Le PABA stimulerait le retour de la couleur pour les cheveux gris

Si vous êtes à la recherche de suppléments qui vous aideraient à prévenir le grisonnement des cheveux, vous tomberez tôt ou tard sur le PABA. Et pour lui donner son nom complet, il s’agit de l’acide para-aminobenzoïque [formule ci-dessous]. Il existerait même des études qui montrent que lorsqu’il est administré aux personnes ayant les cheveux gris, il les rendrait à leur couleur d’origine.

L’expérience scientifique réalisée sur l’animal et le PABA

La première étude scientifique qui mentionne les effets anti-grisonnement du PABA est également la première étude qui conclura que le PABA est une vitamine. [Science. 1941 Feb 14;93(2407):164-5.] L’article a été publié en 1941 dans la prestigieuse revue Science. Il a été écrit par Stefan Ansbacher, un chercheur américain qui a travaillé à l’Institut Squibb pour la recherche médicale.

PABA-vitamine

 

PABA

Le PABA

Stefan Ansbacher donna une alimentation de laboratoire à des rats noirs et vit qu’ils perdaient la couleur de leurs poils. Quand il ajouta du PABA à leur nourriture, leurs poils retrouvèrent leur couleur normale. Des expériences réalisées avec des poulets prouvèrent qu’ils ne s’étaient pas bien développés sans PABA. Certains poulets étaient même morts prématurément. Note: A l’époque, le PABA était considéré comme une vitamine. [Les scientifiques ont ensuite rejeté ce raisonnement.]

La publication d’Ansbacher a pris la forme d’une lettre à l’éditeur, dont le contenu était minime. “Des données détaillées apparaîtront ailleurs” comme l’a expliqué Ansbacher, un peu sous forme d’excuse.

Les données humaines sur le PABA

Quelques mois plus tard, une autre lettre a été publiée dans Science sur le PABA. L’auteur, le chercheur Benjamin Sieve, écrivit qu’il avait réussi à rendre la couleur à plusieurs dizaines de sujets humains aux cheveux gris en leur donnant des capsules contenant du PABA. Sieve avait réalisé l’ expérience avec différentes doses. Il en avait conclu que 100 mg de PABA par jour était la dose la plus efficace.

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Comme Stefan Ansbacher, Benjamin Sieve n’était pas particulièrement communicatif à propos de ses recherches. “Compte tenu des résultats favorables obtenus, je poursuis mes expériences avec une série de cas beaucoup plus importante afin d’établir la posologie quotidienne optimale de l’acide para-aminobenzoïque”, écrit-il. “Les données détaillées apparaîtront ailleurs.”

Une étude à plus grande échelle

paba-vitamin-cheveux-grisDans les congrès scientifiques, Sieve et Ansbacher ont parlé ensemble, plusieurs mois après la publication de leurs lettres dans Science, d’expériences au cours desquelles des centaines de personnes aux cheveux gris avaient retrouvé leur couleur de cheveux naturelle grâce au PABA. Le PABA n’a pas eu d’effets secondaires. Les chercheurs avaient déclaré ceci: “Bien que les sujets affirmaient avoir plus d’énergie, un intérêt accru pour le sexe et dans certains cas, la supplémentation en PABA avait résolu des problèmes d’infertilité.”

La presse s’empara de l’étude de Sieve et d’Ansbacher. Le titre figurant ici à droite est apparu le 13 novembre 1941 dans le New York Post. Dans les années 1940, le PABA n’était pas disponible dans le commerce, d’où le libellé Try to Get It. Un autre journal, le Spokane Daily Chronicle rapporta le 23 juin 1942 que Sieve avait entre-temps fait des essais avec 460 sujets qui avaient les cheveux gris, et qu’après 18 mois, la plupart d’entre eux avaient retrouvé leur couleur de cheveux d’origine. Pour certains d’entre eux, cela n’avait pris que deux mois. [Spokane Daily Chronicle, June 23, 1942, p. 9.] Cependant, Sieve avait obtenu les meilleurs résultats avec une combinaison de PABA et de vitamine B5.

Le brevet sur le PABA !

À la fin de la guerre, Ansbacher déposa un brevet en rapport à l’utilisation du PABA contre les cheveux grisonnants. [US 2403473 A] Dans la demande de brevet, vous pouvez lire que les doses efficaces se situent entre 50 et 600 mg de PABA par jour. Dans les expériences réalisées par Benjamin Sieve, 82% des sujets réagissaient favorablement à la supplémentation.

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Plus de recherches sur le PABA !

D’autres chercheurs ont essayé de reproduire les résultats de Sieve. En 1942, Harold Brandaleone de l’Université de New York a publié une petite étude sur l’homme dans laquelle il avait donné à 19 sujets aux cheveux gris toutes sortes de vitamines. [Am J Medical Science. 1944;206: 315.] Seulement deux d’entre eux ont retrouvé leur couleur de cheveux originale. Et comme par un heureux hasard, les deux sujet avaient pris un supplément contenant 100 mg de vitamine B5, 200 mg de PABA et 50 grammes de levure de bière.

Les expériences de Chris Zarafonetis furent un peu moins couronnés de succès. [J Invest Dermatol. 1950 Dec;15(6):399-401.] Cette expérience qui avait été effectuée à l’Université Temple de Philadelphie en 1950 consistait à donner plusieurs dizaines de grammes de PABA à des personnes présentant des affections cutanées. Certains des sujets aux cheveux gris avaient retrouvé leur couleur de cheveux, mais pour la plupart d’entre eux ce n’était pas le cas.

Est-ce que ça marche vraiment ?

Alors, le PABA est-il un recolorant capillaire efficace ? Bien qu’il semblerait que deux scientifiques aient essayé de faire du PABA un certain battage médiatique et d’en profiter, cela pourrait bien fonctionner. Nous n’en sommes pas sûrs à 100% et nous ne savons pas pour qui le PABA est susceptible d’empêcher les cheveux de devenir gris. Quoi qu’il en soit, après la publication de Zarafonetis en 1950, les propriétés anti-grisonnement du PABA ont disparu du radar scientifique.

Source de l’article: 1941: PABA returns colours to grey hair

Source Ergo-log: Science.sciencemag.org/content/94/2437/257.long

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

 

 

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Le gène qui fait de vous un centenaire serait plus ou moins actif selon votre régime alimentaire

Des chercheurs espagnols spécialisés dans le domaine du vieillissement de l’Université de Valence auraient peut-être découvert un gène qui pourrait expliquer pourquoi certaines personnes dépassent l’âge de 100 ans tout en restant en bonne santé. Ce gène est appelé Bcl-xL. Il existe maintenant des douzaines d’études in vitro et animales qui suggèrent que de nombreux aliments permettraient à ce gène de s’exprimer plus fréquemment. Note: Le gène Bcl-xL fait partie de la famille des gènes anti-apoptotiques Bcl-2.

L’étude scientifique sur le “gène des centenaires”

Les chercheurs ont mesuré l’activité des gènes dans les cellules sanguines de différentes populations méditerranéennes de jeunes, de plus de 70 ans [septuagenarians] et de personnes en bonne santé de plus de 100 ans [centenarians]. En utilisant la bio-informatique, ils ont ensuite déterminé quels gènes clé pouvaient expliquer les différences.

Résultat de l’expérience sur les gènes liées au vieillissement

Les chercheurs ont découvert que le gène Bcl-xL était particulièrement important. L’activité de ce gène était plus élevée chez les centenaires que chez les plus de 70 ans dans tous les groupes étudiés – en réalité, son activité était au même niveau que pour des jeunes, voire supérieure.

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Les chercheurs pensent que le gène Bcl-xL garderait les cellules des centenaires vigoureuses et pleines de vitalité. L’activité accrue expliquerait, entre autres, pourquoi les cellules tueuses du système immunitaire présentes chez les centenaires [NK] [cellules immunitaires qui neutralisent les pathogènes et les cellules cancéreuses] fonctionnent aussi bien que celles des jeunes.

gene-bcl-xl-longeviteLe niveau d’activité accru du gène Bcl-xL explique probablement aussi pourquoi les chercheurs ont trouvé moins de MDA [Le malonate-dialdéhyde, un marqueur des dommages causés par les radicaux libres] chez les centenaires que chez les septuagénaires.

Les chercheurs ont testé leur théorie sur les nématodes. Une souche de nématodes présentant une activité accrue du gène Bcl-xL [ced-9] vivait significativement plus longtemps que les nématodes dont le gène Bcl-xL s’exprimait normalement [Wild Type].

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Conclusion sur le gène Bcl-xL impliqué dans la longévité

“En résumé, nos résultats fournissent un aperçu intéressant de la façon dont les personnes les plus âgées de la société parviennent non seulement à une longue vie, mais aussi à vivre longuement en bonne santé”, concluent les chercheurs. “Nos données sur l’expression de l’ARNm centenaire impliquent que ces individus les plus âgés semblent conserver la capacité de réguler les gènes impliqués dans la survie cellulaire. Bcl-xL est alors identifié comme un acteur de la protection contre les dommages liés à l’âge.”

Les chercheurs supposent que le gène Bcl-xL n’est pas le seul facteur de longévité génétique d’importance. “Il reste très peu probable qu’un seul gène (ou même une famille de gènes) soit un biomarqueur universel de la longévité”, ont-ils écrit. “Nous sommes d’avis que la longévité est une question extrêmement multifactorielle: de nombreux gènes peuvent contribuer au succès du vieillissement et de la longévité en fournissant des signaux de survie cellulaire et/ou d’adaptation cellulaire.”

Un peu de spéculation sur ce gène et la nutrition

Afin de compléter les données scientifiques apportées par les Espagnols, nous ne pouvons pas nous empêcher de spéculer sur des stratégies liées à la nutrition en rapport au gène Bcl-xL qui pourraient potentiellement augmenter l’espérance de vie. Nous suggérons qu’un régime contenant des quantités relativement élevées d’isothiocyanates [retrouvés dans les brassicacées, le wasabi, la papaye et les câpres] pourrait activer les programmes de suicide des cellules cancéreuses via le gène Bcl-xL. [Int J Oncol. 2008 Oct;33(4):657-63.]

Peut-être est-il possible qu’un régime contenant des quantités relativement élevées de soja pourrait avoir le même effet. Il semblerait également que le soja protège les cellules du cerveau contre les effets d’un accident vasculaire cérébral via le gène Bcl-xL. [Neuroscience. 2007 Sep 7;148(3):644-52] [Brain Res. 2007 Jul 23;1159:54-66.] Selon une étude sur l’animal réalisée en Chine en 2012, les isoflavones du soja protègerait également contre Alzheimer via le gène Bcl-xL. [Basic Clin Pharmacol Toxicol. 2012 Oct;111(4):248-53.]

D’autres micronutriments présenteraient aussi cette propriété, comme les proanthocyanidines présents dans le raisin, les baies et les végétaux [Arch Biochem Biophys. 1999 Sep 1;369(1):42-58][Gene. 2015 Jan 25;555(2):119-26.]  ainsi que la quercétine (un flavonoïde présent dans le thé, les pommes et les oignons)  [Anat Rec (Hoboken). 2013 Oct;296(10):1650-7.] ainsi que la vitamine D [Int Immunopharmacol. 2007 Aug;7(8):1122-8. Epub 2007 Apr 25.]

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Note: Premier article particulièrement simple sur la génétique, il s’agit aussi de mon premier article traduit sur ce thème (hormis le fait que j’avais déjà évoqué la nutrigénomique auparavant). J’aurais l’occasion de revenir plus en détails sur ce thème par la suite mais peut-être pas sur Espace Corps Esprit Forme, étant donné la complexité du domaine. Comme vous le savez, mon blog n’a pas pour vocation de faire fuir le lecteur lambda mais de l’intéresser à la recherche scientifique.
Eric Mallet
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3 acides aminés et du sélénium pour prévenir la dégénérescence musculaire liée à l’âge ?

ProimmuneUne supplémentation en sélénium et en acides aminés Cystine, Glycine et Glutamine préviendrait la dégradation musculaire liée à l’âge chez des animaux de laboratoire, concluent les chercheurs de l’Université de médecine et de sciences Charles R. Drew. Faut-il le croire ou non ? Les résultats semblent trop beaux pour être vrais, même pour une étude animale…

Le supplément ProImmune

Le supplément testé par les chercheurs s’appelle ProImmune. Il s’agit d’un complément alimentaire sous brevet [US RE42645 E1] composé d’acides aminés et de sélénium dont l’objectif serait d’augmenter la concentration en glutathion au niveau cellulaire. 500 mg de ProImmune contient environ 100 mg de cystine [dipeptide de cystéine], 199 mg de Glycine, 199 mg de glutamine et 1,5 mg de sélénométhionine.

Selon le brevet déposé, la dose quotidienne recommandée pour l’homme serait de 200 mg. Ce dosage est invraisemblablement bas pour les acides aminés. Les acides aminés de ProImmune constituent les éléments constitutifs du tripeptide protecteur glutathion. Les enzymes protectrices ont besoin de glutathion pour pouvoir fonctionner. Un certain nombre de ces enzymes contiennent du sélénium.

L’étude scientifique sur ce supplément d’acides aminés

Les chercheurs ont donné à des souris de laboratoire âgées de 17 mois – chez l’être humain, cela correspondrait à la cinquantaine – un aliment contenant 3 mg de ProImmune par kg pendant six mois. Des souris du même âge ont constitué un groupe témoin. Elles ont reçu une nourriture standard, sans additions.

Résultats de l’expérience avec ProImmune

À la fin des six mois, les souris avaient atteint un âge avancé. Les chercheurs ont alors comparé la masse musculaire des vieilles souris avec la masse musculaire de jeunes souris [Young]. Ils ont remarqué que les souris qui avaient reçu ProImmune [Old + F1] avaient perdu nettement moins de masse musculaire que les souris du groupe témoin. [Old].

Supplément acides aminés glutathion

Lorsque les chercheurs ont décompté le nombre de cellules mourantes dans les muscles des souris, ils en ont trouvé un grand nombre chez les souris âgées qui n’avaient pas reçu de supplément. Chez les vieilles souris qui avaient reçu ProImmune avec leur nourriture, le nombre de cellules mortes était encore moindre que chez les jeunes souris, comme le montre e tableau ci-dessous.

Acides aminés glutathion

Mécanisme et explications

Le tableau ci-dessous montre que le supplément a effectivement réduit la baisse de la concentration de glutathion actif due au vieillissement. De plus, les chercheurs ont également trouvé moins de protéine inflammatoire interleukine-6 dans le sang des souris Old + F1 que chez les souris âgées qui n’avaient pas reçu de supplément.

supplément sélénium acides aminéssupplément sélénium acides aminés

Le tableau ci-dessus montre que le supplément stimule l’activité de la molécule de signal anabolique Akt et augmente la concentration de Delta-1. Delta-1 est une protéine qui demande aux cellules souches de se développer en cellules musculaires.

Le supplément en acides aminés a également stimulé la quantité d’AMPK active dans les muscles de la souris. À la suite de cela, les muscles sont restés sensibles à l’insuline et ont maintenu l’extraction des nutriments à partir du sang. Parce que le supplément avait inhibé l’enzyme FAS (Fatty Acid Synthase), les muscles n’ont pas converti les nutriments en graisse intramusculaire.

AMPK phosphorylée

Conclusion de l’étude sur ProImmune

Selon les chercheurs, les suppléments qui empêchent la concentration du glutathion de diminuer en raison du vieillissement pourraient retarder le processus lui-même. Ils plaident donc en faveur de la réalisation d’études humaines. Mais ce qui fonctionne chez les souris ne fonctionne pas toujours chez les humains.

Le créateur de ProImmune, Albert Crum, était l’un des auteurs de l’étude. Cependant, son entreprise n’a pas parrainé celle-ci. Les chercheurs ont obtenu leur financement auprès de la Fédération américaine pour la recherche sur le vieillissement [afar.org] et du gouvernement américain.

Source de l’article: Three amino acids and selenium supplementation prevents age-related muscle breakdown

Source Ergo-log: J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 2013 Jul;68(7):749-59.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

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Les besoins en protéines des plus de 65 ans seraient bien supérieurs à ce que vous pensez qu’ils sont…

Quantifier les besoins en protéines est un sujet particulièrement sensible dans le milieu de la nutrition sportive (ou de la nutrition tout court). C’est une matière qui fait sans doute débat depuis l’invention du tube à essai et du premier haltère ou du moins, depuis que l’on théorise sur le domaine très complexe de l’hypertrophie musculaire. A ce sujet, je reviendrai vers vous d’ici samedi ou dimanche pour vous faire part d’un article de synthèse particulièrement intéressant de Jäger et de ses renommés collègues sur ce sujet.

Pour l’instant, je vous laisse avec une traduction d’Ergo-log tout aussi intéressante sur les plus de 65 ans et leurs besoins en protéines. La conclusion de cet article m’étonne – à moitié – dans le sens où celles-ci semblent contrarier les idées reçues de certain des “nutritionnistes” vaguement cités dans l’article (sans que l’on sache de qui il s’agit précisément). Peut-être s’agit-il finalement de personnes qui refusent de considérer certains faits qui contredisent leur façon de penser, plus que par impartialité scientifique. C’est un constat qui me fera toujours croire que certains s’éloignent facilement de la science et des débats raisonnés qu’elle suscite, sauf parfois quand cela correspond à certains archaïsmes qu’ils tiennent pour acquis (que les chercheurs canadiens aient raison ou non sur ce qu’ils avancent, par ailleurs). Parfois placés trop loin des faits scientifiques tels qu’ils se présentent à notre raison, les clichés, archaïsmes et autres idées reçues ont parfois tôt faits de s’attacher à nos pensées comme une grippe dont nous aurions souvent du mal à nous débarrasser.

Eric Mallet

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Les hommes et les femmes de plus de 65 ans auraient besoin de plus de protéines que ce que conseillent les nutritionnistes. C’est du moins le message donné par deux études publiées par des nutritionnistes canadiens dans le Journal of Nutrition. Tous leurs collègues ne sont pas d’accord avec eux, mais cela ne nous empêche pas de partager certaines de ces informations avec vous.

Les études scientifiques sur les besoins en protéines des plus de 65 ans

En 2015 et en 2016, les chercheurs ont publié plusieurs études sur les besoins en protéines d’hommes et de femmes âgés de plus de 65 ans.  [J Nutr. 2015 Jan;145(1):18-24.]  [J Nutr. 2016 Mar 9. pii: jn225631. [Epub ahead of print].] Pour ce faire, les canadiens ont utilisés une technique constatant l’oxydation des acides aminés. Cette technique est la même que celle qui avait été utilisée au cours d’une autre étude en relation aux besoins protéiques pendant les jours de repos.

À l’heure actuelle, les nutritionnistes utilisent le bilan azoté pour déterminer les besoins en protéines. Pour cela, vous mesurez au moment de différents apports en protéines le rapport entre la quantité d’azote consommée par une personne et la quantité de protéines qui sort de l’organisme. Les besoins correspondent à l’apport protéique qui permettent d’obtenir deux valeurs égales. Selon cette méthode, autant les hommes que les femmes de plus de 65 ans auraient besoin de 0,8 g par kilo de poids de corps et par jour.

Résultats des études canadiennes sur les besoins azotés

Les Canadiens ont découvert que les besoins moyens estimés pour les femmes [EAR] était de 0,96 g de protéines par kg corporel et par jour. Une quantité journalière recommandée [RDA] basée sur ces données se situerait donc entre cette valeur de 0,96 et 1,29 g par kg par jour. (Voir ci-dessous)

 

Bilan azoté en équilibre pour des femmes de plus de 65 ans ou besoins en protéinesBesoins en protéine après 65 ans pour les hommes

Les résultats étaient pratiquement identiques pour les hommes.

Conclusion

“Les résultats obtenus grâce à cette approche apportent une validation au nombre croissant de personnes qui estiment que la recommandation actuelle de protéines pour les adultes plus âgés est trop faible”, ont conclu les chercheurs. La totalité des nutritionnistes ne sont pas d’accord avec eux. Ils croient que la méthode utilisée est appropriée pour déterminer le meilleur apport en protéines sur une courte période, mais qu’elle n’est pas utile pour déterminer les besoins en protéines sur une période plus longue. [J Nutr. 2015 Jan;145(1):5-6.]

Source de l’article: Protein requirement of over 65s is higher than you think

Source Ergo-log: J Nutr. 2016 Mar 9. pii: jn225631. [Epub ahead of print].

 

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