Une consommation modérée d’alcool serait-elle tolérable pour votre santé ? Au niveau moléculaire, ce n’est pas le cas…

verre-vinUn verre de vin chaque jour serait une habitude saine. C’est ce que nous disent les chercheurs depuis des années… jusqu’à ce que des méta-études aient vaincu le mythe. Récemment, des scientifiques américains ont publié la même conclusion dans Scientific Reports. C’est donc officiel maintenant. Une consommation modérée d’alcool n’a pas d’effet positif significatif sur la santé.

L’étude scientifique sur les effets de l’alcool

Les chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco ont utilisé les données de 900 adultes américains ayant participé à l’étude scientifique Heart & Soul. Cette étude a débuté à la fin des années 1980. Les chercheurs connaissaient les sujets qui ne buvaient pas du tout d’alcool, ceux qui buvaient de l’alcool en étant «en bonne santé» [Ideal drinking] et ceux qui buvaient plus d’alcool que ce que les médecins estimaient être quelque chose de sain [Bing drinking].

La longueur des télomères de l’ADN des participants à l’étude est devenue plus courte. Les télomères deviennent plus courts en raison du vieillissement. Plus cette diminution est rapide, plus vous vieillissez rapidement. A vrai dire, la diminution de la longueur des télomères en dit long sur votre mode de vie. Au plus vos télomères raccourcissent rapidement, au moins votre mode de vie est sain.

Les résultats sur les effets de l’alcool et les télomères

Au début de l’étude scientifique, les sujets du groupe de consommation excessive d’alcool avaient des télomères plus courts que les autres sujets. Cet effet a été maintenu lorsque les chercheurs ont balayé l’influence de tous les autres facteurs possibles. Les télomères des sujets du groupe de consommation idéale n’étaient pas significativement plus longs que dans les autres groupes.

 

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Une consommation élevée et malsaine d’alcool [Binge drinking] avait accéléré la diminution de la longueur des télomères. Les participants à l’étude ont été classés comme des buveurs excessifs s’ils buvaient plus de six verres de boisson alcoolisée au moins une fois par an. Même lorsque les chercheurs avaient tempérés les effets de facteurs tels que l’obésité, le tabac et les risques de maladies, une consommation excessive d’alcool avait accéléré le raccourcissement de longueur des télomères.

Si les sujets de l’étude scientifique buvaient 1 à 2 verre(s) par jour et que, dans le cas de l’étude Heart & Soul, ils étaient donc considéré comme des buveurs idéaux, la vitesse à laquelle leurs télomères se raccourcissaient ne diminuait pas de manière significative.

 

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Conclusion sur les effets de l’alcool au niveau cellulaire

“En résumé, nous ne trouvons aucune preuve que la quantité ou le type de consommation d’alcool soit associé à une longueur de télomère plus longue ou à une augmentation de sa longueur dans le temps”, résument les chercheurs.

Source de l’article: Moderate alcohol use healthy? Not at the molecular level…

Source Ergo-log: Sci Rep. 2019 Feb 5;9(1):1404.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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La musculation donne encore des résultats à l’âge de 90 ans et plus

personnes-agees-musculationIl y a de cela un quart de siècle, les médecins considéraient l’idée que les personnes âgées pourraient tirer un bénéfice de l’entraînement de force comme un non-sens absolu. L’étude réalisée par Maria Fiatarone qui a été publiée en 1990 dans le journal JAMA a changé ce point de vue définitivement. La scientifique de l’Université Tufts a montré que les personnes de 80 à 90 ans pouvaient devenir plus fortes et plus musclées en faisant de la musculation.

Les sports de force après l’âge de 60 ans

Des études sur les effets de l’entraînement de force sur les plus de soixante ans sont publiées quotidiennement. On leur accorde peu d’attention, probablement parce que leur message le plus important – l’entraînement de musculation est bon pour vous – n’est plus considéré comme sensationnel.

Le public s’intéresserait maintenant aux super-âgés de la musculation. Il s’agit de personnes âgées de 70, 80 ou 90 ans qui font des exercices de résistance et qui tiennent une forme exceptionnelle pour leur âge. L’Américaine Ernestine Shepherd, une grand-mère du bodybuilding âgée de 75 ans, en est un exemple. Ou encore, Charles Eugster, dentiste britannique à la retraite, qui a commencé la musculation à 85 ans parce qu’il voulait se remettre en forme. [telegraph.co.uk 24 février 2013]

L’exemple de Charles Eugster

Dans une interview accordée au journal The Guardian, Charles Eugster, qui avait alors 93 ans, a déclaré qu’il avait eu une crise à 85 ans. [Theguardian.com 2 avril 2011] “Un jour, je me suis regardé dans le miroir et j’y ai vu un vieil homme. J’étais en surpoids et je ne voyais plus que de la peau là où il y avait du muscle. Je savais que j’étais supposé ralentir le rythme mais j’ai ma fierté. Mon véritable corps me manquait et je voulais pouvoir à nouveau traverser la plage en faisant tourner les têtes. ”

Charles Eugster, qui faisait du rameur presque tous les jours, a commencé à faire de la musculation. Et cela a bien marché pour lui dit-il. “Avec l’entraînement de force et des shakes de protéine, mon corps a commencé à changer. Je me suis élargi, avec un corps plus en “v”. Mes épaules et mes biceps ont commencé à gagner en définition musculaire. Des gens commençaient à me dire que je paraissais plus jeune que mon âge. Et ma nouvelle silhouette bien dessinée recueillait beaucoup de regards admiratifs des femmes”.

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“Je ne poursuis pas la jeunesse”, écrit Eugster sur son blog, “Je recherche la santé. Les gens ont subi un lavage de cerveau pour penser qu’après 65 ans, vous étiez terminé.”

Charles Eugster lui-même était incroyablement en forme à 85 ans. Mais les hommes et les femmes de cet âge qui ne sont pas en forme peuvent quand même bien réagir au début de l’entraînement de force. Au moins, une étude publiée par Maria Fiatarone en 1990 l’a démontré.

L’étude scientifique sur les personnes âgées et la musculation

Dans cette étude particulière, 6 femmes et 4 hommes âgés de 86 à 96 ans entraînaient leurs muscles des cuisses trois fois par semaine sur un appareil d’extension des jambes. Ils prenaient 80% du poids avec lequel ils pouvaient réaliser 1 répétition. Chaque mini-séance d’entraînement consistait à faire trois séries. Les sujets de Maria Fiatarone n’étaient pas très en forme. A vrai dire, pendant le processus de vieillissement, ils avaient perdu tellement de masse musculaire que leur mobilité était sévèrement réduite.

Résultats de l’étude

Les analyses ont montré qu’à la fin des huit semaines, les sujets avaient accumulé de la masse musculaire. De plus, leur force maximale avait aussi augmentée.

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Lorsque les sujets ont cessé l’entraînement, leur force musculaire toute nouvelle s’en est allé rapidement: après un mois, ils avaient pratiquement perdu toute la force qu’ils avaient gagné.

Source de l’article: Over nineties still react to strength training

Source Ergo-log: JAMA. 1990 Jun 13;263(22):3029-34.

Note EM: La conclusion de cette étude va donc bien plus loin que ce que l’on aurait pu penser au départ. Cette étude nous rappelle surtout que le catabolisme augmente en fonction de l’avancée en âge et confirment que certaines considérations sur les compléments alimentaires suivent la même logique alors que d’autres le font moins. C’est par exemple le cas du HMB où nous avions constaté qu’il faut au moins avoir dépassé 50 ans pour en retirer quelque chose. Fatalement et de manière logique, c’est aussi le cas de la Leucine dont les besoins augmentent avec l’âge. Rappelez-vous tout simplement que lorsque l’on vieilli, la rétention des acides aminés par l’intestin augmente (ce que l’on nomme l’extraction splanchnique), c’est le cas pour la Leucine comme pour les autres acides aminés. Certains de ces acides aminés, comme la Glycine et la citrulline, semblent présenter un intérêt nutritionnel plus indépendant du vieillissement. Rappelez-vous que la L-Citrulline ne subit pas la rétention intestinale.

Le besoin en azote augmente avec l’âge, un facteur déterminant du grammage minimal nécessaire sur lequel nous ne sommes pas toujours d’accord. Besoins minimal en protéines, protéolyse (autophagie et catabolisme), extraction splanchnique et d’autres encore… L’ensemble de ces facteurs doit être pris en considération en fonction de l’âge si vous voulez vraiment connaitre vos besoins journaliers minimum en protéines. Nous aurons l’occasion d’approfondir ce sujet avec le prochain article transcrit de Gabrielle Lyon. Mais d’ici là, je ne peux que vous recommander de développer votre culture physique…

Eric Mallet

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L’effet œstrogénique de la junkfood et les produits terminaux de la glycation

recepteur-oestrogene-alphaIl existerait un lien entre, d’une part, la consommation d’aliments transformés comme les frites et les barres de chocolat et d’autre part, l’action de l’estradiol, une hormone sexuelle féminine. Des chercheurs de l’American Movement Scientists de l’Université de médecine de Caroline du Sud ont écrit un article à ce sujet dans Breast Cancer Research and Treatment. Leur étude est intéressante pour les femmes atteintes d’un cancer du sein sensible à l’estradiol, ainsi que pour toutes les personnes qui, pour quelque raison que ce soit, souhaiteraient réduire les effets de l’estradiol sur leur organisme. Nous évoquerons également les AGE, les produits terminaux de la glycation.

Advanced Glycation End Products, les produits terminaux de la glycation et votre santé

Les AGE, en abrégé Produits Terminaux de la Glycation (ou PTE en français), sont des molécules qui apparaissent lorsque les aliments sont transformés de manière intensive. On les retrouvent également dans l’organisme lorsque le taux de glucose sanguin est élevé pendant une longue période. Si les AGE s’accumulent dans les tissus, ce n’est pas vraiment une bonne chose pour votre santé. Les AGE accélèrent le vieillissement en empêchant les enzymes de réparer les tissus.

Les Produits Terminaux de la Glycation et le cancer du sein

Les chercheurs voulaient savoir si les AGE pouvaient jouer un rôle dans le cancer du sein. Ils ont alors analysé des échantillons de tissus de femmes atteintes de ce cancer. Ils ont découvert qu’il y avait plus d’AGE dans le sang des femmes atteintes de tumeurs plus développées et donc plus dangereuses, que chez les femmes atteintes de tumeurs moins volumineuses et donc moins nuisibles [en bas à gauche].

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Les chercheurs ont également retrouvé plus d’AGE chez les femmes atteintes d’un cancer du sein sensible à l’estradiol que chez celles dont le cancer du sein n’était pas sensible à l’hormone [en haut à droite]. Cela suggère qu’il existe un lien entre les AGE, le cancer du sein et l’estradiol.

Les Produits Terminaux de la Glycation et l’œstradiol

Les chercheurs ont ensuite réalisé une expérience avec des cellules de cancer du sein sensibles à l’œstradiol dans des éprouvettes. Si ces cellules étaient exposées aux AGE, le récepteur de l’estradiol était activé [en bas à droite] (Note EM: comprendre phosphorylé). L’estradiol active les molécules signal telles que l’Akt et Erk dans les cellules, et les AGE le font aussi. Les AGE imitent ainsi l’effet de l’estradiol.

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Produits Terminaux de la Glycation et anti-œstrogènes

Avec un médicament comme le tamoxifène, qui empêche l’œstradiol d’activer le récepteur de l’œstradiol, les oncologues essaient de ralentir la croissance des cancers du sein sensibles à cette hormone. Au plus les AGE circulent dans le sang, au moins cette approche est efficace. C’est ce que les chercheurs ont découvert en exposant les cellules cancéreuses dans des éprouvettes au tamoxifène et aux produits terminaux de la glycation.

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AGE et style de vie

C’est très intéressant parce que les concentrations avec lesquelles les chercheurs ont réalisé leur expérience en éprouvettes étaient égales aux concentrations des AGE retrouvés dans l’organisme. Mais pouvez-vous réduire la concentration des produits terminaux de la glycation dans votre corps ?

A cette fin, les chercheurs ont demandé à un groupe de femmes obèses, traitées pour un cancer du sein, de manger plus sainement et de faire plus d’exercice pendant 11 semaines. Leur approche – marcher 30 minutes par jour, ils ont la santé les fruits… bla-bla-bla – était aussi standard que vous pouvez l’imaginer, inutile de vous fatiguer avec cela.

Mais, comme le montre le tableau ci-dessous, cela a donné des résultats…

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Source de l’article: AGEs, The oestrogenic effect of unhealthy foods

Source Ergo-log: Breast Cancer Res Treat. 2019 Feb;173(3):559-71.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme.

Eric Mallet

 

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Moins de glucides, plus de mémoire chez les personnes âgées

Un régime alimentaire dont l’énergie proviendrait principalement des lipides et des protéines, et non des glucides, améliorerait la mémoire des personnes âgées. Des neuroscientifiques de l’Université de Cincinnati écrivent à ce sujet dans un article publié en 2012 dans Neurobiology of Aging.

Démence et régime alimentaire

Le vieillissement de la population ont fait entrer la maladie d’Alzheimer et la démence dans le cadre des maladies courantes. Ainsi, les scientifiques sont à la recherche de moyens pour ralentir l’épidémie qui se profile à l’horizon. Des études ont montré que les personnes présentant des taux d’insuline et de glucose en augmentation sont plus susceptibles de présenter une détérioration mentale avec l’âge.

Les chercheurs pensent que notre régime industriel, dans lequel une grande partie de l’apport calorique provient des glucides [principalement simples], est l’un des facteurs à l’origine de l’augmentation de l’incidence de la maladie d’Alzheimer et de la démence.

L’étude sur la mémoire, les risques de maladies neurodégénératives et le sucre

Les chercheurs de Cincinnati se sont demandé si un régime pauvre en glucides pouvait aider le cerveau des personnes âgées à mieux fonctionner. Ils ont donc fait une expérience auprès de 23 sujets âgés âgés de 70 ans en moyenne et qui commençaient à perdre la mémoire.

cetoneLes chercheurs ont divisé leurs sujets en deux groupes. Un groupe a reçu un régime «normal» pendant six semaines où la plus grande partie de l’énergie était fournie par les glucides [High carb]. L’autre groupe prenait un régime alimentaire contenant très peu de glucides [Low Carb]. Ce dernier est parfois appelé régime «cétogène» lorsqu’une majorité des calories consommées proviennent des protides et des graisses.

«Cétogène» fait ici référence à un régime alimentaire qui entraîne la libération de cétones. Les cétones [leur structure de base est illustrée ci-contre] sont libérées lorsque le corps se met à brûler des graisses plus longtemps. Les cétones sont des fragments d’acides gras décomposés. L’organisme les utilise alors pour obtenir de l’énergie.

 

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Les sujets du test ont essayé de s’en tenir à un apport quotidien de 20 grammes de glucides par jour. Ils n’ont pas toujours géré au mieux leurs apports mais ils ont très bien réussi dans l’ensemble. Juste avant le début et juste après la fin de la période de 6 semaines, les chercheurs ont testé la mémoire de leurs sujets. Les chercheurs ont examiné la capacité des sujets âgés à se souvenir des mots [Verbal Memory] et de leur capacité à commander des chiffres et des lettres [Memory].

Les résultats de l’étude scientifique en rapport à la mémoire

Les scores des deux tests se sont améliorés avec le régime cétogène.

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Plus le niveau d’insuline était bas, plus les scores étaient élevés. “Les corps cétoniques urinaires n’ont pas été détectés chez les sujets en régimes alimentaires riches en glucides. Mais ils étaient présents chez les sujets à régime faible en glucides alors que les taux de corps cétoniques étaient liés aux performances de la mémoire”, écrivent les chercheurs.

Conclusion

Ces conclusions pourraient nous faire penser qu’un régime pauvre en glucides protège le cerveau du vieillissement. Les chercheurs conseillent toutefois la prudence. “Si cette approche devait s’avérer efficace et présenter des avantages au-delà de la période d’intervention, elle pourrait être appliquée de manière intermittente en tant que stratégie préventive, une approche qui atténuerait de nombreuses préoccupations concernant les restrictions chroniques et sévères en glucides.”

Source de l’article: Less carbs, better memory

Source Ergo-log: Neurobiol Aging. 2012 Feb;33(2):425.e19-27.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme.

Eric Mallet

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Il y a certainement plus de calories dans vos aliments que ce que vous croyez réellement…

pèse-personneCette mauvaise plaisanterie arrive à un grand nombre de personnes minces qui essaient de perdre du poids de manière contrôlée tout en essayant de maintenir leur masse musculaire. Ils notent exactement ce qu’ils mangent et s’assurent de consommer quelques centaines de calories de moins qu’ils ne brûlent chaque jour. Mais rien ne se passe. La graisse reste là où elle est. Comment est-ce possible ? A vrai dire, il est probable que les fabricants de produits alimentaires indiquent systématiquement moins de calories sur leurs étiquettes que ce qu’ils contiennent réellement.

Le “détective” des calories…

En 2013, le cinéaste new-yorkais Casey Neistat a lancé sa vidéo The Calorie Detective sur Internet. C’est un clip de cinq minutes qui devrait vraiment être vu par tous ceux qui veulent perdre du poids et qui font trop confiance à l’industrie alimentaire.

Casey Neistat a acheté cinq aliments qu’il aime manger et les a présentés à des chercheurs de l’Université de Columbia. Ils ont analysé le nombre exact de calories contenus dans ces produits. Et – surprise ! – ils contenaient plus que ce que les fabricants avaient déclaré. Si Neistat avait mangé les cinq produits le même jour, il aurait consommé 548 kcal de plus que les informations indiquées sur les étiquettes.

L’étude scientifique sur l’exactitude des valeurs caloriques alimentaires

La recherches a montré que l’industrie alimentaire ment souvent à propos de la valeur calorique des produits alimentaires préparés. En 2010, des chercheurs de l’Université Tufts ont publié dans le Journal of the American Dietetic Association une analyse de 40 aliments différents achetés dans des restaurants et des supermarchés. (Aux États-Unis, les restaurants doivent également indiquer la quantité de calories fournie par leurs plats.)

Résultats de l’étude

Le nombre de calories mesurés a presque toujours dépassé le nombre de calories annoncé par les fabricants et les vendeurs. Le premier tableau ci-dessous concerne les produits fournis par les restaurants.

L’axe horizontal représente le nombre de calories que les restaurants ont déclaré contenir dans leurs produits. L’axe vertical représente le nombre de kcalories trouvés par les chercheurs. Lorsque la valeur sur l’axe vertical est 0, cela signifie que les chercheurs ont retrouvé autant de kcal que le prétendaient les fabricants. Lorsque la valeur est de +10, les chercheurs ont trouvé 10% de calories de plus que ne le prétendaient les fabricants.

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Le tableau ci-dessus montre les résultats pour les plats préparés des supermarchés. Encore une fois, les étiquettes sous-estiment constamment le nombre de calories. Plus de données sur les produits analysés sont reproduites dans le tableau ci-dessous.

 

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Les chercheurs ont limité leur étude à des repas hypocaloriques. A priori, vous pourriez vous attendre à ce que ces aliments apportent la quantité de calories indiquée avec précision mais ils contiennent en moyenne 8% de calories en plus que ce que les étiquettes indiquent.

Les calories en excès des produits américains ont toutes les chances d’être les mêmes en Europe

Nous ne sommes au courant d’aucune recherche similaire sur les produits alimentaires européens mais il y a peu de chances que la situation soit meilleure qu’aux États-Unis. Nous n’entendons que trop souvent parler de bodybuilders européens qui ont calculé avec précision la quantité qu’ils mangent, sans toutefois perdre du poids, même si leurs calculs indiquent qu’ils consomment quelques centaines de kilocalories de moins qu’ils ne brûlent. Ils utilisent presque toujours les données fournies sur les étiquettes.

La solution est simple: préparez et cuisinez vous-même autant de nourriture que possible, en utilisant des ingrédients purs et évitez les produits préparés. Chaque livre de recettes vous indiquant les calories alimentaires vous donnera le nombre exact de calories pour de vrais aliments comme les pommes de terre, les légumes, les fruits, la viande, les œufs et le poisson. De plus, un véritable régime alimentaire est également beaucoup plus sain.

Source de l’article: There are more calories in your food than you think

Source Ergo-log: J Am Diet Assoc. 2010 Jan; 110(1): 116-23.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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La première forme de médicament anti-âge n’est plus très loin

thioredoxine-antioxydant-glutathionAprès des décennies de recherche, il n’existe toujours pas de médicament efficace qui ralentisse le processus de vieillissement. Il existe tellement de facteurs impliqués dans le vieillissement que les scientifiques ne savent pas sur quel facteur ils devraient s’appuyer pour développer un remède actif contre le vieillissement. Mais les chercheurs du Centre allemand de recherche sur le cancer estiment qu’ils ont maintenant découvert quelque chose qui devrait faire sortir la première pilule anti-âge efficace des laboratoires dans un avenir pas trop lointain.

L’étude scientifique qui aboutira sur la découverte de la thiorédoxine

Lorsque les chercheurs ont comparé les cellules immunitaires de personnes dans la vingtaine avec celles de personnes de plus de 55 ans, ils ont découvert que le processus de vieillissement entrainait les cellules à produire de moins en moins de thiorédoxine [TRX]. La thiorédoxine est une enzyme qui permet aux molécules antioxydantes endogènes telles que le glutathion de protéger les cellules contre les radicaux libres. Les symptômes du vieillissement sont en partie causés par ces radicaux libres.

Les Allemands ont également découvert que la diminution de la production de thiorédoxine était causée par une augmentation liée au vieillissement de la production de la protéine interagissant avec la thiorédoxine [TXNIP]. Les chercheurs se sont donc demandé s’ils pouvaient rendre les cellules plus résistantes aux radicaux libres en ralentissant l’accroissement des TXNIP cellulaires – ce qui permettrait aux organismes de vivre plus longtemps.

 

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L’étude in vitro sur les effets anti-âge supposé en rapport à la thiorédoxine

Les chercheurs ont placé un morceau de matériel génétique dans l’ADN des cellules. Elles produisaient alors moins de TXNIP. Ce nouveau segment d’ADN est alors devenu actif lorsque les chercheurs ont exposé les cellules à l’antibiotique doxycycline [Dox].

Les chercheurs ont exposé les cellules génétiquement modifiées au peroxyde d’hydrogène [H2O2; un radical libre]. A partir de là, une grande majorité des cellules sont mortes. Mais quand ils ont activé le gène modifié avec de la doxycycline, la mortalité des cellules a été réduite de moitié. Ils étaient protégés par un surplus de thiorédoxine.

 

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Études sur l’animal et extension de la longévité

Les chercheurs ont utilisé deux types de mouches à fruits génétiquement modifiées. L’une d’entre-elles faisait plus de TXNIP que de mouches normales, l’autre type en faisait moins que des mouches normales. Les mouches avec TXNIP augmentée vivaient en moyenne moins longtemps que la normale. Les mouches qui faisait moins de TXNIP présentaient une longévité que la normale.

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Conclusion sur le TXNIP et son potentiel anti-âge

Bien que les Allemands aient pratiqué leurs expériences sur des cellules et des mouches à fruits, ils pensent que leurs découvertes ouvrent la voie au développement d’un médicament, ou peut-être d’un régime ou d’un supplément, qui ralentira le processus de vieillissement chez les humains. “TRX-1 et son opposant TXNIP ont  été parfaitement conservés au cours de l’évolution, ils ne diffèrent guère entre les mouches et les humains”, explique le responsable de la recherche Peter Krammer dans un communiqué de presse. [sciencedaily.com June 20, 2018]

“Les scientifiques ont trouvé des centaines de gènes qui sont en quelque sorte liés au processus de vieillissement. Dans ce cas bien précis, il suffit de mettre en veille TXNIP pour retarder le vieillissement. […] Et cela en fait un candidat anti-âge intéressant pour intervenir sur les processus qui nous y conduisent. “

Source de l’article: The very first drug against aging is coming

Source Ergo-log: FEBS Lett. 2018 Jun 13. doi: 10.1002/1873-3468.13156. [Epub ahead of print].

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Article de vulgarisation intéressant proposé par Ergo-log, ce dernier nous indique surtout que nous disposerions cette fois-ci d’un potentiel de lutte contre le vieillissement et de la longévité placé en aval du processus, c’est-à-dire contre les radicaux libres produits par le métabolisme et en général, la génération d’énergie. Précisons, pour ceux qui ne le savent pas encore, que la recherche évolue sur un plan plus large que l’opposition primaire oxydants/antioxydants car certains oxydants sont également utiles au niveau cellulaire, notamment au niveau de la signalisation intracellulaire. Certains oxydants sont utiles à notre santé, d’autre ne le sont pas forcément. Ici, l’article traite essentiellement des radicaux libres qui contribuent à la dégénérescence de l’organisme. A l’opposé, d’autres molécules comme le nicotinamide riboside, précurseur indirect du NAD/H et le NMN (nicotinamide mononucléotide), précurseur direct cette fois, nous donne depuis peu des éléments de lutte pro-longévité placés en amont du vieillissement cellulaire. Toutes ces recherches sur le domaine anti-âge s’avèrent particulièrement passionnantes, c’est un domaine à suivre…

Eric Mallet

 

 

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