HMB et composition corporelle sur des athlètes entraînés

hmb-optimum-nutritionLe HMB fait partie des compléments les plus critiqués, malgré les résultats d’études positifs à moyen terme. Métabolite de la Leucine, le HMB donne pourtant des résultats même si je ne suis toujours pas convaincu qu’il puisse être utile à des athlètes jeunes, ou du moins, avant 45 ou 50 ans. Dans ce cas, la Leucine est certainement plus appropriée ou du moins suffisante, comme plusieurs études cliniques l’ont déjà démontré. Toujours est-il que cela n’en rend pas moins cette étude polonaise intéressante, notamment dans le cadre de la composition corporelle; un sujet toujours aussi peu discuté chez nous mais qui pourtant, vaut plus que son pesant de cacahuètes…

Là-dessus, je vous laisse avec l’article d’Ergo-log.

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Peu importe le fait que vous fassiez des arts martiaux en pratiquant le karaté, du bodybuilding ou que vous fassiez de l’aviron. Si vous prenez 3 grammes de HMB chaque jour, vous pourriez améliorer votre composition corporelle et votre capacité d’endurance. Le HMB rendrait les athlètes entraînés même plus minces et plus en forme. C’est du moins ce qu’écrivent des nutritionnistes de l’Université de Poznan en Pologne dans un article publié dans le Journal of Strength and Conditioning Research.

L’étude sur le HMB et la composition corporelle

Les chercheurs polonais ont réalisé une expérience avec 58 athlètes masculins, âgés en moyenne de 22 ans. Les athlètes ont pris 3 grammes de HMB chaque jour pendant 12 semaines. À une autre occasion, les athlètes ont reçu un placebo pour une période similaire. Avant et après la période de supplémentation, les chercheurs ont mesuré la composition corporelle des sujets de l’étude ainsi que leur capacité aérobie.

Les résultats de l’expérience après 12 semaines

Au cours de la période de supplémentation en HMB, les athlètes ont gagné une petite quantité de masse maigre alors qu’ils ont perdu une quantité significative de graisse corporelle.

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Lorsque les chercheurs ont fait rouler les sujets sur un ergocyclomètre et ont graduellement augmenté l’intensité de l’effort. Les athlètes ont atteint leur seuil ventilatoire plus tard et à une intensité plus élevée lorsqu’ils avaient pris HMB qu’après la période placebo. Cela signifie essentiellement (et nous faisons un peu un raccourci de pensée ici) que le HMB avait amélioré la condition physique des hommes engagés dans l’expérience.

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Le processus par lequel agit le HMB n’est pas connu des chercheurs

D’autres études ont montré que le HMB inhibait la production de l’hormone du stress, le cortisol. Cependant, les chercheurs n’ont pas découvert cet effet ici. Il n’y avait pas non plus de relation claire concernant la concentration de créatine kinase dans le sang – un marqueur de la dégradation musculaire. Les chercheurs n’ont pas été en mesure de déterminer exactement comment le HMB fonctionnait.

Conclusion

Mais la plupart des entraîneurs et des athlètes ne s’en préoccupent pas trop, ont écrit les chercheurs polonais. Le HMB fonctionne, et c’est ce qui compte.

“La supplémentation en HMB peut favoriser à la fois des changements positifs sur la composition corporelle et une augmentation de la capacité aérobique chez les athlètes entraînés”, ont écrit les Polonais. “Notre étude, en raison du large éventail d’indices mesurés et de la population relativement importante d’athlètes entraînés et pratiquant diverses disciplines sportives impliquant différents types d’exercices, peut servir de source fiable d’arguments pour ceux qui envisagent de prendre un supplément de HMB”.

Source de l’article: HMB makes trained athletes even slimmer and fitter

Source ergo-log: J Strength Cond Res. 2016 Sep;30(9):2617-26.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Une consommation modérée d’alcool serait-elle tolérable pour votre santé ? Au niveau moléculaire, ce n’est pas le cas…

verre-vinUn verre de vin chaque jour serait une habitude saine. C’est ce que nous disent les chercheurs depuis des années… jusqu’à ce que des méta-études aient vaincu le mythe. Récemment, des scientifiques américains ont publié la même conclusion dans Scientific Reports. C’est donc officiel maintenant. Une consommation modérée d’alcool n’a pas d’effet positif significatif sur la santé.

L’étude scientifique sur les effets de l’alcool

Les chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco ont utilisé les données de 900 adultes américains ayant participé à l’étude scientifique Heart & Soul. Cette étude a débuté à la fin des années 1980. Les chercheurs connaissaient les sujets qui ne buvaient pas du tout d’alcool, ceux qui buvaient de l’alcool en étant «en bonne santé» [Ideal drinking] et ceux qui buvaient plus d’alcool que ce que les médecins estimaient être quelque chose de sain [Bing drinking].

La longueur des télomères de l’ADN des participants à l’étude est devenue plus courte. Les télomères deviennent plus courts en raison du vieillissement. Plus cette diminution est rapide, plus vous vieillissez rapidement. A vrai dire, la diminution de la longueur des télomères en dit long sur votre mode de vie. Au plus vos télomères raccourcissent rapidement, au moins votre mode de vie est sain.

Les résultats sur les effets de l’alcool et les télomères

Au début de l’étude scientifique, les sujets du groupe de consommation excessive d’alcool avaient des télomères plus courts que les autres sujets. Cet effet a été maintenu lorsque les chercheurs ont balayé l’influence de tous les autres facteurs possibles. Les télomères des sujets du groupe de consommation idéale n’étaient pas significativement plus longs que dans les autres groupes.

 

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Une consommation élevée et malsaine d’alcool [Binge drinking] avait accéléré la diminution de la longueur des télomères. Les participants à l’étude ont été classés comme des buveurs excessifs s’ils buvaient plus de six verres de boisson alcoolisée au moins une fois par an. Même lorsque les chercheurs avaient tempérés les effets de facteurs tels que l’obésité, le tabac et les risques de maladies, une consommation excessive d’alcool avait accéléré le raccourcissement de longueur des télomères.

Si les sujets de l’étude scientifique buvaient 1 à 2 verre(s) par jour et que, dans le cas de l’étude Heart & Soul, ils étaient donc considéré comme des buveurs idéaux, la vitesse à laquelle leurs télomères se raccourcissaient ne diminuait pas de manière significative.

 

alcool-dommages-cellulaires

Conclusion sur les effets de l’alcool au niveau cellulaire

“En résumé, nous ne trouvons aucune preuve que la quantité ou le type de consommation d’alcool soit associé à une longueur de télomère plus longue ou à une augmentation de sa longueur dans le temps”, résument les chercheurs.

Source de l’article: Moderate alcohol use healthy? Not at the molecular level…

Source Ergo-log: Sci Rep. 2019 Feb 5;9(1):1404.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Methoxyisoflavone et ipriflavone seraient des inhibiteurs de l’aromatase

m-stak-universal-nutritionIl y a plus de 15 ans sinon 20, Universal Nutrition sortait leurs tous nouveaux packs dont leur M-Stak avec des extraits végétaux un peu bizarres de méthoxyisoflavone et autres Muira puama ou extraits de Kudzu. En ces temps troublés où j’étais encore une moitié de freluquet, j’avais voulu tester. Pourtant septique en lisant l’étiquette, je ne comprenais pas tout puisque forcément, à l’époque, je n’avais pas le même recul sur l’aspect scientifique des compléments alimentaires. Toujours est-il que j’en avais pris une boite mais je n’avais pas vraiment constaté d’effets fantastiques contrairement à la première fois où j’avais pris de la créatine. Logiquement, j’avais effectivement pris de la masse musculaire et de la force.

Toujours est-il que l’expérience remonte à trop longtemps pour que je m’en souvienne encore précisément. Anecdote dont je me souviens pourtant, c’est que Marco m’avait dit “j’en connais un qui a pris M-Stak et qui a risqué l’hypoglycémie…”. A l’époque, je n’avais pas compris le pourquoi du comment. En relisant l’étiquette aujourd’hui, on comprend mieux: 4-Hydroxisoleucine, acide corosolique, Cinnulin PF (extrait de cannelle) et acide alpha lipoïque. Forcément, aujourd’hui, je comprends mieux pourquoi les petites natures n’auraient pas dus prendre leur Methoxy-machin l’estomac vide. Donc, si vous prenez un jour ce genre de complément, prenez-le avec votre Big Yam ou/et des céréales. Par contre, si vous prenez l’exemple du M-Stak d’Universal Nutrition, il est assez difficile de dire d’où pourraient venir clairement les effets puisque l’ensemble des composants de cette formule sont divers et nombreux (dont des stimulants avec caféine et théobromine). A priori, les effets supposés produits par ces flavones me semblent bien faibles et la littérature disponible a tendance à le confirmer. Mais pour l’instant, je vous laisse avec la traduction de l’article d’Ergo-log pour approfondir un peu le sujet. Prenez également en compte que l’étude a été effectuée in vitro, comme le rappelle les chercheurs.

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Certains suppléments supposés augmenter les niveaux de testostérone contiennent les isoflavones synthétiques méthoxyisoflavone et ipriflavone. Ces compléments pourraient fonctionner comme le suggère une étude in vitro des chasseurs italiens du dopage, associée à la Federazione Medico Sportiva Italiana. L’article a été publié dans Drug Testing & Analysis. Selon les chercheurs, méthoxyisoflavone et ipriflavone inhibent l’aromatase, l’enzyme qui convertit la testostérone en estradiol.

methoxyisoflavone-supplement

 

Ipriflavone et méthoxyisoflavone

Ipriflavone et méthoxyisoflavone sont des isoflavones synthétiques. Ils ont été inventés au siècle dernier par des chimistes d’Europe de l’Est qui souhaitaient fabriquer de nouveaux agents anabolisants en modifiant des isoflavones comme la daidzéine, un phyto-œstrogène du soja.

methoxyisoflavone-ipriflavone

Ces isoflavones de synthèse ne se sont pas montrés très efficaces en tant que médicament mais elles ont pourtant suivi leur chemin en tant que complément sportif.

L’ipriflavone et la méthoxyisoflavone inhibent l’action des enzymes P450 telles que les CYP1A2 et CYP2C9. De là, les Italiens se sont demandé si l’ipriflavone et la méthoxyisoflavone contrecarraient également l’aromatase. Il s’agit de l’enzyme qui convertit la testostérone en estradiol. Tout comme le CYP1A2 et le CYP2C9, l’aromatase est une enzyme P450.

Si tel est le cas, l’ipriflavone et la méthoxyisoflavone pourraient figurer sur une liste des produits dopants, où l’on retrouve également l’anastrozole et le létrozole. Comme vous le savez, les inhibiteurs de l’aromatase peuvent augmenter les niveaux de testostérone, améliorant ainsi les performances physiques.

L’étude sur les phyto-œstrogènes modifiés et leurs effets supposés sur l’aromatase

Les chercheurs ont commencé par mettre la testostérone et l’aromatase dans des éprouvettes. Puis, ils ont cherché à constater si la conversion de la testostérone en estradiol était bloquée en ajoutant de l’ipriflavone, de la méthoxyisoflavone et d’autres substances.

Résultats de l’expérience

L’ipriflavone et la méthoxyisoflavone ont inhibé la formation de l’œstradiol. Les deux substances ont bloqué l’action de l’enzyme aromatase. La daidzéine l’a fait aussi mais dans une bien moindre mesure. L’effet anti-estrogénique de la méthoxyisoflavone et de l’ipriflavone était similaire à celui de l’anastrozole.

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methoxiflavone-ipriflavone-antiestrogene

ipriflavone

anastrazole

 

Lorsque les Italiens ont calculé le Ki (constante d’inhibition des réactions enzymatiques) de la méthoxyisoflavone et de l’iproflavone sur la base de leurs tests, ils ont constaté qu’il était égal au Ki des inhibiteurs pharmacologiques de l’aromatase.

inhibiteurs-aromatase

 

Conclusion sur la méthoxyisoflavone et l’ipriflavone

“Les résultats obtenus dans notre système de modèles in vitro montrent que, dans la gamme de concentrations considérée, la méthoxyisoflavone et l’ipriflavone ont un potentiel d’inhibition de l’aromatase similaire à celui du formestane, de l’anastrozole et de l’aminoglutéthimide”, écrivent les chercheurs. “Ces trois médicaments [sont] utilisés dans le traitement anticancéreux et interdits par l’AMA (Agence Mondiale Antidopage) pour leurs effets sur la stéroïdogenèse.”

“Clairement, les résultats présentés ici ne sont pas suffisants pour exprimer une opinion finale sur l’opportunité d’inclure des isoflavones synthétiques sur la Liste des interdictions de l’AMA car l’ampleur réelle de leurs effets in vivo serait certainement modulée par leurs propriétés pharmacocinétiques, et notamment par leur faible biodisponibilité.”

“Néanmoins, nous pensons que leur surveillance pourrait encore être utile pour l’analyse du contrôle du dopage, compte tenu également des fortes doses recommandées pour les isoflavones de synthèse dans les compléments alimentaires.”

Source de l’article: Methoxyisoflavone and ipriflavone are aromatase inhibitors

Source Ergo-log: Drug Test Anal. 2019 Feb;11(2):208-14.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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La curcumine présenterait de légers effets anti-œstrogéniques

curcumine-estradiolLa curcumine, principale substance bioactive du curcuma, inhiberait la production d’estradiol. Les chercheurs de l’Université de médecine de Hubei en Chine n’ont pas examiné le comment des effets anti-œstrogéniques de la curcumine mais cela ne rend pas leur étude in vitro moins intéressante.

La curcumine et la testostérone

La curcumine, à des doses relativement élevées du moins, présenterait un effet stimulant sur la testostérone. Elle serait donc potentiellement intéressante pour les athlètes qui souhaitent augmenter leur taux de testostérone de manière naturelle.

En soi, c’est intéressant mais l’étude publiée par les Chinois dans la publication iranienne Journal of Reproductive Medicine montre que la curcumine est encore plus digne d’intérêt même si les auteurs s’intéressaient à un sujet totalement différent de la longévité, des hommes et des hormones anaboliques ou du sport. Les Chinois recherchaient une molécule sure et bon marché contre l’endométriose.

La curcumine et l’œstradiol

L’endométriose est une maladie dans laquelle la membrane muqueuse qui recouvre normalement l’intérieur de l’utérus commence à se développer en dehors de l’utérus. La croissance de celle-ci est régulée par l’estradiol. Il semblerait d’ailleurs que les cellules du tissu endométrial situées en dehors de l’utérus commencent à fabriquer elles-mêmes cette hormone. On sait au moins que les femmes atteintes d’endométriose ont des taux d’estradiol élevés.

Les chercheurs chinois avaient précédemment découvert que la curcumine inhibait la croissance des cellules de l’endomètre chez les animaux de laboratoire. [Int J Mol Med. 2011 janvier; 27 (1): 87-94]. Ils se sont demandé si c’était parce que la curcumine présentait un effet d’anti-œstrogène.

L’étude des chercheurs chinois sur les effets anti-œstrogéniques de la curcumine

Les Chinois ont d’abord mesuré la concentration d’œstradiol dans les cellules de l’endomètre sain puis dans les cellules de l’endomètre ectopique (c’est-à-dire en dehors de l’utérus). Et en effet, la concentration en estradiol était plus élevée chez ce dernier.

endometriose-estradiol

Les Chinois ont ensuite exposé les cellules épithéliales de l’endomètre à la curcumine dans des éprouvettes. La concentration de l’extrait du curcuma utilisé variait de 10 à 50 μmoles par millilitre. Le tableau ci-dessous montre que l’extrait du curcuma avait réduit la concentration d’estradiol [structure chimique ci-dessus] dans les cellules par rapport aux cellules non exposées à la substance végétale.

curcumine-oestradiol

L’effet anti-œstrogénique de la curcumine augmentait avec la durée de l’exposition et en fonction de la concentration de la substance utilisée. Selon les chercheurs, cet effet anti-œstrogénique de la curcumine ne commence à devenir intéressant qu’à partir d’une concentration de 30 μmoles/ml. Et si vous prenez des suppléments qui augmentent la biodisponibilité de la curcumine, sa concentration sanguine devrait probablement être proche de celle de 30 μmoles/ml.

Source de l’article: Curcumin is a mild anti-oestrogen

Source Ergo-log: Iran J Reprod Med. 2013 May;11(5):415-22.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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Moins de glucides, plus de mémoire chez les personnes âgées

Un régime alimentaire dont l’énergie proviendrait principalement des lipides et des protéines, et non des glucides, améliorerait la mémoire des personnes âgées. Des neuroscientifiques de l’Université de Cincinnati écrivent à ce sujet dans un article publié en 2012 dans Neurobiology of Aging.

Démence et régime alimentaire

Le vieillissement de la population ont fait entrer la maladie d’Alzheimer et la démence dans le cadre des maladies courantes. Ainsi, les scientifiques sont à la recherche de moyens pour ralentir l’épidémie qui se profile à l’horizon. Des études ont montré que les personnes présentant des taux d’insuline et de glucose en augmentation sont plus susceptibles de présenter une détérioration mentale avec l’âge.

Les chercheurs pensent que notre régime industriel, dans lequel une grande partie de l’apport calorique provient des glucides [principalement simples], est l’un des facteurs à l’origine de l’augmentation de l’incidence de la maladie d’Alzheimer et de la démence.

L’étude sur la mémoire, les risques de maladies neurodégénératives et le sucre

Les chercheurs de Cincinnati se sont demandé si un régime pauvre en glucides pouvait aider le cerveau des personnes âgées à mieux fonctionner. Ils ont donc fait une expérience auprès de 23 sujets âgés âgés de 70 ans en moyenne et qui commençaient à perdre la mémoire.

cetoneLes chercheurs ont divisé leurs sujets en deux groupes. Un groupe a reçu un régime «normal» pendant six semaines où la plus grande partie de l’énergie était fournie par les glucides [High carb]. L’autre groupe prenait un régime alimentaire contenant très peu de glucides [Low Carb]. Ce dernier est parfois appelé régime «cétogène» lorsqu’une majorité des calories consommées proviennent des protides et des graisses.

«Cétogène» fait ici référence à un régime alimentaire qui entraîne la libération de cétones. Les cétones [leur structure de base est illustrée ci-contre] sont libérées lorsque le corps se met à brûler des graisses plus longtemps. Les cétones sont des fragments d’acides gras décomposés. L’organisme les utilise alors pour obtenir de l’énergie.

 

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Les sujets du test ont essayé de s’en tenir à un apport quotidien de 20 grammes de glucides par jour. Ils n’ont pas toujours géré au mieux leurs apports mais ils ont très bien réussi dans l’ensemble. Juste avant le début et juste après la fin de la période de 6 semaines, les chercheurs ont testé la mémoire de leurs sujets. Les chercheurs ont examiné la capacité des sujets âgés à se souvenir des mots [Verbal Memory] et de leur capacité à commander des chiffres et des lettres [Memory].

Les résultats de l’étude scientifique en rapport à la mémoire

Les scores des deux tests se sont améliorés avec le régime cétogène.

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Plus le niveau d’insuline était bas, plus les scores étaient élevés. “Les corps cétoniques urinaires n’ont pas été détectés chez les sujets en régimes alimentaires riches en glucides. Mais ils étaient présents chez les sujets à régime faible en glucides alors que les taux de corps cétoniques étaient liés aux performances de la mémoire”, écrivent les chercheurs.

Conclusion

Ces conclusions pourraient nous faire penser qu’un régime pauvre en glucides protège le cerveau du vieillissement. Les chercheurs conseillent toutefois la prudence. “Si cette approche devait s’avérer efficace et présenter des avantages au-delà de la période d’intervention, elle pourrait être appliquée de manière intermittente en tant que stratégie préventive, une approche qui atténuerait de nombreuses préoccupations concernant les restrictions chroniques et sévères en glucides.”

Source de l’article: Less carbs, better memory

Source Ergo-log: Neurobiol Aging. 2012 Feb;33(2):425.e19-27.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme.

Eric Mallet

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Une étude sur l’animal confirme l’effet des BCAA sur la longévité

BCAASujet très controversé, il n’en demeure pas moins que les BCAA sont des acides aminés essentiels et que la Leucine représente un élément clé pour la synthèse des protéines, et c’est d’autant plus vrai que l’âge avance. Une majorité écrasante d’études scientifiques convergent dans ce sens, surtout pour la sarcopénie. Mais de là à faire un lien, direct ou indirect avec la longévité, c’est un terrain sur lequel on n’attendait pas vraiment les acides aminés branchés. D’autres études (réalisées par les mêmes chercheurs que ceux qui ont effectués l’étude décrite ci-dessous ainsi que celles d’autres chercheurs) vont dans ce sens. De toute évidence, les apports en protéine est donc, en acides aminés, prennent naturellement de l’importance avec l’âge, le rapport entre la longévité et les BCAA ne serait donc pas vraiment une surprise. Je vous laisse avec l’article traduit d’Ergo-log, avant d’ajouter une note après la traduction…

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Le supplément d’acides aminés BigOne serait populaire parmi les athlètes d’endurance italiens. Des chercheurs italiens ont donc mélangé BigOne avec l’eau de leurs souris de laboratoire. Ils ont découvert que les animaux profitaient d’une longévité augmentée de 10%.

Durant le processus de vieillissement, les cellules ne sont plus en mesure de produire suffisamment d’énergie. Elles ne peuvent donc plus se protéger efficacement contre les radicaux libres. Il est vrai que la restriction calorique retarde le processus de vieillissement, mais pour de nombreuses personnes, un régime dont l’apport énergétique est réduit d’un cinquième ou plus serait hors de question.

Les Italiens ont découvert dans des études antérieures que les acides aminés à chaîne ramifiée offrent une protection contre certains des effets du vieillissement. C’est pourquoi ils ont décidé d’examiner si les BCAA de BigOne pouvaient prolonger la durée de vie des rats mâles adultes. La composition de BigOne est listée ci-dessous. Les animaux ont reçu 1,5 g de BCAA par kg de poids corporel/jour. Les tableaux ci-dessous décrivent l’effet longévité des BCAA. Note EM: Comme vous le constatez, il s’agit d’acides aminés enrichis en BCAA pour être exact.

BCAA-acides-amines

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WT = Souris ordinaires eNOS-/- = Souris incapables de fabriquer l’enzyme NOS-synthase

Les souris ne pouvant synthétiser cette enzyme meurent relativement jeune d’un arrêt cardiaque. Les BCAA N’avaient que peu d’influence sur elles.

Les chercheurs ont fait courir certaines souris sur un tapis roulant, 5 jours par semaine. Chez ces souris, les BCAA ont stimulé la production des SIRT1, prolongeant la vie et d’enzymes protectrices au niveau des cellules musculaires et cardiaques.

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Les BCAA ont activé la molécule PGC-1-alpha. Cela a permis aux souris de produire plus de mitochondries et par conséquent, elles ont résisté plus longtemps au test d’épuisement.

bcaa-pgc-1-alpha

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Le directeur de recherche, Enzo Nisoli, avait émis l’hypothèse en interviews que l’être humain pourrait vivre plus longtemps s’ils prenait des BCAA après 60 ans. “Je pense qu’après 60 ou 65 ans, des personnes en bonne santé pourraient commencer à prendre ce mélange en tant que stratégie préventive”. Nisoli a également précisé qu’il allait répéter ses expériences sur des animaux.

Source de l’article: BCAAs extend lifespan in animal study

Source Ergo-log: Cell Metab. 2010 Oct 6; 12(4): 362-72.

Note EM: J’ai donc fait ma petite recherche afin de tomber sur la suite des études effectuées par Enzo Nisoli…

L’étude en question date de 2011, elle a été publiée dans Aging. Je vous ai traduit rapidement une partie des conclusions: “De nombreuses preuves récentes suggèrent que les acides aminés, et en particulier les BCAA, se comportent comme des modulateurs – conservés au cours de l’évolution – de la longévité de différents organismes, allant des levures aux mammifères. Nos données démontrent que la prise orale d’un mélange équilibré d’acides aminés enrichi en BCAA améliore la coordination motrice et l’endurance et favorise la longévité des souris mâles. Le rôle clé de BCAA sur la biogenèse mitochondriale, le métabolisme énergétique cellulaire et les systèmes de modulation des ROS (Note: Radical Oxygen Species = radicaux libres ou dérivés réactifs de l’oxygène), via la modulation des voies mTOR/eNOS, peut expliquer la plupart des actions bénéfiques de cette supplémentation. (…)* Nisoli et ses collègues ajoutent que d’autres études seront nécessaires afin d’aller plus loin dans la compréhension de ces mécanismes biologiques liés au vieillissement de l’organisme.

Je vous invite à vous reporter à l’article complet publié dans Aging pour plus d’informations: Branched-chain amino acids, mitochondrial biogenesis, and healthspan: an evolutionary perspective

* D’Antona G. et al., Branched-chain amino acid supplementation promotes survival and supports cardiac and skeletal muscle mitochondrial biogenesis in middle-aged mice. Cell Metab. 2010; 12:362-372.

Je ne vous ai pas mis la bibliographie pour des questions évidentes de duplicate content. Autre évidence, elle concerne l’importance de la Leucine en relation avec la sarcopénie comme je l’avais précisé en début d’article, voire de la Leucine avec la Glycine, comme cela a déjà été démontré.

Eric Mallet

 

 

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