un simple Gainer ne vous donnerait jamais un tel physique, l’idée d’une progression fantastique en masse musculaire s’était insidieusement insinuée dans votre inconscient. Le développement du marché de la créatine monohydrate et de la L-Glutamine, bientôt suivi par le lactosérum vont faire exploser le marché, en exacerbant encore ces concepts douteux et développés par le marketing.

Aujourd’hui, le marché du Fitgame a largement dépassé le milliard d’euros, alors qu’au sommet des entreprises douteuses, certaines d’entre elles essaieront toujours de vous vendre  des végétaux en poudre en proclamant haut et fort que vous serez coach sportif ou conseiller minceur en moins d’une heure.

Dans ces conditions, quand on est un jeune sportif en quête de gloire et avec des rêves plein la tête, difficile de trier le bon grain de l’ivraie. Pour ma part, j’essaierai toujours d’apporter ma petite pierre dans le domaine de la modération, notamment sur le plan scientifique. Ce qui me rassure aussi, c’est de voir que je ne suis pas seul et que des personnes de conviction sont également bien présents comme influenceurs positifs dans le monde du “Fitgame”. Prenons un instant pour les remercier…

Pour ma part, je me sentirais toujours un peu étranger à ce monde même si j’en fais un peu partie depuis maintenant près de 30 ans. Pourtant, et depuis très longtemps, j’ai toujours pensé que de prendre du recul par rapport au monde réel ou virtuel qui nous entoure permettait surtout de faire la part des choses entre l’authentique et les menteurs, un mode de pensée qui m’aura orienté depuis le début de mes études universitaires, autant pour la linguistique des langues que la psychologie (et surtout la psychanalyse) et la chimie organique, là où il n’est possible pour rien ni personne de mentir…

Eric Mallet

 

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Body Fitness 2018 Paris, un salon des sports de force et du fitness enfin au niveau de l’Europe !

Body Fitness Paris Lionel BéyékéL’édition 2016 du Body Fitness parisien ne m’avait franchement pas convaincu et même à vrai dire, plutôt déçu. Couloirs étriqués, exposants les uns sur les autres, manque de places pour les marques qui, fatalement étaient peu nombreuses, ce Body Fitness 2016 faisait figure de parent pauvre par rapport à d’autres salons européens du Fitness et des sports de force plus ambitieux comme le FIBO ou l’Arnold Classic par exemple.

Si je ne manque pas ces deux salons, je m’étais facilement dispensé du Body Fitness l’année dernière. Par contre, le Body Fitness 2018 pouvait déjà m’inspirer un peu plus cette année, surtout que mes amis William Janssens, Juanito Cordia, Benjamin Hennequin, Christophe Bonnefont, Frédéric Delavier et bien d’autres seraient sur place lors du salon. Avec le salon du livre à faire en même temps, j’étais déjà un peu plus motivé. Seule la fatigue liée au fait que je faisais deux salons en même temps aurait pu réduire ma motivation mais finalement, j’ai passé un excellent week-end avec de belles découvertes et de nouvelles rencontres.

Deux salons sur 3 jours avec le Body Fitness où je devais y consacrer la moitié de mon temps

Body Fitness 2018J’étais présent au salon du livre pour y rencontrer des éditeurs concernant plusieurs sujets d’écriture en relation plus ou moins directe à la nutrition et aux sports de force. Je me devais aussi d’être présent au Body Fitness 2018 pour des raisons professionnelles, certaines étant en lien avec un de mes sujets de rédaction, pour un ouvrage qui devrait se terminer en fin d’année, et plus particulièrement dans le domaine de la psychanalyse. Dans ce domaine des sciences humaines, la question du corps n’a pas toujours reçue la place qu’elle mérite, à part peut-être lorsqu’il s’agit de considérer le corps sur un plan purement psychiatrique, du côté des psychoses plus précisément, de l’hystérie et de la schizophrénie en particulier.

Du côté des folies douces par contre, il nous reste des champs entiers à défricher, et le monde des musclés en fait partie, du moins quant à ses excès. Je n’étais pourtant pas venu exclusivement au Body Fitness pour y étudier l’hybris et ses cas cliniques mais déjà pour passer un bon moment dans un univers sportif encore trop mal considéré en France et en Europe même si le business y est plus ou moins florissant. Cet univers, c’est aussi ma communauté sportive depuis 27 ans et je m’étonne toujours que notre discipline sportive y soit toujours aussi mal comprise.

Le Body Fitness 2018, un salon qui a déjà bien évolué en quelques années

Body Fitness 2018 Whey et compléments alimentairesMonde des sports de force, de la santé et du bien-être, le Body Fitness n’était pourtant que peu représentatif des pratiques sportives elle-mêmes et encore moins du marché de la nutrition sportive, un domaine où je suis professionnellement impliqué depuis près de 13 ans. L’édition 2018 m’aura donc étonné très positivement avec une mise en place du salon beaucoup plus spacieuse qu’en 2016 où deux halls sont désormais consacrés à l’évènement. Cette fois, ce Body Fitness est déjà plus en accord avec la réalité sportive et la réalité du marché. Le premier hall est constitué d’un rez de chaussée pour la partie nutrition sportive et bodybuilding alors que l’étage était réservé au matériel et équipements de musculation. Un second hall en contrebas était réservé au cours et conventions fitness. Par contre, si le Body Fitness a gagné de l’espace, l’organisation est toujours bien franco-française. Même si l’organisateur Reed Exhibitions est connu pour organiser des salons de grande ampleur dans le monde entier, le cas français reste toujours très particulier. Nous sommes en France et l’esprit français reste encore trop souvent caractérisé par le chiasme assez loufoque du désordre organisé et de l’organisation du désordre…

Quand le concept de salon Body Fitness à dimension “mondiale” se heurte à la vieille mentalité franco-française du désordre

Body Fitness 2018 NutrytecConcernant le Body Fitness 2018 dans son ensemble, on y retrouve encore les mêmes défauts d’organisation par rapport aux années précédentes, avec une absence d’accueil à l’entrée du salon, à part un commissariat général placé à l’étage mais au fond du hall. Au moins cette fois, il ne s’agit plus d’emprunter cet escalier roulant assez grotesque pour se retrouver enfermé dans un hall surchauffé où les exposants se retrouvent coincés les uns sur les autres. Cette fois, chaque exposant a de la place pour s’exprimer et recevoir les visiteurs dans de bonnes conditions, même si le prix du mètre carré reste toujours aussi élevé pour les professionnels.

Cette réalité commerciale présente cependant à mon sens le défaut de privilégier les grandes enseignes au détriment des plus petites marques du marché. Comme on le voit d’ailleurs assez fréquemment, les grandes marques n’ont pas toujours le sens de l’innovation mais plutôt celui de la vente en quantité, aidée à grands renforts d’outrances marketings. Malheureusement, la quantité n’est que très rarement synonyme de qualité. Les marques plus modestes par contre, se défendent déjà mieux sur ce critère. L’innovation et la qualité nutritionnelle de leurs produits est déjà beaucoup plus palpable. Des marques comme Anabolic Supplements de Christophe Bonnefont ou celle d’Eric Favre en sont d’ailleurs les exemples les plus frappants. Body Fitness 2018 Christophe BonnefontDe toute évidence, les athlètes réclament de nouveaux produits, des compléments plus sains et plus à même de les aider à progresser sur le plan athlétique. Généralement, ce n’est pas chez les grossistes en Chine que nous allons les trouver.

Côté grandes marques, les français n’étaient pas en reste avec la présence de STC Nutrition par exemple ou de EAfit qui continuent à nous présenter des produits de qualité. Les marques étrangères étaient également bien représentées avec par exemple les italiens de + Watt qui m’ont fait bonne impression mais surtout Nutrytec Laboratorios, fabricant espagnol de compléments alimentaires qui présente un large catalogue de compléments étendu sur plusieurs gammes dont une gamme bio particulièrement intéressante et innovante par la qualité ou la spécificité de ses produits (pains protéinés multi-céréales, bruns ou blancs, pains protéinés pour hamburgers, brioches et cookies protéinés mais aussi galette des rois protéinées (!) selon la saison). Question goût, leurs isolats et concentrés de lactosérum sont irréprochables, la qualité de leur protéine l’est aussi.

Certaines grandes marques comme Biotech ou Scitec étaient également présentes sur le Body Fitness même si concrètement, elles n’apportent pas grand chose de nouveau aux athlètes. Les espagnols de Boléro était également bien représentés. Ils tentent de fédérer plusieurs petites boutiques sans vraiment apporter, eux aussi, quelque chose de neuf ou d’intéressant sur le plan qualitatif et nutritionnel. Côté distributeurs et grossistes revendeurs, Nutrimeo était présent sur le salon. Prozis s’est d’ailleurs fait remarquer très positivement par ses animations sportives très suivies par les athlètes.

Côté français, le talent appartient aux petites marques françaises qui ne demandent qu’à grandir encore un peu…

Peptopro et farine de patates douces

Peptopro et Farine de papates douces Anabolic Supplements

Le vendredi, j’arrivais au Body Fitness vers 14 heures. Je découvrais le stand de Christophe Bonnefont et de sa marque Anabolic Supplements. Je ne connaissais pas encore Christophe et j’ai eu le grand plaisir de faire connaissance avec un athlète très jovial, sympathique et doué d’un esprit d’entreprise affirmé. Sa marque Anabolic Supplements, propose des compléments alimentaires originaux dont l’incontestable Peptopro et de la farine de patates douces, une idée originale pour les amateurs de glucides sains, afin de réaliser d’excellentes crêpes sucrées. Ici, le goût des crêpes n’a absolument rien à voir avec les préparations chimiques de pancakes proposées par d’autres marques. Même les bodybuilders américains n’en reviennent pas ! Ils avaient littéralement pris possession du stand de Christophe Bonnefont et ne semblaient ne plus vouloir quitter la plaque de chauffe et la poêle à crêpes 🙂 Plaisir renouvelé également de revoir notre physiologiste de l’exercice William Janssens, un collègue et camarade que je n’avais pas vu depuis le Vitafoods en 2016. Et enfin, j’avais le plaisir de rencontrer Juanito Cordia, entraineur, rédacteur Fitness Mag et Youtubeur bien connu dans notre petit monde du muscle !

Une première journée de reconnaissance du Body Fitness 2018 avec le plaisir de revoir mes amis !

Body Fitness 2018 William Janssens

Avec William Janssens et l’équipe Anabolic Supplements !

Premier tour de reconnaissance sur le salon, mon impression s’avéra finalement très positive dans l’ensemble. Cette année, nous étions loin du salon Body Sardines de 2016 et des années précédentes. Il me restait encore l’étage à visiter au niveau des machines et des appareils de musculation. Malheureusement, l’heure avait tourné et je devais à nouveau sauter dans le bus. Ma journée du samedi était consacrée au salon du livre mais je devais rejoindre mes camarades en soirée pour le repas organisé par l’association Fitness Nations et Planète Muscle de Thierry Tsagalos, créateur du forum historique des sports de force, de la musculation et du fitness. Disons que Thierry ira jusqu’aux compétitions “Bikini” mais pour ma part, faisant encore partie de la vieille école, j’ai toujours un peu de mal avec le principe 🙂

Le repas organisé par Planète Muscle et Fitness Nations m’a permis de faire de nouvelles rencontres sympathiques

Finalement, nous avons passé un très bon moment avec Thierry Tsagalos du forum Planète Muscle, Christophe Bonnefont et son équipe mais aussi Daniel Fournier (Youtubeur de son état) et notre Frédéric Delavier national, sans qui notre sport ne serait sans doute pas le même. Après le repas, nous n’avons pas pu nous empêcher d’aller boire un verre avec Frédéric, Thierry Tsagalos, Laurent Fournier et d’autres personnes très sympathiques pour finalement terminer la soirée jusqu’à une heure du matin. Notre Frédéric Delavier est amateur de Tolstoï, il nous aura vraiment marqué ce soir là en nous narrant sa vie et ses déboires. Comment est-il possible qu’un tel écrivain soit mort ainsi, dans l’anonymat d’une simple gare ?

Retour à l’hôtel pour une courte nuit de sommeil où m’attendait un dimanche bien chargée, histoire de découvrir l’étage des appareils et machine de musculation et cardio training, ainsi que la conférence de Benjamin Hennequin sur le Fitgame. Initialement prévue à 14h30, Benjamin et son collègue Jérôme devait finalement nous faire part de leur vision du Fitgame à 15h30. De là, je me vois donc un peu obligé de couper l’article en deux parties, celui-ci représente déjà une grosse tartine (à la farine de papates douces).

Eric Mallet

 

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