Un supplément en ATP permet aux cellules d’être plus économes en énergie

ATP-adenosie-triphosphateLes scientifiques du sport et les athlètes de la force sont assez familiers avec l’adénosine triphosphate ou ATP. Il s’agit de la source d’énergie nécessaire aux fibres musculaires quand ils se contractent de manière intensive. Cependant, l’ATP peut également être utilisé comme un complément alimentaire. Des chercheurs de l’Université de Louisville vont bientôt publier une étude scientifique dans le Journal of Surgical Research  qui suggère que la supplémentation en Adénosine Triphosphate peut en effet, être efficace.

L’ATP stimulerait la prise de force pour la pratique des sports de résistance

ATP-phosphates-adenine-riboseL’ATP n’est pas un inconnu dans le monde du bodybuilding et l’industrie des suppléments s’est accaparée du potentiel de l’Adénosine Triphosphate après que les chercheurs aient montré que l’administration orale de cette molécule stimulait la force maximale des athlètes des sports anaérobiques comme la musculation, l’haltérophilie ou la force athlétique, ce qui leur permet de faire plus de répétitions par série. L’ATP se retrouve dans divers suppléments dont Size On de Gaspari Nutrition et ProElite Beta-Alanine de Berry de Mey Nutrition par exemple.

Mais le processus exact qui permet à l’ATP d’aider les athlètes de la force n’est pas connu. Tout ce que les scientifiques savent c’est qu’administré par voie orale, l’Adénosine Triphosphate ne suit pas son chemin vers les cellules musculaires. Les recherches effectuées à l’Université de Louisville pourrait jeter une certaine lumière sur la question, même si elle n’avaient rien à voir avec les sports de force. Les chercheurs étaient à la recherche de meilleurs moyens de stockage des membres destinés à des greffes, où le tissu musculaire doit être maintenu en bon état pendant de longues périodes de temps.

L’adénosine triphosphate est indispensable à l’équilibre énergétique de nos cellules

Lorsque les muscles ou d’autres tissus sont coupés de leur approvisionnement en sang, la concentration d’ATP dans les cellules diminue. Si la baisse en concentration descend en dessous d’un certain niveau, les cellules commencent à mourir. Les cellules tentent de maintenir la concentration d’ATP tant qu’ils le peuvent et vont d’abord puiser dans leur approvisionnement en glycogène et en phosphocreatine avant de se fournir en ATP.

Il est probable que d’ajouter de l’ATP à un fluide dans lequel les tissus sont stockés pourrait prolonger la qualité des tissus, c’est ce que se sont dit les chercheurs. Pour tester leur théorie, ils ont fait une expérience avec des tissus musculaires de rats.

La figure ci-dessous montre que la concentration en phosphocréatine [cercles noirs] a diminué rapidement lorsque les chercheurs ont utilisé un liquide de conservation ordinaire. Finalement, la concentration de l’Adénosine Triphosphate a également diminué [cercles blancs]. La concentration en phosphate inorganique [carrés blancs] a augmenté rapidement.

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L’ajout de l’ATP dans le liquide de conservation a retardé la diminution de phosphocréatine et de l’Adénosine Triphosphate ainsi que l’augmentation en phosphate organique. De fait, l’ATP a aidé les cellules musculaires à être plus économes en énergie.

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L’effet a presque disparu lorsque les chercheurs ont ajouté un bloqueur des récepteurs de l’adénosine MRS-1523 à l’ATP. Ils en déduisent que l’effet protecteur de cette molécule énergétique est en grande partie dû au fait qu’elle se décompose en adénosine.

L’ATP protège nos cellules musculaires mais on ne sait pas comment il le fait

Lorsque les chercheurs ont ensuite cherché à déterminer si l’adénosine pouvait également protéger le tissu musculaire, ils ont découvert que l’adénosine offrait moins de protection que l’Adénosine Triphosphate. Le mécanisme exact par lequel l’ATP protège le tissu musculaire reste cependant, dans une certaine mesure, un véritable mystère.

Article Ergo-Log: ATP supplementation makes muscle cells thriftier with energy

Source Ergo-Log: J Surg Res. 2013 May 1;181(1):e15-22.

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Note du traducteur: Comme je le dirais toujours, la créatine c’est bien mais il n’y a pas que la créatine et le tapage médiatique qui en est fait autour. L’ATP est à la base de l’énergie cellulaire, sans oublier que d’autres molécules comme la taurine, le NADH, le nicotinamide riboside, le bêta-alanine, les activateurs de l’AMPK ou le ribose peuvent offrir une aide ergogène particulièrement intéressante est bien souvent, plus efficace que la créatine elle-même.

D’ici là, n’oubliez pas de développer votre culture physique !

Eric Mallet

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Les suppléments utiles et nécessaires au monde du bodybuilding

Difficile de faire plus polémique avec un titre pareil. Pourtant, il n’est pas toujours facile de séparer le bon grain de l’ivraie, surtout pour ceux et celles qui ne connaissent absolument pas la biochimie. C’est d’ailleurs pour eux que je publie mes articles, c’est pas pour dire d’écrire ou de faire joli. Alors, que faut-il penser des suppléments nutritionnels consommés par les sportifs ?

Tentons de rester objectifs en parlant des compléments alimentaires

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Image broadstreetcrossfit.com

Pour rester objectifs et logiques avec soi-même, il faut savoir oublier le marketing, la publicité et le lobby de l’industrie pharmaceutique qui rôde derrière le monde des sportifs et des compléments alimentaires. Un sportif est d’ailleurs souvent considéré comme une bête étrange et fâcheuse puisqu’il risque de rapporter beaucoup moins d’argent à la pharmacie mais beaucoup plus en termes d’achats de compléments alimentaires, vitamines, protéines, etc.

Le but non avoué d’une industrie richissime comme le monde pharmaceutique est d’écraser le second en employant des moyens qui généralement portent leurs fruits: restriction des dosages en vitamines et minéraux (surtout pour les nutriments sans danger comme la vitamine C par exemple), allégations santé fallacieuses et non démontrées ou prouvées par des laboratoires complices. Il s’agit de pratiquer la désinformation la plus complète possible en utilisant et réutilisant sans cesse les mêmes arguments et études publiées des centaines de fois.

Il faut donc savoir raison garder et essayer de faire la part des choses entre ce qui s’avère évident, ce que l’on croit exact ou approchant de la vérité en étant démontrable et, in fine, ce qui visiblement, tient plus de la croyance et de la superstition que de la vérité scientifique, si vérité il y a…

Les suppléments indispensables

vitamine-cPuisqu’un sportif se dépense naturellement beaucoup plus qu’un sédentaire, il est logique que ses besoins en micronutriments dépassent la norme établie par les autorités sanitaires. 60 mg de vitamine C par jour n’est pas un minimum mais une hérésie. 500 mg à 2 grammes de vitamine C par jour s’approchent certainement plus des besoins réels d’un sportif de haut niveau, ce que l’on oublie souvent de dire. Un entraînement intense génère naturellement une consommation d’énergie importante. Cette consommation énergétique entraîne alors nécessairement une élévation du métabolisme. L’oxydation cellulaire est bien plus importante et entraîne elle aussi la nécessité de les corriger par la présence d’antioxydants ou, au niveau cellulaire, par l’utilisation des oxydants eux-mêmes. En effet, cette notion “antioxydant contre oxydant” a été récemment remise en perspective par les recherches scientifiques les plus récentes. Cependant, il n’est pas utile de prendre de la vitamine C après l’entraînement pour les jeunes athlètes. A l’opposé, la vitamine C stimulerait la croissance musculaire des athlètes vieillissants, du moins après 60 ou 65 ans.

La vitamine D a un dosage suffisant, c’est-à-dire plus de 2000 UI/jour pour un homme et plus de 1500 UI/jour pour une femme devrait également être considérée comme une valeur moyenne indissociable d’un organisme sportif sain ou même sédentaire. Naturellement, il sera toujours préférable d’y associer de la vitamine K.

Les antioxydants jouent un rôle sur la santé et les performances sportives

Évidemment, tout sportif en bonne santé corrigera facilement ce trouble par la récupération, le repos et la consommation d’aliments sains. Les cellules de notre corps sont dotées d’un système efficace pour contrer l’oxydation basée sur la présence du glutathion et du SOD, les antioxydants les plus puissants qui soient. Le corps peut donc faire face à l’oxydation cellulaire, à la condition qu’elle ne dépasse pas un certain point. Si le sport augmente cette limite, il ne serait pas inutile de lui fournir une quantité appréciable d’antioxydants même s’il est très difficile, sinon impossible, de déterminer une limite entre l’oxydation et la quantité précise d’antioxydants nécessaires au corps. Il n’est pas possible de connaître l’état de plusieurs milliards de cellules de notre corps à chaque instant, forcément. On peut évaluer le minimum, on ne peut pas connaître le maximum pour chaque individu. Cette question est pourtant extrêmement importante puisqu’un excès d’antioxydants conduit inévitablement à une oxydation cellulaire. Ça devient assez cornélien, et même, ubuesque.

J’ajouterais également, qu’à moins d’être en mauvaise santé, ou histoire de faire une cure d’antioxydants pour l’hiver, qu’il n’est pas nécessaire a priori, d’acheter 36 compléments d’antioxydants et autres suppléments de super pilules dont on n’a aucune certitude sur la nécessité. La seule chose dont on est sûr c’est que le corps des athlètes a besoin des vitamines B, de vitamines C et E en quantité suffisante et que l’alimentation, même équilibrée, ne pourra pas toujours assurer tous les besoins.

Protéines, BCAA et acides aminés

Les bodybuilders ont besoin de protéines pour réparer les fibres musculaires endommagées pendant l’entraînement, c’est une certitude. Un milkshake entre les repas ne pourra pas faire de mal. Essayer de rester entre 1,5 et 2 grammes par kilo de poids de corps, c’est une quantité raisonnable et satisfaisante pour la récupération musculaire. Si vous en êtes pas convaincu, sachez quand même qu’il s’agit d’un consensus de plus en plus partagé au niveau scientifique.

Pour les acides aminés c’est plus difficile. J’ai tendance à croire qu’ils doivent se prendre ensemble alors que certains athlètes ne jurent que par les BCAA ou la glutamine. Les BCAA jouent un rôle important sur la production d’énergie à l’entraînement et la prévention du catabolisme mais ce n’est pourtant pas si simple.

glutamine-en-poudrePremièrement parce que le corps assimile mieux une protéine que des acides aminés, surtout s’ils ne sont pas présents sous forme de peptides. Deuxièmement parce que le catabolisme n’est pas aussi rapidement atteint que voudrez vous le faire croire les vendeurs de compléments alimentaires et autres suppléments nutritifs. Vous pouvez très bien retourner chez vous tranquillement sans craindre de ne pas récupérer totalement si vous n’avez pas avalé votre protéine ou vos BCAA dès la fin de votre séance.

En vérité, les quatre à huit heures qui suivent votre séance sont importantes pour votre progression sportive mais n’en faites pas une maladie non plus. Accompagnez votre protéine de glucides pour fournir une bonne quantité de macronutriments et votre organisme et laissez le temps faire les choses. Troisièmement, parce que le corps forme un tout, si vous isolez trois acides aminés, vous en oubliez 18 autres, lesquels ont tous un rôle à jouer, surtout après le sport. Pensez que la construction musculaire se joue sur 24 à 72 heures, pas sur les quelques heures qui suivent votre entraînement. Toujours est-il que certains athlètes ont de bons résultats avec les BCAA, alors, pourquoi devraient-ils s’en passer ?

Le cas de la glutamine est un peu à part, la recherche à prouvé à de très nombreuses reprises son utilité et pas seulement pour les musclés. Certains chercheurs (et certains patients) commencent à tester la glutamine et la créatine comme complément d’aide pour tenter de réduire les effets de la maladie d’Alzheimer. Actuellement, la glutamine est prescrite pour ce type de pathologies dans certains pays. En effet, il est devenu difficile de nier l’importance de cet acide aminé. Encore une fois, il est toujours possible de se laisser tenter par une supplémentation en glutamine (10 grammes par jour suffisent) et d’en apprécier les effets sur la récupération musculaire ou non. Pourtant, chaque acide aminé est utile, même s’il n’est pas majoritaire.

La créatine, un des premiers suppléments du bodybuilding

La-creatine-un-des-premiers-supplements-du-bodybuildingTout le monde sait que j’en ai noirci des pages sur la créatine… et je suis loin d’être le seul. Ce dérivé d’acide aminé joue effectivement un rôle impossible à nier sur la force musculaire, le volume et à long terme, certains chercheurs supposent qu’elle pourrait créer une hyperplasie musculaire, c’est à dire une création de nouvelles fibres par le biais des cellules satellites. Cependant, cette faculté n’a finalement jamais été prouvée par la recherche, nous n’en avons qu’un commencent de preuves indirectes. La créatine nous aide à pousser plus lourd grâce à son rôle de recyclage de l’ATP et d’hydratation cellulaire. Elle constitue aussi une aide à la mobilisation de l’énergie pour notre système nerveux. De toute évidence, il s’agit d’un complément alimentaire de base pour les amateurs des sports de force. Autre évidence qui s’impose autant à notre expérience qu’aux études cliniques concerne l’intérêt de lui associer le bêta-alanine pour réellement gagner quelque chose de sensible en force musculaire.

Petite conclusion bien utile pour remettre certains à leur place

La biochimie et le corps sont deux objets d’une complexité affolante et peut-être ne saura t-on jamais expliquer toutes les méandres et les processus métaboliques du corps, surtout lorsque ce dernier est soumis à des efforts intenses qui dépassent de loin ce que peuvent réaliser le commun des mortels.

Notre sport et la recherche scientifique qui la soutient a progressé à une vitesse considérable depuis ces trente dernières années. De nouvelles marques de compléments alimentaires ont vu le jour en permettant aux bodybuilders de progresser rapidement sans dopage. De plus, des entreprises respectables réalisent tous les jours un travail remarquable pour donner accès aux meilleurs suppléments alimentaires pour ceux qui veulent en profiter.

Ce qui me déplaît par dessus tout, c’est la stupidité des réflexions de certains et leur manque total de culture lorsqu’ils dénigrent ces mêmes entreprises, les suppléments nutritionnels et ceux qui sont dévoués envers le sport, et pas seulement pour gagner toujours plus d’argent. Certaines de ces entreprises emploient des salariés et proposent d’ailleurs de plus en plus souvent, des compléments alimentaires de qualité nutritionnelle élevée. Ces gens qui dénigrent sans savoir, je les invite à quitter les salles d’entraînement et à se mettre au tennis de table où à la lecture, ce qui pourra peut-être un jour les sortir de l’imbécilité dans laquelle ils baignent depuis longtemps.

Si la musculation et ceux qui profitent des compléments alimentaires pour s’améliorer sans cesse et éviter à tout prix la médiocrité de ceux qui ont la critique, mais pas l’intelligence facile, déplaît à ces mêmes personnages, qu’ils fassent autre chose que de polluer les forums ou les sites dits ‘sociaux’ bien connus; Merci  (et n’oubliez pas l’orthographe, autant par respect pour vous-même que par respect des autres).

Sportivement,
Eric Mallet

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