
Image Anna Shvets Pexels.com
Les plastiques que nous déversons dans l’environnement par dizaines de millions de tonnes chaque année mais aussi ceux présents dans notre environnement immédiat, se décomposent constamment en microplastiques. Ces derniers s’accumulent dans notre organisme via notre alimentation. Les personnes préoccupées par ce phénomène pourraient être intéressées par l’étude japonaise publiée dans Scientific Reports en 2025. Selon cette étude, la supplémentation en chitosane permettrait d’éliminer les microplastiques de l’organisme.
Les microplastiques
Les microplastiques sont présents dans les produits alimentaires, mais selon les études scientifiques disponibles, leurs concentrations et leurs types varient considérablement. Cela s’explique en partie par le fait que chaque étude mesure différents types de microplastiques. Dès lors, des chercheurs sud-coréens ont rassemblé toutes les analyses disponibles en 2024. Ils ont attribué à la qualité moyenne des études la note C-. [Rev Environ Health. 2024 Oct 22;40(2):371-92.]
Quoi qu’il en soit, nous devons nous contenter de ces données. À partir de l’étude sud-coréenne, nous avons pu élaborer le tableau ci-dessous. Il nous donne une idée des produits alimentaires contenant le plus de microplastiques.

L’eau en bouteille occupe la première place.
Comme vous pouvez le constater, les chercheurs ont simplement compté les particules microplastiques. Il ne serait pas encore possible de compter avec précision la concentration de microplastiques par d’autres moyens. D’ailleurs, l’absence d’une méthode plus objective explique également la qualité médiocre de la recherche.
Selon une étude allemande de 2018, les microplastiques présents dans l’eau en bouteille proviennent principalement des bouteilles PET dans lesquelles une grande partie de cette eau est conditionnée. [Water Res. 2018 feb 1:129:154-62.] Pendant le remplissage, le transport, l’agitation, la compression, l’ouverture et la fermeture de la bouteille, des forces de friction mécaniques sont générées. Celles-ci délogent ces particules de plastique microscopiques.
La même chose se produit d’ailleurs lors du dévissage et du vissage du capuchon, qui est souvent en polypropylène.
Nous faisons d’ailleurs référence aux bouteilles PET qui sont réutilisées. L’eau du robinet [filtrée], l’eau des cartons, l’eau des bouteilles en verre et l’eau des bouteilles jetables contiendraient beaucoup moins de microplastiques.

Il est logique que les boissons gazeuses conditionnées dans des bouteilles en PET puissent également contenir de nombreux microplastiques. Toute personne soucieuse de la présence de microplastiques pourrait commencer par éviter les produits en bouteilles PET recyclées. Cette mesure peut réduire l’exposition aux microplastiques de 70 à 90 %.
Le chitosane
Mais même éviter l’eau et les boissons gazeuses des bouteilles PET ne vous empêchera pas d’ingérer des microplastiques par les aliments. Selon une étude animale japonaise publiée dans Scientific Reports en 2025, une supplémentation en chitosane pourrait garantir que vous absorberez moins de ces microplastiques.
Les chercheurs japonais ont nourri des rats de laboratoire avec des aliments contenant ces plastiques microscopiques pendant 6 jours. Ils ont ensuite divisé les animaux testés en 5 groupes différents. Ces 5 groupes ont tous reçu une nourriture différente, comme le montre le tableau ci-dessous.

L’ajout de microplastiques à l’alimentation a entraîné une augmentation de l’excrétion de ces plastiques microscopiques dans les déjections des rats. Cette excrétion était significativement plus élevée chez les rats ayant également reçu du chitosane.

Après la période de supplémentation, les chercheurs japonais ont analysé la quantité de ces substances plastiques présents dans le tube digestif des animaux du groupe témoin. Ils en ont dénombré environ 12 %. Chez les rats ayant reçu du chitosane, ce taux était de « seulement » de 6 %.
Le mécanisme impliqué
Les chercheurs soupçonnent que le chitosane forme des agrégats de gel avec les microplastiques dans l’estomac. Les intestins ne peuvent pas absorber ces agrégats, et les microplastiques sont donc éliminés dans les selles. L’étude japonaise effectuée sur l’animal apporte la preuve de principe, mais pas encore la preuve que l’être humain bénéficie réellement du chitosane.
Note EM: Un prochain article traduit d’Ergo-log sera consacré à une étude réalisée chez l’homme. Mais en attendant, merci de prendre un instant pour vous abonner à la newsletter du blog. Ainsi, vous serez averti de la mise en ligne des nouveaux articles.
Source de l’article: Chitosan blocks the absorption of microplastics from food
Source Ergo-log: Sci Rep. 2025 Apr 23;15(1):14041.
Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,
Eric Mallet
Le chitosan bloquerait l’absorption des microplastiques alimentaires
05 - 06
2026
Image Anna Shvets Pexels.com
Les plastiques que nous déversons dans l’environnement par dizaines de millions de tonnes chaque année mais aussi ceux présents dans notre environnement immédiat, se décomposent constamment en microplastiques. Ces derniers s’accumulent dans notre organisme via notre alimentation. Les personnes préoccupées par ce phénomène pourraient être intéressées par l’étude japonaise publiée dans Scientific Reports en 2025. Selon cette étude, la supplémentation en chitosane permettrait d’éliminer les microplastiques de l’organisme.
Les microplastiques
Les microplastiques sont présents dans les produits alimentaires, mais selon les études scientifiques disponibles, leurs concentrations et leurs types varient considérablement. Cela s’explique en partie par le fait que chaque étude mesure différents types de microplastiques. Dès lors, des chercheurs sud-coréens ont rassemblé toutes les analyses disponibles en 2024. Ils ont attribué à la qualité moyenne des études la note C-. [Rev Environ Health. 2024 Oct 22;40(2):371-92.]
Quoi qu’il en soit, nous devons nous contenter de ces données. À partir de l’étude sud-coréenne, nous avons pu élaborer le tableau ci-dessous. Il nous donne une idée des produits alimentaires contenant le plus de microplastiques.
L’eau en bouteille occupe la première place.
Comme vous pouvez le constater, les chercheurs ont simplement compté les particules microplastiques. Il ne serait pas encore possible de compter avec précision la concentration de microplastiques par d’autres moyens. D’ailleurs, l’absence d’une méthode plus objective explique également la qualité médiocre de la recherche.
Selon une étude allemande de 2018, les microplastiques présents dans l’eau en bouteille proviennent principalement des bouteilles PET dans lesquelles une grande partie de cette eau est conditionnée. [Water Res. 2018 feb 1:129:154-62.] Pendant le remplissage, le transport, l’agitation, la compression, l’ouverture et la fermeture de la bouteille, des forces de friction mécaniques sont générées. Celles-ci délogent ces particules de plastique microscopiques.
La même chose se produit d’ailleurs lors du dévissage et du vissage du capuchon, qui est souvent en polypropylène.
Nous faisons d’ailleurs référence aux bouteilles PET qui sont réutilisées. L’eau du robinet [filtrée], l’eau des cartons, l’eau des bouteilles en verre et l’eau des bouteilles jetables contiendraient beaucoup moins de microplastiques.
Il est logique que les boissons gazeuses conditionnées dans des bouteilles en PET puissent également contenir de nombreux microplastiques. Toute personne soucieuse de la présence de microplastiques pourrait commencer par éviter les produits en bouteilles PET recyclées. Cette mesure peut réduire l’exposition aux microplastiques de 70 à 90 %.
Le chitosane
Mais même éviter l’eau et les boissons gazeuses des bouteilles PET ne vous empêchera pas d’ingérer des microplastiques par les aliments. Selon une étude animale japonaise publiée dans Scientific Reports en 2025, une supplémentation en chitosane pourrait garantir que vous absorberez moins de ces microplastiques.
Les chercheurs japonais ont nourri des rats de laboratoire avec des aliments contenant ces plastiques microscopiques pendant 6 jours. Ils ont ensuite divisé les animaux testés en 5 groupes différents. Ces 5 groupes ont tous reçu une nourriture différente, comme le montre le tableau ci-dessous.
L’ajout de microplastiques à l’alimentation a entraîné une augmentation de l’excrétion de ces plastiques microscopiques dans les déjections des rats. Cette excrétion était significativement plus élevée chez les rats ayant également reçu du chitosane.
Après la période de supplémentation, les chercheurs japonais ont analysé la quantité de ces substances plastiques présents dans le tube digestif des animaux du groupe témoin. Ils en ont dénombré environ 12 %. Chez les rats ayant reçu du chitosane, ce taux était de « seulement » de 6 %.
Le mécanisme impliqué
Les chercheurs soupçonnent que le chitosane forme des agrégats de gel avec les microplastiques dans l’estomac. Les intestins ne peuvent pas absorber ces agrégats, et les microplastiques sont donc éliminés dans les selles. L’étude japonaise effectuée sur l’animal apporte la preuve de principe, mais pas encore la preuve que l’être humain bénéficie réellement du chitosane.
Note EM: Un prochain article traduit d’Ergo-log sera consacré à une étude réalisée chez l’homme. Mais en attendant, merci de prendre un instant pour vous abonner à la newsletter du blog. Ainsi, vous serez averti de la mise en ligne des nouveaux articles.
Source de l’article: Chitosan blocks the absorption of microplastics from food
Source Ergo-log: Sci Rep. 2025 Apr 23;15(1):14041.
Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,
Eric Mallet