Les effets de la curcumine chez les personnes en bonne santé

curcuma-source-de-curcumineUne supplémentation en curcumine, la substance active du curcuma, pourrait retarder la rapidité avec laquelle les cheveux deviennent gris. Un effet qui a définitivement été validé par la recherche fait référence à une hausse spectaculaire de la concentration d’oxyde nitrique, la molécule qui dilate les vaisseaux sanguins. La curcumine exercerait encore plus d’effets, selon une étude publiée par des scientifiques de l’Ohio State University sur le Journal de la Nutrition. C’est l’une des premières études sur les effets de la supplémentation en curcumine sur des personnes saines.

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L’extrait du curcuma présente des propriétés biochimiques très intéressantes

La curcumine [formule développée ci-dessus] est une substance extrêmement intéressante. Elle aurait un effet anti-catabolique, et peut-être même un effet anabolisant. Elle inhiberait la conversion des acides aminés en glucose, stimulerait la combustion des graisses et protègerait les hommes du cancer de la prostate. Et ce ne sont là que quelques-uns de ces effets présumés.

Malgré ces perspectives prometteuses, il y a très peu d’études sur les effets de la supplémentation en curcumine sur des personnes saines. Les chercheurs de l’Ohio State University en on constaté une seule: une étude thaïlandaise dans laquelle les sujets du groupe expérimental ont pris une dose quotidienne de 500 mg ou 6 g de composés curcuminoïdes pendant une semaine.

La dose de 500 mg a entraîné une augmentation de la quantité totale d’antioxydants dans le sang et réduit la concentration de triglycérides et de cholestérol.

Une étude scientifique américaine a obtenu des résultats intéressants de la curcumine

curcuma-bienfaits-santeDans leur étude, les Américains ont testé un supplément contenant 400 mg de curcumine, l’autre n’en contenant que 80 mg. Le supplément étudié portait le nom de Longvida Optimized Curcumin. Le fabricant est Verdure Sciences, le commanditaire de l’étude. La curcumine optimisée contient non seulement la molécule active du curcuma mais aussi un mélange exclusif de lécithine de soja et de vitamine C, de la dextrine, de l’acide stéarique et de l’hydroxypropylméthylcellulose. Selon le fabricant, ce mélange améliore l’absorption de la curcumine.

Les chercheurs ont donné de la curcumine ou un placebo à deux groupes de 19 sujets, âgés de 40 à 60 ans, tous les jours pendant une période de quatre semaines. En dépit de la dose modeste, les chercheurs ont observé des effets positifs statistiquement significatifs sur la santé.

La curcumine a amélioré la teneur en triglycérides et en oxyde nitrique dans le sang

La concentration de triglycérides a diminué de 10%. La concentration d’oxyde nitrique dans le sang aurait considérablement augmenté. Cela supposerait que la curcumine puisse réduire la pression artérielle et garder les parois des vaisseaux sanguins souples. Mais l’oxyde nitrique est également intéressante pour les athlètes, parce que certaines études suggèrent que la croissance musculaire et l’endurance peuvent être stimulés par l’oxyde nitrique, lui même responsable de la congestion musculaire.

La concentration de la molécule d’adhésion intercellulaire soluble [sICAM] a également été réduite, ce qui peut signifier que la curcumine inhibe le durcissement des artères. D’autre part, l’activité de l’amylase présente dans la salive des sujets a diminué. L’amylase est une enzyme qui scinde les hydrates de carbone en molécules de glucose. L’activité antioxydante totale a elle aussi augmenté.

La curcumine améliorerait positivement certains métabolismes enzymatiques et nerveux

Dans le sang, l’activité de l’enzyme antioxydante endogène catalase a augmenté elle aussi. La catalase transforme les peroxydes d’hydrogène en eau. Les cheveux grisonnent lorsque l’activité de la catalase diminue dans les cellules qui les fabriquent. Cela signifie sans doute que vous pourriez retarder le moment où vos cheveux commence à grisonner mais les chercheurs ne vont pas jusqu’à l’affirmer.

Enfin, l’activité de la protéine bêta-amyloïde a diminué dans le sang des sujets. L’effet n’était pas grand, mais il est possible que de fortes doses de curcumine puissent protéger les cellules du cerveau contre des maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer. D’autres études seront nécessaires pour éclaircir ce point en particulier.

En résumé, une faible dose de curcumine lipidée produit une large gamme d’effets potentiellement bénéfiques à la santé des personnes d’âge moyen en bonne santé“, écrivent les chercheurs.

Source Ergo-Log: The effects of Curcumine in healthy people

Source: Nutr J. 2012 Sep 26;11:79.

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Note EM: Même si peu étudiée, l’élément actif du curcuma semble constituer une des molécules les plus intéressantes pour la santé et la protection antioxydante, avec le sulforaphane.

Là où l’article n’insiste pas, ce sont sur les effets anti-cancérigènes et anti inflammatoires probables de la curcumine. En jetant un œil rapide sur d’autres sources sérieuses, on en apprend un peu plus à ce sujet. Il est probable que dans certains cas, la curcumine serait à même de bloquer la prolifération des cellules cancéreuses, qu’elle renforcerait le système immunitaire et que ses effets anti-inflammatoires seraient particulièrement puissants (la curcumine étant d’ailleurs réputée pour cela). Par contre, sa biodisponibilité est faible et nécessite un apport de pipérine ou de graisse pour être correctement assimilée par l’organisme. Il est également probable que la curcumine puisse agir de manière préventive mais qu’elle n’en constitue pas pour autant, tout comme d’autres nutriments, un remède miracle contre certaines pathologies. En tout état de cause, ce genre de remède n’existe pas.

Aujourd’hui, il existe de nombreuses formes de curcuma brevetés. Si la supplémentation en curcuma est une option solide pour vous, favorisez les labels et curcuma brevetés qui ont fait l’objet d’études scientifiques sérieuses.

Eric Mallet

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Des nouvelles des antioxydants: le resvératrol et le ptérostilbène

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Le raisin, une source naturelle et riche de resvératrol

Quand on parle d’antioxydants, il faut savoir compter. Le nombre hallucinant de catégories, sous-catégories et sous types de molécules semble ne jamais finir. D’un autre côté, si je devais rédiger un article assez complet sur les antioxydants, il est possible que j’écrive plus de 20 pages sur le sujet, tout en restant dans les généralités. Le sujet est vaste mais rien ne m’empêche cependant de me réserver plusieurs sous articles sur ce sujet. Sur Espace Corps Esprit Forme, j’en resterais à l’essentiel et sur les polyphénols en particulier. Si l’on connait assez bien les diverses propriétés du resvératrol, la science commence actuellement à s’intéresser de près à un cousin du resvératrol, le ptérostilbène. Tous deux sont des polyphénols qui appartiennent d’ailleurs à la classe des stilbènes.

Le resvératrol, un bienfait de la nature

Comme vous le savez, le resvératrol fait partie des antioxydants, et plus précisément des polyphénols. Il est surtout présent dans le raisin et les mûres. On estime qu’une consommation modérée de vin est favorable à la santé, précisément à cause de la présence du resvératrol et d’un de ses cousins, le quercétol. Ce polyphénol assure une protection cardiovasculaire efficace en bloquant l’oxydation du cholestérol LDL et l’agrégation des plaquettes sanguines (E. N. Frankel, A. L. Waterhouse and J. E. Kinsella, « Inhibition of human LDL oxidation by resveratrol », dans The Lancet, vol. 341, no 8852, 1993, p. 1103-4). Les propriétés anti-inflammatoires du resvératrol sont pour beaucoup dans ses capacités mélioratives sur la santé mais ne sont pas les seules.

Life-Extension-le-haut-de-gamme-du-complement-alimentaire-et-des-antioxydants-avec-resveratrolLe resvératrol est capable de bloquer l’action de certaines enzymes jouant sur la libérations des prostaglandines, des vecteurs inflammatoires bien connus, eux-mêmes dérivés d’un acide gras tout aussi connu, l’acide arachidonique. Des expériences scientifiques ont mis en valeur les capacités du resvératrol à réduire l’agrégation des plaquettes sanguines chez des malades du cœur lorsque l’aspirine n’y parvenait plus (Stef G, Csiszar A, Lerea K, Ungvari Z, Veress G., « Resveratrol inhibits aggregation of platelets from high-risk cardiac patients with aspirin resistance » dans J Cardiovasc Pharmacol., vol. 48, no 2, 2006, p. 1-5), ce qui n’a rien d’un  détail à vrai dire.

Ajoutons que c’est en 2003 qu’un test scientifique a démontré que le resvératrol pouvait augmenter la longévité des cellules de la levure de bière de près de 70% (Konrad T. Howitz, Kevin J. Bitterman, Haim Y. Cohen, Dudley W. Lamming, Siva Lavu, Jason G. Wood, Robert E. Zipkin, Phuong Chung, Anne Kisielewski, Li-Li Zhang, Brandy Scherer & David A. Sinclair, « Small molecule activators of sirtuins extend Saccharomyces cerevisiae lifespan » in Nature, vol. 425, 2003, p. 191-6) . C’est intéressant mais entre la levure de bière et un être humain classique, il existe quand même une petite différence de plusieurs millions de milliards de cellules, ce qui relativise l’argumentation. Un des auteurs de cet article, David Sinclair, a d’ailleurs popularisé le resvératrol tout en poursuivant ses recherches sur un autre activateur des sirtuines, le nicotinamide riboside.

Quelques pistes intéressantes sur le resvératrol pour les vertébrés

Le-resveratrolEn testant l’efficacité du resvératrol sur des petits mammifères et chez des animaux connus pour leur durée de vie réduite, l’allongement de la durée de vie était déjà plus relative. En testant le resvératrol sur des souris obèse, ce polyphénol permettait de bloquer les effets néfastes des graisses chez ces petits animaux. Les bienfaits du resvératrol se jouait surtout au niveau d’une réduction du taux de glucose sanguin et du travail de l’insuline, une étude qui permis d’ouvrir une voie de recherche vers un traitement potentiel contre le type 2 du diabète.

L’analyse des tissus des souris fortement nourris de resvératrol a démontré que les cellules de leurs tissus musculaires avait développé un nombre considérable de mitochondries, permettant un métabolisme de l’oxygène beaucoup plus actif, une augmentation de l’endurance et une fatigue repoussée. Les souris ayant pris du resvératrol pouvait doubler leur distance de course par rapport au groupe de souris témoin, ce qui est pour le moins, un résultat surprenant. Plus surprenant encore, les responsables de l’équipe médicale se sont rendus compte que le développement mitochondrial devait passer par l’activation d’une protéine impliquée dans l’allongement de la durée de vie, la SIRT1 du groupe des sirtuines, une protéine orthologue (une analogue) à la protéine SIR2 déjà retrouvée dans la levure de bière et qui commandait une multiplication du nombre de réplication des cellules, et de l’allongement de la durée de vie.

Le resvératrol avait produit ses effets sur les mitochondries cellulaires

resveratrol-fonctions-cellulairesDonc, si vous m’avez suivi jusqu’ici, les scientifiques se sont aperçu que la santé cellulaire et la multiplication des mitochondries était passé par un facteur protéique analogue chez les rongeurs à celui que l’on avait retrouvé dans la levure et qui avait conditionné l’allongement de la durée de vie de la levure. Sans faire d’extrapolation absurde, la science avait démontré que le resvératrol entrainait une augmentation remarquable de l’endurance et de la santé des cellules musculaires chez la souris. Des expériences plus tardives et avec des doses de resvératrol moins élevés ont également fait montre d’un allongement de la durée de vie des souris en passant par le même processus de potentialisation de l’insuline et de la respiration cellulaire.

Dans tous les cas, une augmentation de la production énergétique passant par l’utilisation de l’oxygène par les mitochondries et le recyclage de l’ATP entraîne systématiquement une augmentation de la longévité. Cependant, on ne dispose pas encore d’études scientifiques récentes sur les facteurs protéiques que nous venons de citer mais nous savons qu’ils sont impliqués sur l’allongement de la vie lorsqu’il y a une restriction alimentaire, un constat qui remonte maintenant aux années 1930.

L’activité antioxydante du resvératrol

On sait également que l’exposition cellulaire aux radicaux libres, les ROS, entraine des mutations génétiques de l’ADN des mitochondries en accélérant la perte des enzymes nécessaires au fonctionnement mitochondrial, ce qui pourrait être à la source de nombreuses maladies neurodégénératives. Ce que l’on peut dire à ce sujet, c’est que le resvératrol s’oppose à cette oxydation par le biais de son action antioxydante. On sait aussi qu’il peut passer la barrière qui protège l’encéphale et donc, qu’il peut agir directement sur les cellules nerveuses. A nouveau, des expériences ont démontré l’efficacité  antioxydante du resvératrol, notamment sur des souris ou d’autres cobayes dont on avait provoqué l’apparition de la maladie dégénérative d’Alzheimer, de Parkinson ou de Hungtington. Cependant, et malgré ces éléments de réponse très positifs, on ne peut toujours pas extrapoler ces résultats chez l’homme, surtout que l’on sait qu’il existe d’autres molécules antioxydantes ou possédant d’autres facultés pouvant jouer un rôle sur la longévité; la quercétine en est le meilleur exemple.

Les antioxydants resvératrol et ptérostilbène

Le-resveratrol-est-commercialise-sous-forme-de-complement-alimentairePrésent en grande quantité dans les myrtilles, le ptérostilbène est un cousin du resvératrol qui agit également sur le cholestérol (vers sa réduction) ainsi que d’autres types de graisses présents dans la circulation sanguine (les corps cétoniques pour être précis). Comme le resvératrol et la majorité des polyphénols, le ptérostilbène imite les effets d’une restriction calorique mais on sait depuis peu qu’il possède des propriétés anti-inflammatoires dont on soupçonne l’importance sur la croissance d’un certain type de cellules du colon qu’il préserverait de l’inflammation, un facteur déterminant l’apparition de ce cancer. Les applications des  polyphénols antioxydants sont donc multiples (ils augmentent probablement la longévité, possède une forte activité antioxydante, protège le système cardiovasculaire et le cortex cérébral, réduisent les inflammations localisées…) mais chaque antioxydant possède ses propres capacités à agir de manière spécifique au niveau cellulaire.

On sait que le resvératrol et ses nombreux cousins possèdent la plus forte capacité d’agir sur la classe protéique des sirtuines, ces protéines agissant sur certaines fonctions cellulaires et leurs organelles comme nous l’avions mis en évidence. L’activation de ces sirtuines permet donc d’agir génétiquement sur les cellules pour mieux résister au stress, potentialiser la réponse immunitaire, optimiser le métabolisme du foie, des muscles et des adipocytes. On sait également que le resvératrol aurait un rôle de régulateur sur l’IGF 1, un facteur de croissance majeur qui atténue l’obésité, entraîne la prise de masse musculaire et réduit les troubles de santé liés à l’obésité.

Étrangement, le ptérostilbène était déjà connu il y a plus de mille ans de cela

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Image www.transresveratrol.fr

Étrangement, le ptérostilbène était déjà connu de la médecine ayurvédique depuis près d’un millier d’années mais on ne sait toujours pas comment cette médecine qui revendique plus de trois mille ans d’existence a pu s’informer d’une molécule isolée de ce type. Du ptérostilbène, on sait cependant qu’il pourrait protéger de certains cancers, agir sur le diabète et les maladies cardio-vasculaires et contre certains effets du vieillissement. L’action du ptérostilbène et du resvératrol dépend d’une synergie agissant sur les gènes de la longévité. Certains gènes de contrôle comme le NF-kB, responsables de la réponse aux cytokines pro-inflammatoires, à la fonction immunitaire, à la prévention du cancer et à la neutralisation des radicaux libres sont désactivés par l’action des sirtuines, elles-mêmes activés par le resvératrol. L’organisme serait alors préservé d’une réponse inflammatoires à certains facteurs nocifs déclencheurs (pollution, cigarette…) ou d’une libération violente d’histamines provoquant les réactions allergiques ou asthmatiques. Le ptérostilbène limite le travail des NF-kB en bloquant (in vitro) l’action de tumeurs cancéreuses tout en augmentant la capacité de destruction des cellules du cancer. D’un point de vue général, le ptérostilbène bloque une grande partie des facteurs pro-inflammatoires de l’organisme en diminuant les risques d’apparition du cancer et des maladies inflammatoires.

Ajoutons pour revenir à ce que nous disions plus tôt que la restriction calorique agit sur les gènes qui neutralisent les cellules cancéreuses tout en réduisant l’influence des gènes permettant au cancer de prendre de l’ampleur dans l’organisme. Le resvératrol et le ptérostilbène sont des antioxydants qui agissent de la même manière en favorisant l’apoptose (la mort) des cellules touchées par le cancer en préservant les cellules non infectées. Ils limitent sa prolifération en agissant sur l’expression des protéines agissant sur la réplication des cellules cancéreuses.

La protection des cellules nerveuses par le resvératrol et le ptérostilbène

Ces deux polyphénols ont prouvé leur capacité d’agir sur les facultés d’apprentissage et sur la mémorisation. Le resvératrol agit en protégeant les cellules nerveuses de radicaux libres mais aussi des multiples métabolites et dérivés oxydatifs qui envahissent progressivement le cerveau des personnes âgées. Une étude scientifique réalisée en Californie a également montré que les polyphénols de l’écorce de pin ou des pépins du raisin, les OPC (oligoprothocyanidines) pouvaient réduire la perte des neurones et agir sur l’ensemble du spectre des radicaux libres.

Comme nous l’avons vu, le domaine des antioxydants et des molécules qui protègent notre organisme est absolument passionnant. Je vous laisse là-dessus et vous propose à nouveau de cultiver votre culture physique !

Eric Mallet

Note: Les personnes suivant un traitement AVK doivent consulter leur médecin traitant avant de prendre un supplément contenant du ptérostilbène et des polyphénols.

Références bibliographiques

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