Les polyphénols alimentaires augmentent l’espérance de vie

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Les polyphénols

Les polyphénols présents dans les baies, le raisin, les bleuets, les pommes, et beaucoup plus d’aliments encore que vous puissiez en acheter chez votre marchand de légumes étendent effectivement l’espérance de vie. Des chercheurs de l’Université de Barcelone en Espagne en ont fourni des preuves solides et ont aussi découvert pourquoi dans les études épidémiologiques, aucun effet des polyphénols sur l’espérance de vie n’apparaît de manière aussi fréquente.

Les polyphénols retrouvés dans les fruits et légumes produisent de nombreuses réactions intéressantes au cœur des cellules, dans des tubes à essai et sur des animaux de laboratoire. Les polyphénols inhibent les cellules cancéreuses, protègent les vaisseaux sanguins, activent la fabrication du tissu conjonctif, protègent les muscles, préviennent la formation de plaques au niveau du cerveau, stimulent la combustion des graisses et aident les cellules à effectuer leurs réparations. Sur le papier, un régime riche en polyphénols devrait prolonger l’espérance de vie mais les scientifiques s’étonnent du peu de preuves retrouvées au niveau des études épidémiologiques.

Ceci s’explique partiellement à cause de la détérioration générale de la qualité de notre alimentation. Il y a maintenant tellement peu de gens qui consomment effectivement assez de fruits et de légumes que les épidémiologistes sont incapables de mesurer les effets d’un régime riche en polyphénols antioxydants sur des bases scientifiques solides. Une autre raison explique que les épidémiologistes reconstruisent les habitudes alimentaires de la population à partir de questionnaires qu’ils ont remplis. Les données obtenues à partir de ceux-ci sont souvent peu fiables.

Une étude scientifique sérieuse réalisée avec plus de 800 personnes

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L’acide gallique

Des chercheurs espagnols ont suivi 807 personnes âgées de plus de 65 ans pendant deux années et ont mesuré l’apport en polyphénols de deux manières différentes: de manière classique, au moyen de questionnaires, et d’une manière plus objective, en mesurant la quantité de métabolites de polyphénols dans l’urine des participants. Les chercheurs ont exprimé leurs résultats en équivalent d’acide gallique.

Les chercheurs ont divisé les participants en 3 groupes égaux en fonction de leurs apports en polyphénols. Le procédé classique a donné lieu à un effet inverse sur le taux de mortalité. Au plus les personnes âgées de plus de 65 ans prenaient de polyphénols selon ce qu’ils disaient manger, au plus le risque de mortalité était élevé.

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polyphenols-et-mortalite

Mais quand les chercheurs ont examiné le nombre d’équivalents en acide gallique [GAE] dans l’urine des participants, ils y ont constaté un effet positif. Et comme la figure ci-dessus le montre, l’effet était marqué. La figure ci-dessous montre que l’addition de l’acide alpha-lipoïque dans le cocktail a conduit à une augmentation significative de la concentration en phosphocréatine.

Les polyphénols influencent positivement le risque de mortalité

Le tableau ci-dessous montre un autre résumé des résultats. Le risque de mortalité des participants dans le groupe présentant les apports les plus élevés en antioxydants était de 30% inférieur à celui des participants présentant la plus faible consommation.

Polyphenols-et-mortalite

Les résultats de notre étude suggèrent que le total des concentrations élevées de polyphénols urinaire sont associées à une réduction de la mortalité toutes causes confondues chez les personnes âgées, alors qu’aucune association significative n’a été trouvée en utilisant l’apport total en polyphénols alimentaires“, écrivent les chercheurs. “D’autres études sont nécessaires pour confirmer cette association de protection dans d’autres populations, en particulier les jeunes et différents pays dont la variabilité alimentaire est plus élevée.

Article Ergo Log: Polyphenols in food extend life expectancy

Source Ergo-log: J Nutr. 2013 Sep;143(9):1445-50.

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Ndt: Et n’oubliez pas: “Ils ont la santé, les fruits et les légumes frais !”

Mais n’oubliez pas non plus de développer votre culture physique !

Eric Mallet

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Le curcuma: l’anti-catabolique rangé dans votre étagère de cuisine

curcumaÊtes-vous un bodybuilder à la recherche d’une nouvelle substance à expérimenter ? Celle-ci est d’ailleurs tout à fait légale ! Alors Ergo-log a une astuce pour vous: essayez le curcuma. Vous ne pouvez pas prendre plus légal et plus simple que cela. Vous pouvez trouver le curcuma parmi les herbes et épices de votre supermarché. Et si l’on en croit les récents articles scientifiques parus à ce sujet, c’est un anti-catabolique intéressant.

Le curcuma est une épice originaire de l’Inde, elle est extraite des racines séchées de la plante Curcuma longa, un parent du gingembre, le Zingiber officinale. La coloration du Curcuma Longa donne à certains aliments leur couleur jaune alors que la poudre de curcuma est un ingrédient du curry.

Le curcuma est connu depuis des millénaires grâce à la tradition ayurvédique

En Inde, les guérisseurs traditionnels utilisent le curcuma depuis des siècles pour ses propriétés anti-inflammatoires. Ils le prescrivent à ceux qui souffrent de problèmes respiratoires ou de blessures qui ne guérissent pas. Un ingrédient actif de la curcumine ou diféruloylméthane a été identifié. C’est précisément la substance qui est vendue comme colorant alimentaire jaune dans les boutiques. Le diagramme ci-dessous montre la structure chimique de la curcumine.

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Certains chercheurs pensent que la curcumine protège le cerveau. Au cours d’études animales,  la curcumine a permis de réduire les dommages causés au cerveau par le cadmium et le plomb. Les épidémiologistes soupçonnent que la curcumine protège le cerveau contre la maladie d’Alzheimer, et que c’est pour cette raison que la maladie est moins répandue en Inde – où la consommation de curcuma est élevée – que dans d’autres parties du monde.

La curcumine possèderait des propriétés anticatabolisantes

L’effet anti-catabolique du curcuma dépend aussi de la curcumine, selon ce qu’affirme un article de la revue Harvard Medical School. L’article se concentre sur la curcumine en tant que médicament qui lutterait contre la dégradation musculaire à la suite d’un empoisonnement du sang, la spécialisation des chercheurs. Cependant, écrivent-ils, «il existe des preuves que la curcumine pourrait inhiber la réponse catabolique du muscle squelettique durant d’autres conditions cataboliques“.

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La curcumine, la molécule active du curcuma

Ils se réfèrent à des études animales qui ont montré un effet anti-catabolique de la curcumine dans le cas du cancer et de tissus musculaires endommagés. Certaines études ont également montré que la récupération des tissus musculaires avait été améliorée par la curcumine. Pourtant, au cours d’études scientifiques où des animaux de laboratoire n’avaient pas pu utiliser leurs muscles, la curcumine n’a pourtant pas inhibé la dégradation des protéines musculaires. Donc, la curcumine ne fonctionne pas toujours.

Les chercheurs soupçonnent la curcumine d’inhiber la dégradation musculaire en sabotant essentiellement l’échangeur moléculaire [un facteur de transcription] nommé facteur nucléaire kappa-B (NF-kB). Nous savons que le NF-kB réagit à peu près à tout ce qui est néfaste à la cellule: les radicaux libres, la lumière UV et le cholestérol LDL oxydé. Dans ces cas, le facteur de transcription se lie à l’ADN et, ce faisant, il met en marche toute une batterie de mécanismes de destruction. En bloquant l’échangeur moléculaire, le NF-kB ne peut donc plus agir en détruisant les tissus.

Dans le cas d’un empoisonnement du sang, mais aussi du cancer, les opérations chirurgicales lourdes et la malnutrition, le NF-kB peut causer beaucoup de dommages aux tissus musculaires. Pourtant, la curcumine n’est pas onéreuse et reste non toxique en grande quantité. Elle pourrait représenter une alternative à certains produits dopants, proches des hormones anabolisantes. Elles sont coûteuses, illégales et présentent des effets secondaires. C’est pour cela que les chercheurs veulent en savoir plus à ce sujet.

L’assimilation du curcuma n’est pas idéale dans l’organisme

Un problème se pose, le corps n’absorbe pas la curcumine du curcuma facilement. Les fabricants travaillent donc sur des nano-préparations de la substance. Une alternative consiste à administrer la curcumine avec du poivre selon les chercheurs. “Une autre méthode pour augmenter la biodisponibilité de la curcumine est d’ajouter de la pipérine du poivre noir, ce qui augmente l’absorption de la curcumine de 2000% chez l’être humain.” Pour la petite histoire: les auteurs de l’article n’ont pas l’intention de commercialiser la curcumine. Ils ont été financés par les Instituts nationaux américains de la Santé.

Rappelez-vous que la quantité de muscle que vous développez dépend des processus anaboliques et cataboliques. Si vous augmentez la qualité et la durée des processus anabolisants, la prise de muscle sera plus rapide. Réduire les processus cataboliques aura le même effet. Mais à savoir si la curcumine a un effet anti-catabolique pendant et après un entraînement lourd et intense n’a pas été étudié. Pourtant, ce genre d’études en vaudrait vraiment la chandelle.

Source Ergo Log: Turmeric: the anti-catabolic in your kitchen cupboard

Source de l’article: Nutrition. 2009 Feb;25(2):125-9.

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Note: L’allégation des auteurs Ergo-log sur le fait que la curcumine pourrait représenter une alternative a des substances dopantes me paraît un peu légère. Je comprends leur enthousiasme mais de là à assimiler les effets d’une substance naturelle à des stéroïdes androgènes anabolisants, c’est quelque chose qui pour l’instant, n’a jamais été démontré. Cependant, il est probable que le diféruloylméthane du curcuma présente un potentiel ergogène intéressant pour les sportifs. Pourtant, le curcuma est bien trop souvent négligé, se serait-ce que pour la santé.

Eric Mallet

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Les effets de la curcumine chez les personnes en bonne santé

curcuma-source-de-curcumineUne supplémentation en curcumine, la substance active du curcuma, pourrait retarder la rapidité avec laquelle les cheveux deviennent gris. Un effet qui a définitivement été validé par la recherche fait référence à une hausse spectaculaire de la concentration d’oxyde nitrique, la molécule qui dilate les vaisseaux sanguins. La curcumine exercerait encore plus d’effets, selon une étude publiée par des scientifiques de l’Ohio State University sur le Journal de la Nutrition. C’est l’une des premières études sur les effets de la supplémentation en curcumine sur des personnes saines.

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L’extrait du curcuma présente des propriétés biochimiques très intéressantes

La curcumine [formule développée ci-dessus] est une substance extrêmement intéressante. Elle aurait un effet anti-catabolique, et peut-être même un effet anabolisant. Elle inhiberait la conversion des acides aminés en glucose, stimulerait la combustion des graisses et protègerait les hommes du cancer de la prostate. Et ce ne sont là que quelques-uns de ces effets présumés.

Malgré ces perspectives prometteuses, il y a très peu d’études sur les effets de la supplémentation en curcumine sur des personnes saines. Les chercheurs de l’Ohio State University en on constaté une seule: une étude thaïlandaise dans laquelle les sujets du groupe expérimental ont pris une dose quotidienne de 500 mg ou 6 g de composés curcuminoïdes pendant une semaine.

La dose de 500 mg a entraîné une augmentation de la quantité totale d’antioxydants dans le sang et réduit la concentration de triglycérides et de cholestérol.

Une étude scientifique américaine a obtenu des résultats intéressants de la curcumine

curcuma-bienfaits-santeDans leur étude, les Américains ont testé un supplément contenant 400 mg de curcumine, l’autre n’en contenant que 80 mg. Le supplément étudié portait le nom de Longvida Optimized Curcumin. Le fabricant est Verdure Sciences, le commanditaire de l’étude. La curcumine optimisée contient non seulement la molécule active du curcuma mais aussi un mélange exclusif de lécithine de soja et de vitamine C, de la dextrine, de l’acide stéarique et de l’hydroxypropylméthylcellulose. Selon le fabricant, ce mélange améliore l’absorption de la curcumine.

Les chercheurs ont donné de la curcumine ou un placebo à deux groupes de 19 sujets, âgés de 40 à 60 ans, tous les jours pendant une période de quatre semaines. En dépit de la dose modeste, les chercheurs ont observé des effets positifs statistiquement significatifs sur la santé.

La curcumine a amélioré la teneur en triglycérides et en oxyde nitrique dans le sang

La concentration de triglycérides a diminué de 10%. La concentration d’oxyde nitrique dans le sang aurait considérablement augmenté. Cela supposerait que la curcumine puisse réduire la pression artérielle et garder les parois des vaisseaux sanguins souples. Mais l’oxyde nitrique est également intéressante pour les athlètes, parce que certaines études suggèrent que la croissance musculaire et l’endurance peuvent être stimulés par l’oxyde nitrique, lui même responsable de la congestion musculaire.

La concentration de la molécule d’adhésion intercellulaire soluble [sICAM] a également été réduite, ce qui peut signifier que la curcumine inhibe le durcissement des artères. D’autre part, l’activité de l’amylase présente dans la salive des sujets a diminué. L’amylase est une enzyme qui scinde les hydrates de carbone en molécules de glucose. L’activité antioxydante totale a elle aussi augmenté.

La curcumine améliorerait positivement certains métabolismes enzymatiques et nerveux

Dans le sang, l’activité de l’enzyme antioxydante endogène catalase a augmenté elle aussi. La catalase transforme les peroxydes d’hydrogène en eau. Les cheveux grisonnent lorsque l’activité de la catalase diminue dans les cellules qui les fabriquent. Cela signifie sans doute que vous pourriez retarder le moment où vos cheveux commence à grisonner mais les chercheurs ne vont pas jusqu’à l’affirmer.

Enfin, l’activité de la protéine bêta-amyloïde a diminué dans le sang des sujets. L’effet n’était pas grand, mais il est possible que de fortes doses de curcumine puissent protéger les cellules du cerveau contre des maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer. D’autres études seront nécessaires pour éclaircir ce point en particulier.

En résumé, une faible dose de curcumine lipidée produit une large gamme d’effets potentiellement bénéfiques à la santé des personnes d’âge moyen en bonne santé“, écrivent les chercheurs.

Source Ergo-Log: The effects of Curcumine in healthy people

Source: Nutr J. 2012 Sep 26;11:79.

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Note EM: Même si peu étudiée, l’élément actif du curcuma semble constituer une des molécules les plus intéressantes pour la santé et la protection antioxydante, avec le sulforaphane.

Là où l’article n’insiste pas, ce sont sur les effets anti-cancérigènes et anti inflammatoires probables de la curcumine. En jetant un œil rapide sur d’autres sources sérieuses, on en apprend un peu plus à ce sujet. Il est probable que dans certains cas, la curcumine serait à même de bloquer la prolifération des cellules cancéreuses, qu’elle renforcerait le système immunitaire et que ses effets anti-inflammatoires seraient particulièrement puissants (la curcumine étant d’ailleurs réputée pour cela). Par contre, sa biodisponibilité est faible et nécessite un apport de pipérine ou de graisse pour être correctement assimilée par l’organisme. Il est également probable que la curcumine puisse agir de manière préventive mais qu’elle n’en constitue pas pour autant, tout comme d’autres nutriments, un remède miracle contre certaines pathologies. En tout état de cause, ce genre de remède n’existe pas.

Aujourd’hui, il existe de nombreuses formes de curcuma brevetés. Si la supplémentation en curcuma est une option solide pour vous, favorisez les labels et curcuma brevetés qui ont fait l’objet d’études scientifiques sérieuses.

Eric Mallet

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Le Ginkgo Biloba fait preuve d’effets anabolisants sur les muscles âgés

gingko-biloba-feuillesLes athlètes qui ne sont plus dans la fleur de leur jeunesse pourraient profiter des extraits de feuilles d’un arbre centenaire, le Ginkgo biloba. Du moins, si vous extrapolez les résultats d’une étude animale publiée récemment dans la revue prestigieuse PLoS One, pour y inclure les humains. Ces extraits végétaux auraient un effet anabolisant chez les rats âgés: ils inversent le processus de vieillissement catabolique des tissus musculaires.

Le Ginkgo Biloba influencerait positivement la longévité

Le Ginkgo biloba serait un complément de longévité particulièrement intéressant. Dans les études animales et épidémiologiques, des extraits de Ginkgo biloba prolongent la durée de vie. Des études sur les vers ont montré que les extraits de ginkgo pouvaient protéger le tissu musculaire de la dégénérescence qui se produit avec le vieillissement. Les chercheurs, qui travaillent dans des instituts de recherche en France, comme l’INSERM et le CNRS se sont montrés particulièrement intéressés par ce dernier aspect. Ils se demandaient si le Ginkgo biloba pouvait agir contre la sarcopénie.

La sarcopénie est le terme scientifique pour l’affaiblissement qui se produit à la suite du vieillissement. Les muscles perdent leur force et leur capacité à fonctionner avec l’âge. Mais nous ne savons pas exactement comment cela se passe. Le vieillissement s’apparente probablement à quelque chose comme une cascade de processus cataboliques.

Une étude sur des rats met en évidence un effet anabolisant du Gingko biloba

Les chercheurs ont réalisé une étude en utilisant des rats âgés de 22 mois. Ils ont reçu 75mg par kilo de poids corporel d’extrait de Ginkgo biloba dans leur eau potable chaque jour pendant 2 mois. L’extrait utilisé était l’Egb 761 du fournisseur français Ipsen. Un groupe témoin de rats âgés n’a pas pris de Ginkgo. Un deuxième groupe témoin était constitué de jeunes rats âgés de 4 mois. Ils n’ont pas eu de Ginkgo biloba non plus.

Après 60 jours, les chercheurs ont mesuré l’effet que l’extrait de Ginkgo biloba avait eu sur le muscle soléaire du mollet. Bien sûr, chez Ergo Log, nous ne sommes que des journalistes simplement stupides, sans réelle compréhension de ces questions, mais nous pensons que c’était un choix de muscle étrange. Le soléaire n’est pas sensible aux processus de vieillissement. Un autre muscle du mollet, le jumeau réagit plus au vieillissement. En conséquence, il est tout à fait possible que cette étude sous-estime l’effet anabolisant du Ginkgo biloba. Peut importe…

À la fin de la prise du Ginkgo biloba, lorsque les chercheurs ont examiné les rats âgés, ils remarquèrent que les extraits végétaux protégeaient les rats contre le gain de poids. Les rats de laboratoire âgés sans prise de Ginkgo biloba avaient engraissé. De plus, les rats qui avaient consommé du Ginkgo gardaient plus de tissus musculaires.

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Les effets du Ginkgo Biloba n’étaient pas importants au point que les tissus musculaires des rats âgés puissent retrouver l’état des jeunes rats.

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Les rats qui avaient reçu un supplément de Ginkgo biloba avaient également développés plus de puissance musculaire. Les chercheurs ont découvert cela quand ils ont mesuré les fibres musculaires du soléaire des rats en contraction, et de mesurer la quantité d’énergie que les fibres pourraient générer.

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La supplémentation en Ginkgo biloba eu un effet intéressant sur la concentration de l’enzyme créatine kinase dans le sang des rats (un marqueur des lésions musculaires). Au plus on retrouve de créatine kinase dans le sang, au pire sera l’état des muscles. Les jeunes animaux présentaient 370 U/L dans le sang. Chez les rats âgés qui n’ont rien pris, ce chiffre était de 737 U/L. Chez les rats âgés qui ont avait eu du Ginkgo, la créatine kinase avait chuté à 371 U/L.

La raison pour laquelle la recherche française fut publiée dans une revue scientifique aussi prestigieuse que PLoS One, c’est que les chercheurs avaient utilisés la technologie génomique pour mesurer l’activité de dizaines de milliers de gènes dans l’ADN des cellules musculaires. C’est ainsi qu’ils ont découvert que le supplément de Ginkgo avait eu un effet sur 1015 de ces gènes.

Le Gingko biloba aurait modifié un nombre important de gènes, dont celui de la follistatine

Les gènes les plus importants étaient liés à la production de tissu musculaire, comme les gènes de la follistatine, une protéine apparentée à la follistatine, un récepteur de type I de l’activine, une chaîne lourde de myosine embryonnaire et le récepteurs 3 de la ryanodine. Tous étaient devenus plus actifs. D’autres gènes ont également réagi au Ginkgo: Certains ont permis aux cellules musculaires de brûler plus d’acides gras, d’autres ont réduit la quantité de radicaux libres produits par les mitochondries des cellules musculaires produites, alors que d’autres ont fait en sorte que les cellules musculaires utilisent moins de glucose comme source d’énergie.

Le Ginkgo biloba a également permis que le gène de la Ténascine C travaille deux fois plus que la normale. La Ténascine C est une molécule présente dans les articulations des muscles, c’est une composante du collagène de type I et II. Donc, le Ginkgo biloba augmenterait non seulement la masse musculaire et la force mais il permet aussi de renforcer les articulations musculaires.

Les chercheurs pensent que le Ginkgo biloba pourrait protéger les personnes âgées contre la sarcopénie. S’ils ont raison, cela permettra aux probables prolongateurs de la vie de maintenir la fonction musculaire d’une nouvelle manière. Jusqu’à présent, les prolongateurs de la longévité ne pouvaient tabler que sur la restriction calorique et l’entraînement de la force.

Source Ergo-Log: Ginkgo has anabolic effect on ageing muscles

Source: PLoS One. 2009 Nov 24;4(11):e7998.

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Note EM: Je connaissais l’intérêt du Gingko Biloba comme antioxydant et pour son action sur la circulation du sang à l’intérieur des petits vaisseaux, ce qui en fait une aide excellente contre les varices. C’est un vieux truc de musclé, une prise de Gingko à faible dose (400/600mg) par jour sur plusieurs semaines permet d’optimiser la congestion mais les effets ne se font généralement sentir qu’au bout de trois à quatre semaines, sinon plus (il faut être patient). Cependant, je ne pensais que le Gingko pouvait agir aussi loin sur l’organisme. Paracelse aurait aimé lire cette étude, j’en suis certain. Le vieil alchimiste était un farouche défenseur de la théorie des ressemblances qui dit que dans la Nature, la ressemblance physique est en relation avec la ressemblance des propriétés. Au moins, sur le Gingko, Paracelse aurait eu raison: Peut-être pourrons-nous bientôt vieillir aussi longuement que le Gingko biloba lui-même.

A bientôt,

Eric Mallet (et n’oubliez pas de développer votre culture physique…)

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L’Hespéridine stimule la création de nouveaux tissus musculaires

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Le citron est une bonne source d’hespéridine…

Un flavonoïde que l’on trouve dans les citrons, les agrumes et les pamplemousses stimulerait le développement et la récupération des tissus musculaires. Des pharmacologues d’Ewha Womans University en Corée du Sud ont découvert que l’hespéridine a un effet anabolisant sur les cellules musculaires jeunes, ils forcent les cellules souches à se développer en cellules musculaires et accélèrent la récupération des tissus musculaires endommagés.

L’hespéridine est un flavonoïde sucrée que l’on trouve dans les agrumes. Des études plus anciennes se réfèrent à lui comme la “vitamine P” [sa structure chimique est représentée ci-dessous]. Après ingestion, les micro-organismes présents dans les intestins séparent la partie sucre de la molécule et l’hespéridine est libérée. Les études animales ont montré que cette substance diminue la pression sanguine, améliore le taux de cholestérol et inhibe l’ostéoporose. Selon une étude animale publiée par l’Inra en France en 2010, l’hespéridine stimule les mécanismes anabolisants dans les cellules osseuses.

Des chercheurs coréens se sont interrogés sur le potentiel anabolisant de l’hespéridine

Les Coréens voulaient savoir si l’hespéridine pouvait également exercer un effet anabolisant sur les cellules musculaires. Ils ont exposé de jeunes cellules musculaires de souris à l’hespéridine dans des tubes à essai pour observer que les cellules se développaient plus rapidement dans les cellules musculaires à pleine maturité. Ils constatèrent par exemple que les muscles produisaient plus de myosine à chaîne lourde [MHC] – des protéines musculaires contractiles – et plus de myogénine, une molécule signal anabolisant, comme vous pouvez le voir sur le tableau ci-dessous.

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Les chercheurs ont découvert que l’activité de l’hespéridine dans les cellules musculaires passait par une autre molécule signal anabolisant, le MyoD. Les cellules musculaires se développent et se renforcent si le MyoD se fixe à l’ADN. L’hespéridine facilite le processus d’attachement, il n’augmente pas la production de MyoD, mais il aide la cellule à mieux répondre aux MyoD.

Les chercheurs ont découvert que l’hespéridine active également le MyoD dans les cellules souches. Cela signifie que l’ hespéridine force les cellules souches à se développer en cellules musculaires et non pas en cellules adipeuses.

Sur la base des données qu’ils ont recueillies, les Coréens supposent que l’hespéridine peut aider les tissus musculaires endommagés à récupérer. Ils ont testé leur théorie avec une expérience sur des souris, dans laquelle le tissu musculaire a été gelé et donc endommagé. Lorsque les Coréens ont donné aux souris une injection intra-péritonéale d’hespéridine pendant sept jours d’affilée, leur rétablissement a été plus rapide.

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En convertissant ces doses aux niveaux de l’homme, vous auriez besoin de 0,8 à 4,1 mg d’hespéridine par kg de poids corporel par jour. Donc, si vous pesez 90 kg, cela équivaudraient à 72 – 360 mg par jour. Des quantités de ce genre ne sont pas disponibles par le biais des aliments. Selon une étude menée à Tufts University, 100g de pulpe de pamplemousse contient environ 2 à 4 mg d’hespéridine. Les citrons et agrumes font partie des meilleures sources d’hespéridine mais ils ne contiennent environ que 16 mg pour 100g d’hespéridine. Messieurs les développeurs de suppléments, saisissez votre chance !

Les chercheurs ont conclu par ceci: “La capacité du flavonoïde alimentaire hespéridine à activer l’expression des MyoD et ultérieurement de la myogénine ainsi qu’à promouvoir la différenciation musculaire et la régénération peut faire état d’un potentiel thérapeutique bénéfique à la récupération d’une blessure sportive et le traitement des maladies musculaires.”

Source de l’article (sur Ergo-log.com): Hesperidin Stimulates Formation of New Muscle Tissue

Source Ergo-log: Br J Pharmacol. 2011 Jun;163(3):598-608

Note EM: Publié il y a quelques mois, cet article attira mon attention, étant particulièrement passionné par la capacité des antioxydants à exercer d’autres fonctions que leur potentiel antioxydant. On sait déjà que le ptérostilbène et le resvératrol possèdent des fonctions anti-âge reconnues alors qu’il agisse également sur la vasodilatation et peut-être d’autres processus ou métabolismes que nous n’avons pas encore découverts. A ce titre, cet article n’est qu’un exemple du milieu fascinant des antioxydants. Déjà plusieurs centaines d’entre eux ont été découverts alors que nous connaissons encore très peu leurs fonctions exactes et les bénéfices qu’ils peuvent nous apporter.

Certaines marques commercialisent un complément en hespéridine

Pour vous donner une piste, Metagenics – une marque non disponible en France – commercialise un complément contenant les dosages d’hespéridine retenus dans les études citées, outre de la vitamine C et d’autres antioxydants. Cependant, rien n’indique avec certitude que ce mécanisme anabolisant puisse fonctionner sur l’homme, les études étant extrapolées et non pas répliquées sur l’homme. De plus, la présence d’autres antioxydants pourraient fausser ou annuler le mécanisme de l’hespéridine, si cela en vient à fonctionner sur des cobayes humains, sans parler des risques d’assimilation insuffisants au niveau intestinal.

Toujours est-il que si l’hespéridine donne des résultats sur l’homme – voire chez l’athlète – il s’agirait peut-être et de manière assez hypothétique d’un moyen efficace de susciter l’hyperplasie sans avoir recours à des méthodes dangereuses et peu recommandables de dopage à l’IGF1 et à ses différentes formes résultant d’un épissage (IGF1 Ir3, MGF, etc…). Conformément à ma politique rédactionnelle, il est inutile de me contacter à des fins de connaître la boutique qui commercialiserait tel ou tel complément, vous n’aurez pas de réponse. Espace Corps Esprit Forme est un blog d’information scientifique et se maintien à ce rôle.

A bientôt et n’oubliez pas de développer votre culture physique !

Eric Mallet

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Des nouvelles des antioxydants: le resvératrol et le ptérostilbène

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Le raisin, une source naturelle et riche de resvératrol

Quand on parle d’antioxydants, il faut savoir compter. Le nombre hallucinant de catégories, sous-catégories et sous types de molécules semble ne jamais finir. D’un autre côté, si je devais rédiger un article assez complet sur les antioxydants, il est possible que j’écrive plus de 20 pages sur le sujet, tout en restant dans les généralités. Le sujet est vaste mais rien ne m’empêche cependant de me réserver plusieurs sous articles sur ce sujet. Sur Espace Corps Esprit Forme, j’en resterais à l’essentiel et sur les polyphénols en particulier. Si l’on connait assez bien les diverses propriétés du resvératrol, la science commence actuellement à s’intéresser de près à un cousin du resvératrol, le ptérostilbène. Tous deux sont des polyphénols qui appartiennent d’ailleurs à la classe des stilbènes.

Le resvératrol, un bienfait de la nature

Comme vous le savez, le resvératrol fait partie des antioxydants, et plus précisément des polyphénols. Il est surtout présent dans le raisin et les mûres. On estime qu’une consommation modérée de vin est favorable à la santé, précisément à cause de la présence du resvératrol et d’un de ses cousins, le quercétol. Ce polyphénol assure une protection cardiovasculaire efficace en bloquant l’oxydation du cholestérol LDL et l’agrégation des plaquettes sanguines (E. N. Frankel, A. L. Waterhouse and J. E. Kinsella, « Inhibition of human LDL oxidation by resveratrol », dans The Lancet, vol. 341, no 8852, 1993, p. 1103-4). Les propriétés anti-inflammatoires du resvératrol sont pour beaucoup dans ses capacités mélioratives sur la santé mais ne sont pas les seules.

Life-Extension-le-haut-de-gamme-du-complement-alimentaire-et-des-antioxydants-avec-resveratrolLe resvératrol est capable de bloquer l’action de certaines enzymes jouant sur la libérations des prostaglandines, des vecteurs inflammatoires bien connus, eux-mêmes dérivés d’un acide gras tout aussi connu, l’acide arachidonique. Des expériences scientifiques ont mis en valeur les capacités du resvératrol à réduire l’agrégation des plaquettes sanguines chez des malades du cœur lorsque l’aspirine n’y parvenait plus (Stef G, Csiszar A, Lerea K, Ungvari Z, Veress G., « Resveratrol inhibits aggregation of platelets from high-risk cardiac patients with aspirin resistance » dans J Cardiovasc Pharmacol., vol. 48, no 2, 2006, p. 1-5), ce qui n’a rien d’un  détail à vrai dire.

Ajoutons que c’est en 2003 qu’un test scientifique a démontré que le resvératrol pouvait augmenter la longévité des cellules de la levure de bière de près de 70% (Konrad T. Howitz, Kevin J. Bitterman, Haim Y. Cohen, Dudley W. Lamming, Siva Lavu, Jason G. Wood, Robert E. Zipkin, Phuong Chung, Anne Kisielewski, Li-Li Zhang, Brandy Scherer & David A. Sinclair, « Small molecule activators of sirtuins extend Saccharomyces cerevisiae lifespan » in Nature, vol. 425, 2003, p. 191-6) . C’est intéressant mais entre la levure de bière et un être humain classique, il existe quand même une petite différence de plusieurs millions de milliards de cellules, ce qui relativise l’argumentation. Un des auteurs de cet article, David Sinclair, a d’ailleurs popularisé le resvératrol tout en poursuivant ses recherches sur un autre activateur des sirtuines, le nicotinamide riboside.

Quelques pistes intéressantes sur le resvératrol pour les vertébrés

Le-resveratrolEn testant l’efficacité du resvératrol sur des petits mammifères et chez des animaux connus pour leur durée de vie réduite, l’allongement de la durée de vie était déjà plus relative. En testant le resvératrol sur des souris obèse, ce polyphénol permettait de bloquer les effets néfastes des graisses chez ces petits animaux. Les bienfaits du resvératrol se jouait surtout au niveau d’une réduction du taux de glucose sanguin et du travail de l’insuline, une étude qui permis d’ouvrir une voie de recherche vers un traitement potentiel contre le type 2 du diabète.

L’analyse des tissus des souris fortement nourris de resvératrol a démontré que les cellules de leurs tissus musculaires avait développé un nombre considérable de mitochondries, permettant un métabolisme de l’oxygène beaucoup plus actif, une augmentation de l’endurance et une fatigue repoussée. Les souris ayant pris du resvératrol pouvait doubler leur distance de course par rapport au groupe de souris témoin, ce qui est pour le moins, un résultat surprenant. Plus surprenant encore, les responsables de l’équipe médicale se sont rendus compte que le développement mitochondrial devait passer par l’activation d’une protéine impliquée dans l’allongement de la durée de vie, la SIRT1 du groupe des sirtuines, une protéine orthologue (une analogue) à la protéine SIR2 déjà retrouvée dans la levure de bière et qui commandait une multiplication du nombre de réplication des cellules, et de l’allongement de la durée de vie.

Le resvératrol avait produit ses effets sur les mitochondries cellulaires

resveratrol-fonctions-cellulairesDonc, si vous m’avez suivi jusqu’ici, les scientifiques se sont aperçu que la santé cellulaire et la multiplication des mitochondries était passé par un facteur protéique analogue chez les rongeurs à celui que l’on avait retrouvé dans la levure et qui avait conditionné l’allongement de la durée de vie de la levure. Sans faire d’extrapolation absurde, la science avait démontré que le resvératrol entrainait une augmentation remarquable de l’endurance et de la santé des cellules musculaires chez la souris. Des expériences plus tardives et avec des doses de resvératrol moins élevés ont également fait montre d’un allongement de la durée de vie des souris en passant par le même processus de potentialisation de l’insuline et de la respiration cellulaire.

Dans tous les cas, une augmentation de la production énergétique passant par l’utilisation de l’oxygène par les mitochondries et le recyclage de l’ATP entraîne systématiquement une augmentation de la longévité. Cependant, on ne dispose pas encore d’études scientifiques récentes sur les facteurs protéiques que nous venons de citer mais nous savons qu’ils sont impliqués sur l’allongement de la vie lorsqu’il y a une restriction alimentaire, un constat qui remonte maintenant aux années 1930.

L’activité antioxydante du resvératrol

On sait également que l’exposition cellulaire aux radicaux libres, les ROS, entraine des mutations génétiques de l’ADN des mitochondries en accélérant la perte des enzymes nécessaires au fonctionnement mitochondrial, ce qui pourrait être à la source de nombreuses maladies neurodégénératives. Ce que l’on peut dire à ce sujet, c’est que le resvératrol s’oppose à cette oxydation par le biais de son action antioxydante. On sait aussi qu’il peut passer la barrière qui protège l’encéphale et donc, qu’il peut agir directement sur les cellules nerveuses. A nouveau, des expériences ont démontré l’efficacité  antioxydante du resvératrol, notamment sur des souris ou d’autres cobayes dont on avait provoqué l’apparition de la maladie dégénérative d’Alzheimer, de Parkinson ou de Hungtington. Cependant, et malgré ces éléments de réponse très positifs, on ne peut toujours pas extrapoler ces résultats chez l’homme, surtout que l’on sait qu’il existe d’autres molécules antioxydantes ou possédant d’autres facultés pouvant jouer un rôle sur la longévité; la quercétine en est le meilleur exemple.

Les antioxydants resvératrol et ptérostilbène

Le-resveratrol-est-commercialise-sous-forme-de-complement-alimentairePrésent en grande quantité dans les myrtilles, le ptérostilbène est un cousin du resvératrol qui agit également sur le cholestérol (vers sa réduction) ainsi que d’autres types de graisses présents dans la circulation sanguine (les corps cétoniques pour être précis). Comme le resvératrol et la majorité des polyphénols, le ptérostilbène imite les effets d’une restriction calorique mais on sait depuis peu qu’il possède des propriétés anti-inflammatoires dont on soupçonne l’importance sur la croissance d’un certain type de cellules du colon qu’il préserverait de l’inflammation, un facteur déterminant l’apparition de ce cancer. Les applications des  polyphénols antioxydants sont donc multiples (ils augmentent probablement la longévité, possède une forte activité antioxydante, protège le système cardiovasculaire et le cortex cérébral, réduisent les inflammations localisées…) mais chaque antioxydant possède ses propres capacités à agir de manière spécifique au niveau cellulaire.

On sait que le resvératrol et ses nombreux cousins possèdent la plus forte capacité d’agir sur la classe protéique des sirtuines, ces protéines agissant sur certaines fonctions cellulaires et leurs organelles comme nous l’avions mis en évidence. L’activation de ces sirtuines permet donc d’agir génétiquement sur les cellules pour mieux résister au stress, potentialiser la réponse immunitaire, optimiser le métabolisme du foie, des muscles et des adipocytes. On sait également que le resvératrol aurait un rôle de régulateur sur l’IGF 1, un facteur de croissance majeur qui atténue l’obésité, entraîne la prise de masse musculaire et réduit les troubles de santé liés à l’obésité.

Étrangement, le ptérostilbène était déjà connu il y a plus de mille ans de cela

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Image www.transresveratrol.fr

Étrangement, le ptérostilbène était déjà connu de la médecine ayurvédique depuis près d’un millier d’années mais on ne sait toujours pas comment cette médecine qui revendique plus de trois mille ans d’existence a pu s’informer d’une molécule isolée de ce type. Du ptérostilbène, on sait cependant qu’il pourrait protéger de certains cancers, agir sur le diabète et les maladies cardio-vasculaires et contre certains effets du vieillissement. L’action du ptérostilbène et du resvératrol dépend d’une synergie agissant sur les gènes de la longévité. Certains gènes de contrôle comme le NF-kB, responsables de la réponse aux cytokines pro-inflammatoires, à la fonction immunitaire, à la prévention du cancer et à la neutralisation des radicaux libres sont désactivés par l’action des sirtuines, elles-mêmes activés par le resvératrol. L’organisme serait alors préservé d’une réponse inflammatoires à certains facteurs nocifs déclencheurs (pollution, cigarette…) ou d’une libération violente d’histamines provoquant les réactions allergiques ou asthmatiques. Le ptérostilbène limite le travail des NF-kB en bloquant (in vitro) l’action de tumeurs cancéreuses tout en augmentant la capacité de destruction des cellules du cancer. D’un point de vue général, le ptérostilbène bloque une grande partie des facteurs pro-inflammatoires de l’organisme en diminuant les risques d’apparition du cancer et des maladies inflammatoires.

Ajoutons pour revenir à ce que nous disions plus tôt que la restriction calorique agit sur les gènes qui neutralisent les cellules cancéreuses tout en réduisant l’influence des gènes permettant au cancer de prendre de l’ampleur dans l’organisme. Le resvératrol et le ptérostilbène sont des antioxydants qui agissent de la même manière en favorisant l’apoptose (la mort) des cellules touchées par le cancer en préservant les cellules non infectées. Ils limitent sa prolifération en agissant sur l’expression des protéines agissant sur la réplication des cellules cancéreuses.

La protection des cellules nerveuses par le resvératrol et le ptérostilbène

Ces deux polyphénols ont prouvé leur capacité d’agir sur les facultés d’apprentissage et sur la mémorisation. Le resvératrol agit en protégeant les cellules nerveuses de radicaux libres mais aussi des multiples métabolites et dérivés oxydatifs qui envahissent progressivement le cerveau des personnes âgées. Une étude scientifique réalisée en Californie a également montré que les polyphénols de l’écorce de pin ou des pépins du raisin, les OPC (oligoprothocyanidines) pouvaient réduire la perte des neurones et agir sur l’ensemble du spectre des radicaux libres.

Comme nous l’avons vu, le domaine des antioxydants et des molécules qui protègent notre organisme est absolument passionnant. Je vous laisse là-dessus et vous propose à nouveau de cultiver votre culture physique !

Eric Mallet

Note: Les personnes suivant un traitement AVK doivent consulter leur médecin traitant avant de prendre un supplément contenant du ptérostilbène et des polyphénols.

Références bibliographiques

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