Les végétariens, et surtout les végétaliens, consommeraient une quantité dangereusement faible d’acides gras oméga 3, tels que le DHA et l’EPA. Cela pourrait expliquer pourquoi les végétaliens ont un peu plus de mal à rester concentrés, selon une étude australienne.
L’étude sur la consommation d’oméga 3 par les végétaliens
Des chercheurs australiens, rattachés à l’université Charles Darwin, ont analysé les habitudes alimentaires de 695 adultes en bonne santé. Ils ont ensuite calculé la quantité quotidienne d’acides gras de poisson à longue chaîne consommée par les participants à l’étude.
Les acides gras oméga 3 à longue chaîne comprennent le DHA, l’EPA et le DPA. Cela n’inclurait pas l’acide alpha-linolénique végétal (ALA), un composant de l’huile de lin et des noix. L’acide alpha-linolénique a une chaîne courte, et non une chaîne longue. Ce dernier peut se transformer dans l’organisme en un acide gras oméga 3 à longue chaîne, mais cette transformation ne se fait pas très facilement chez la plupart des gens.
Résultats de l’étude
Les participants omnivores à l’étude ont consommé 14 fois plus d’acides gras oméga 3 à longue chaîne que les végétariens. L’EFSA estime que chacun devrait consommer au moins 200 milligrammes de DHA et d’EPA par jour. Le tableau ci-dessous montre que les végétariens n’ont pas atteint cet objectif. Cela vaut encore plus pour les végétaliens. Leur apport en acides gras oméga 3 à longue chaîne était nul.


Les chercheurs ont demandé aux participants à l’étude de remplir un questionnaire utilisé par les neurologues et les psychiatres pour évaluer le degré d’impulsivité des individus. Ils ont utilisé la onzième version de l’échelle d’impulsivité de Barratt [BIS-11].
Le tableau ci-dessus montre que les végétaliens ont obtenu des scores plus élevés sur un aspect de la BIS-11. Le score relativement élevé en matière d’attention indique que les végétaliens avaient un peu plus de mal à rester concentrés sur leurs pensées. Ils étaient plus souvent d’accord avec des affirmations telles que « J’ai souvent des pensées parasites lorsque je réfléchis ». La différence n’est sans doute pas suffisante pour convoquer les Nations Unies en session d’urgence, mais bon, elle est statistiquement significative.
Les omnivores, les végétariens et les végétaliens ne présentaient pas de différences en ce qui concerne les autres aspects de l’impulsivité, tels que le fait d’agir sans réfléchir ou de ne pas anticiper.
Conclusion des chercheurs
« Ces résultats mettent en évidence les liens potentiels entre les restrictions alimentaires, un faible apport en acides gras polyinsaturés à longue chaîne de type oméga 3 et certains aspects de l’impulsivité, qui devraient faire l’objet d’études longitudinales ultérieures à plus grande échelle utilisant des mesures objectives de l’impulsivité », concluent les chercheurs australiens.
Les omnivores, les végétariens et les végétaliens ne présentaient pas de différences en ce qui concerne d’autres aspects de l’impulsivité, tels que le fait d’agir sans réfléchir ou de manquer de prévoyance. Les chercheurs appellent donc à la poursuite des recherches.
Les végétaliens, les végétariens et les personnes qui préfèrent ne pas attendre peuvent bien sûr envisager une supplémentation en acides gras oméga 3. Presque tous les magasins de compléments alimentaires proposent des produits végétaliens contenant des acides gras oméga 3 extraits d’algues. D’après les essais cliniques, ils seraient tout à fait efficaces.
Note EM: Cela étant, les recommandations de l’EFSA ne seraient pas optimale mais plutôt minimales, si l’on en croit la recherche scientifique sur ce sujet. Si vous avez un instant, inscrivez-vous à la newsletter du blog. Ainsi, vous serez averti de la mise en ligne des nouveaux articles.
Source de l’article: Deficiency of omega-3 fatty acids hampers vegans’ thought processes
Source Ergo-log: Nutrients 2024 Mar 18;16(6):875.
Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,
Eric Mallet
Une carence en acides gras oméga 3 pourrait-elle entraver les processus cognitifs des végétaliens ?
15 - 04
2026
L’étude sur la consommation d’oméga 3 par les végétaliens
Des chercheurs australiens, rattachés à l’université Charles Darwin, ont analysé les habitudes alimentaires de 695 adultes en bonne santé. Ils ont ensuite calculé la quantité quotidienne d’acides gras de poisson à longue chaîne consommée par les participants à l’étude.
Les acides gras oméga 3 à longue chaîne comprennent le DHA, l’EPA et le DPA. Cela n’inclurait pas l’acide alpha-linolénique végétal (ALA), un composant de l’huile de lin et des noix. L’acide alpha-linolénique a une chaîne courte, et non une chaîne longue. Ce dernier peut se transformer dans l’organisme en un acide gras oméga 3 à longue chaîne, mais cette transformation ne se fait pas très facilement chez la plupart des gens.
Résultats de l’étude
Les participants omnivores à l’étude ont consommé 14 fois plus d’acides gras oméga 3 à longue chaîne que les végétariens. L’EFSA estime que chacun devrait consommer au moins 200 milligrammes de DHA et d’EPA par jour. Le tableau ci-dessous montre que les végétariens n’ont pas atteint cet objectif. Cela vaut encore plus pour les végétaliens. Leur apport en acides gras oméga 3 à longue chaîne était nul.
Les chercheurs ont demandé aux participants à l’étude de remplir un questionnaire utilisé par les neurologues et les psychiatres pour évaluer le degré d’impulsivité des individus. Ils ont utilisé la onzième version de l’échelle d’impulsivité de Barratt [BIS-11].
Le tableau ci-dessus montre que les végétaliens ont obtenu des scores plus élevés sur un aspect de la BIS-11. Le score relativement élevé en matière d’attention indique que les végétaliens avaient un peu plus de mal à rester concentrés sur leurs pensées. Ils étaient plus souvent d’accord avec des affirmations telles que « J’ai souvent des pensées parasites lorsque je réfléchis ». La différence n’est sans doute pas suffisante pour convoquer les Nations Unies en session d’urgence, mais bon, elle est statistiquement significative.
Les omnivores, les végétariens et les végétaliens ne présentaient pas de différences en ce qui concerne les autres aspects de l’impulsivité, tels que le fait d’agir sans réfléchir ou de ne pas anticiper.
Conclusion des chercheurs
« Ces résultats mettent en évidence les liens potentiels entre les restrictions alimentaires, un faible apport en acides gras polyinsaturés à longue chaîne de type oméga 3 et certains aspects de l’impulsivité, qui devraient faire l’objet d’études longitudinales ultérieures à plus grande échelle utilisant des mesures objectives de l’impulsivité », concluent les chercheurs australiens.
Les omnivores, les végétariens et les végétaliens ne présentaient pas de différences en ce qui concerne d’autres aspects de l’impulsivité, tels que le fait d’agir sans réfléchir ou de manquer de prévoyance. Les chercheurs appellent donc à la poursuite des recherches.
Les végétaliens, les végétariens et les personnes qui préfèrent ne pas attendre peuvent bien sûr envisager une supplémentation en acides gras oméga 3. Presque tous les magasins de compléments alimentaires proposent des produits végétaliens contenant des acides gras oméga 3 extraits d’algues. D’après les essais cliniques, ils seraient tout à fait efficaces.
Note EM: Cela étant, les recommandations de l’EFSA ne seraient pas optimale mais plutôt minimales, si l’on en croit la recherche scientifique sur ce sujet. Si vous avez un instant, inscrivez-vous à la newsletter du blog. Ainsi, vous serez averti de la mise en ligne des nouveaux articles.
Source de l’article: Deficiency of omega-3 fatty acids hampers vegans’ thought processes
Source Ergo-log: Nutrients 2024 Mar 18;16(6):875.
Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,
Eric Mallet