Le sucralose, un édulcorant qui réduirait la sensibilité à l’insuline

sucralose

Le sucralose

Le sucralose, un édulcorant synthétique 600 fois plus sucré que le sucre, provoquerait chez les personnes en bonne santé des symptômes qui ressemblent à un diabète de type 2 au stade précoce. Des chercheurs de l’université de Yale l’écrivaient récemment dans Cell Metabolism. Bien que les sujets ne soient pas réellement tombés malades, les résultats étaient si troublants que l’université a conseillé aux chercheurs d’interrompre leur étude.

L’étude sur le sucralose

Les chercheurs ont divisé 45 sujets sains en trois groupes. Chaque groupe est venu au laboratoire des chercheurs 7 fois sur une période de 2 semaines, et a ensuite bu une boisson non alcoolisée de 355 millilitres.

Les sujets d’un groupe ont pris une boisson contenant 60 milligrammes de l’édulcorant sucralose [LCS]. L’autre groupe en a bu un autre avec 30 grammes de saccharose [sucre de table normal] [Sugar]. Les sujets du troisième groupe buvaient une boisson contenant 60 milligrammes de sucralose plus 31 grammes de maltodextrine glucidique [Combi].

La structure chimique du sucralose est très similaire à celle du saccharose. Toutefois, à trois endroits, le sucralose présente des groupes chlorés qui ont remplacés trois groupes hydroxyles (-OH). En raison de ces groupes chlorés, le sucralose serait, selon certaines études, mille fois plus sucré que le saccharose, à molécule égale.

Les résultats de l’étude sur le sucralose et l’insuline

Les boissons gazeuses n’ont eu aucun effet sur la pharmacocinétique du glucose des sujets. Lorsque les chercheurs ont donné aux sujets des boissons avec glucose après deux semaines, celui-ci a disparu du sang dans tous les groupes aussi rapidement qu’avant la période de deux semaines. À cet égard, les boissons gazeuses étaient sans danger.

Cette situation a changé lorsque les chercheurs ont examiné la quantité d’insuline présente dans le sang des sujets après l’administration du glucose. Cette quantité était nettement plus importante chez les sujets qui avaient reçu des boissons contenant de la maltodextrine et du sucralose.

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Cela implique que la combinaison du sucralose et d’un glucide à absorption rapide rend l’organisme moins sensible à l’insuline. Les chercheurs ont également constaté que chez un certain nombre de sujets, l’association de cet édulcorant et d’un glucide à absorption rapide entraînait une augmentation de l’insuline tôt le matin, avant même que les sujets ne prennent leur petit déjeuner. Cela suggère également une réduction de la sensibilité à l’insuline.

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L’explication du phénomène derrière le sucralose et les sucres naturels

Dans la bouche, dans les intestins et peut-être dans de nombreux autres endroits du corps, les édulcorants tels que le sucralose interagissent avec les récepteurs T1R2/T1R3. Ces récepteurs sont en fait destinés au glucose et à d’autres sucres naturels. Ils régulent l’absorption des sucres par l’intestin grêle. Les chercheurs spéculent que via ces récepteurs, l’édulcorant pourrait inciter l’organisme à absorber encore plus rapidement les glucides à absorption rapide – perturbant l’équilibre entre le glucose et l’insuline et réduisant la sensibilité à l’insuline.

Conclusion

“Ces résultats […] suggèrent que la consommation de sucralose modifie le métabolisme du glucose consommé simultanément pour produire rapidement des effets délétères sur la santé métabolique”, écrivent les chercheurs.

“Des durées d’exposition similaires se produisent presque certainement chez l’homme, surtout si l’on considère la consommation d’une boisson édulcorée en même temps qu’un repas. Cela soulève la possibilité que l’effet combiné puisse être un facteur majeur de l’augmentation de l’incidence du diabète de type 2 et de l’obésité”.

“Si tel est le cas, l’ajout d’édulcorants hypocaloriques pour augmenter le goût sucré des aliments et des boissons contenant des glucides devrait être découragé et la consommation de boissons contenant des édulcorants avec les repas devrait être déconseillée”.

Source de l’article: Sweetener sucralose reduces insulin sensitivity | Human study

Source Ergo-log: Cell Metab. 2020 Mar 3;31(3):493-502.e7.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Une supplémentation en spermidine réduirait le vieillissement cardiovasculaire

spermidineSi vous êtes au courant des développements dans le domaine de la longévité, alors vous connaissez la spermidine. Tout le monde n’apprécie pas forcément les compléments de spermidine actuellement disponibles dans les magasins en ligne, mais il est clair qu’il s’agit d’une substance intéressante. Nous avons lu l’étude sur les animaux que des chercheurs chinois de l’université médicale de Harbin ont publiée dans Aging, et nous devons avouer que notre intérêt est maintenant là aussi éveillé.

La spermidine, une polyamine probablement lié à la longévité

La spermidine est une polyamine. Les organismes vivants produisent cette substance par le métabolisme de l’arginine, entre autres, mais la spermidine est également présente dans les aliments. Le germe de blé en est la meilleure source. Une cuillère à soupe de 7 grammes de germe de blé contient environ 1,7 milligramme de spermidine. C’est autant que ce que la plupart des suppléments de spermidine fournissent par dose quotidienne.

Aliment Spermidine mg/kilo
Germes de blé 243
Germes de soja 207
Cheddar (1 an d’affinage) 199
Champignons 89
Riz brun 50
Foie de poulet 48
Petits pois 46
Mangue 30
Pois chiche 29
Chou fleur 25
Broccoli 25

 

polyamines-spermidine-agmatine

L’étude sur la polyamine

Les fonctions biologiques de cette polyamine ne sont pas encore clairement connues mais des études in vitro et animales suggèrent que la spermidine présenteraient un effet anti-âge. Les chercheurs de la Harbin Medical University ont tenté de mieux comprendre cet aspect de la longévité grâce à leur étude sur les animaux. Ils ont alors donné à de vieux rats de laboratoire de la spermidine quotidiennement pendant 6 semaines. Ils ont injecté la substance directement dans l’intestin grêle de leurs animaux de laboratoire.

Si les animaux avaient été des humains adultes et avaient pris la spermidine par voie orale, ils auraient consommé environ 200 à 300 milligrammes de spermidine par jour. Au bout de six semaines, les chercheurs ont comparé les cellules cardiaques de leurs rats (SPD) avec celles de jeunes rats et d’un autre groupe de vieux rats. Ces deux groupes de contrôle n’avaient pas été traités avec de la spermidine.

Les résultats

Le vieillissement a réduit la quantité de mitochondries dans les cellules cardiaques. Les cellules pouvaient donc produire moins d’énergie. Cependant, une supplémentation en spermidine a annulé cet effet de vieillissement.

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La spermidine a augmenté la concentration de l’enzyme anti-âge SIRT1 dans les cellules cardiaques tout en activant des molécules de signalisation telles que la PGC-1-alpha et la TFAM. Celles-ci sont impliquées dans la production des mitochondries.

Conclusion

“Ces découvertes pourraient orienter de nouvelles stratégies thérapeutiques pour contrer le vieillissement cardiaque et prévenir les maladies cardiovasculaires liées à l’âge, ainsi que de jeter les bases d’une amélioration du traitement des maladies cardiaques liées au dysfonctionnement des mitochondries”, écrivent les chercheurs.

Source de l’article: Spermidine supplementation stops cardiovascular aging

Source Ergo-log: Aging (Albany NY). 2020 Jan 6;12(1):650-71.

Note EM: Cet article est en effet très intéressant mais il ne nous explique pas clairement ce qu’est la spermidine. Précisons d’abord qu’il s’agit d’une polyamine, une molécule pourvue d’une ou de plusieurs bases amines. Parmi elles, on retrouve la putrescine, la cadaverine, la spermidine mais aussi l’agmatine; un nom qui devrait vous sembler familier. Il s’agit d’une famille de molécules dérivant de l’ornithine (ou plus précisément du métabolisme de l’arginine), considérées comme essentielles pour de nombreux mécanismes cellulaires comme la croissance et la prolifération des cellules, la stabilité du génome, l’équilibre des ions calcium, sodium et potassium, l’ATPase et l’autophagie. A vrai dire, ces molécules portent bien leur nom, y compris pour la spermidine puisqu’elle aurait effectivement été découverte la première fois dans du sperme. C’est une molécule intermédiaire qui permet la synthèse de la spermine. Le fonctionnement métabolique exact de cette molécule est encore mal connu mais nous savons qu’elle jouerait un rôle majeur sur la longévité de l’organisme.

Les polyamines sont indispensables à la croissance cellulaire sur le plan génétique

Pour le moins, nous pouvons dire qu’elle est indispensable à la croissance et à la prolifération cellulaire. Cette affirmation a également conduit la recherche à s’interroger sur le cancer et la présence des polyamines. Si la présence des polyamines dans l’alimentation n’a rien de systématique dans la survenue de la maladie – attention au raccourcis absurdes qui démontrent une ignorance totale de la biologie – la recherche scientifique validerait la réduction des polyamines pour les personnes atteintes d’une forme de cancer en la considérant comme une voie de recherche prometteuse. A l’opposé, les polyamines sont vitales pour le fonctionnement cellulaire. Cela explique le paragraphe d’introduction de cet article d’Ergo-log et les positions mitigées des fervents défenseurs du longévisme. Mais cela explique surtout que d’affirmer de manière péremptoire et sans les nuances nécessaires à l’expression d’un raisonnement scientifique suffisamment critique que les polyamines augmentent les risques de cancer découle d’un raisonnement d’abruti. Et dans le milieu de la nutrition, il en existe quelques-uns…

Cela étant, pensez à vous abonner à la newsletter afin de vous tenir au courant de la sortie des prochains articles.

Eric Mallet

 

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Moins de fruits et légumes dans votre régime alimentaire, moins de testostérone chez l’homme

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Comme les fruits et légumes ont progressivement disparu de l’alimentation occidentale, le taux de testostérone des hommes a peut-être fortement baissé. Même si nous ne sommes que les rédacteurs de ce magazine gratuit en ligne (Note EM: Ergo-Log), nous osons avancer cette affirmation audacieuse avec une certaine crédibilité, après avoir lu une étude animale oubliée des années 90.

L’étude sur les fruits et légumes en tant que source de potassium

Les fruits et légumes sont les principales sources nutritionnelles de potassium. Dans leur étude sur des animaux, des scientifiques espagnols de l’université de Murcie ont voulu découvrir les effets hormonaux d’un régime pauvre en potassium en nourrissant des souris CD1 mâles avec une quantité très faible de ce minéral essentiel.

Les résultats

Après que les souris du groupe expérimental aient reçu des aliments à faible teneur en potassium pendant 6 jours, la diminution du niveau de potassium dans leur sang a été significative mais pas encore spectaculaire. Pourtant, les niveaux de testostérone des animaux avaient déjà chuté.

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Les chercheurs ont injecté aux souris de la LH et de la GnRH. Ces hormones ont augmenté le niveau de testostérone des souris, mais l’effet de ces hormones était plus fort chez les souris qui avaient reçu suffisamment de potassium. Une carence en potassium rendrait apparemment les testicules moins sensibles à la LH.

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Les chercheurs ont examiné dans l’hypophyse la quantité de cellules qui produisent de la LH. Ces cellules étaient plus grandes – et contenaient plus de LH si les animaux avaient consommé suffisamment de potassium. Apparemment, une carence perturberait également la production d’hormones dans le cerveau lorsqu’il doit déterminer la quantité de testostérone que les testicules doivent produire.

Conclusion

“En conclusion, nos résultats indiquent que l’hypokaliémie produit une nette diminution de la sécrétion de LH et de la synthèse de testostérone et suggèrent que des facteurs testiculaires différents des androgènes stéroïdiens pourraient exercer un rôle important dans la modulation de la synthèse ou de la libération de la GnRH”, écrivent les chercheurs.

Bien qu’il ne soit pas toujours possible d’extrapoler les résultats des études animales à l’homme, l’étude espagnole pourrait bien être pertinente pour l’être humain. L’apport en potassium dans les pays développés est relativement faible. Selon les scientifiques américains, l’apport optimal de potassium est de 4700 milligrammes par jour. Une étude épidémiologique de 2012 a montré que seulement 2 % des adultes américains consomment effectivement cette quantité.

De bonnes sources de potassium sont, par exemple, la betterave, le soja, les pommes de terre, les patates douces, les avocats, le saumon et les épinards. Note EM: Il est vrai que l’on insiste souvent sur l’importance du magnésium sur le maintien d’un taux de testostérone normal chez l’homme. Ce constat sur le potassium n’est pas non plus, a priori, une surprise. Cependant, n’oubliez pas que si votre alimentation est déficiente en potassium et que vous décidiez de prendre un supplément (par exemple un citrate), gardez bien à l’esprit que tout apport excessif pour ce minéral est particulièrement dangereux pour votre cœur. Nous aurons l’occasion de le constater avec un autre article dans quelques temps. Toujours est-il que si cela n’est pas déjà fait, inscrivez-vous à la newsletter pour vous tenir informé de la mise en ligne des nouveaux articles ou de lire les 700 articles déjà en ligne.

Source de l’article: The disappearance of fruit and vegetables from our diet lowers men’s testosterone levels

Source Ergo-log: Endocrinology. 1996;137(9):3738-43.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Quel rapport y aurait-il entre le jus de tomates et la force musculaire ?

tomate-antioxydantsAu cours du processus de vieillissement, conserver sa force musculaire, et peut-être aussi l’augmenter, deviendrait plus facile si l’on consommait plus de tomates et autres produits à base de ce fruit tels que le jus et le concentré de tomates. Une étude remarquable sur le jus de tomates, que des chercheurs japonais ont publiée dans le Food Chem. Toxicology, le suggère.

Les tomates et vos muscles !?!

Les fabricants de suppléments anti-âge et de nutrition sportive suivent l’actualité scientifique avec intérêt sur l’interaction entre les tomates, l’exercice et les muscles. Des études montrent que le jus de tomates ralentirait la production de radicaux libres pendant l’exercice, tout comme la production de protéines inflammatoires telles que la CRP (Note: Protéine C réactive).

Si vous avez lu les articles du blog, vous savez aussi qu’il y a des substances anabolisantes dans les tomates comme l’affirment des études in vitro et animales. Dès lors, vous comprenez pourquoi des scientifiques du sport comme David Nieman expérimentent l’extrait de tomates sur des athlètes. Au printemps 2018, David Nieman avait publié une étude dans laquelle une supplémentation en extrait de tomate Lycored semblait réduire la dégradation musculaire chez les athlètes d’endurance.

Si les gens n’exercent pas une profession très physique et ne font pas d’exercice, ils perdent un peu de muscle et de force musculaire chaque année après leur trentième année. La consommation de tomates, de jus de tomate et d’autres produits à base de ce fruit pourrait-elle ralentir cette perte de force musculaire ? Des épidémiologistes japonais, associés à l’université de Tohoku, ont tenté de répondre à cette question.

L’étude sur le jus de tomates

Les chercheurs ont déterminé avec quelle force 259 adultes japonais âgés de 22 à 68 ans pouvaient serrer une pince avec leurs mains. En outre, ils ont étudié le régime alimentaire des participants à l’étude. Trois ans plus tard, les chercheurs ont de nouveau mesuré la force musculaire des participants à l’étude.

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Lorsque les chercheurs balayent les effets du plus grand nombre possible d’autres facteurs avec des données statistiques corrigées, les tomates et les produits à base de tomates protègent contre la diminution de la force musculaire. L’effet ne semble pas important, mais les chercheurs ont suivi les participants à l’étude pendant seulement 3 ans. Quelle serait l’ampleur de l’effet si les chercheurs suivaient leurs participants pendant 20 ans ?

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Les chercheurs japonais ont également cherché à savoir si d’autres groupes d’aliments, comme les agrumes, les carottes, les oignons et les choux, protégeaient la force musculaire au fil des ans. Ils n’ont constaté aucun effet significatif. La consommation de fruits et légumes en général ne protège pas non plus contre la diminution de la force musculaire.

Conclusion de l’étude sur l’intérêt du jus de tomates

“Cette étude a révélé qu’une fréquence accrue de consommation de tomates et de produits à base de tomates était associée à une diminution de la perte de force de préhension chez les adultes japonais, même après avoir pris en compte les facteurs de confusion potentiels”, résument les chercheurs. “Par conséquent, cette étude suggère que la consommation de tomates et de produit à base de tomates pourrait protéger contre la diminution de la force des muscles squelettiques associée au vieillissement”.

Note EM: Ce genre d’étude est intéressante car elle met en lumière l’aspect multi-factoriel du vieillissement cellulaire et organique, à savoir les facteurs pro-inflammatoires, la neutralisation des radicaux libres ainsi qu’un autre aspect spécifique à la tomate, c’est à dire la tomatidine. Comme nous l’avions vu dans des articles précédents, la tomatidine est une molécule végétale anabolisante. Cependant, la très faible quantité de cette molécule retrouvée dans les tomates, associée à une biodisponibilité basse ne nous laisse présager rien de vraiment utile. Se pourrait-il pourtant que le jus de tomate présente un taux de tomatidine plus élevée ? Des études cliniques supplémentaires seraient nécessaires afin d’en évaluer la quantité et les effets. Ce n’est pas le cas pour l’instant mais de toute évidence, cette étude met à nouveau en lumière le fait qu’une alimentation saine représente toujours notre première médecine. De là, faites en sorte que les tomates, ou le jus de tomates, fassent partie de votre régime alimentaire hebdomadaire.

Source de l’article: More tomato juice, stronger muscles

Source Ergo-log: J Epidemiol 2018;28(9):397-403.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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Les polyacétylènes, les inhibiteurs du cancer de la carotte, du céleri et du panais

carottes-antioxydantsLa carotte protègerait contre le cancer de la prostate, le cancer du sein et sans doute d’autres types de cancer. C’est grâce aux caroténoïdes contenus dans les carottes, pensons-nous – jusqu’à ce qu’un lecteur nous envoie quelques études que nous ne connaissions pas encore. Nous savons maintenant qu’il existe encore plus d’inhibiteurs du cancer dans les carottes et les légumes apparentés tels que la céleri, le persil, le fenouil et le panais. L’un d’eux est le falcarinol.

Les polyacétylènes

Le falcarinol est un polyacétylène ou, plus précisément, un polyacétylène aliphatique en C17. Les polyacétylènes se trouvent en quantité relativement importante dans les légumes de la famille des Apiacées, comme la carotte à l’ancienne. De plus, contrairement à de nombreuses autres substances bioactives intéressantes, leur biodisponibilité est assez bonne.

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Présence des polyacétylènes dans les végétaux

En 2005, des chercheurs autrichiens ont publié une étude dans laquelle ils ont déterminé la concentration de falcarinol [1], de falcarindiol [2] et de deux autres polyacétylènes dans deux types de céleri [Apium graveolens I et II], la carotte [Daucus carota], le fenouil [Foeniculum vulgare], le panais [Pastinaca sativa] et le persil [Petroselinum crispum].

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À première vue, le panais était la meilleure source de polyacétylènes mais les concentrations variables dans les deux types de céleri suggèrent qu’il peut y avoir pas mal de variations au sein d’une même variété de légumes. Nous vous épargnerons une longue histoire technique agricole, mais sur la base du tableau ci-dessous, nous pensons que la concentration de polyacétylènes dans les cultures biologiques est sensiblement plus élevée que dans les produits ordinaires.

Conclusion

“Si ces résultats peuvent être vérifiés, le céleri, le persil et le panais, qui contiennent des quantités élevées de polyacétylènes bioactifs, deviendront des ingrédients prometteurs d’un régime alimentaire visant à prévenir le cancer”, écrivent les Autrichiens.

Les effets anti-cancer des polyacétylènes

En 2009, des scientifiques danois de l’université d’Aarhus ont publié une étude in vitro dans laquelle ils ont exposé des cellules cancéreuses du côlon Caco-2 au falcarinol, au falcarindiol, au panaxydol et à la falcarinone. [Agric Food Chem. 2009;57(18):8290-6.]

Dans les faibles concentrations attendues dans l’organisme des personnes qui mangent des carottes, des panais et des légumes apparentés, le falcarinol était l’inhibiteur de cancer le plus puissant. Le falcarinol, comme les autres polyacétylènes testés, a également renforcé l’effet anticancéreux du falcarinol.

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Une autre conclusion

“La présente étude démontre que les polyacétylènes aliphatiques en C17 sont des principes anticancéreux potentiels des carottes et des légumes apparentés et que l’interaction synergique entre les polyacétylènes bioactifs peut être importante pour leur bioactivité”, écrivent les Danois.

Source de l’article: Polyacetylenes, the lesser known cancer inhibitors in carrot, celery and parsnip

Source Ergo-log: J Agric Food Chem. 2005;53(7):2518-23.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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La peau vieillirait moins vite avec de l’huile d’olive

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Le tabagisme et l’excès de soleil font vieillir la peau plus rapidement, lit-on récemment dans une étude danoise. Aujourd’hui, nous avons déterré une étude épidémiologique française qui avait été publiée dans PLoS One en 2012. Selon cette étude, vous pourriez retarder la vitesse à laquelle votre peau vieillit en utilisant quotidiennement de l’huile d’olive.

L’étude sur le vieillissement de la peau et l’huile d’olive

Les chercheurs ont évalué l’ampleur du vieillissement de la peau du visage sur des photos de 1264 femmes et 1655 hommes âgés de 46 à 60 ans. Ils ont examiné la formation des rides, les taches pigmentaires et la perte d’élasticité : photodommages est le mot qui désigne ces signes de vieillissement.

Les chercheurs ont également examiné l’alimentation des sujets, en particulier la quantité d’acides gras mono-insaturés que les sujets consommaient chaque jour. Sur cette base, ils ont divisé les participants en quatre groupes de taille égale. Ces groupes sont appelés quartiles.

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Les résultats pour les femmes étaient assez similaires, mais pas statistiquement significatifs.

Les acides gras mono-insaturés sont présents dans les produits laitiers, la viande et les produits carnés, l’huile d’arachide, de tournesol – et dans l’huile d’olive. Cependant, seuls les acides gras mono-insaturés de l’huile d’olive ont offert une protection significative contre le vieillissement du visage. Plus les participants consommaient d’acides gras mono-insaturés d’huile d’olive, moins les chercheurs ont constaté de signes du vieillissement de la peau.

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Conclusion

“Nos résultats confirment le rôle bénéfique de l’huile d’olive dans la prévention du photovieillissement facial sévère”, ont écrit les chercheurs. “Ce résultat devrait être étayé par d’autres études mécanistes prenant en compte la relation entre un régime alimentaire riche en acides gras mono-insaturés, en graisses sous-cutanées et le processus du vieillissement global, dont les photodommages cutanés peuvent être un marqueur facilement observable”.

“Enfin, nos conclusions fournissent un aperçu utile de l’effet bénéfique de l’huile d’olive, en tant que principale source de graisse alimentaire, telle qu’elle est promue dans un régime alimentaire diversifié, bien que la seule façon de démontrer que l’huile d’olive peut prévenir les dommages cutanés soit de réaliser une étude interventionnelle”.

Source de l’article: Skin ages less quickly with olive oil

Source Ergo-log: PLoS One. 2012;7(9):e44490.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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Le kiwi pourrait-il protéger votre cœur et vos artères ?

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Manger régulièrement du kiwi pourrait réduire le risque de contracter une maladie cardiovasculaire. Du moins, c’est ce qu’écrivent des épidémiologistes espagnols dans le Nutrition Journal. L’ajout de kiwis à votre alimentation augmenterait la concentration de cholestérol HDL dans votre sang et réduirait le risque de formation de caillots sanguins. Et la consommation d’un seul kiwi par semaine présenterait déjà un effet notable.

L’étude sur le kiwi et la santé cardiovasculaire

Les chercheurs ont analysé le sang de 1469 Espagnols et enregistré leur alimentation en leur demandant de remplir des questionnaires. Les chercheurs ont également demandé aux participants s’ils fumaient, s’ils faisaient de l’exercice, s’ils buvaient de l’alcool et combien ils pesaient. Ils ont ensuite effectué des calculs statistiques pour éliminer l’impact des facteurs liés au mode de vie afin de constater les effets de l’alimentation des sujets.

Résultats de l’étude sur le kiwi

Les participants qui mangeaient des kiwis plus d’une fois par semaine avaient plus de “bon cholestérol” HDL dans le sang que l’autre groupe. Cela signifie qu’ils seraient moins susceptibles de développer des maladies cardiovasculaires.

La consommation fréquente de kiwis semble également faire baisser la concentration de fibrinogène, ce qui présente également un effet positif {Note EM: Seulement dans le cas où la synthèse de cette glycoprotéine est excessive}. Le fibrinogène est un facteur de coagulation. De fortes concentrations de fibrinogène augmentent le risque de formation de caillots sanguins, qui à leur tour provoquent des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et des thromboses.

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Les chercheurs ont également trouvé des taux de triglycérides plus faibles dans le sang des participants qui mangeaient des kiwis plus d’une fois par semaine que dans celui des participants qui en mangeaient moins souvent. Plus la quantité de triglycérides dans le sang est faible, plus la probabilité de maladie cardiovasculaire serait faible. La différence entre les deux groupes n’était cependant pas statistiquement significative.

Les analyses de sang ont montré que l’index de HOMA des mangeurs de kiwis était plus faible que celui des participants qui mangeaient des kiwis moins régulièrement. Plus le taux d’HOMA-ir est faible, au mieux le corps réagit à l’insuline, ce qui réduirait le risque de développer un diabète de type 2, bien que cette différence ne soit pas non plus statistiquement significative. Les chercheurs soupçonnent que c’est la combinaison de la vitamine C et des polyphénols du kiwi qui explique les effets observés, mais ils ne sont pas tout à fait certains que cela soit le cas.

Conclusion

“En conclusion, une consommation fréquente de kiwi dans l’alimentation normale est associée à des concentrations plasmatiques plus faibles de fibrinogène, un profil lipidique plasmatique amélioré”, ont écrit les chercheurs. “D’autres études interventionnelles seront nécessaires pour définir les effets de la consommation de kiwi sur l’insulinorésistance et les résultats cardiovasculaires”.

Les chercheurs n’étaient pas parrainés par une organisation de producteurs de kiwis. Ils ont obtenu leurs fonds du gouvernement espagnol, des autorités locales et de l’UE.

Source de l’article: Kiwis protect heart and blood vessels

Source Ergo-log: Nutr J. 2015 Sep 15;14:97.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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