Un niveau élevé de glucose réduit la libération de testostérone

TestosteroneSi vous avez trop de glucose dans le sang, votre corps produit moins de testostérone. Le mécanisme impliqué a été démontré dans une étude in vitro publiée par les endocrinologues italiens de l’Université de Florence, dans l’International Journal of Endocrinology. Si vous voulez augmenter votre niveau de testostérone de manière naturelle, assurez-vous que vous ne développez pas de diabète de type 2 et évitez les pics très élevés de glucose.

Les Italiens ont réalisé cette étude parce qu’ils voulaient mieux comprendre pourquoi les personnes souffrant de diabète produisent souvent peu de testostérone, à la suite de laquelle ils peuvent développer des problèmes sexuels ou une infertilité. Ils ont réalisé une expérience avec des cellules humaines qui produisent l’hormone de libération des gonadotrophines [GnRH]. La GnRH joue un rôle clé dans la libération de la testostérone par les glandes concernées.

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La GnRH

Dans le cerveau l’hypothalamus libère la GnRH plusieurs fois par jour, de manière pulsative. Cette hormone stimule alors la libération de deux autres hormones dans l’hypophyse: la LH (hormone lutéinisante) et la FSH (hormone folliculo-stimulante). Ces hormones sont à leur tour responsables de la production de testostérone dans les testicules chez les hommes, de la production de testostérone, de la progestérone et de l’estradiol dans les ovaires chez la femme. Les chercheurs ont exposé des cellules produisant de la GnRH à une concentration normale de glucose [5 millimoles] [NG], une forte concentration de glucose [22 millimoles] [HG], une très forte concentration de glucose [40 millimoles] [VHG] et à du mannitol (un hydrate de carbone) avec une concentration de 20 millimoles [M].

Une concentration élevée de glucose entraîne une baisse de la GnRH et de la testostérone

Si votre taux de glucose et la régulation de l’insuline fonctionne correctement, votre taux de glucose n’atteindra pas les niveaux élevés que les Italiens ont utilisés dans leur expérience. Par contre, les diabétiques, peuvent subir ces niveaux élevé de sucre. Et les aliments contenant de grandes quantités de glucides absorbés rapidement peuvent augmenter les niveaux de glucose de sujets sains quelque part entre la concentration normale [5 millimoles] [NG] et la forte concentration [20 millimoles] [HG]. Les chiffres ci-dessous montrent que des concentrations élevées de glucose réduisent la libération de GnRH. Cela est probablement dû au fait que le glucose en grande quantité réduit la production du récepteur du peptide KISS-1 ainsi que la libération du KISS-1 lui-même, une hormone qui stimule la libération de GnRH.

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Une concentration élevée de glucose réduit également la fabrication des récepteurs de la leptine [LEPR] , comme cela est indiqué ci-dessus. La leptine est une hormone libérée par les cellules adipeuses. Elle stimule la libération de LH, et donc aussi de la testostérone, par le biais des KISS-1. Les Italiens ont testé leur théorie en exposant leurs cellules productrices de GnRH à de la leptine synthétique. La figure ci-dessous montre que des concentrations élevées de glucose inhibe la production de GnRH par la leptine.

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Même s’ils sont obtenus in vitro, nos résultats soutiennent l’idée d’une contribution  délétère directe de l’hyperglycémie sur les cellules GnRH humaines, offrant ainsi de nouvelles perspectives sur les mécanismes pathogéniques reliant l’hypogonadisme hypogonadotrophique à des troubles métaboliques“, écrivent les chercheurs. Les Italiens ne sont pas sûrs à 100% de leurs résultats, et donc, ils ne savent pas si ce qu’ils ont observé dans les cellules qu’ils ont utilisé est représentatif de ce qui se passe dans toutes les cellules productrices de la GnRH dans le cerveau.

Les recherches des Italiens n’a pas été financée par un fabricant de produits de régime à faible teneur en glucides ou autres entreprises mais par le gouvernement italien.

Article Ergo-Log original: High glucose levels reduce testostérone production

Source Ergo-log: Int J Endocrinol. 2013;2013:684659. doi: 10.1155/2013/684659. Epub 2013 Dec 31.

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Eric Mallet

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Le squat produit plus d’hormone de croissance et de testostérone que la presse à cuisses

Le squat crée un stimulus anabolisant plus fort sur l’organisme que des séries toutes aussi lourdes sur une presse à cuisses. Des scientifiques du sport de l’Université de North Texas ont écrit sur ce sujet dans le Journal of Strength and Conditioning Research}. Les Texans ont découvert que les bodybuilders synthétisent plus d’hormone de croissance (ou somatropine) et de testostérone après une séance de squat qu’après plusieurs sets sur une presse à jambes.

Musculation avec charges libres, poids et haltères ou machines vont-ils stimuler les muscles plus fort ?

L’entraînement de la force réalisé avec des barres et des haltères donne de meilleurs résultats que l’utilisation des machines. L’entraînement avec des poids libres est donc préférable pour la coordination physique et la stimulation de plusieurs groupes musculaires par rapport à ce que produit l’entraînement avec des machines. De plus, les mouvements que vous faites avec des poids libres ont tendance à être plus naturels et seraient moins susceptibles de blessures.

Toujours est-il que l’entraînement sur des machines ou avec des poids libres produit différents effets physiologiques qui ne sont pas tous connus. C’est pourquoi les Texans ont fait une expérience avec dix athlètes masculins de la force et bien entraînés – d’une moyenne d’âge de 25 ans – qui ont entraîné leurs jambes à deux reprises: une première fois en faisant du squat et une autre fois en utilisant la presse à jambes. Pour chacun des deux entraînements, les athlètes ont fait 6 séries de 10 répétitions. Pour chaque session d’entraînement, ils ont utilisé des charges qui représentaient 80% du poids avec lequel ils pouvaient tout simplement faire une seule répétition [1RM].

Immédiatement après la session d’entraînement [IP] et 15 et 30 minutes plus tard, les chercheurs ont observé que la concentration en testostérone et en hormone de croissance dans le sang des hommes était plus élevée que la mesure précédente. Mais l’augmentation de ces deux hormones propres au renforcement musculaire était considérablement plus élevé après l’entraînement de squat qu’après celui de la presse à cuisses.

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Les athlètes ont trouvé que les deux types d’entraînement étaient tout aussi fatigants.

L’intensité de travail s’est avérée plus forte avec le squat

Lorsque les chercheurs ont calculé la quantité de force que les hommes avaient libéré au cours des deux sessions d’entraînement et ils ont découvert pourquoi les concentrations de l’hormone de croissance et de testostérone étaient plus élevés après la séance de squat. Bien que les hommes ont utilisé plus de poids sur la presse à cuisses, l’effort réalisé s’est avéré être 42% plus élevé durant la session de squat. C’est parce que les hommes ont dû travailler contre leur propre poids au cours des squats, et parce que l’amplitude de mouvements est plus importante durant un squat que lors de l’utilisation de la presse à cuisses.

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“A des intensités et des évaluations de l’effort perçues comme similaires, l’exercice de poids libre (squat) produit une réponse hormonale aiguë plus grande que pour la machine à charges guidées (Leg Press)” comme le résume les chercheurs. “Les professionnels de la force et du conditionnement physique devraient donc considérer de privilégier les exercices d’haltères par rapport aux machines à charges additionnelles afin d’induire une réponse hormonale plus aiguë car cela pourrait également entraîner des adaptations physiologiques supérieures par la suite.”

La publication est basée sur la thèse écrite par le premier auteur, Aaron Shaner “Hormonal Response to Free Weight and Machine Weight Resistance Exercise“, Université du Texas, août 2012.

Article Ergo Log: Squat produces more growth hormone and testostérone than leg press

Source de l’article: J Strength Cond Res. 2013 Nov 22.

Traduction Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

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L’ingrédient actif du Cordyceps Sinensis est la Cordycépine !

Des extraits du champignon Cordyceps Sinensis ont prouvé qu’ils pouvaient stimuler le taux de testostérone et améliorer la capacité d’endurance des plus de 50 ans dans les tests de laboratoire. A ce jour, il semblerait que les chercheurs de l’Université de Kuang Hung à Taiwan aient isolés au moins une substance active du Cordyceps, responsable de la hausse de la testostérone: la cordycépine.

La Cordycépine est une molécule analogue de l’adénosine. Les cellules possèdent des récepteurs pour l’adénosine, ce qui permettrait d’accélérer le métabolisme cellulaire. Parce que les récepteurs d’adénosine jouent un rôle dans la production de testostérone à partir des cellules de Leydig, les chercheurs ont décidé de tester cette substance sur des souris et les cellules de Leydig des souris produisant la testostérone.

Durant cette expérience, l’extrait de Cordyceps a influencé la concentration de testostérone

Au cours de la première expérience avec Cordyceps, les souris étaient des jeunes âgés de 5 à 7 semaines. Ils ont reçu des injections de cordycépine dans leur intestin grêle chaque jour, pendant 7 jours. La dose quotidienne était de 40 mg/kg de poids corporel. La cordycépine n’a eu aucun effet sur le poids corporel ou sur celui de la prostate. Par contre, il a produit un effet sur le poids des testicules et la concentration de testostérone. Les testicules ont augmenté en poids de 6% alors que la concentration de testostérone a augmenté de 391%.

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Les expériences sur les cellules de Leydig ont montré que l’effet maximal de la cordycépine ont été atteints dans les trois heures suivant l’injection. Plus la concentration de cette molécule était élevée, au plus la testostérone était produite par les cellules.

Lorsque les chercheurs taïwanais ont ajouté de la cordycépine et divers inhibiteurs d’adénosine dans les cellules de Leydig, ils ont pu constater que cette molécule fonctionnait majoritairement via l’adénosine récepteur A2a [avec une augmentation de la production d’un maximum de facteur 7] et, dans une moindre mesure, par le biais des récepteurs A1 et A3.

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Les chercheurs ont pu montrer que par l’intermédiaire des récepteurs de l’adénosine, la cordycépine augmentait la concentration des cAMP et par l’intermédiaire des cAMP, l’activité de la protéine StAR était elle aussi augmentée.

Les Taïwanais sont prudents, déclarant que la cordycépine n’est que l’une des substances actives des variétés Cordyceps sinensis et Cordyceps militaris.

Source Ergo Log: Got it! Active ingredient in cordyceps is cordycepin

Source de l’article: Biosci Biotechnol Biochem. 2011 May 10;75(4):723-31.

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Note du traducteur: En effet, la cordycépine n’est pas la seule responsable de l’augmentation constatée de testostérone. Nous savons aujourd’hui que des fragments de protéine présents dans le Cordyceps (et encore non répertoriés pour la plupart) pourraient également jouer un rôle. Cependant, si l’activité des protéines StAR est également avérée chez l’homme, c’est plutôt intéressant sur le plan athlétique et de la formation des androgènes.

En effet, cette protéine commande le passage du cholestérol intracellulaire à travers les membranes des mitochondries afin d’y activer la formation des hormones stéroïdes. Sur le plan biochimique, on dira qu’elle contrôle la cinétique de la synthèse des hormones stéroïdes et donc de la testostérone. J’aurais l’occasion de traiter de ce type de protéines, des facteurs de croissance et autres cofacteurs dans d’autres articles.

D’ici là, n’oubliez pas de développer votre culture physique (et de vous abonner à la Newsletter)

A bientôt,

Eric Mallet

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La gelée royale, plus de testostérone et de globules rouges

Les larves d’abeilles se transforment en reines fortes et super-fertiles  lorsqu’elles sont nourries de gelée royale. La gelée royale aurait un effet à peu près semblable sur les humains, selon des études japonaises sur le point d’être publiées dans le Journal de la Nutrition. Les Japonais ont donné de la gelée royale à des adultes âgés entre 42 et 83 ans au cours d’un nombre de mois déterminé. Ils ont constaté que leur taux de testostérone et de globules rouges avaient augmentés.

La dose testée par les chercheurs était considérée comme élevée. Les 30 sujets d’essai on consommé 100 ml de liquide dans lequel 3 grammes de gelée royale avait été dissoute [RJ]. Un groupe témoin a bu 100 ml de liquide sans ingrédients actifs [Contrôle]. Le fluide a été administré pendant 6 mois.

La gelée royale produisit une augmentation de la testostérone

Pour commencer, les chercheurs ont essayé de trouver des signes de réactions allergiques. Bien que les Japonais considèrent encore la gelée royale comme une «cause d’allergie», ils n’ont pas observé d’effets secondaires chez leurs sujets. Les chercheurs ont remarqué une augmentation des niveaux de testostérone. Les Japonais pensent que cela proviendrait d’une conversion accrue de la DHEA en testostérone, mais pour être honnête, nous n’avons pas adhéré à cette théorie.

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Deuxièmement, les chercheurs ont observé une légère augmentation du nombre de globules rouges chez les sujets ayant pris de la Gelée Royale [RBC] avec une augmentation concomitante dans le sang du nombre d’hématocrites [Ht]. Ces deux effets sont le résultat indirect de l’augmentation du niveau de testostérone, selon les chercheurs.

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L’indice insulinogénique [IGI] a également augmenté à la suite de la supplémentation. Cela signifie que les sujets ont commencé à produire plus d’insuline quand ils ont reçu du glucose: leur sensibilité à l’insuline a augmenté. Les chercheurs attribuent également cet effet à l’augmentation du niveau de testostérone.

La recherche a été financée par le gouvernement japonais.

Source: Nutr. J. 2012 Sept 21;11(1):77

Source Ergo-Log: Royal Jelly: more testostérone and red blood cells

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Note de l’auteur: Des études similaires sur la gelée royale parle d’une augmentation de la testostérone de 20 à 40% suivant les cas. Cela reste très insuffisant pour produire une véritable différence en termes de performances athlétiques. Cependant, la gelée royale peut parfaitement être considérée comme un aliment santé qui a toute sa place en tant que complément alimentaire, quelle que soit la saison.

A bientôt,

Eric Mallet

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