Les polyacétylènes, les inhibiteurs du cancer de la carotte, du céleri et du panais

carottes-antioxydantsLa carotte protègerait contre le cancer de la prostate, le cancer du sein et sans doute d’autres types de cancer. C’est grâce aux caroténoïdes contenus dans les carottes, pensons-nous – jusqu’à ce qu’un lecteur nous envoie quelques études que nous ne connaissions pas encore. Nous savons maintenant qu’il existe encore plus d’inhibiteurs du cancer dans les carottes et les légumes apparentés tels que la céleri, le persil, le fenouil et le panais. L’un d’eux est le falcarinol.

Les polyacétylènes

Le falcarinol est un polyacétylène ou, plus précisément, un polyacétylène aliphatique en C17. Les polyacétylènes se trouvent en quantité relativement importante dans les légumes de la famille des Apiacées, comme la carotte à l’ancienne. De plus, contrairement à de nombreuses autres substances bioactives intéressantes, leur biodisponibilité est assez bonne.

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Présence des polyacétylènes dans les végétaux

En 2005, des chercheurs autrichiens ont publié une étude dans laquelle ils ont déterminé la concentration de falcarinol [1], de falcarindiol [2] et de deux autres polyacétylènes dans deux types de céleri [Apium graveolens I et II], la carotte [Daucus carota], le fenouil [Foeniculum vulgare], le panais [Pastinaca sativa] et le persil [Petroselinum crispum].

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À première vue, le panais était la meilleure source de polyacétylènes mais les concentrations variables dans les deux types de céleri suggèrent qu’il peut y avoir pas mal de variations au sein d’une même variété de légumes. Nous vous épargnerons une longue histoire technique agricole, mais sur la base du tableau ci-dessous, nous pensons que la concentration de polyacétylènes dans les cultures biologiques est sensiblement plus élevée que dans les produits ordinaires.

Conclusion

“Si ces résultats peuvent être vérifiés, le céleri, le persil et le panais, qui contiennent des quantités élevées de polyacétylènes bioactifs, deviendront des ingrédients prometteurs d’un régime alimentaire visant à prévenir le cancer”, écrivent les Autrichiens.

Les effets anti-cancer des polyacétylènes

En 2009, des scientifiques danois de l’université d’Aarhus ont publié une étude in vitro dans laquelle ils ont exposé des cellules cancéreuses du côlon Caco-2 au falcarinol, au falcarindiol, au panaxydol et à la falcarinone. [Agric Food Chem. 2009;57(18):8290-6.]

Dans les faibles concentrations attendues dans l’organisme des personnes qui mangent des carottes, des panais et des légumes apparentés, le falcarinol était l’inhibiteur de cancer le plus puissant. Le falcarinol, comme les autres polyacétylènes testés, a également renforcé l’effet anticancéreux du falcarinol.

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Une autre conclusion

“La présente étude démontre que les polyacétylènes aliphatiques en C17 sont des principes anticancéreux potentiels des carottes et des légumes apparentés et que l’interaction synergique entre les polyacétylènes bioactifs peut être importante pour leur bioactivité”, écrivent les Danois.

Source de l’article: Polyacetylenes, the lesser known cancer inhibitors in carrot, celery and parsnip

Source Ergo-log: J Agric Food Chem. 2005;53(7):2518-23.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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La peau vieillirait moins vite avec de l’huile d’olive

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Le tabagisme et l’excès de soleil font vieillir la peau plus rapidement, lit-on récemment dans une étude danoise. Aujourd’hui, nous avons déterré une étude épidémiologique française qui avait été publiée dans PLoS One en 2012. Selon cette étude, vous pourriez retarder la vitesse à laquelle votre peau vieillit en utilisant quotidiennement de l’huile d’olive.

L’étude sur le vieillissement de la peau et l’huile d’olive

Les chercheurs ont évalué l’ampleur du vieillissement de la peau du visage sur des photos de 1264 femmes et 1655 hommes âgés de 46 à 60 ans. Ils ont examiné la formation des rides, les taches pigmentaires et la perte d’élasticité : photodommages est le mot qui désigne ces signes de vieillissement.

Les chercheurs ont également examiné l’alimentation des sujets, en particulier la quantité d’acides gras mono-insaturés que les sujets consommaient chaque jour. Sur cette base, ils ont divisé les participants en quatre groupes de taille égale. Ces groupes sont appelés quartiles.

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Les résultats pour les femmes étaient assez similaires, mais pas statistiquement significatifs.

Les acides gras mono-insaturés sont présents dans les produits laitiers, la viande et les produits carnés, l’huile d’arachide, de tournesol – et dans l’huile d’olive. Cependant, seuls les acides gras mono-insaturés de l’huile d’olive ont offert une protection significative contre le vieillissement du visage. Plus les participants consommaient d’acides gras mono-insaturés d’huile d’olive, moins les chercheurs ont constaté de signes du vieillissement de la peau.

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Conclusion

“Nos résultats confirment le rôle bénéfique de l’huile d’olive dans la prévention du photovieillissement facial sévère”, ont écrit les chercheurs. “Ce résultat devrait être étayé par d’autres études mécanistes prenant en compte la relation entre un régime alimentaire riche en acides gras mono-insaturés, en graisses sous-cutanées et le processus du vieillissement global, dont les photodommages cutanés peuvent être un marqueur facilement observable”.

“Enfin, nos conclusions fournissent un aperçu utile de l’effet bénéfique de l’huile d’olive, en tant que principale source de graisse alimentaire, telle qu’elle est promue dans un régime alimentaire diversifié, bien que la seule façon de démontrer que l’huile d’olive peut prévenir les dommages cutanés soit de réaliser une étude interventionnelle”.

Source de l’article: Skin ages less quickly with olive oil

Source Ergo-log: PLoS One. 2012;7(9):e44490.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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Le kiwi pourrait-il protéger votre cœur et vos artères ?

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Manger régulièrement du kiwi pourrait réduire le risque de contracter une maladie cardiovasculaire. Du moins, c’est ce qu’écrivent des épidémiologistes espagnols dans le Nutrition Journal. L’ajout de kiwis à votre alimentation augmenterait la concentration de cholestérol HDL dans votre sang et réduirait le risque de formation de caillots sanguins. Et la consommation d’un seul kiwi par semaine présenterait déjà un effet notable.

L’étude sur le kiwi et la santé cardiovasculaire

Les chercheurs ont analysé le sang de 1469 Espagnols et enregistré leur alimentation en leur demandant de remplir des questionnaires. Les chercheurs ont également demandé aux participants s’ils fumaient, s’ils faisaient de l’exercice, s’ils buvaient de l’alcool et combien ils pesaient. Ils ont ensuite effectué des calculs statistiques pour éliminer l’impact des facteurs liés au mode de vie afin de constater les effets de l’alimentation des sujets.

Résultats de l’étude sur le kiwi

Les participants qui mangeaient des kiwis plus d’une fois par semaine avaient plus de “bon cholestérol” HDL dans le sang que l’autre groupe. Cela signifie qu’ils seraient moins susceptibles de développer des maladies cardiovasculaires.

La consommation fréquente de kiwis semble également faire baisser la concentration de fibrinogène, ce qui présente également un effet positif {Note EM: Seulement dans le cas où la synthèse de cette glycoprotéine est excessive}. Le fibrinogène est un facteur de coagulation. De fortes concentrations de fibrinogène augmentent le risque de formation de caillots sanguins, qui à leur tour provoquent des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et des thromboses.

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Les chercheurs ont également trouvé des taux de triglycérides plus faibles dans le sang des participants qui mangeaient des kiwis plus d’une fois par semaine que dans celui des participants qui en mangeaient moins souvent. Plus la quantité de triglycérides dans le sang est faible, plus la probabilité de maladie cardiovasculaire serait faible. La différence entre les deux groupes n’était cependant pas statistiquement significative.

Les analyses de sang ont montré que l’index de HOMA des mangeurs de kiwis était plus faible que celui des participants qui mangeaient des kiwis moins régulièrement. Plus le taux d’HOMA-ir est faible, au mieux le corps réagit à l’insuline, ce qui réduirait le risque de développer un diabète de type 2, bien que cette différence ne soit pas non plus statistiquement significative. Les chercheurs soupçonnent que c’est la combinaison de la vitamine C et des polyphénols du kiwi qui explique les effets observés, mais ils ne sont pas tout à fait certains que cela soit le cas.

Conclusion

“En conclusion, une consommation fréquente de kiwi dans l’alimentation normale est associée à des concentrations plasmatiques plus faibles de fibrinogène, un profil lipidique plasmatique amélioré”, ont écrit les chercheurs. “D’autres études interventionnelles seront nécessaires pour définir les effets de la consommation de kiwi sur l’insulinorésistance et les résultats cardiovasculaires”.

Les chercheurs n’étaient pas parrainés par une organisation de producteurs de kiwis. Ils ont obtenu leurs fonds du gouvernement espagnol, des autorités locales et de l’UE.

Source de l’article: Kiwis protect heart and blood vessels

Source Ergo-log: Nutr J. 2015 Sep 15;14:97.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Quels aliments vous aideraient à vivre plus longtemps ?

espresso-cafeinePlus vous consommez d’aliments tels que l’espresso, les myrtilles, les framboises, les olives, les poivrons et les épinards, plus vous pourriez vivre longtemps. Les antioxydants contenus dans ces aliments réduisent le risque de formes mortelles de cancer et de maladies cardiovasculaires. C’est ce que suggère une méta-étude que des épidémiologistes de l’université des sciences médicales de Téhéran ont publié dans le Journal européen de la nutrition.

La méta-analyse sur les régimes alimentaires et les antioxydants qu’ils contiennent

Les chercheurs ont retracé 5 études publiées précédemment et où les sujets ont été suivis pendant une période plus longue tout en ayant laissé une trace de leur décès. Les chercheurs connaissaient également la quantité d’antioxydants consommés quotidiennement par les participants dans le cadre de leur alimentation. Les épidémiologistes obtiennent souvent la valeur antioxydante des aliments à partir de tableaux basés sur les résultats des tests FRAP. FRAP signifie “Ferric Reducing Ability”.

Le test FRAP se base sur le chlorure de fer qui va réagir avec l’O-phénanthroline, créant des complexes de fer qui peuvent être facilement mesurés. Les antioxydants inhibent cette réaction. Vous laissez la réaction se dérouler dans des tubes à essai en présence d’un extrait alimentaire. Ensuite, vous mesurez le délai de la réaction. Vous avez alors une idée de la valeur antioxydante de cet aliment. Ces informations sont rassemblées dans des tableaux comme celui ci-dessous.

DTAC = capacité antioxydante totale du régime alimentaire.

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Les résultats

Au plus le régime alimentaire des sujets de l’étude contenait d’antioxydants, au plus leur chance de décès étaient petites.

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Les antioxydants présents dans l’alimentation ont réduit à la fois le risque de décès par cancer et le risque de décès par maladies cardiovasculaires.

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Conclusion sur les antioxydants

Pour les Iraniens, c’est une évidence. Plus vous consommez d’antioxydants par le biais d’une alimentation régulière, plus le risque de mourir prématurément est faible.

Source de l’article: If you eat more of these foods, you will live longer

Source Ergo-log: European Journal of Nutrition. Received: 8 April 2018; Accepted: 3 February 2019; Published online: 11 February 2019. https://doi.org/10.1007/s00394-019-01922-9.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

 

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La vitamine D peut-elle réduire le risque de mort par cancer ?

complements-alimentaires-franceLes suppléments de vitamine D réduiraient le risque de mourir d’un cancer. L’épidémiologiste chinois Yu Zhang, affilié à l’hôpital affilié de l’université de Chengdu, arrive à cette conclusion dans une méta-analyse publiée dans The BMJ.

La méta-analyse sur la vitamine D et le risque de mortalité par cancer

Il existe un grand nombre de recherches scientifiques positives sur la vitamine D, mais la majorité de ces recherches concernent les taux de vitamine D ou sur l’apport alimentaire estimé.

Il convient néanmoins de faire preuve d’une certaine prudence dans le cadre de cette méta-analyse. Si les personnes qui ont beaucoup de vitamine D dans le sang sont en meilleure santé, dans quelle mesure la vitamine D est-elle impliquée ? Les personnes en bonne santé sont-elles plus souvent à l’extérieur, de sorte que leur corps produit plus de vitamine D ? Toutes les associations possibles ne sont pas causées par une cause directe.

C’est pourquoi la méta-étude de Zhang n’a porté que sur des études cliniques dans lesquelles les chercheurs ont donné des suppléments de vitamine D à un groupe de personnes, et un placebo à un autre. Si ces essais sont correctement réalisés, ils permettent d’établir des relations de cause à effet. Au total, Zhang a recensé 52 études cliniques auxquels ont participé 75454 sujets. Les études ont également porté sur la variable la plus robuste que l’on puisse imaginer en matière de santé : le risque de mortalité.

Les résultats de la méta-analyse

Zhang a constaté que les suppléments de vitamine D avaient tendance à réduire le risque de décès. Cependant, cette tendance n’était pas statistiquement significative. Elle est alors devenue plus marquée lorsque Zhang a laissé de côté les études où les sujets recevaient de la vitamine D2 au lieu de la D3 mais la tendance n’était toujours pas statistiquement significative.

Lorsque Zhang a divisé ses données par cause de décès, il a trouvé une différence statistiquement significative entre le groupe placebo et le groupe supplémenté. La supplémentation en vitamine D avait réduit le risque de décès par cancer de 16 %.

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Source de l’article: Vitamin D supplements reduce the risk of cancer death

Source Ergo-log: BMJ 2019;366:l4673.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Combattre le virus du rhume avec de l’ail… Vraiment ?

allicine-oignonSelon l’OMS, rien ne prouve que l’ail puisse combattre le coronavirus. Il n’a tout simplement jamais fait l’objet d’une étude. Mais d’où viennent ces histoires sur l’effet inhibiteur de l’ail sur les virus ? Elles seraient basées sur une étude publiée en 2001 dans Advances In Therapy. Dans cette étude, menée par le biochimiste britannique Peter Josling, un supplément contenant un composé de l’ail protégeait les gens contre le rhume.

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Qui est Peter Josling ?

Sans exagération, nous pouvons qualifier Peter Josling d’expert sur l’ail. Il a écrit un livre sur les effets positifs de l’ail sur la santé, The Heart of Garlic. Sur le web, vous trouverez un grand nombre de conversations et de conférences avec ce chercheur. Josling a fondé le Garlic Center dans les années 1990, à partir duquel il a mené les recherches dont nous parlons.

L’étude clinique sur l’ail de Peter Josling

Peter Josling a réalisé une expérience avec 2 groupes de 73 sujets chacun. Pendant 12 semaines, les sujets d’un groupe ont pris un placebo tous les jours, tandis que les sujets de l’autre groupe ont pris une capsule d’allicine.

L’allicine est une molécule contenant du soufre. On la retrouve également dans les oignons, les poireaux et la ciboulette à des concentrations plus faibles. Les produits de dégradation de l’allicine sont à l’origine de l’odeur typique de l’ail. L’allicine et ses métabolites seraient également responsables des effets positifs présumés de l’ail sur la santé. Le complément utilisé par Josling se nomme Allimax. Il est toujours sur le marché.

Les résultats de l’étude

Les sujets qui ont pris le supplément d’ail ont rapporté 24 cas de rhume pendant l’expérience. Dans l’autre groupe, il y en a eu 65. Dans le groupe de l’ail, les sujets ont été malades pendant 1,52 jour en moyenne lorsqu’ils ont pris froid. Dans le groupe placebo, les sujets l’ont été pendant 5,01 jours en moyenne.

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Conclusion sur l’ail et le virus du rhume

“Cette étude est la première à utiliser un modèle en double aveugle, contrôlé par placebo, pour étudier la prévention des maladies virales avec un supplément à base d’ail”, écrit Josling.

“Les résultats ont été très favorables à la prise de ce complément comme mesure préventive, démontrant un soulagement accéléré, une réduction de la gravité des symptômes gênants tels que les éternuements, la toux et l’écoulement nasal, ainsi qu’un retour à la pleine forme. Une probabilité réduite de réinfection par d’autres souches virales a indiqué une amélioration générale du système immunitaire grâce au complément actif”.

“Les résultats suggèrent également que l’infection et la réinfection peuvent être efficacement prévenues par son utilisation quotidienne tout au long de l’année, avec un énorme potentiel d’économies pour l’industrie nationale en termes de réduction des jours de maladie. Ce produit présente clairement une excellente activité antivirale et justifie une étude plus approfondie pour déterminer la nature et la méthode de sa destruction virale”.

Oui, mais…

Tout cela semble très bien mais nous voulons quand même soulever quelques critiques. Si vous utilisez de l’allicine ou de l’ail, vous le remarquerez forcément. Par conséquent, le groupe placebo ne serait pas un vrai groupe placebo. C’est la première critique.

En outre, Peter Josling est non seulement expert dans le domaine de l’ail mais c’est aussi un entrepreneur. Selon sa page LinkedIn, Josling commercialise aussi le supplément d’ail qu’il a étudié. C’est pourquoi, aussi intéressante et prometteuse soit-elle, nous considérons cette recherche comme une étude sponsorisée. C’est la seconde critique…

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Source de l’article: Fighting colds with garlic

Source Ergo-log: Adv Ther. 2001;18(4):189-93.

Note: Pour la petite histoire, si l’allicine ne présente aucun intérêt contre le virus qui nous préoccupe en ce moment, la quercétine par contre, a prouvé son utilité contre plusieurs types de virus dont le SARS-CoV (Chen 2006)* mais avec une forme particulière de quercétine, la quercétine O-glycoside, étudiée sur des rongeurs, pas des êtres humains. Il s’agit d’une molécule retrouvée dans l’Artemisia capillaris (Armoise capillaire). L’étude de Chen et de ses collègues n’est cependant qu’un préliminaire à d’autres études menant à la recherche de solutions thérapeutiques prochaines. Rien ne prouve donc a priori, que la quercétine de l’oignon rouge, de la pomme ou du thé vert puissent nous être utiles. Des chercheurs canadiens ont pourtant l’air d’y croire, espérons qu’ils obtiennent des résultats. A priori, ce dérivé naturel de la quercétine a également donné des résultats contre le virus de la grippe (Merhbod et al. 2018), du virus Zika (Wong et al. 2017) et de l’Ebola (Qiu X et al. 2016). L’avenir nous dira ce qu’il en est réellement sur le plan scientifique.

Eric Mallet

* Chen et al. Binding interaction of quercetin-3-beta-galactoside and its synthetic derivatives with SARS-CoV 3CL(pro): structure-activity relationship studies reveal salient pharmacophore features. Bioorg Med Chem. 2006 Dec 15;14(24):8295-306.

Merhbod et al. Immunomodulatory properties of quercetin-3-O-α-L-rhamnopyranoside from Rapanea melanophloeos against influenza a virus. BMC Complement Altern Med. 2018 Jun 15;18(1):184.

Qiu X et al. Prophylactic Efficacy of Quercetin 3-β-O-d-Glucoside against Ebola Virus Infection. Antimicrob Agents Chemother. (2016)

Wong et al. Antiviral activity of quercetin-3-β-O-D-glucoside against Zika virus infection. Virol Sin. 2017 Dec;32(6):545-547.

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