Le Cur2004-8 serait plus efficace que la curcumine, étude sur l’animal…

La curcumine est une substance très intéressante a priori mais sa biodisponibilité est sous-optimale. Cependant, des biotechnologistes sud-coréens de l’université de Soonchunhyang ont réalisé des expériences sur des animaux avec une variante semi-synthétique de la curcumine. Elle pourrait fonctionner mieux que la curcumine elle-même. Cet analogue est appelé Cur2004-8.

curcumine

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L’étude sur l’animal avec le Cur2004-8, un analogue de la curcumine

Les chercheurs ont placé du Cur2004-8 à deux concentrations différentes dans le milieu de culture de nématodes. De là, ils ont déterminé combien de temps les animaux pouvaient vivre. Ils ont fait des expériences similaires avec des nématodes dans un milieu de culture sans substances actives et dans un autre où ils avaient mis de la curcumine.

L’expérience des chercheurs a été financée par le gouvernement sud-coréen.

Les nématodes ont prolongé leur durée de vie

Les nématodes vivaient plus longtemps si les chercheurs mettaient de la curcumine dans le milieu de culture. Ils vivaient même plus longtemps s’ils avaient bénéficié d’une quantité relativement faible de 5 micromoles de Cur2004-8.

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Une faible dose de Cur2004-8 a stimulé la vitalité et la longévité des nématodes

L’ajout de 5 micromoles de Cur2004-8 au milieu a amélioré la vitalité des nématodes. Le tableau ci-dessous concerne des nématodes âgés de 20 jours.

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Phase 1: Nématode mobile spontanément sans stimulation mécanique. Phase 2: Nématode mobile lorsqu’un stimuli est appliqué. Phase 3: Nématode qui ne peut bouger que la tête après une stimulation mécanique

Sur quel principe ce dérivé de la curcumine peut-elle agir ?

Le Cur2004-8 a prolongé la vie des nématodes lorsqu’ils étaient exposés au peroxyde d’hydrogène. Le peroxyde d’hydrogène est un radical oxydant. Le Cur2004-8 a donc un effet antioxydant.

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Le tableau ci-dessus montre que Cur2004-8 a prolongé la vie des nématodes s’ils recevaient également des quantités extrêmes de glucose par leur milieu [HGD = régime à haute teneur en glucose]. Pourtant, en grande quantité, le glucose est toxique pour les nématodes. Les chercheurs supposent que le Cur2004-8 pourrait être un médicament contre le diabète pour l’homme.

Enfin, le tableau ci-dessous est lié à des expériences réalisées avec un nématode génétiquement modifié. Ces animaux avaient commencé à produire une grande quantité de peptides bêta-amyloïde. On trouve cette protéine dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’autres variantes de la démence. Lorsque la variante nématode de l’Alzheimer frappe, les animaux deviennent paralysés. Le tableau nous montre que le Cur-2004-8 ralentit ce processus, à un degré encore plus important que la curcumine. Les chercheurs pensent donc que le Cur2004-8 pourrait être un médicament contre la maladie d’Alzheimer.

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Conclusion

“Cur2004-8 présente des activités antioxydantes et anti-vieillissement ainsi qu’une activité protectrice contre les toxicités impliquées dans les maladies liées à l’âge”, écrivent les Coréens. “Le cur2004-8 a des activités antioxydantes et anti-vieillissement plus importantes que la curcumine. Il pourrait être utilisé pour le développement de nouveaux produits anti-âge”.

“Des études supplémentaires seront nécessaires pour identifier les cibles moléculaires en aval de Cur2004-8 et déterminer son effet in vivo dans des organismes supérieurs tels que les souris”.

Source de l’article: Cur2004-8 more effective than curcumin, animal study

Source Ergo-log: Drug Discoveries & Therapeutics. 2019; 13(4):198-206.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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La fursultiamine, un analogue de la vitamine B1 qui augmenterait l’endurance et la force

fursultiamine-vitamine-b1La fursultiamine est une version synthétique de la vitamine B1. Note EM: En réalité, il s’agit pour nous d’un médicament, pas d’un complément alimentaire. Si vous en donnez à des souris, leur endurance augmente de façon spectaculaire et leurs muscles se renforcent. Le tout sans entraînement. C’est du moins ce que montre une étude que des chercheurs taïwanais ont publiée dans Nutrients.

La fursultiamine

Le nom officiel de la fursultiamine est le disulfure de thiamine tétrahydrofurfuryle [TTFD]. C’est une variante synthétique de la thiamine (vitamine B1) qui, en raison de sa structure, est plus facilement absorbée que la thiamine ordinaire. Une fois arrivée au niveau cellulaire, la fursultiamine fait ce que fait également la thiamine ordinaire : elle s’accroche aux phosphates et forme des molécules qui fournissent de l’énergie à la cellule.

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Dans de nombreux pays asiatiques, la fursultiamine est commercialisée en tant que médicament en vente libre contre la fatigue. En Occident, on retrouve la fursultiamine dans des suppléments pour la perte de poids, parfois dans les formules de pré-entraînement. Elle se présente généralement sous la forme d’un vague mélange breveté, en quantités inconnues mais sans doute assez faibles.

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L’étude animale sur ce dérivé de la vitamine B1

Les chercheurs ont donné à des souris une dose orale de fursultiamine tous les jours pendant 6 semaines. Si les souris avaient été des êtres humains adultes, elles en auraient reçu quotidiennement 0, 800, 1600 et 4000 milligrammes. Après la période de supplémentation, les chercheurs ont laissé les souris courir aussi longtemps qu’elles le pouvaient. En bas à gauche, vous pouvez voir que les animaux ont couru plus longtemps car ils ont reçu plus de fursultiamine.

vitamine-b1-fursultiamineEn haut à droite, vous voyez que la supplémentation a également rendu les animaux plus forts. La force avec laquelle ils pouvaient se pincer les pattes était celle des animaux qui avaient reçu l’analogue de la vitamine.

Les processus physiologiques impliqués

La supplémentation en fursultiamine avait augmenté la quantité de glucose dans les cellules. Après que les souris aient couru, il y avait également moins de protéines dégradées [BUN] et de créatine kinase [CK] dans leur sang si elles avaient reçu de la fursultiamine. Ce dérivé de la vitamine B1 protègerait apparemment les muscles contre la dégradation induite par l’exercice.

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Conclusion sur ce dérivé de la vitamine B1

“La thiamine est largement acceptée en tant que complément pharmaceutique pour maintenir la fonction physiologique avec une dose d’apport alimentaire recommandée”, écrivent les chercheurs. “Dans l’étude actuelle, nous avons avancé le fait que le dérivé supérieur de la thiamine, le disulfure de thiamine tétrahydrofurfuryle, pouvait améliorer de manière significative les activités physiques et l’adaptation physiologique avec une validation de la sécurité basée sur des preuves”.

“Pour des applications pratiques, nous recommandons que les athlètes consomment une dose quotidienne de 40 mg/kg de disulfure de thiamine tétrahydrofurfuryle (converti de manière équivalente à partir d’une dose de 500 mg/kg chez la souris, sur la base de la surface corporelle entre la souris et l’homme par la formule de la FDA américaine, afin d’améliorer la régulation de l’énergie pour des performances plus élevées dans une stratégie nutritionnelle combinée, y compris la charge en glucides pour une demande énergétique efficace pendant un exercice prolongé”.

Pour un athlète de 70 kilos, cette dose s’élèverait donc à 2800 milligrammes de fursultiamine par jour. Nous craignons que cette dose ne soit beaucoup trop élevée. Cependant, une étude coréenne réalisée chez l’homme avec une dose plus faible a démontré que l’expérience était applicable chez l’homme avec succès.

Rappel: Pour ceux qui ne le savent pas encore, Espace Corps Esprit Forme est un blog d’information scientifique sur les ergogènes et les compléments alimentaires. Il est donc inutile de me contacter pour connaitre la disponibilité de tel ou tel complément ou substance, vous n’auriez pas de réponse de ma part. Par contre, vous pouvez vous abonner à la newsletter du blog ainsi qu’au groupe Facebook Espace Corps Esprit Forme si ce n’est pas déjà fait.

Source de l’article: Vitamin B1 analogue fursultiamine increases stamina and strength

Source Ergo-log: Nutrients. 2018 Jun 29;10(7).

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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Quel rapport y aurait-il entre le jus de tomates et la force musculaire ?

tomate-antioxydantsAu cours du processus de vieillissement, conserver sa force musculaire, et peut-être aussi l’augmenter, deviendrait plus facile si l’on consommait plus de tomates et autres produits à base de ce fruit tels que le jus et le concentré de tomates. Une étude remarquable sur le jus de tomates, que des chercheurs japonais ont publiée dans le Food Chem. Toxicology, le suggère.

Les tomates et vos muscles !?!

Les fabricants de suppléments anti-âge et de nutrition sportive suivent l’actualité scientifique avec intérêt sur l’interaction entre les tomates, l’exercice et les muscles. Des études montrent que le jus de tomates ralentirait la production de radicaux libres pendant l’exercice, tout comme la production de protéines inflammatoires telles que la CRP (Note: Protéine C réactive).

Si vous avez lu les articles du blog, vous savez aussi qu’il y a des substances anabolisantes dans les tomates comme l’affirment des études in vitro et animales. Dès lors, vous comprenez pourquoi des scientifiques du sport comme David Nieman expérimentent l’extrait de tomates sur des athlètes. Au printemps 2018, David Nieman avait publié une étude dans laquelle une supplémentation en extrait de tomate Lycored semblait réduire la dégradation musculaire chez les athlètes d’endurance.

Si les gens n’exercent pas une profession très physique et ne font pas d’exercice, ils perdent un peu de muscle et de force musculaire chaque année après leur trentième année. La consommation de tomates, de jus de tomate et d’autres produits à base de ce fruit pourrait-elle ralentir cette perte de force musculaire ? Des épidémiologistes japonais, associés à l’université de Tohoku, ont tenté de répondre à cette question.

L’étude sur le jus de tomates

Les chercheurs ont déterminé avec quelle force 259 adultes japonais âgés de 22 à 68 ans pouvaient serrer une pince avec leurs mains. En outre, ils ont étudié le régime alimentaire des participants à l’étude. Trois ans plus tard, les chercheurs ont de nouveau mesuré la force musculaire des participants à l’étude.

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Lorsque les chercheurs balayent les effets du plus grand nombre possible d’autres facteurs avec des données statistiques corrigées, les tomates et les produits à base de tomates protègent contre la diminution de la force musculaire. L’effet ne semble pas important, mais les chercheurs ont suivi les participants à l’étude pendant seulement 3 ans. Quelle serait l’ampleur de l’effet si les chercheurs suivaient leurs participants pendant 20 ans ?

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Les chercheurs japonais ont également cherché à savoir si d’autres groupes d’aliments, comme les agrumes, les carottes, les oignons et les choux, protégeaient la force musculaire au fil des ans. Ils n’ont constaté aucun effet significatif. La consommation de fruits et légumes en général ne protège pas non plus contre la diminution de la force musculaire.

Conclusion de l’étude sur l’intérêt du jus de tomates

“Cette étude a révélé qu’une fréquence accrue de consommation de tomates et de produits à base de tomates était associée à une diminution de la perte de force de préhension chez les adultes japonais, même après avoir pris en compte les facteurs de confusion potentiels”, résument les chercheurs. “Par conséquent, cette étude suggère que la consommation de tomates et de produit à base de tomates pourrait protéger contre la diminution de la force des muscles squelettiques associée au vieillissement”.

Note EM: Ce genre d’étude est intéressante car elle met en lumière l’aspect multi-factoriel du vieillissement cellulaire et organique, à savoir les facteurs pro-inflammatoires, la neutralisation des radicaux libres ainsi qu’un autre aspect spécifique à la tomate, c’est à dire la tomatidine. Comme nous l’avions vu dans des articles précédents, la tomatidine est une molécule végétale anabolisante. Cependant, la très faible quantité de cette molécule retrouvée dans les tomates, associée à une biodisponibilité basse ne nous laisse présager rien de vraiment utile. Se pourrait-il pourtant que le jus de tomate présente un taux de tomatidine plus élevée ? Des études cliniques supplémentaires seraient nécessaires afin d’en évaluer la quantité et les effets. Ce n’est pas le cas pour l’instant mais de toute évidence, cette étude met à nouveau en lumière le fait qu’une alimentation saine représente toujours notre première médecine. De là, faites en sorte que les tomates, ou le jus de tomates, fassent partie de votre régime alimentaire hebdomadaire.

Source de l’article: More tomato juice, stronger muscles

Source Ergo-log: J Epidemiol 2018;28(9):397-403.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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Plus de folates = muscles plus forts

acide-folique-folatesPlus il y a de folates – vitamine B11 dans certains pays, vitamine B9 dans d’autres – dans le sang des plus de 65 ans, plus leurs muscles seraient forts. C’est ce qu’a découvert un chercheur de Singapour qui étudiait 56 personnes âgées diabétiques.

Une étude sur les carences vitaminiques chez les diabétiques

Andrew Kien Han Wee a étudié 56 diabétiques, tous âgés de plus de 65 ans et vivant dans une maison de soins. Il a mesuré la quantité de vitamines circulant dans leur sang, la force isométrique que les participants pouvaient développer sur un appareil d’extension des jambes et la force de leurs mains lorsqu’ils saisissaient un ressort.

Les résultats de l’étude sur les carences en vitamines

Seuls 20 sujets ne présentaient pas de carences en folates, vitamine B12 et vitamine D. Ce n’était pas inattendu. Les carences en vitamines sont courantes chez les plus de 65 ans, et surtout chez les plus de 65 ans vivant en institution de soins.

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Andrew Kien Han Wee n’a observé aucune relation entre la vitamine B12 et la vitamine D d’une part et la force musculaire d’autre part mais il existait une relation entre les folates et la force musculaire. Plus les participants avaient de folates dans leur sang, plus ils étaient forts.

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Conclusion

“Dans une cohorte de 56 patients âgés de plus de 65 ans atteints de diabète sucré, les taux sériques de folates prédisaient fortement et significativement la force musculaire (corrigée selon l’IMC), en particulier chez les femmes”, a écrit M. Wee.

“L’effet du folate sur la force était peut-être moins médiatisé par l’homocystéine, et plus par des mécanismes directs, spécifiques au folate (tels que la myélinisation, la formation de neurotransmetteurs, la synthèse de l’ADN, des protéines et la méthylation épigénétique de l’ADN)”, a écrit Wee sur le mécanisme supposé qui permettrait aux folates de simuler un groupe de muscles.

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“Un essai clinique est justifié pour étudier le rôle du folate dans l’étiologie de la sarcopénie et des chutes, en particulier lorsque les carences en folates sont fréquentes et que l’enrichissement des aliments n’est pas obligatoire”.

“Cette étude pilote fournit des mesures de la prévalence et de l’ampleur de l’effet de la carence en folates, afin de faciliter la conception d’un tel essai”.

Source de l’article: Lots of folates = strong muscles

Source Ergo-log: Nutr J. 2016 Oct 18;15(1):89.

Note EM: Je vous retrouve la semaine prochaine pour le 700ème article sur un sujet d’évidence, dans tous les sens du terme. Dès lors, cela vous laisse du temps pour lire les 699 articles en ligne. :-)

Eric Mallet

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L’orange est-il un fruit longévité ?

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La marque Innocent commercialise du jus d’orange. Je pense qu’ils ont vu juste :-)

Il se pourrait très bien que les oranges aient un effet prolongateur sur l’espérance de vie. Les scientifiques chinois spécialisés en nutrition de l’Université technologique de Chine du Sud l’écrivent dans Molecules. Ces chercheurs ont réalisé des expériences avec le nématode Caenorhabditis elegans, un organisme et modèle type de la recherche anti-âge.

L’étude sur l’orange et ses flavonoïdes

Les chercheurs ont acheté des oranges au supermarché et les ont utilisées comme matières premières pour faire leurs extraits. Ensuite, ils ont placé ces extraits à différentes concentrations dans le milieu de culture de leurs nématodes. Puis, ils ont déterminé combien de temps les animaux pouvaient vivre. Le tableau ci-dessous montre les substances contenues dans les extraits selon la CLHP.

La plupart de ces composés seront probablement familiers aux lecteurs d’Ergo-log. Note EM: On y retrouve en effet de l’acide férulique, de l’hespéridine, de la naringénine, de la sinensétine, de la nobilétine, de la rutine et d’autres encore.

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Les résultats de l’étude sur l’orange et son influence potentielle sur la longévité

À une concentration de 100, 200 et 400 mg d’extrait d’orange par ml de milieu nutritif, les vers ont vécu 10,5, 18,0 et 26,2 % plus longtemps, respectivement, par rapport aux vers qui n’ont pas été exposés aux extraits.

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Les extraits ont non seulement prolongé la durée de vie des nématodes, mais aussi leur durée de vie en bonne santé. Les animaux sont restés en vie plus longtemps.

Les flavonoïdes de l’orange stimulent la catalase, le SOD ainsi que le gène agr-1 impliqué dans la durée de vie

Les chercheurs ont déterminé que les oranges amélioraient la longévité de deux façons différentes. D’une part, elles inhibent le “gène de vieillissement” age-1, stimulant la production d’enzymes détoxifiantes et protectrices telles que la SOD et la catalase. Ces enzymes neutralisent les molécules agressives et les empêchent d’endommager les cellules. En même temps, les oranges activent la voie MAPK, stimulant le développement, la croissance et la division cellulaire.

Conclusions de l’étude sur l’orange

“Ces résultats ont révélé que les extraits d’orange ont des effets anti-âge potentiels en prolongeant la durée de vie, en améliorant la résistance au stress et en favorisant la durée de vie en bonne santé”, écrivent les chercheurs. Ils ne cachent pas qu’ils pensent aux applications commerciales de leur découverte. Ils pensent que l’extrait d’orange serait “un candidat potentiel anti-âge dans l’industrie alimentaire”.

Source de l’article: Can oranges extend your life?

Source Ergo-log: Molecules. 2020 Jan 15;25(2):351.

Note EM: Chose intéressante à signaler, la quantité de flavonoïdes mesurée dans l’orange serait supérieure à celle de la vitamine C. Décidément, pour les jeunes craintifs du jus d’orange, je pense que les carottes sont cuites… :-)

Eric Mallet

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La gelée royale préserverait-elle la santé de la peau ?

gelee-royaleLes facteurs hormonaux joueraient un rôle dans le vieillissement et la santé de la peau. La peau des femmes ménopausées peut vieillir plus rapidement en raison de la diminution rapide de la concentration d’estradiol dans le sang. Une supplémentation en gelée royale pourrait être porteuse d’espoir. C’est ce que suggèrent des chercheurs coréens sur la base d’une étude animale qu’ils ont menée.

La gelée royale présenterait une influence hormonale

La gelée royale présenterait un effet sur les hormones. On ne sait pas exactement comment elle agit, mais les substances actives sont probablement des acides gras tels que l’acide sébacique [première formule ci-dessous], l’acide 3.10-dihydroxydécanoïque et surtout l’acide 10-hydroxy-2-décénoïque ou 10-HDA [deuxième formule ci-dessous].

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Selon une étude de 2010 publiée dans PloS, les acides gras modifieraient la manière dont l’œstradiol interagit avec son récepteur. Il se peut que les mêmes acides gras puissent faire la même chose aux récepteurs d’autres hormones – comme le récepteur des androgènes.

L’étude coréenne sur la gelée royale et la santé de la peau

En 2011, les Coréens ont publié les résultats d’une étude en éprouvette dans laquelle la gelée royale retardait le vieillissement de la peau à la suite d’une exposition aux rayons UV. Dans cette étude, cette substance stimulait la production de collagène dans les cellules de la peau.

L’étude animale dont il est question ici a été publiée un an plus tard et s’appuie sur la première publication des Coréens. Ils ont donné à des rats femelles, qui ne produisait pas d’estradiol, des aliments contenant 10 g/kg de gelée royale fraîche. Les chercheurs ont utilisé deux types de gelée royale : une de Pocheon [OP] et une de Cheorwon [OC] en Corée. Les analyses ont montré que dans les deux produits, l’acide 10-hydroxy-2-décénoïque [10H2DA] était l’acide gras présent en plus grande quantité.

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Deux autres groupes de rats ont reçu une nourriture ne contenant pas de gelée royale. Un groupe était encore capable de produire de l’estradiol [SHAM], l’autre pas [OVX].

Les résultats de l’étude

Les chercheurs ont observé que la supplémentation empêchait une diminution de la quantité de protéines et de collagène dans la peau en raison de la baisse des niveaux d’œstradiol. Et cela parce que la gelée royale a permis aux rats de continuer à produire du pro-collagène de type 1 malgré l’absence d’œstradiol.

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Lorsque les Coréens ont recherché dans la littérature d’autres études dans lesquelles les acides gras de la gelée royale stimulent la production de collagène, ils sont tombés sur des études in vitro réalisées au Japon. Les recherches menées là-bas montrent que l’acide 10-hydroxy-2-décénoïque stimule la production de collagène en amenant les cellules à fabriquer davantage de facteur de croissance transformant bêta 1 [TGF-bêta-1].

Quel serait l’équivalent de la quantité de gelée royale pour l’homme ?

En se basant sur la dose que les Coréens utilisaient pour leurs rats, une estimation approximative pour un humain adulte serait de 6 à 8 g de gelée royale par jour. Les chercheurs ont été financés par le gouvernement coréen et non par l’industrie des suppléments.

Source de l’article: Hormone factor in Royal Jelly keeps skin young

Source Ergo-log: J Med Food. 2012 Jun;15(6):568-75.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Quels seraient les effets du nicotinamide riboside sur le diabète ?

nicotinamide-ribosideLa supplémentation en nicotinamide riboside ne retarderait pas seulement le processus de vieillissement. Selon une étude animale que des biochimistes de l’université de l’Iowa ont publiée dans Scientific Reports, le nicotinamide riboside aiderait également les diabétiques à rester en bonne santé. Ce dérivé vitaminique préviendrait les dommages causés au foie et aux voies nerveuses.

Le diabète, le système nerveux et le nicotinamide riboside

Chez les personnes diabétiques, la quantité de glucose dans l’organisme peut atteindre des niveaux dangereusement élevés. En conséquence, le foie peut accumuler un taux élevé de graisse, en parrallèle à l’apparition de dommages nerveux. Les dommages causées aux voies nerveuses peut entraîner une perte de sensibilité des membres chez les diabétiques.

Au niveau cellulaire, le nicotinamide riboside présente exactement l’effet inverse de celui du diabète. L’analogue de la vitamine B3 imiterait l’effet de la restriction calorique. C’est pourquoi les chercheurs ont décidé d’effectuer une étude sur des animaux pour voir si ce précurseur du NAD+ pouvait réduire l’impact du diabète sur la santé.

L’étude sur le lien probable entre le nicotinamide riboside et le diabète

Les chercheurs ont réalisé des expériences avec trois groupes de souris. Un groupe en bonne santé a reçu une alimentation standard [NC]. Un autre groupe a reçu une alimentation contenant des matières grasses supplémentaires, entrainant une prise de poids et d’entrer dans une phase précoce du diabète de type 2 (HFD). Un autre groupe de souris a reçu non seulement des aliments riches en graisses mais aussi des injections pour stopper la sécrétion d’insuline [HFD+STZ]. Les souris de ce dernier groupe ont donc développé un diabète de type 2.

Dans tous les groupes, la moitié des animaux ont reçu des aliments auxquels on avait ajouté une grande quantité de nicotinamide riboside. Un kilogramme d’aliments contenait 3 grammes de HCl de nicotinamide riboside Hcl. Les personnes qui prennent cette molécule se suffisent généralement de plusieurs centaines de milligrammes par jour.

Les résultats de l’étude sur l’animal

Le tableau ci-dessous montre que le nicotinamide riboside a réduit le poids corporel des souris en surpoids et diabétiques. Le tableau situé à droite montre que le complément a empêché le foie de devenir gras. Les animaux avaient moins de dépôts de graisse dans leur foie.

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Les deux tableaux ci-dessus montrent en partie comment le précurseur du NAD+ protègerait contre le diabète. Le complément réduit le taux de glucose, probablement en renforçant ou en imitant l’effet de l’insuline dans les cellules. Le diabète peut provoquer des lésions nerveuses, ce qui est également arrivé aux souris de l’étude. Lorsque les chercheurs ont envoyé des impulsions électriques par les voies nerveuses des souris en surpoids et diabétiques, ils ont observé que la vitesse de transmission des nerfs qui envoient des signaux aux muscles [MNCV] et le long des voies nerveuses sensorielles s’était ralentie. C’est un signe de dommage. L’administration de nicotinamide riboside a permis d’éviter ces dommages.

Les chercheurs pensent que le riboside protège les nerfs non seulement en améliorant l’équilibre de l’insuline, mais aussi parce que la substance elle-même protège les cellules nerveuses et les aide à mieux fonctionner.

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Conclusion

“Nous avons réussi à traiter des modèles murins prédiabétique et de diabète de type 2 avec la vitamine nicotinamide riboside”, a déclaré Charles Brenner, directeur de la recherche, dans un communiqué de presse. “Ce que nous avons vu jusqu’à présent chez les souris justifie l’essai clinique du nicotinamide riboside chez les adultes en surpoids et les adultes diabétiques”.

Sponsoring de l’étude sur l’animal

L’étude a été financée par le gouvernement américain et des organisations de diabétiques. Le directeur de recherche Brenner a déposé un brevet à son nom pour la production de nicotinamide-riboside à l’aide de levure. [US8114626 B2] ChromaDex, un fabricant de riboside nicotinamide, utilise cette technologie. Charles Brenner est également employé par ChromaDex.

Source de l’article: Anti-aging vitamin keeps diabetics healthy

Source Ergo-log: Sci Rep. 2016 May 27;6:26933.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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