Gagnez du muscle au naturel, les suppléments qui comptent !

Ursobolic-acide-ursoliqueComme j’ai toujours suivi de prêt l’évolution du marché des compléments alimentaires depuis ces 20 dernières années, j’ai eu l’occasion de constater l’évolution du marché en qualité – parfois aussi en quantité d’attrapes couillons du genre Smilax, Yam et Boron qui doublent, triplent, quadruplent votre testostérone – et je suis aujourd’hui très agréablement surpris ou parfois choqué. La raison de cette surprise s’explique très simplement par l’évolution exponentielle du marché des compléments athlétiques et du bien être qui dépasse aujourd’hui le milliard de dollars aux USA et qui continue de croître en Europe, même si le marché européen paraît ridicule par rapport à ce qui se passe en Amérique.

L’évolution du marché du complément alimentaire est absolument stupéfiante

Gingko-biloba

Le Gingko Biloba, un végétal utilisé comme complément alimentaire et en parapharmacie…

Cette évolution du marché a permis de pousser la recherche beaucoup plus loin qu’auparavant, de la financer et surtout, d’en faire supporter les coûts par l’industrie pharmaceutique concernant certaines molécules naturelles potentiellement utilisables en tant que médicament (c’est le cas par exemple pour le Ginkgo Biloba, le Piracétam, certains anti-inflammatoires et beaucoup d’autres molécules dérivées de la nature). Aujourd’hui, nous profitons des retombées de ces recherches (sur la créatine ou la L-Glutamine par exemple) et nous bénéficions indirectement de ces avancées scientifiques sur le plan athlétique. A cette heure, la créatine et la glutamine sont étudiées dans le cadre d’une aide thérapeutique pour ralentir l’évolution de certaines maladies neurodégénératives comme Alzheimer, Huntington ou Parkinson par exemple.

En réalité, la première raison pour laquelle j’ai toujours cru que les compléments alimentaires pouvaient évoluer jusqu’au niveau de qualité stupéfiant d’aujourd’hui, c’est que j’ai toujours eu horreur du dopage et très peur des dangers qu’il occasionne sur l’organisme, c’est aussi la raison d’être de mon blog et très directement, de ce qui m’a motivé à écrire certains articles comme “La solution viendra t-elle des plantes partie I et II“.

Les nutriments sont toujours les mêmes mais les produits évoluent en termes de qualité nutritionnelle

La plupart des marques ont donc plus ou moins cherché à renouveler leurs étiquettes et la présentation de leur produits puisque toutes présentaient plus ou moins toujours les mêmes choses, protéines, gainers, acides aminés, brûleurs de graisse. Ce n’est que vers le début des années 2000 que les choses ont commencé à changer en profondeur. L’arrivée de la protéine de lactosérum, de la créatine (au début des années 90 si mes souvenirs sont justes) et de stimulants à base de mélanges arginine/créatine/caféine a eu pour effet de changer radicalement la donne. La découverte scientifique du métabolisme de l’oxyde nitrique dans les années 1990 aura également contribué à faire évoluer le marché des suppléments nutritionnels. Une nouvelle impulsion a été donnée par USP Labs, une marque américaine dont le gérant est diplômé en phytochimie et qui présente principalement des compléments à base d’extraits végétaux.

Jack3d-par-USP-LabsSi leur Prime peut laisser perplexe et donner des résultats assez mitigés suivant les utilisateurs, leur stimulant de pré-entraînement fait à peu près l’unanimité parmi les athlètes de bodybuilding. Leur fameux Jack3d a surtout mis en lumière l’efficacité d’une substance stimulante du nom de diméthylamylamine. Il s’agirait d’un soit-disant extrait du géranium, selon la marque américaine. Ce stimulant encore jamais exploité auparavant stimule efficacement le système nerveux et produit un effet coupe faim plus ou moins prononcé selon la dose. Avec USP Labs, les végétaux sont souvent au cœur des performances induites par leurs formules. Cependant, le DMAA ou méthylhexanamine s’est finalement avéré nuisible, il aura causé la mort de deux soldats américains par surdosage. On s’interroge encore aujourd’hui pour savoir si ce stimulant est effectivement retrouvé dans le Géranium, cela ne semble pas être le cas. Dans tous les cas, les extraits végétaux seront à la base des produits nouvellement commercialisés comme Pink Magic et Compound 20.

Doit-on craindre pour notre santé en prenant certains compléments alimentaires ?

Tribulus-terrestris

Tribulus Terrestris à l’état sauvage

La composition de ces nouveaux produits repose cependant sur un flou et un manque de certitude quant aux effets induits et aux effets secondaires potentiels générés par des végétaux, lesquels n’ont rien d’innocent. La référence américaine mondiale de la publication scientifique Pubmed rappelle à ce sujet le cas d’un utilisateur iranien qui avait ingéré du Tribulus Terrestris pour se préserver de la formation de calculs rénaux, le Tribulus étant connus pour inhiber la formation de ces calculs. Après deux jours de prise, un cas d’intoxication hépatique grave et de dysfonctionnement rénal s’est déclaré chez l’utilisateur. Ayant cessé sa consommation de Tribulus, le fonctionnement de son foie et de ses reins est revenu à la normale. L’article ne précise cependant pas si cette intoxication hépatique était due au Tribulus terrestris lui-même ou si la plante avait été contaminée par des substances toxiques ou s’il y avait eu surdosage. Quoi qu’il en soit, les conséquences d’une automédication sans connaissances médicales solides représentent toujours un danger sérieux, cela reste une pratique a fortement déconseiller, surtout avec des végétaux. Un problème de santé devrait toujours passer par la consultation d’un médecin, seul professionnel apte à traiter les troubles les plus bénins ou les plus sérieux. Quoi qu’il en soit, la multiplication de ces “suppléments” d’un nouveau genre est loin d’être innocente, comme le rappelle encore cet article: Hepatoxicity of herbal remedies: an emerging dilemma.

Un soit-disant extrait de Géranium potentiellement nuisible à la santé

cafeine

La caféine, un stimulant à utiliser avec prudence…

Quoi qu’il en soit, USP Labs a tenté de démontrer l’absence de toxicité de l’extrait présumé de Géranium en produisant sur son site un ensemble d’études scientifiques. Toujours est-il que le cocktail caféine + DMAA pourrait produire des effets secondaires surprenants quand une surdose (accidentelle ou volontaire) se produit. Des cas d’agressivité et d’angoisse ont déjà été répertoriés en cas de surdosage; sans parler de la mort d’un consommateur américain inconscient qui avait mélangé plusieurs doses de ce stimulant avec de l’alcool. Ce cocktail lui aura été fatal.

La ressemblance chimique ou les effets produits entre la caféine, le DMAA et l’adrénaline nous rappelle d’ailleurs la triste histoire de l’éphédrine, une molécule qui reste dans la même famille des stimulants psychotropes et donc, sensiblement capable de produire – comme son nom l’indique – des effets psychoïdes pour le moins inquiétants. Si une forte dose de caféine ne risquerait pas de vous rendre paranoïaque ou schizophrène, les sensations d’angoisses créées par un surdosage vous rappellerons que la caféine agit directement et indirectement sur le système nerveux. Les effets secondaires qu’elle engendre s’apparentent déjà à un dérèglement du délicat système de neurotransmission (la caféine est un antagoniste des récepteurs de l’adénosine).

Les stimulants du système nerveux, quelques molécules à considérer avec précaution

L’éphédrine a donc heureusement été interdite à cause de sa très forte similitude moléculaire avec l’adrénaline. Évidemment, la perte de graisse engendrée par ce genre de substance était bien plus élevée que la caféine mais en étroite corrélation avec les effets secondaires (risque d’asthme chronique, insomnies sévères, irritation, nervosité, tachycardie…). Du fait de cette similitude chimique, les probabilités de développer des troubles mentaux sévères à long terme pourraient également augmenter en proportion. Rappelons simplement que des cas d’intoxications sévères à la caféine ont déjà donné lieu à l’apparition de troubles nerveux graves: crises de paniques, troubles obsessionnels compulsifs et autres phobies. Il s’agissait de problèmes nerveux sérieux et répertoriés par la médecine avec le même niveau de gravité que les troubles bipolaires ou la schizophrénie*. Dans le cas des stimulants comme Jack3d ou venant d’autres marques qui contiendraient le même genre d’association caféine + DMAA, il est naturellement conseillé de faire preuve de prudence et de bannir toute forme de surdosage.

Qu’il s’agisse de caféine, de l’éphédrine, du DMAA et d’autres substances apparentées, toutes ont une forte influence sur le système nerveux, d’abord sur la stimulation du métabolisme puis sur d’autres effets apparentés et notamment, des dérèglements plus ou moins graves de l’intégrité psychique du consommateur. Il est probable de croire qu’au plus les effets sur le métabolisme augmentent rapidement, au plus la  dangerosité de la substance sera élevée, c’est notamment le cas de l’éphédrine. Quoi qu’il en soit, les extraits végétaux contiennent des substances actives, il s’agit de ne jamais sous estimer leur importance.

Des substances végétales activent qui passent par d’autres voies métaboliques

Pink-Magic-USP-LabsQuant à ces substances, c’est notamment le cas de celles que l’on retrouve dans les nouvelles formules proposées par USP Labs avec Pink Magic et Compound 20. Ces deux formules ont en commun de potentialiser l’action des cAMP (Adénosine Monophosphate cyclique) et donc d’entraîner avec elles des modifications cellulaires rapides en faveur de l’anabolisme musculaire par activation d’un marqueur de l’accélération de la synthèse des protéines comme le mTOR (le plus connu d’entre-eux par le grand public) tout en aboutissant à une libération augmentée des  facteurs de croissance comme l’IGF 1 par exemple. J’aurais l’occasion de revenir sur ces deux compléments à partir d’un article qui leur sera consacré, l’objectif de cet article étant avant toute chose de prévenir de la dangerosité potentielle des extraits végétaux.

La prolifération commerciale du Tribulus Terrestris par exemple, est en train d’opérer une banalisation inquiétante de ce genre de substances, a priori inoffensives, en apparence seulement. Pour enfoncer le clou, rappelons que la première synthèse de testostérone artificielle s’est opérée dans les années 1920 à 1930 à partir du Yam sauvage, lequel présentait un stérol proche de l’hormone androgène cible. Inutile cependant de vous procurer des kilos de Yam, le corps humain ne possède pas les enzymes nécessaires à la métabolisation de ce type de stérols. Toujours est-il qu’on a vraiment l’impression que les fabricants se tournent de plus en plus vers les végétaux étudiés par la science ayurvédique tout en oubliant que l’Ayurveda se base avant tout sur un équilibre harmonieux de l’organisme et de son milieu. Il s’agit d’une science millénaires qui insiste sur la nécessité d’associer avec discernement tel ou tel végétal, tout le contraire de ce que font les marques du complément alimentaire.

Un acide gras pas comme les autres: l’acide ursolique

Sans vraiment créer le buzz sur Internet, un acide gras plus connu pour ses propriétés anti cancérigènes que pour ses effets sur la synthèse des protéines est en train de changer la vie d’athlètes américains de manière assez surprenante. L’acide ursolique – c’est son nom – possède la faculté de potentialiser l’IGF 1 et donc, d’accroître la synthèse musculaire sèche au détriment des dépôts de graisse dans les adipocytes, on appelle cela un agent de recomposition, un terme déjà célèbre dans le monde du dopage et plus particulièrement, dans la nébuleuse particulièrement malsaine des prohormones de synthèse.

Acide-ursolique

L’acide ursolique

Toujours est-il que l’acide ursolique n’a rien à voir avec ces substances dangereuses mais qu’il produirait des effets anabolisants naturels potentiellement remarquables. Commercialisé par E-Pharm, une petite entreprise du complément alimentaire assez peu connue, l’acide ursolique possèderait surtout des capacités anti-aromatases (conversion enzymatique d’un excès de testostérone en œstrogènes) faibles mais attestée, ce qui, permet déjà de profiter d’un taux naturel et sain de testostérone pour n’importe quel athlète, bodybuilding ou autres disciplines sportives. Des études scientifiques réalisées sur des souris ont mis en valeur la faculté de l’acide ursolique a préserver la masse musculaire maigre et à stimuler la synthèse de nouveaux tissus musculaires. Selon la marque qui commercialise cet acide gras, l’acide ursolique possèderait des propriétés anti-cataboliques, anabolisantes, brûleur de graisse (ou tout du moins une faculté à évacuer les graisses aux endroits les plus sensibles comme les hanches, l’abdomen et les fessiers), de contrôle des œstrogènes (donc anti-aromatase léger), de n’avoir aucun lien avec les hormones androgènes mâles, d’être sain et naturel.

Un mécanisme d’action plus efficace que l’acide linoléique conjugué (CLA)

Caractérisé par la marque comme agent de recomposition, l’acide ursolique est a priori plus connu pour les thèses qu’il a généré en biochimie sur ses propriétés anticancéreuses, comme je l’avais déjà signalé. Cependant, ce n’est que l’année dernière que des études scientifiques se sont intéressées à cet acide gras sur le plan d’un accroissement de la masse musculaire au profit d’une perte des graisses corporelles**. L’acide ursolique agirait en bloquant le catabolisme généré par le jeûne alors que des souris supplémentés en acide ursolique ont fait état d’une augmentation de leur masse musculaire de 15% environ, ce qui est déjà remarquable. Le taux de croissance du muscle en comparaison à la perte des graisses s’est produite dans des proportions à peu près identiques. C’est d’autant plus intéressant que ces résultats se produisent sans modification du régime alimentaire, ce qui veut dire que l’acide ursolique serait idéal pour perdre de la graisse et améliorer la définition du physique tout en bloquant la perte musculaire en période de restriction calorique.

Les scientifiques pensent que l’acide ursolique agirait en favorisant l’expression du gène qui code l’expression de l’IGF 1 musculaire et donc, en potentialisant l’hypertrophie par ce biais, tout en facilitant la perte des graisses. Pourtant, si la perte des graisses est équivalente au gain en synthèse des protéines musculaires, ça veut dire que l’acide ursolique est déjà nettement plus efficace que le CLA à générer une perte des graisses corporelles. Le second mécanisme sur lequel l’acide ursolique a de l’influence concerne sa capacité à améliorer à la fois la lipolyse et à bloquer la synthèse des acides gras. Les chercheurs pensent qu’il pourrait aussi cibler la diminution du cortisol par le biais de l’enzyme 11b-HSD1, un mécanisme aujourd’hui bien connu. En d’autres termes, l’acide ursolique fournirait de l’énergie aux muscles en croissance à partir des réserves de graisse de l’organisme.

Un des rares compléments alimentaires “testé et approuvé” de cette année

Pour ma part, j’ai testé ce complément sur 5 semaines et son action est remarquable, ce qui est loin d’être le cas de la grande majorité des compléments alimentaires du marché en général. Au bout d’une semaine, à se voir dans une glace, on s’aperçoit que le corps a changé, qu’il est un peu plus dessiné et que les muscles ont pris un léger volume. Le seul vrai problème c’est qu’Ursobolic demande au moins 9 à 18 capsules par jour pour donner des résultats et qu’une boîte ne contient que 120 capsules. A 13 € la boîte, faite le compte pour un mois. Pourtant, et a priori, il est toujours préférable de payer 39 € par mois pour un complément qui apporte du résultat que de payer éternellement pour du vent, et c’est parfois bien plus cher. Cependant, ne vous attendez pas à prendre des kilos avec Ursobolic, c’est tout simplement impossible mais attendez-vous à redéfinir sérieusement votre physique.

L’acide ursolique donne des résultats significatifs à court et à long terme sur la masse maigre

A une dose moyenne de 12 capsules par jour, les effets sont remarquables et incomparables avec le CLA qui devrait potentiellement créer les mêmes effets. J’ai lu qu’à une dose maximale de 18 capsules, la perte de graisse était plus prononcée que les gains musculaires. Cependant, ne dépassez jamais cette limite, cet acide gras aurait prouvé des effets cancérigènes à des doses trop élevées (à l’inverse de la protection qu’il donne contre certains cancers, principalement celui du colon, le cancer colorectal, de la prostate, du sein, de l’intestin et du foie). Les articles appuyant ces recherches se retrouvent sur la référence américaine et mondiale pubmed.gov à cette adresse: acide ursolique et cancer.

Le très haut de gamme de l’acide aminé: Recov Bipeptides

Recov-Bipeptides-le-haut-de-gamme-des-complements-en-acides-aminesTacoral est une entreprise suisse fortement axée sur la recherche en nutrition et qui travaille depuis plus de 25 ans sur les apports nutritionnels auprès de patients et d’athlètes d’élite. Leur principal et unique complément vendu se nomme Recov Bipeptides, une forme exceptionnelle de protéine. En réalité, Tacoral est à l’origine des peptides qui sont finalement ajoutés aujourd’hui dans les marques haut de gamme de protéine comme Reflex et d’autres entreprises possédant leurs propres capacités de production. Tacoral étudiait déjà des formes peptidiques d’acides aminés à l’époque des weight gainers bourrés de sucres que l’on connaissaient jadis. Leurs suppléments étaient alors réservés à l’élite sportive et aux malades nécessitant des apports élevés en protéine de qualité. Aujourd’hui, Recov Bipeptides est disponible pour tous depuis 2009 mais connaît toujours une distribution confidentielle par rapport aux autres poudres de protéine distribuées sur le marché du complément alimentaire.

Recov Bipeptides est une protéine de sérum d’albumine dont l’aminogramme dénombre les 22 acides aminés nécessaires à la croissance sous forme prédigérée avec la L-Ornithine et la L-Carnitine. Le plasma de sérum d’albumine est composé de mono, di et tripeptides sous sa forme naturelle. Les processus de production de cette protéine laissent intact et totalement biodisponibles l’ensemble des acides aminés, notamment pour la L-Arginine, le tryptophane, la méthionine et la lysine, ce qui en fait une protéine idéale pour la récupération musculaire. La digestion de Recov Bipeptides nécessiterait entre 15 et 25 minutes, soit moins qu’une protéine de lactosérum. Les premières analyses présentent un taux de 97,5% de protéine, 0,04% d’hydrates de carbone et 0,05% de lipides. Recov Bipeptides ne présente aucune trace d’agents contaminant ou de métaux lourds (mercure, plomb, arsenic ou cadmium) ce qui n’est pas forcément garanti par d’autres protéines du marché.

Une protéine idéale pour la rétention d’azote

Sur le plan scientifique, Recov Bipeptides présente un avantage particulièrement attractif pour les athlètes du culturisme et pour les autres aussi d’ailleurs. Le plasma sanguin d’albumine présente un taux de conversion azoté de 99%, un taux exceptionnel et inégalable par n’importe quelle autre protéine existante. En comparaison, la viande rouge présente un taux de rétention azoté de 32% environ, 16% pour le poisson ! Recov Bipeptides a été testé pour ne présenter aucune contre indication rénale ou hépatique et ne libère pas plus de 1% de composants catabolisants, contrairement à un taux de 68% pour la viande et 84% pour le poisson. Recov Bipeptides ne présente pas non plus de contre indications allergiques. Tacoral conseille la prise deux fois trois tablettes par jour en phase de consommation courante pour la plupart des athlètes et 6 à 20 tablettes par jour pour les athlètes de haut niveau en préparation de compétition, soit 2 à 3 fois moins que les posologies généralement constatées pour d’autres marques.

A vrai dire, le seul inconvénient, c’est le goût absolument horrible qui m’a toujours empêché de la prendre sur une période temps assez longue pour en ressentir les effets. La prise en tablettes et alors fortement recommandée par rapport à la version poudre. Toujours est-il que j’avais dans l’idée de rédiger un seul article sur ce sujet mais l’article serait alors trop long. Il y aura donc une troisième partie de mon article “La solution viendra t-elle des plantes” où je traiterai de Pink Magic, Compound 20 et AnaBeta de PES.

D’ici là, n’oubliez pas développer votre culture physique !

Eric

Sources scientifiques

* Diagnostic and statistical manual of mental disorders, 4ème édition, 1994, American Psychiatric Association

http://www.nlm.nih.gov/medlineplus/ency/article/002579.htm

** Steven D. Kunkei, Manish Suneja, Scott M. Ebert, Kale S. Bongers, Daniel K. Fox, Sharon E. Malmberg, Fariboz Alipour, Richard K. Shields, CHristopher M. Adams, mRNA Expression Signatures of Human Skeletal Muscle Atrophy Identify a Natural Compound that Increase Muscle Mass, Cell Metabolism, Volume 13, Issue 6, pp.627-638, June 2011

http://www.cell.com/cell-metabolism/retrieve/pii/S155041311100177X

NOTE: Espace Corps Esprit Forme est un blog indépendant axé sur la recherche en nutrition sportive, la santé, le bien être et la croissance musculaire athlétique. Merci de ne pas me contacter au sujet de liens commerciaux. Il est de la responsabilité de chacun de faire ses propres recherches sur le Web et de consommer ce que bon lui semble.

 

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Performances athlétiques et physiques, la réponse viendra t-elle des plantes ? Partie II

USP-Labs-complements-alimentaires-a-base-d-extraits-vegetauxSans le savoir vraiment ou en faisant mine de ne pas le savoir, USP Labs se tourne vers les sources et les ressources de la science ayurvédique en termes d’extraits végétaux. D’autres compléments alimentaires comme Prime, Jack3d ou leur Super Cissus Rx font aujourd’hui partie du paysage du bodybuilding. Leur dernier supplément – et certainement le meilleur – se nomme Pink Magic.  Il faut savoir que la racine du mot “magique” vient précisément du Sanskrit Mago qui a le sens d”équilibre”; le Sanskrit étant une des langues majoritaires en Inde avec l’anglais (200 autres langues sont parlés par les minorités). De là, j’en viens à penser que la notion d’homéostasie, avec celle du bien-être et de l’équilibre, aurait intuitivement été conçues en Inde. C’est d’ailleurs une notion que l’on retrouve dans leur mythologie, Vishnou en est d’ailleurs l’archétype et la représentation symbolique par excellence.

De notion d’équilibre, c’est en outre l’impression qui se dégage le plus des compléments vendus par Jacob Geissler (le fondateur d’USP Labs), celle d’un équilibre retrouvé, notamment avec Prime et Pink Magic. Selon mes impressions personnelles toutes subjectives, ces compléments donnent vraiment une sensation d’équilibre physique, mental et énergétique. C’est certainement la meilleure sensation qui soit, à part la prise de force et de masse musculaire puisque l’on parle principalement de musculation et d’ergogènes.

L’Ayurveda est une philosophie qui repose sur l’équilibre et le bien être

ayurveda-principes-equilibreCette notion d’équilibre et de fusion des contraires est une des plus vieilles idées développées par la majorité des philosophies au monde, on la retrouve notamment dans le symbole du Ying et du Yang et de la médecine ayurvédique indienne, naturellement proches toutes les deux. On la retrouve dans la musique lorsqu’il est question d’harmonie, dans l’architecture lorsque l’on parle d’équilibre des formes ou en peinture pour caractériser celui des couleurs. Quant à la médecine et aux différentes spécialités millénaires qui ont pris corps en Orient, elles s’apparentent quelques peu avec les philosophies asiatiques de l’Inde et de la Chine. Elles se rejoignent, on en ressent d’ailleurs facilement les similitudes.

Le principe d’équilibre du corps étant vieux de plusieurs millénaires en Chine et en Inde, la notion d’homéostasie en occident est par contre, très récente en comparaison. C’est évidement une notion qui nous vient d’Orient puisque les végétaux seraient censés travailler avec l’équilibre du corps, pas contre lui comme le ferait une substance dopante; c’est également le cas des végétaux adaptogènes, sujet d’un article que j’ai déjà traité.

La mentalité asiatique en particulier et orientale de manière plus générale, nous affirme que le monde qui nous entoure, tout comme notre monde intérieur, est en équilibre, seule position valable et viable. Ce concept d’équilibre est intimement lié à la santé, à la vie et à la philosophie que l’on pourrait développer sur cette dernière. Dès lors, il est tout à fait naturel que la pharmacopée orientale se soit montrée prolifique en substances végétales qui mettent ce principe en lumière et qui constitue une part importante de leur médecine. Elle illustre leur science comme leurs principes les plus fondamentaux.

Notion d’équilibre dans la philosophie chinoise

Par l’Orient et sa médecine, il est question de globalité et de réunion des éléments, à la grande différence de l’occident où la médecine détaille le fonctionnement du corps humain. Ces deux points de vue contraires dégagent pourtant à leur manière, autant de vérités l’une que l’autre. La naissance de la médecine traditionnelle chinoise remonte à l’antiquité avec un ouvrage, le Huang Di Nei Jing, déjà âgé de trois millénaires. C’est sur cette base que repose encore aujourd’hui cette médecine hors d’âge qui continue à soigner un patient sur dix dans le monde1.

En effet, la médecine traditionnelle chinoise intègre cette notion de globalité au centre de ses principes, qu’il s’agisse d’une question d’énergie, de bien être ou d’équilibre au sens global et exhaustif du terme. La médecine traditionnelle chinoise est donc une médecine d’intégration, non pas d’exclusion ou de caractérisations multiples. On pourrait presque parler de la philosophie chinoise (bien que le terme de philosophie paraisse étrange en parlant de l’Asie) comme la science de toutes les autres sciences (médecine, spiritualité, morale…) en particulier si l’on se réfère à la définition première d’une science, “l’étude d’un objet”. En ce sens, la “philosophie” chinoise étudie l’objet de tous les objets dans une globalité transcendante et intégrante, selon leurs traditions millénaires.

A ce titre, la médecine traditionnelle chinoise intègre l’acupuncture, le massage chinois, la diététique, le Qi Gong, la diététique et la pharmacopée. Quant à cette dernière, la Chine connaît et utilise plusieurs centaines de plantes et de produits d’origine animale pour entretenir la santé2.

Notion d’équilibre dans la science des Véda

En Inde, la science ayurvédique, ou science de la vie répond d’un principe plus ou moins similaire. Elle se définit par rapport à des textes sacrés originaires de l’antiquité qui mettent en avant la nécessité d’une médecine reposant sur la nature. D’inspiration hindouiste, la médecine ayurvédique se base sur une philosophie purement holistique qui réfléchit le corps comme un ensemble indissociable.

Principes-de-l-AyurvedaPour cette médecine, la notion d’organe à traiter ou de traitement médical spécifique à une maladie n’a pas de sens puisque la maladie est vue comme un déséquilibre à corriger afin de retrouver l’équilibre. Schématiquement, la science ayurvédique comprend les problèmes de santé d’un point de vue différent pour en arriver au même résultat: la guérison du patient. Ici, l’essentiel repose sur le point de vue développé et les moyens qui amèneront cette guérison. À part certaines pratiques chirurgicales, l’Ayurvéda a mis au point un certain nombre de préparations médicinales basées sur des moyens naturels.

Deux ouvrages rédigés tardivement après -1000 ans avant JC en sanskrit védique nommés Sushruta Samhita et Charaka Samhita retranscrivent les méthodes et traitements autrefois transmis oralement de la médecine ayurvédique et décrivent plus d’un millier de maladies, plus de 700 plantes médicinales, végétaux et préparations médicales diverses.

La médecine occidentale découvre l’Ayurveda depuis peu

Récemment la médecine moderne s’est intéressée aux propriétés médicinales des végétaux décrits par la médecine ayurvédique. Certaines plantes comme la sauge, le margousier ou le curcuma ont été étudiés par notre médecine avec des résultats prometteurs, notamment contre les symptômes de la maladie d’Alzeihmer3, l’angine de poitrine, diverses pathologies dont certaines maladies cardiovasculaires comme l’insuffisance cardiaque, l’hypercholestérolémie et beaucoup d’autres.

L’Asie nous présente, à nous pauvres occidentaux dont la médecine expérimentale est beaucoup plus récente, un nombre incalculables de remèdes thérapeutiques basés sur un seul principe, la recherche de l’équilibre et de la santé. Cette notion d’équilibre est interprétée chez nous par la notion d’homéostase ou d’homéostasie.

La notion occidentale d’homéostasie

metabolisme-homeostaseUne des raisons pour laquelle il m’est particulièrement appréciable de rappeler cette notion d’homéostasie se réfère à la notion d’équilibre nécessaire à chaque être vivant, autrement dit, tout le contraire de ce que produit une substance dopante, c’est à dire un déséquilibre profond de l’organisme. Par définition, l’homéostase décrit la capacité d’un être vivant à maintenir les caractéristiques principales de l’organisme à un niveau sensiblement identique quel que soit les conditions extérieures (concentration équilibrée des substances, composition des liquides intracellulaires, température du corps…). En découvrant et en appliquant le principe d’homéostase, la médecine occidentale est bien forcée d’admettre que le corps humain repose tout autant sur des métabolismes clairement identifiés comme indépendants les uns des autres mais qu’une considération holistique du corps est forcément nécessaire pour mieux comprendre son fonctionnement.

Notons également que ce qui est d’autant plus appréciable en Asie, concerne cette fois, le fait que ni l’Inde ni la Chine n’auraient pu entrevoir la possibilité d’une utilisation des végétaux à des fins supraphysiologiques puisque leur philosophie était complètement étrangère à cette idée. En effet, cela impliquerait un déséquilibre de fonctionnement du corps et de l’organisme entier. C’est en occident que l’on a essayé d’utiliser les plantes pour en tirer un avantage physique ou physiologique, les cas du Ginseng, du café, du Guarana ou du Maca en sont les plus connus. La culture orientale a pour principe de se servir respectueusement de la nature pour la santé et l’équilibre, les notions de performances athlétiques ne lui étaient pas communément admises.

La musculation vue comme un accomplissement physique par la pratique sportive ?

La possibilité d’évoluer sur le plan physique par le biais de la musculation ou du sport en général pourrait s’interpréter sur le plan oriental comme une aspiration du corps et de l’esprit à un accomplissement vital vers une expérience totale et complète de l’être humain en tant qu’individu en relation avec le tout par une recherche de la symétrie physique et du bien être psychique par et avec la pratique sportive, une interprétation holistique qui pourrait peut-être avoir du sens.

Dans cette optique, la science des Veda ou celle de la philosophie chinoise est des plus intéressantes. J’ai déjà, avec deux articles, tenté de rappeler que le développement du corps répond à une attente, voire une aspiration et à un besoin d’équilibre: la symétrie physique. C’est d’autant plus drôle que l’esprit occidental répond avec quelques astuces et amusements à la philosophie orientale puisque la philosophie grecque de Platon, basée sur la question du Beau, de l’équilibre, de la symétrie du corps et des idées pourrait parfaitement se refléter dans la science des Véda à partir de certains aspects.

Essayons dès maintenant de faire nôtre les principes de la pharmacopée védique en nous attardant sur les principes et constatations que cette science sacrée de l’Inde a pu mettre en lumière; je reviendrais en parallèle sur ce qu’en dit notre médecine occidentale.

Le Terminalia Chebula (Prime), effets et applications au bodybuilding ?

Terminalia-chebula-un-adaptogene-applicable-a-la-pratique-sportiveConnu sous le nom d’Haritaki en sanskrit, le Terminalia Chebula Mirobalan est connu depuis au moins 2000 ans pour ses propriétés médicinales. L’acide chébulique est considéré comme étant la principale substance active de ce végétal. D’autres substances comme des résines, un acide tannique, un acide gallique et l’anthraquinone font partie des composants actifs du Terminalia Chebula. Selon la médecine ayurvédique, cette plante est appelée Kayakalpa ou, littéralement “la plante qui transmute le corps, l’esprit et la psyché”. Autrement dit, on considère cette plante comme un bienfait supérieur pour le corps et l’esprit, on retrouve à nouveau cette notion de substance qui équilibre et renforce le corps.

Selon notre point de vue occidental, le Terminalia Chebula contient des tanins, de l’acide chébulique et de l’acide gallique. Hippocrate lui-même recommandait d’en consommer le fruit une fois par jour afin de se préserver de la maladie4. Il considérait ce fruit comme doté de propriétés exceptionnelles sur la préservation de la santé. Selon la médecine védique, il existe 7 variétés d’Haritaki soit (en sanskrit): l’Avava, l’Amrita, le Ketaki, le Juvanti, le Putana, le Vijoya et le Rohini.

Tribulus-terrestris

Le Tribulus Terrestris, une plante qui fait beaucoup parler d’elle.

L’Haritaki était consommé en mastication l’estomac vide pour prévenir un grand nombre de troubles comme l’asthme, la constipation, les éruptions cutanées, les troubles de la vision et quelques autres encore. Selon cette médecine, ce fruit pouvait améliorer la longévité. L’Haritaki fait partie d’un traitement recommandé par la médecine ayurvédique appelé Triphala comprenant l’Haritaki, le Bahera et l’Amlaki. A lui seul, l’Haritaki augmenterait l’appétit, il pourrait améliorer les capacités intellectuelles, améliorer la vitalité et la puissance sexuelle.

D’un point de vue plus pragmatique, Prime composé de Terminalia Chebula associé à ce Tribulus Aquaticus ou Tribulus Lacusoris, est un complément de bonne qualité qui m’a permis de prendre du poids un peu plus facilement. Comme indiqué sur le site USP Labs, Prime donne de la force. Difficile de dire si c’est un adaptogène ou non, cet extrait végétal n’est pas connu par notre médecine pour posséder des vertus anabolisantes, seulement pour présenter des capacités antioxydantes importantes. ce dernier point a été étudié à la lumière d’un article passionnant sur les antioxydants. Cet article souligne le fait qu’un antioxydant fait plus que neutraliser les radicaux libres, nous y reviendrons.

A d’autres points de vue, le Terminalia Chebula fait état de propriétés intéressantes et notamment anti diabétiques, comme le souligne Nalamolu Koteswara Rao et Srinivas Nammi, tous deux chercheurs en médecine au centre biomédical pour la médecine alternative. Leur article “Antidiabetic and renoprotective effects of the chloroform extract of Terminalia Chabula seeds in streptozotocin-induced diabetic rats.” met en lumière les capacités antidiabétiques et protectrices des reins pour ce végétal. Les résultats de cette étude font état d’une réduction prolongée du taux de glucose sanguin. Selon les auteurs, la sécrétion améliorée de l’insuline serait responsable des effets de ce végétal.

Certains compléments alimentaires doivent leurs effets à une bonne connaissance de l’Ayurvéda et des végétaux

À mon avis, l’association de ces deux végétaux entraîne une augmentation de l’appétit et une assimilation optimale des nutriments mais rien de plus. Cependant, c’est déjà pas mal. Prime pourrait être intéressant pour les périodes de prise de masse à condition que l’utilisateur réagisse bien à ce complément, ce qui n’est pas toujours le cas, selon les divers témoignages recueillis sur les forums, même si une majorité d’utilisateurs en retire des bénéfices. Dans tous les cas, Prime donnera sans doute de bons résultats après plusieurs semaines mais les assertions d’USP Labs sont fortement exagérées, il n’est toujours pas possibles pour un complément alimentaire de donner autant de résultats qu’un produit dopant. Pourtant, selon moi, Prime et leur “Pink Magic” représentent peut-être une alternative véritablement intéressante sur le long terme; il est plutôt rarissime de pouvoir en dire autant d’un complément naturel.

Le Cissus Quadrangularis, un végétal digne d’intérêt ?

Pour répondre à notre sujet, deux choses nous intéressent à propos du Cissus quadrangularis, sa capacité à soigner les articulations et ses capacités anti-cataboliques présumées.

Cissus-quadrangularisLa médecine ayurvédique connaît le Cissus Quadrangularis pour sa capacité à guérir les fractures et ses propriétés analgésiques, plus ou moins semblables à celles de l’aspirine. Les composants actifs du Cissus quadrangularis sont nombreux. On dénombre notamment des kétostérones, ce sont des substances stéroïdes végétales responsables de la guérison osseuse selon la recherche médicale. Il s’agirait de substances qui s’opposent à l’action de destruction des tissus des glucostéroides et de la cortisone. Ces effets expliqueraient pourquoi le Cissus réduirait le taux de cortisol dans l’organisme. De là, et même sans problème osseux ou articulaire majeur, le Cissus quadrangularis est un végétal intéressant, moins de cortisol = plus de capacités anabolisantes et une masse musculaire plus facilement préservée. En y ajoutant les capacités antioxydantes du Cissus quadrangularis en milieu lipidique, il s’agit peut-être d’un des compléments les plus utiles aux bodybuilders naturels.

Des études scientifiques mettent en évidence l’utilité du Cissus Quadrangularis sur la réduction de l’obésité, du taux glucidique sanguin, du taux de cholestérol total, du cholestérol LDL et des triglycérides, quel que soit le régime alimentaire observé.

Ces extraits végétaux auraient-il des points communs ?

Difficile de trancher sur des substances encore mal connues pour la plupart par la médecine moderne. Ce que l’on peut dire du Cissus Quadrangularis, du Massularia Acuminate, du Rhamnus ou du Nelumbo Nucifera c’est qu’ils comportent tous des substances appartenant à la grande famille des alcaloïdes ou des polyphénols mais cette classe est tellement grande qu’elle regroupe plus de 8000 substances dont certaines nous sont totalement inconnues au niveau de leur potentiel sur l’organisme ou de leurs effets secondaires. Des polyphénols, on connaît leur action d’antioxydant et de protecteur cellulaire sur l’organisme et l’on commence à peine a en dégager quelques propriétés sur différents métabolismes et organes.

Ce qu’on nous dit généralement sur la majorité des sites commerciaux ou d’information concernant les antioxydants – et j’en suis pour quelque chose – c’est que le processus d’anti-oxydation consiste simplement à rééquilibrer une molécule instable et donc de stabiliser les cellules. Même si c’est tout à fait exact, la recherche scientifique sur les antioxydants commence à se rendre compte que ce processus va plus loin et qu’il touche un nombre important de métabolismes alors que l’on ne soupçonnait pas de tels mécanismes. Dans leur article5 sur le potentiel des antioxydants, T. Hennebelle, S. Sahpaz et F. Bailleul insistent sur le fait que ce processus a des implications directes et indirectes sur de nombreux facteurs métaboliques et que, à cause de notre connaissance très incomplète de ces substances, des recherches plus approfondies mériteraient d’être entreprises sur le plan de la prévention des maladies cardiovasculaires, du cancer ou des maladies neurodégénératives.

Les antioxydants présentent un impact évalué par la recherche scientifique et empirique

L’impact de ces antioxydants sur la santé humaine, même si on commence à en comprendre les mécanismes, reste encore difficile à évaluer. On sait par exemple que certaines substances végétales sont dotées de propriétés antidiabétiques (Dorstenia Picta6), anticancéreuses, modulatrices des sécrétions hormonales (Mucuna Pruriens…) ou qu’elles peuvent aider à lutter contre l’infertilité (Massularia Acuminate, Panax Ginseng, Astragalus mambranaceus, Withania somnifera…)7. Dans ce cadre, il est probable que les capacités antioxydantes (et d’autres influences encore inconnues) puissent jouer sur tel ou tel processus organique ou métabolisme, le tout étant de savoir si une molécule isolée d’un végétal est responsable de cette action ou si la synergie des éléments présents est responsable de ces effets.

Quoi qu’il en soit, les effets de ces plantes sont bien réels et de mieux en mieux identifiés par la recherche. Sans savoir encore comment, ont peut raisonnablement supposer que les effets produits par ces suppléments – et dont le savoir nous est souvent donné par la science ayurvédique avant même notre médecine occidentale – peuvent nous faire bénéficier d’un avantage potentiel en termes de performances athlétiques. Certaines plantes comme le Ginseng l’on prouvé depuis plusieurs millénaires, d’autres comme le Massularia, le Phelodendron ou le Cissus Quadranguralis tarderaient peut-être encore à se faire connaître.

A très bientôt pour d’autres articles,

Eric Mallet

Références

1 http://www.shaoyang.fr/medecine/presentation_MTC.htm
2 Plus d’information sur le site Soleil-levant: http://www.soleil-levant.org/presse/article.php3?id_article=191
3 S. Akhondzadeh, M. Noroozian, M. Mohammadi, S. Ohadinia, A.H. Jamshidi, M. Khani, Salvia officinalis extract in the treatment of patients with mild to moderate Alzheimer’s disease: a double blind, randomized and placebo-controlled trial, dans J Clin Pharm Ther, vol. 28, no 1, February 2003, p. 53–9
4 Chebulic Myrobolan (Haritaki)  HYPERLINK “http://www.online-family-doctor.com/fruits/chebulic-myrobalan.html” http://www.online-family-doctor.com/fruits/chebulic-myrobalan.html

5 T. Hennebelle, S. Sahpaz et F. Bailleul, Polyphénols végétaux, sources, utilisation et potentiel dans la lutte contre le stress oxydatif, in Phytothérapie, Volume 2, Numéro 1,3-6, DOI: 10.1007/s10298-004-0003-8

6 Ngueguim Tsofack Florence, Dimo Théophile, Dzeufiet Djomeni Paul Désiré, Vouffo Bertin, Dongo Etienne, Renaud Beauwens, Asongalem Acha Emmanuel d, Zapfack
Louis, Kamtchouing Pierre, Antidiabetic activities of methanol-derived extract of Dorstenia picta twigs in normal and streptozotocin-induced diabetic rats, Antidiabetic activities of methanol-derived extract of Dorstenia picta twigs / Asian Journal of Traditional Medicines, 2007, 2 ( 4 )

7 E. A. Nantia, P. F. Moundipa, T. K. Monsees, S. Carreau, Medicinal plants as potentiel male anti-infertility agents: a review, Andrologie, Volume 19, Number 3, DOI: 10.1007/s12610-009-0030-2

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Performances athlétiques et physiques, la réponse viendra t-elle des plantes ? Partie I

Tribulus terrestris

Tribulus terrestris

C’est un peu ce que je disais à Yves Gasser; je reste persuadé que la réponse au dopage viendra des plantes (peut-être aussi pour de nombreuses maladies). La nature renferme encore de nombreux secrets qu’il nous reste à découvrir. Certaines entreprises de compléments alimentaires dotées d’une solide réputation de sérieux comme USP Labs et quelques autres s’employaient à le prouver.

Il fut un temps (presque 15 ans de cela) où certaines marques assez confidentielles comme Vitol, vendaient avec un certain succès – aux USA – un complément appelé Russian Bear. Il s’agissait d’une espèce d’Animal Pack bourré d’extraits végétaux encore peu connus ou d’extraits glandulaires ??? D’autres produits en poudre dont le fameux Hot Stuff américain, proposaient une espèce de poudre imbuvable censée augmenter les performances athlétiques des bodybuilders.

Les végétaux renferment encore de nombreux mystères pour la recherche scientifique

Bien plus tard, d’autres entreprises se sont penchées sur la question en se tournant vers certaines spécialités d’herboristes inconnues en occident. Elles sont pourtant connues depuis plusieurs millénaires en Inde ou en Chine. USP Labs fait partie de ceux-là et propose aujourd’hui des compléments  basés pratiquement que sur des extraits végétaux. Les retours sont assez étonnants, souvent enthousiastes et moi aussi, je me suis pris au jeu. N’en ayant pas testé d’autres, je ne vous parlerez que d’USP Labs et de leurs compléments Anabolic Pump, Prime, Jacked, Powerful et le dernier en date, Pink Magic. D’une manière générale, USP Labs se sert d’extraits végétaux connus de la médecine indienne, dite Ayurvédique, une médecine ancestrale qui existe depuis plus de 5000 ans.

USP Labs fait partie des marques de compléments alimentaires qui associent les végétaux à leurs produits

Évidemment, il ne faut prendre en compte la nature du discours employé par les marques qui vendent leurs compléments. Certaines d’entre elles ont parfois tendance à exagérer les effets et l’activité de leurs produits, certains y vont d’ailleurs souvent trop fort et perdent leur crédibilité (en nous prenant pour des imbéciles par la même occasion !). D’autres se basent sur la science non pas pour affirmer que leurs laboratoires (seules les plus grandes marques qui investissent en ont vraiment un) ont trouvé un substance extraordinaire mais pour affirmer que leurs produits sont de qualité. Cette attitude est assez rare, USP Labs fait pourtant partie de ceux-là à mon avis. Évidemment, les testeurs ayant les mieux réagi aux compléments alimentaires font naturellement partie de l’argumentation commerciale; nous ne sommes pas dupes non plus.

Prudence est mère de sureté, nous réagissons tous différemment aux extraits végétaux et de plantes

cissus-quadrangularis-extraits-vegetauxNous restons cependant, tous inégaux devant la nature et ne réagissons pas du tout de la même manière aux compléments alimentaires, il faut aussi le savoir et c’est un facteur à prendre en compte. A partir de là c’est l’honnêteté d’une marque qui entre en jeu. N’oublions pas qu’une substance chimique peut prendre parfois une vingtaine de noms différents suivant la position des molécules à partir de laquelle on commence à la désigner. Les plus malhonnêtes en profitent d’ailleurs pour vanter les vertus miraculeuses de leurs produits, lesquels ne contiennent d’ailleurs souvent qu’une poudre fade, infâme et totalement inefficace mais ils profitent honteusement de l’ignorance de leurs clients. Ces mêmes poudres sont alors vendues dans de belles boîtes pleines de belles couleurs et de motifs dynamisants (sauf leurs poudres) afin de mieux faire passer la pilule (la gélule ou la poudre). Je préfère ne pas citer de nom pour éviter les polémiques inutiles mais je pense que chacun comprend de quoi je parle.

Toujours est-il qu’USP Labs est assez mal distribué en France, à part sur Internet. Le Super Cissus RX et d’autres compléments de cette marque américaine sont aujourd’hui facilement disponible chez nous. Rien d’excessivement “Super”, leur complément est à base de Cissus, comme son nom l’indique. Cette plante aurait des propriétés analgésiques et réparatrices étonnantes sur les tendons, articulations et cartilages. Pour l’avoir testé, je suis bien obligé de confirmer, le Cissus Quadrangularis est certainement ce qui a de plus efficace contre les tendinites  et autres problèmes articulaires. J’avais contracté de fortes douleurs aux coudes suite à un entraînement en climat humide et chaud; le manque de liquide m’a été fatal ce jour là. Le Cissus quadrangularis a réduir les douleurs en quelques jours alors que je les trainaient depuis 3 mois, c’est vraiment étonnant.

Anabolic Pump et Powerful ont été pour moi (avec Pink Magic) les compléments qui ont le mieux fonctionné. J’ai pourtant essayé Hgh Up de Nutriceuticals mais le ressenti s’est avéré différent de Powerful mais cela reste une question de sensibilité personnelle. Selon USP Labs (et mon expérience), Anabolic Pump favorise l’assimilation des glucides et leur utilisation par la masse musculaire au lieu d’être stockée en graisse. En suivant leurs directives (2 capsules pendant 5 jours avant un repas riche en glucides puis 3 capsules) les résultats sont vraiment plus que concluants pour la congestion musculaire, l’endurance et le volume.

Anabolic Pump, le premier complément végétal qui cible le métabolisme des glucides

anabolic-pumpA condition de suivre les instructions à la lettre, Anabolic Pump reste imbattable sur la congestion. Ça dépasse de loin ce que les stimulants d’oxyde nitrique peuvent donner. L’impression de congestionner toutes les fibres en même temps est assez stupéfiante, surtout lorsqu’au bout d’une dizaine de jours, le muscle opposé à celui est travaillé commence lui aussi à congestionner. L’endurance augmente, il n’est pas rare d’ajouter 2 ou 3 répétitions par série. Le volume musculaire augmente aussi de manière considérable. Anabolic Pump donne un peu l’impression d’augmenter les stocks et le rendement des glucides dans d’importantes proportions, un peu comme si le métabolisme énergétique devenait beaucoup plus performant.

L’argumentation d’USP Labs suggère que les extraits végétaux dont il est composé (Phellodendron et Lagerstroemia Speciosa) agissent sur certains transporteurs de glucose que sont les GLUT4, une protéine spécifique qui agit en association avec l’insuline pour faire passer les sucres à travers la membrane cellulaire qui elle, comme vous le savez, est composée de lipides. Étant polarisé, le glucose nécessite nécessairement un transporteur. Imaginez que vous soyez au supermarché et que vous ayez besoin d’une pièce d’un euro pour libérer le caddy. Le GLUT 4 fonctionne exactement de la même manière. Votre pièce libère le caddy dans lequel vous pourrez y mettre vos victuailles, le GLUT 4 libère l’insuline et se charge de les amener au cœur de la cellule. Le transfert du glucose entre le sang, la membrane et le milieu cellulaire s’effectue un peu à l’image du transfert de votre argent à l’achat des marchandises alors que votre caddy transporte toujours vos courses. Je pense que l’analogie est intéressante et concrète.

Scientifiquement, les arguments d’USP Labs sont exacts mais les effets de leurs compléments varient d’une personne à l’autre

D’un point de vue scientifique, l’argumentation d’USP Labs tient la route après quelques vérifications (et quelque séances de dingue où je me suis vraiment demandé si j’allais pouvoir m’arrêter), le Phéllodendon est connu par la médecine pour combattre plusieurs problèmes de santé très divers comme le cholestérol, le stress, certaines bactéries et virus. L’alcaloïde actif extrait du Phéllodendron est plus connu sous le nom de Berbérine dont une des propriétés (associé à d’autres extraits végétaux) est de sensibiliser à l’action de l’insuline.

Une marque américaine nommée Leaner Living semble proposer un complément similaire à Anabolic Pump: Glycosolve basé sur la berbérine et le banaba, un autre végétal plus connu pour son action promotrice sur l’insuline que ne l’est la berbérine au départ. Finalement, on en revient toujours au même quand on parle de supplémentation alimentaire, la synergie des composants actifs détermine l’efficacité totale d’un produit; Laurent de Power & Strength me le disait aussi. D’autre part, Anabolic Pump et Glycosolve sont deux cousins, le Banaba n’est autre que le nom commun attribué au Lagerstroemia Speciosa, le deuxième composant d’Anabolic Pump, la boucle est bouclée.

Berbérine, Banaba, picolinate de chrome et vanadium sont impliqués dans le métabolisme glucidique

Picolinate-de-chromeCurieusement, Leaner Living revient sur les propriétés de la Berbérine au niveau de l’influence qu’elle exerce sur les transporteurs de glucose alors que la majorité des sites consultés à ce sujets n’en parle jamais mais insiste sur les capacités antifongiques ou anti stress de la Berbérine, allez savoir pourquoi… Toujours est-il que pour l’avoir testé, Anabolic Pump fonctionne extrêmement bien, surtout lorsque vous mangez énormément d’hydrates de carbone pour charger vos réserves de glycogène.

Toujours est-il que de faciliter le travail de l’insuline constitue le meilleur moyen pour progresser plus facilement en musculation puisque l’insuline est de loin, l’hormone la plus anabolisante du corps humain, devant l’hormone de croissance et la testostérone tout simplement parce que l’insuline n’est pas liée, comme pourrait l’être la testostérone ou l’œstrogène à des facteurs liés et relatifs au sexe, c’est une hormone entièrement liée au transport du glucose et à son métabolisme, qui représente le carburant numéro 1 de notre organisme. L’insuline est anabolisante (ou elle augmente vos réserves de graisse si vous ne savez pas vous alimenter) mais est absolument incapable de créer les mêmes effets secondaires que ceux créés par un excès de testostérone ou estrogènes dans le sang. De plus, l’action de l’insuline est directe, inévitable et indispensable; potentialiser ses effets permet tout simplement de gagner plus de masse musculaire (le glucose est nécessaire à la fixation des acides aminés) tout en perdant de la masse adipeuse. En tout état de cause, potentialiser le métabolisme du glucose permet de gagner essentiellement en endurance musculaire et en volume plus qu’en force, la testostérone étant plus efficace sur ce segment.

Prime est basé sur deux végétaux, le Tribulus Aquaticus (encore un Tribulus ?) et le Chebulic myrobalan (pas mirobolant mais myrobalan), le nom complet de cette plante est Terminalia Chebula Myrobalan. La médecine indienne prête à ce dernier végétal un nombre important de vertus dont l’une d’entre elles et de potentialiser (si je puis dire) les aliments: “Regular consumption of powdered cherubic myroblan in the evening helps in correcting disordered processes of nutrition by which the organism ingests, digests, absorbs, utilizes and excretes food substance and restores the normal function of the system.”

Le Terminalia Chebulia fait partie de la pharmacopée ayurvédique mais il est inconnu en Europe

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Le Terminalia chebula

Le Terminalia Chebulia est utilisé en Inde pour traiter les problèmes de diarrhée, dysenterie, brûlure d’estomac, l’asthme, la constipation, les hémorroïdes et les problèmes hépatiques. Cette plante est également connue par la médecine pour ses propriétés anti-herpès et antivirales en général. Selon certaines études scientifiques, elle exercerait une action intéressante contre la progression du VIH dont elle inhibe la propagation et ralentie l’évolution.

Un autre site nous apprend que le Chebulic Myrobalan est également connu pour favoriser la santé et la croissance, ce qui nous ramènerait plus près de ce qui nous concerne, c’est à dire, la construction musculaire: “it is believed that it can destroy all diseases and eliminate all waste from the body, and also promote tissue growth and health. Terminalia Chebula has antibacterial and antioxydant properties.(…)”. Toujours est-il que j’ai rarement mangé autant avec Prime. A ce niveau, c’est vraiment bouffer, mieux vaut l’oublier en période de sèche et de réduction calorique stricte mais pour faire de la masse musculaire, ça aide.

L’autre extrait végétal est connu sous le nom de Tribulus Aquaticus ou Tribulus Lacusoris/Marinus. USP Labs réfère à des glycosides stéroïdiens comme substances actives pour appuyer son argumentation. Toujours est-il qu’un grand nombre de végétaux n’ont pas encore révélé leurs applications potentielles, un grand nombre de plantes exercent des effets sur le corps humain sans que l’on puisse en expliquer le mécanisme, pareil pour certains minéraux comme le chrome ou le vanadium dont l’action sur la sensibilité à l’insuline restent encore un peu obscure. Pourtant le nom de glycosides me fait penser à certaines fantaisies du genre Anabol 5 ou 17hd dont l’argumentation primaire repose sur le fait que leurs substance actives sont liées à un sucre, lequel est dissocié dans l’estomac pour exercer son activité anabolisante. Le gros soucis, c’est que l’enzyme qui serait capable de fractionner cette substance n’existe pas dans le corps humain et que cette réaction n’est faisable qu’en éprouvette. Je reste sympathique en parlant de fantaisie, je pourrais employer un vocabulaire plus acide en parlant d’escroquerie.

Vous vendre du rêve ne va pas vous aider, sauf à perdre un peu d’argent pour pas grand chose !

Parler de glycosides stéroïdiens c’est parler de substances végétales dont l’activité chez les mammifères, et encore plus chez l’être humain, reste assez hypothétique pour un grand nombre d’entre elles. C’est un peu comme si on injectait de l’insuline à des plantes en croyant que cette hormone fixerait les sucres aux dépends de la photosynthèse, c’est vraiment grotesque. Seulement, ce qui ne peut se faire dans le sens du complexe vers le plus simple trouve parfois des applications dans l’autre sens. Nous savons par exemple que l’aspirine (dont le lointain cousin est végétal) et un nombre incalculable de médicaments nous viennent des plantes; d’où mon interrogation. On connaît tous le cas des suppléments à base de stérols végétaux et Universal Nutrition en a d’ailleurs commercialisé quelques-un. Leur Natural Stérol s’est très bien vendu mais il faut préciser qu’à part les stérols végétaux fumeux de cette formule, une bonne quantité d’acides aminés et autres éléments actifs comme des vitamines et minéraux en font un supplément tout juste honnête.

Pourtant, à la différence d’un Natural Stérol Complex, Prime m’a été très utile à l’entraînement et en dehors de la salle de musculation. Avec la fonte, j’ai parfois l’impression de ne plus ressentir les charges de la même façon, comme si la masse était un peu moins massive; difficile de l’expliquer autrement. Sans tomber dans les excès de ce que prétend USP Labs, j’ai l’impression que la fonte devient un peu plus légère mais l’effet le plus notable de Prime reste sa faculté à stimuler la faim. Pour une période de prise de masse, associer Prime et Anabolic Pump pourrait s’avérer très intéressant, si votre frigo est bien plein.

Pink Magic faisait partie des meilleurs compléments de la marque américaine USP Labs

Prime et Pink Magic fonctionnaient bien ensemble. Ce dernier favorisait aussi un peu l’appétit mais pas au même point que Prime. Par contre, Pink Magic donne de la force à un point que ça en devient presque inquiétant. A mon meilleur niveau, j’arrivais à 170kg au squat en séries de 8 et 350 kg à la presse à cuisses. Avec Pink Magic, mettre 120kg au squat est une plaisanterie alors que les 300 passent tout seul à la presse à cuisses. Je suis aujourd’hui à 410kg à la presse et j’espère atteindre 180 voire 200kg avec Prime et Pink Magic. Ce dernier fonctionne d’ailleurs très bien avec Estrodex ou Testo Pro d’Anabolic Inovation, le Masssularia Acuminate ayant prouvé qu’il exerçait une influence réelle sur la sécrétion de testostérone même si elle reste modérée*.

Pink Magic augmente aussi la densité musculaire de manière visible, la sensation d’avoir une masse musculaire bien pleine et également très agréable. Pour Anabolic Pump, associer un chromium picolinate et Ursobolic pourrait s’avérer très intéressant également; c’est l’expérience que je m’apprête à faire.

Curieusement, certains effets de Prime, d’Anabolic Pump ou de Pink Magic se rejoignent à différents degrés; leur point commun est de favoriser l’anabolisme et la bonne marche de l’organisme, c’est déjà beaucoup. Même s’ils ne peuvent dépasser les effets spectaculaires des produits dopants, ces extraits de plantes offrent des avantages impressionnants aux athlètes et surtout – ce qui est le plus important – sans aucun effet secondaire. La possibilité de progresser mieux et plus vite existe enfin, USP Labs reste à mon avis, une des rares entreprises à proposer des compléments sérieux qui vont dans ce sens. Bon… Ça commence à faire long, je vais donc scinder l’article en deux parties, dans le cas contraire vous ne pourriez le lire qu’à Noël. D’ici là,  n’oubliez pas de développer votre culture physique !

Eric Mallet

* Yakubu MT, Akanji MA, Oladiji AT, Adekosan AA, Androgenic Potential of aqueous extract of Massularia Acuminata stem in male Wistar rats, Medicinal Plants Research Laboratory, Department of Biochemistry, University of Llorin, PMB 1515, Llorin, Nigeria

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