Vie saine, longévité augmentée et en bonne santé, perspectives d’un futur proche avec Elizabeth Parrish Partie 2

Je vous avais laissé avec la transcription de la conférence de Liz Parrish en plein milieu de son discours. J’étais un peu obligé de le faire car l’article devenait particulièrement long. Voici donc les 20 dernières minutes de transcription de cette conférence très étonnante sur la longévité et les perspectives futures sur le vieillissement sain et en bonne santé de l’être humain. Cette deuxième partie est sans doute encore plus étonnante que la première. Ici, Elizabeth Parrish nous informe des moyens que nous aurons bientôt pour vieillir en bonne santé. Si vous n’avez pas lu la première partie, je vous invite à le faire dès maintenant…

Eric Mallet

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Mais comment faisons-nous pour déterminer la durée de vie de l’être humain alors qu’il peut vivre jusqu’à plus de 80 ans ? La raison pour laquelle nous faisons des recherches sur les souris, c’est qu’elles ont une durée de vie très courte et que cela devient particulièrement évident lorsque nous augmentons leur longévité. Nous pouvons examiner les marqueurs prédictifs du vieillissement biologique. Donc, ici, au milieu de la ligne rouge, la courbe descendante correspond à la courbe de la mortalité, avec différentes personnes en rapport à différentes trajectoires de vieillissement. Donc, tout le monde ne vieillit pas de manière biologique au même rythme.

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Certains d’entre nous sont biologiquement plus vieux qu’ils ne le sont pour un même âge. C’est très intéressant et ce que nous devons faire est, de manière assez basique, de remettre la science au centre de toute cette affaire. Nous devons comprendre et en réalité, développer des biomarqueurs prédictifs du vieillissement biologique et je suis ici pour vous dire qu’ils n’existent pas à l’heure actuelle.

 

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Sur notre plateforme, nous voudrions mettre en place de nouvelles entreprises qui travaillent sur les marqueurs du vieillissement pour constater à quel points ils sont précis dans le temps avec nos produits et actuellement nous étudions environ 70000 points d’informations chez les patients afin d’analyser ce qu’ils font et comment ils le font. Quand vous vous rendez chez le médecin et que vous avez 75 ans et que votre médecin vous dit: “Oh, vous avez l’air d’être en bonne santé” et qu’il vous renvoie chez vous, en réalité, vous n’êtes pas en bonne santé à 75 ans parce que c’est actuellement une impossibilité physique. Donc, ce que nous devons faire est de mieux comprendre ce que veut dire être en bonne santé.

La longueur des télomères n’est pas un élément prédictif exact du vieillissement biologique

Certains sujets dont nous avions discuté par le passé concerne la longueur des télomères. C’est précisément cela qui nous permet de dire à quel point une personne est âgée sur le plan biologique. Mais en réalité, ce n’est pas exact car lorsque les télomères raccourcissent, cela peut nous donner un indice prédictif sur le temps qui vous reste avant que vous contractiez une maladie mais à vrai dire, les télomères peuvent rester petit sur une période de temps significativement longue. Et alors que la science progresse et que nous utilisons les outils que nous nous sommes donnés, ou nos découvertes, de manière à ce que nous puissions constater ces éléments biologiques, nous pouvons maintenant utiliser ces outils afin de vraiment examiner en profondeur les éléments qui se présentent à nos yeux quand nous parlons de vieillissement biologique.

 

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Et donc, les prérequis nécessaires à l’établissement de ces biomarqueurs devraient être prédictifs sur le plan de la fonction physiologique, cognitive et physique de manière plus efficace que l’âge chronologique. Ils devraient aussi être prédictifs du nombre d’années restantes d’un fonctionnement métabolique correct pour un individu. C’est sur ce point précis que nous rencontrons le plus de difficultés en ce moment. Ils devraient être invasifs au minimum et financièrement accessibles aux individus. A nouveau, je ne pense pas que la santé devrait coûter de l’argent. Je pense que nous devons réaliser qu’en ayant des personnes en bonne santé, nous pourrions économiser une quantité énorme d’argent et donc, d’économiser de nombreuses ressources. Ces biomarqueurs du vieillissement devrait être plus que de simples facteurs de risque et devraient être à même de représenter le niveau global de santé général de l’individu.

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Donc les trois types de marqueurs que nous étudions actuellement sont les profils de méthylation, le protéome et la longueur des télomères (niveau moléculaire). Au niveau clinique, il s’agit du Vo2 Max et du C-Pex (test d’exercice cardiopulmonaire) et au niveau physiologique, il s’agit de l’imagerie MRI et du rapport des graisses viscérales. Ces informations se révèlent plutôt significatives sur le niveau de santé mais à nouveau, il se trouve qu’il est particulièrement difficile d’obtenir des biomarqueurs fiables quant à votre âge biologique. Nous pouvons juste dire si vous êtes en bonne santé ou non, pour une partie de votre corps mais probablement pas de manière globale. Donc, ce sur quoi nous portons nos efforts est le multiomics  (Note EM: Approche d’analyse biologique où les ensembles de données sont définis à partir des multiples “omes” comme le génome, le protéome, le transcriptome, l’épigénome et le microbiome) et le nombre d’omes que nous pouvons définir à partir d’une personne.

 

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Vous pourriez penser que nous avons résolu le problème, excepté qu’aussi vastes que sont ces omes, ils ne sont pas compris. Mais cela ne veut pas dire que nous devrions les laisser ensemble car ils sont de mieux en mieux compris avec le temps. Ils nous aideront réellement à bâtir le profil de la santé type qui nous aidera à obtenir des développements futurs. Et la raison pour laquelle nous pouvons faire cela, c’est parce que le coût du séquençage génomique s’est effondré de manière significative. Rappelez-vous que vous ne pouvez pas seulement acheter votre séquence génomique mais que vous pouvez aussi étudier votre microbiome et tout une myriade d’autres informations fantastiques à propos de votre santé à notre époque !

 

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Et alors que notre compréhension du génome augmente, notre capacité à l’altérer et à l’éditer augmente en parallèle. Donc, avec la compréhension, nous agissons encore plus vite. La bio-informatique est ce sur quoi notre entreprise travaille en ce moment. Nous travaillons sur l’accélération du développement de médicaments afin qu’ils puissent vous servir plus rapidement et certains des autres marqueurs que nous étudions: profil épigénétique, mutations, niveau de NAD+ qui est très “tendance” en ce moment… Et en particulier en ce qui concerne la vascularisation de l’organisme, l’analyse de sang, la longueur des télomères, les marqueurs de la sénescence, l’activité de réparation de l’ADN, et la capacité de guérison. Celui-ci en particulier est intéressant parce que nous ne voulons certainement pas vous blesser en attendant que vous guérissiez.

 

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Une des idées vraiment uniques sur laquelle nous travaillons actuellement consiste à comprendre comment prendre la cellule d’un patient et d’accélérer le vieillissement d’une de ces cellules pour connaitre le type de maladies dont vous pourriez mourir dans le futur. Il s’agit à vrai dire d’un processus particulièrement passionnant et très intéressant. Les résultats que nous en obtenons nous permettent d’obtenir une véritable médecine personnalisée. Dès à présent, la thérapie génique est transférée sur notre plateforme PAP (Personalized and Precision Medicine), des gènes dont nous pouvons tirer partie…

 

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Mais alors que nous nous portons de plus en plus vers le futur, nous savons que certaines personnes ont des gènes qui semblent bénéfiques à une espérance de vie plus longue. Nous savons que certaines familles comportent des personnes qui vivent très longtemps, ce qui n’est pas le cas pour la mienne, et c’est la raison pour laquelle nous voudrions bénéficier d’une médecine de précision afin que chaque personne puisse bénéficier de son potentiel le plus élevé. Donc, cela commence avec le diagnostic et le prognostic et à nouveau, il s’agit du point sur lequel je ne peux insister plus encore. Ces données s’avèrent tout particulièrement importantes. L’expérimentation personnalisée, c’est à ce niveau que se prépare la culture cellulaire de manière à améliorer la longévité de la cellule et de découvrir ce que vos facteurs de risques pourraient représenter et bien sûr, le traitement personnalisé. Mais nous ne réalisons pas ces process dans l’ordre en réalité parce que nous pensons que nous ne pouvons pas attendre que chaque sujet soit en place mais de toute manière, les données humaines sont les plus importantes et nous devons absolument les obtenir pour en arriver là.

 

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Je discutais avec Parker un peu plus tôt et nous évoquions la montagne qui se dresse devant nous actuellement et les progrès que nous avons réalisés jusqu’à présent, et de la montagne vers laquelle nous voulions nous rendre. En réalité, personne n’a vraiment envie de traverser la vallée de la mort ensemble. A vrai dire, nous n’y allons pas, à moins de passer à travers cette vallée. Nous devons être à même d’agir. Nous devons réaliser que maintenant, nous avons un risque de mortalité de 100%. Et de manière à nous rendre de l’autre côté, en tant qu’être humain, nous devons tous faire partie de l’expérience. Nous allons tous devoir devenir un élément actif, mené par la foi, même s’il s’agit d’être motivé par une foi personnelle, de manière à obtenir ces données biologiques. Aujourd’hui, le système de santé intégré, les entreprises avec lesquelles nous travaillons, connaissent un nombre incalculable de personnes qui ont un besoin urgent de traitements.

Et c’est vraiment une chose fantastique parce que cela nous donne accès à une masse imposante de données. Cependant, nous voudrions replacer ces thérapies géniques vers la médecine de prévention parce que c’est à ce niveau que se joue la réelle économie de soin. Lorsque nous utilisons cette médecine préventive, et que vous ne tombez pas malade au départ, c’est là que vous observez la véritable force des thérapies. Donc, aujourd’hui, il y a 425 thérapies géniques en cours d’évaluation clinique, ainsi que 533 thérapies cellulaires en cours d’évaluation. C’est une très bonne nouvelle pour chacun mais même à l’état d’essai clinique, cela ne veut pas dire que ces thérapies vous profiteront directement et de manière très rapide. Cela veut dire qu’il faudra vraiment se retrousser les manches pour que cela puisse s’ouvrir à la médecine expérimentale afin que chacun puisse y avoir accès alors que l’ingénierie tissulaire se situe sans doute entre la cellule et la thérapie génique. Donc, comment Bioviva se procure t-elle des informations sur l’être humain ? Je veux dire de manière significative et efficace. Comment pouvons-nous vous aider ?

 

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Nous pouvons aider avec des essais cliniques adaptatifs en nous assurant que les bons patients reçoivent les bonnes thérapeutiques. En faisant ceci, nous minimisons les effets de buzz, de bruits et de déchets dans le système; en nous assurant que les résultats soient les plus pertinents possibles. Rappelez-vous que nous ne sommes pas ici pour valider n’importe quel médicament en particulier mais que nous sommes là pour constater s’ils fonctionnent ou pas.

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Et donc, les préalables nécessaires à une thérapeutique idéale commenceraient par l’obtention d’une sécurité d’informations chez les animaux, même si nous savons que parfois nous ne pouvons l’obtenir mais de bénéficier de sources de données sur la toxicologie est particulièrement important pour faire progresser les thérapeutiques plus en avant. Et d’obtenir une efficacité affirmée chez l’être humain est  bien mieux encore. Maintenant nous intervenons pour donner à l’homme le droit d’accéder aux thérapeutiques car nous croyons qu’il s’agit d’un droit de l’homme et qu’aucun gouvernement ne devrait vous passer au dessus de la tête pour vous interdire de faire exactement ce que vous voulez de votre corps. Nous voudrions faire en sorte de moduler les multiples biomarqueurs de l’âge en une seule fois. Les biomarqueurs du vieillissement que je vous ai montré, si nous pouvons en maîtriser plus d’un, nous en serons stupéfaits.  Si nous pouvons juste en maitriser un seul, cela sera déjà très bien parce que nous étudions actuellement les thérapies communes que vous prendrez.

Les effets préventifs, nous en avons déjà parlé. Nous voudrions établir ces thérapeutiques dans le cadre de la médecine préventive. Il existe des similarités avec l’immunisation et la thérapie génique est très similaire avec l’immunisation. Bien-sûr, ralentir le vieillissement est un marché de plusieurs milliards de dollars, très clairement, mais d’inverser le vieillissement biologique est l’objectif réel; de créer des thérapies géniques qui régénèrent la cellule plus rapidement qu’elle ne se dégrade et nous avons de très bonnes preuves que nous pouvons le faire avec ce que nous avons maintenant et avec le temps, ces thérapies vont encore s’améliorer.

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A nouveau, nous avons ici les diagnostics, les prognostics, l’expérimentation personnalisée, les thérapeutiques personnalisées et la plateforme de médecine réparatrice. Et je voulais vous présenter ce graphique car nous bénéficions d’un temps limité mais il s’agit en fait d’une recette pour le succès. C’est une recette qui vous permet de comprendre comment nous nous obtenons de nouveaux médicaments avec les essais cliniques sur l’être humain et comment nous obtiendrons de meilleures informations médicales que nous ne pourrions le faire avec un organisme de régulation parce que lorsque vous passez par ces organismes, la plupart des entreprises peuvent cacher leurs données.

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Bien… Qui suis-je et pourquoi vous dirais-je que vous devriez envisager une thérapie génique ? En 2015, pour lancer l’entreprise, j’ai commencé par considérer deux des thérapies géniques qui présentaient le plus de promesses pour l’humanité et je suis heureuse de dire que nous avons prouvé leur sécurité, ce qui est déjà formidable et que celle-ci montre également de l’efficacité. Une des thérapies que j’ai entrepris est celle de l’allongement des télomères; elle fait montre de grandes promesses. C’est la seule thérapie qui inverse le vieillissement biologique chez des modèles animaux. En réalité, elle s’attaque à de nombreux biomarqueurs du vieillissement. Alors pourquoi est-ce que je n’ai pas l’air d’avoir 20 ans ? Parce que la biologie est un domaine avec lequel il est très très compliqué de travailler.

Avec certaines thérapies géniques, nous devons seulement cibler quelques cellules de l’organisme et nous nous retrouvons devant ce que nous appelons une protéine partagée (shared-protein), une protéine qui part du sang pour être partagée dans le corps entier. C’est précisément la thérapie de droite, l’inhibiteur de myostatine. Celle-ci augmente votre masse musculaire et pour tout dire, sa sécurité d’utilisation et d’efficacité a déjà été prouvée aux USA. C’est la seconde thérapie génique que j’ai pris. Mais la thérapie d’induction de la télomérase doit être activée dans chaque cellule; elle n’est pas partagée parmi vos cellules. Nous ne connaissons pas le nombre de cellules ciblées dans mon organisme mais nous pouvons le savoir à partir des effets obtenus que nous avons ciblé entre 20 et 30% de celles-ci.

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Au niveau des données elles-mêmes. Nous avons obtenu des résultats concrets sur l’augmentation des télomères et dans ce cas, nous avons utilisé le même laboratoire et les mêmes tests de manière à réduire le niveau d’inexactitude de nos propres tests.

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Nous avons constaté une augmentation de la masse musculaire ainsi qu’une baisse de la graisse musculaire, ce qui est déjà fantastique. Nous n’avons pas scanné l’ensemble de mon corps mais nous n’avons trouvé aucune trace de cancer. Nous avons effectué de nombreux tests à ce sujet. Les tests sont généralement caractérisés comme “risque élevé” ou “risque faible” et je présente un risque faible pour chacun d’entre eux.

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Au niveau des biomarqueurs sanguins, nous avons constaté une réduction d’un facteur 6 des protéines C-réactives, un signe d’inflammation. Si mon taux de protéines C-réactives était élevé ou si nous avions une indication de cancer ou un problème immunitaire quelconque, nous n’en constatons en réalité aucun parce qu’il étaient extrêmement bas et normal quand nous avions commencé. A nouveau, il ne s’agit que de quelque-uns des tests de cancer, des informations qui nous sont également données par ma famille ou le risque est très peu élevé.

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Nous avons observé une réduction de 25% du taux de glucose sanguin. Et donc, quand nous prenons de la masse musculaire, ce qui est excellent, c’est que l’on ne se sent pas seulement plus fort et plus “indépendant” quand vous prenez de l’âge mais cela va aussi à l’encontre de ce que nous appelons les désordres métaboliques. il s’agit de maladies comme le diabète de type II par exemple. Vous augmentez la masse musculaire et vous réduisez la présence des graisses intramusculaires et intra-organiques. Votre corps devient alors plus sensible à l’insuline. Et mon HbA1C (Note EM: hémoglobyne glyquée) est également excellent pour mon âge. Nous avons également constaté une baisse des triglycérides de 50%, ce qui est synonyme d’une meilleure santé cardiovasculaire.

 

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Ces biomarqueurs sont restés peu élevés de manière constante et c’est une découverte particulièrement encourageante. Je me souviens qu’un médecin en Californie avait mes données médicales en main, il m’a presque embrassé quand il a constaté les premiers changements sur mes biomarqueurs. Et je lui ai demandé “mais pourquoi cette accolade ?” et il m’a répondu, votre taux de glucose sanguin a baissé, votre métabolisme fonctionne mieux, ce sont les premiers changement que nous constatons à partir de la thérapie et c’est particulièrement encourageant. Autant que nous puissions l’imaginer, au niveau des dommages cellulaires, nous n’avons pas observé de détérioration au niveau du foie. C’est une crainte que nous avions, étant donné le niveau élevé de vecteurs viraux que j’ai pris. Nous n’avons pas non plus observé de dommages cérébraux ni au niveau des reins.

 

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Notre objectif ultime est la santé. Et je pense que nous pouvons aller encore bien plus loin que cela. Je pense que nous pouvons commencer à observer d’autres espèces avec la technologie. N’avez-vous jamais été faire de la plongée en apnée pour observer des poissons qui changeaient de couleurs ? Je pense qu’en tant qu’êtres humains, nous avons le potentiel d’être sans limites, mais je dois bien dire que la santé est le premier endroit où nous devons commencer et avant de nous rendre sur les rivages de la longévité extrême, nous devons prouver que nous pouvons le faire… Nous devons donc trouver ces médicaments et nous sommes la plateforme idéale pour les rechercher. La W.H.O (l’Organisation Mondiale de la Santé – OMS) définit la santé de cette manière: “La santé est un état de bien-être physique, mental et social et non pas simplement l’absence de maladie ou d’infirmité”. Mais qui se rangerait derrière cette définition aujourd’hui ? Nous voudrions rendre l’OMS responsable de cette définition et aider le monde à y accéder…

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La suite de la conférence se poursuit par des questions. Je vous invite à visionner la vidéo en anglais si cela vous intéresse. Quant à moi, je ne peux qu’être impressionné par la volonté incroyable de Liz Parrish et son combat pour la santé et la longévité. J’espère que vous l’êtes aussi ! J’aurais l’occasion de revenir sur les travaux exceptionnels d’Elizabeth Parrish mais pour la prochaine transcription, nous retournerons du côté de Gabrielle Lyon et de Rhonda Patrick, ainsi que de d’Athlean X, entre autres… Mais d’ici là, assurez-vous de développez votre culture physique !

Eric Mallet

 

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Un extrait de cannelle pourrait-il vous aider à gagner de la masse musculaire ?

cannelle Pourriez-vous gagner plus d’un kilo de muscle sur 4 mois en prenant un extrait de cannelle, même sans exercice ? C’est précisément ce que les chercheurs français de l’INSERM avaient publié dans PLoS One en 2015. Note EM: Précisons que l’étude en question a été réalisée sur des pré-diabétiques.

L’étude scientifique sur un extrait de cannelle

Les chercheurs ont mené une expérience sur 52 sujets, tous sur le point de développer un diabète de type 2. Ils avaient tous besoin de perdre de la graisse corporelle et leur taux de glucose était également élevé. Ils avaient vraiment besoin de changer leur mode de vie, mais ils n’étaient pas prêts à le faire. Ils ont cependant accepté de prendre quelques capsules par jour.

Les chercheurs ont administré un placebo à la moitié des sujets tous les jours pendant quatre mois. L’autre moitié a reçu deux capsules de Glycabiane, un produit fabriqué par la société française PiLeJe, tous les jours à l’heure du déjeuner.

Les sujets du groupe expérimental ont consommé environ 460 mg d’extrait de Cinnamomum cassia, 200 mg de carnosine et 20 mg de chlorure de chrome par jour. L’extrait de Cinnamomum cassia est le composant le plus important de Glycabiane. Il contient des oligomères de proanthocyanidines A. Le Cinnamomum cassia, comme d’autres variétés de cannelle, contient des substances qui rendent le récepteur de l’insuline plus sensible et incitent les cellules musculaires à absorber plus de glucose par le sang.

Le groupe PiLeJe a financé l’étude. Trois employés de PiLeJe ont également participé à l’étude.

Les résultats obtenus

Les sujets qui prenaient l’extrait de cannelle avaient une concentration de glucose dans le sang inférieure le matin – un signe positif. Au moins il y a de glucose dans le sang tôt le matin, au plus vos cellules sont sensibles à l’insuline. Et moins vous seriez susceptible de développer un diabète de type 2.

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Dans le même temps, les sujets qui avaient pris le supplément de cannelle avaient également accumulé plus d’un kilogramme de masse maigre, qui était probablement composé essentiellement de muscle. La quantité de masse musculaire accumulée par les sujets du groupe expérimental augmentait avec la sensibilité de leurs cellules à l’insuline. Le tableau ci-dessous nous montre la relation entre l’augmentation de la masse maigre et l’augmentation de la sensibilité à l’insuline [QUICKI].

 

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Conclusion

“En conclusion, un traitement de 4 mois avec un complément alimentaire contenant de la cannelle, du chrome et de la carnosine a diminué la glycémie à jeun et augmenté la masse maigre chez les sujets pré-diabétiques en surpoids ou obèses”, ont résumé les chercheurs. “La question de savoir si le complément alimentaire testé dans cette étude peut prévenir le risque de diabète de type 2 et de complications connexes reste à déterminer. Des études à plus large échelle avec des durées de traitement et de suivi plus longues sur des paramètres cliniques devront être effectuées. (…) Des doses plus élevées d’extrait de cannelle, de même que d’autres variétés de cannelle devraient aussi être testées.”

Source de l’article: Cinnamon extract supplement boosts muscle mass

Source Ergo-log: PLoS One. 2015 Sep 25;10(9):e0138646.

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Existe t-il un rapport entre le Ginkgo biloba et l’obésité ?

ginkgo-biloba-feuillesLes personnes obèses qui ne seraient pas disposées à faire plus d’exercice ou à manger plus sainement pourraient peut-être commencer par prendre du Ginkgo biloba. Cela pourrait les aider à éviter que leur surcharge pondérale finissent par créer des problèmes réels de santé et à réduire leurs risques de développer un diabète ou d’autres maladies. Les nutritionnistes brésiliens de l’Université Féderale de Sao Paulo parviennent à cette conclusion dans une étude animale publiée dans le Brasilian Journal of Medical and Biological Research.

Le Gingko biloba et l’insuline

Selon une étude publiée en 2012 dans Biomedical Research Int., le Ginkgo biloba réduirait le taux de sucre sanguin de rats diabétiques et pourrait améliorer la libération d’insuline chez l’homme, lui aussi diabétique. Conscients de cela, les chercheurs brésiliens ont avancé l’hypothèse selon laquelle ce végétal, qui améliorerait théoriquement le travail de l’insuline, pourrait aider les muscles à absorber plus de glucose. En conséquence, le Ginkgo pourrait protéger les personnes obèses, qui mangent tellement qu’elles risquent de développer un diabète de type 2, contre la maladie.

L’étude effectuée sur l’animal

Les chercheurs ont engraissé un groupe de rats pendant huit semaines avec un aliment riche en calories [HFD]. Un groupe témoin a reçu une alimentation standard [NFD]. La moitié des rats HFD a reçu 500 mg d’extrait de Ginkgo par kilo de poids corporel [Gb] par jour. L’autre moitié a reçu un liquide ne contenant aucun ingrédient actif [V].

Les résultats de l’étude sur les rats

Les rats du groupe HFD ont pris plus de poids que ceux du groupe NFD alors que la supplémentation en Ginkgo a inhibé l’augmentation de leurs réserves de graisse. Cela était dû en partie au fait que les rats de ce groupe mangeaient moins. Et lorsque vous remarquez que la supplémentation en Ginkgo réduit également le taux de sucre sanguin des animaux, vous réalisez aussi que l’histoire a d’autres chapitres à vous faire lire…

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Le graphique ci-dessous nous indique de quoi il s’agit. Les graphiques montrent le fonctionnement du récepteur de l’insuline dans les cellules musculaires du muscle gastrocnémien. Une supplémentation en Ginkgo avec de l’insuline [barre noire] – ou sans insuline [barre blanche] – a stimulé l’activité de la molécule signal anabolisante Akt qui est stimulée par l’insuline.

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Conclusion

“Compte tenu du fait que la plupart des personnes obèses adhèrent peu souvent à un programme de rééducation nutritionnelle, le traitement par le Ginkgo biloba pourrait s’avérer très utile pour éviter le développement de comorbidités chez ces patients”, écrivent les chercheurs.

“Ces résultats suggèrent que le Ginkgo biloba représenterait un traitement efficace pour prévenir et/ou traiter l’insuffisance de la signalisation causée par l’insuline induite par l’obésité. Ils justifient des études supplémentaires afin de mieux comprendre les mécanismes complexes impliqués dans les effets hypoglycémiants du Ginkgo biloba.

Source de l’article: Ginkgo keeps incorrigible fatties healthy

Source Ergo-log: Braz J Med Biol Res. 2014 Sep;47(9):780-8.

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Un nouvel analogue de la follistatine, l’inhibiteur de la myostatine

Des chercheurs danois ont mis au point une molécule qui désactive la myostatine, une protéine inhibitrice de la croissance musculaire. Celle-ci ne présenterait pas l’effet secondaire qui plane comme une ombre sur la recherche actuelle sur la myostatine. Lorsque les Danois ont administré une version modifiée et analogue de la follistatine à des animaux de laboratoire pendant une semaine, leur masse musculaire a augmenté de 19%.

Un nouvel analogue de la follistatine

La recherche sur les inhibiteurs de la myostatine est toujours en cours mais elle a été retardée par le fait qu’au moins un type d’inhibiteurs de la myostatine avait pour effet secondaire d’accroître la production de globules rouges. Cet effet secondaire pourrait entraîner une augmentation dangereuse de la viscosité du sang. Ensuite, les chercheurs évoquent les récepteurs synthétiques d’activines IIA et IIB (ligands). Ces substances désactivent la myostatine. Par contre, nous ne savons pas exactement comment elles augmentent la production de globules rouges.

L’étude clinique sur la follistatine

C’est pour cela que les Danois, qui travaillent avec l’hôpital universitaire d’Aarhus, sont partis à la recherche d’un autre inhibiteur de la myostatine en modifiant la molécule de follistatine. Il s’agit d’une protéine fabriquée par les cellules musculaires qui contrôle l’effet de la myostatine en l’empêchant d’interagir avec ses récepteurs.

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Lorsque les Danois ont modifié la molécule de follistatine, ils ne sont pas partis de la molécule standard mais de l’analogue de la follistatine FST-dHBS. Cet analogue a été fusionné avec un autre fragment de protéine: la région Fc de l’immunoglobuline IgG.

Résultats de la recherche

Dans les tubes à essai, la molécule de follistatine modifiée a neutralisé les activines A et B, la myostatine et la GDF11, tout comme la follistatine non modifiée.

L’administration de follistatine standard [FST315] n’est pas efficace. En effet, elle disparaît de la circulation sanguine à la vitesse de l’éclair. Cependant, après des injections avec la molécule de follistatine modifiée [FST-dHBS-hFc], le niveau de la substance a atteint des niveaux impressionnants. En outre, une semaine après une injection à dose élevée, la molécule modifiée [FST-dHBS-mFc] était toujours détectable dans le sang des souris.

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Lorsque les chercheurs ont traité les souris avec l’analogue de la follistatine pendant une semaine, leur poids corporel a augmenté de 11%. Le poids de leur muscle gastrocnémien a augmenté de 19%. La nouvelle molécule a eu un effet anabolisant plus important que ActRIIA-mFC. [ActRIIA = récepteur de type IIA de l’activine].

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Conclusion

“FST-DHBS-mFc est une molécule de la classe de la voie de signalisation du récepteur de l’activine qui augmente la masse musculaire et osseuse sans affecter le nombre de globules rouges, le taux d’hématocrite ou d’hémoglobine”, affirment les chercheurs.

“Cela ouvre la possibilité d’un traitement de la voie de signalisation du récepteur de l’activine chez les patients présentant un hématocrite normal ou élevé. Celle-ci place le FST-DHBS-mFc dans une position unique par rapport aux autres médicaments candidats interférant avec les voies des 3 ligands pivots: activine A, myostatine et GDF11″.

Source de l’article: New follistatin analogue makes muscles 19 percent larger in a week

Source Ergo-log: FASEB J. 2019 Feb 13:fj201801969RR

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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Nicotinamide Riboside NR et Nicotinamide Mononucléotide NMN, mon expérience personnelle

nicotinamide-riboside-life-extensionJe vous en ai déjà parlé dans plusieurs articles sur Espace Corps Esprit Forme ainsi que sur la page Facebook du groupe. Le nicotinamide riboside (NR) et sa forme mononucléotide (donc sans le ribose et avec un seul nucléotide) sont deux molécules qui font partie de mes centres d’intérêt depuis quelques années. Personnellement, j’ai testé la forme riboside pendant plus de 2 ans (depuis fin 2015) alors que des chercheurs comme David Sinclair en parlait déjà depuis un bon moment aux USA. Globalement, j’ai fait partie des premiers testeurs du nicotinamide mononucléotide et du NR en France, sans savoir non plus si d’autres personnes les avaient déjà pris avant moi. Toujours est-il que je les ai testé dès leur mise sur le marché (sauf pour le NR de Life Extension qui était déjà distribué depuis un moment). Le nicotinamide riboside et mononucléotide font d’ailleurs partie des molécules les plus prometteuses de ces dernières années, notamment dans le cadre du maintien de la fonctionnalité musculaire et de la longévité (voir bibliographie). A toute fin utile, rappelons qu’il s’agit de dérivés de la vitamine B3.

Le Nicotinamide Riboside augmente la libération d’énergie, même chez les athlètes les plus entraînés

nicotinamide-ribosideComme je vous en avais déjà parlé dans d’autres articles, je ne vais pas m’étendre sur 10 pages mais je vais simplement rappeler l’essentiel. Le nicotinamide riboside et la forme mononucléotide sont deux cofacteurs enzymatiques qui interviennent avant le NAD/H, l’enzyme indispensable à la métabolisation de l’énergie depuis les substrats énergétiques. Comme vous le savez, le NAD+ est une coenzyme  fréquemment retrouvée au niveau cellulaire, surtout au niveau du cycle de Krebs par exemple. Ayant toujours pratiqué un sport depuis 40 ans (j’avais commencé la gymnastique à 6 ans), je me suis demandé si le NR aurait quand même pu avoir une incidence sur mon niveau d’énergie. Si le nicotinamide riboside améliore le rendement énergétique comme on pourrait s’y attendre, cette molécule pourrait s’avérer intéressante pour les athlètes. Mais puisque je dépense plus d’énergie qu’un sédentaire, je n’en attendais pas grand chose réellement. Premier complément testé, le NAD+ Cell regenerator de Life Extension ne contient jamais que 100 mg de nicotinamide riboside, ce qui est assez modeste, relativement aux dosages conseillés aujourd’hui par le détenteur du brevet Niagen de Chromadex (300 mg/jour).

Un peu plus d’énergie au quotidien, moins de fatigue et une congestion musculaire plus intense à l’entraînement

Les premiers effets ressentis par le NR concerne surtout la disponibilité de l’énergie en journée, une sensation d’énergie naturelle augmentée, avec un net recul de la fatigue. C’est déjà quelque chose de très appréciable mais cela n’a rien à voir non plus avec la prise de stimulants. Au bout d’une dizaine de jours, l’effet auquel je ne m’attendais pas du tout concernant le NR a commencé à se faire sentir. La sensation d’épuisement des fibres musculaires et la congestion ressentis avaient augmentés au point que j’avais la sensation très forte d’être revenu à mes premiers entraînements de musculation 20 ans en arrière. L’effet était particulièrement surprenant mais très présent, tout en perdurant les semaines qui suivirent. Disons que lorsque vous avez dépassé les 25 ans de fonte et que vous ne ressentez pas toujours les mêmes sensations physiques sur la masse musculaire entraînée, ce genre de bonus s’avère vraiment réjouissant sur le plan athlétique. La sensation de densité et d’effet de muscles pleins et plus fonctionnels avait également augmentée. Cependant, si vous n’avez pas dépassé les 40 ans, le nicotinamide riboside se révèlera totalement inefficace, une étude grecque du genre j’enfonce des portes ouvertes l’a mis en évidence récemment. Cela tendrait à prouver que le NR renforce le rendement énergétique musculaire qui aurait tendance à baisser avec l’âge mais je ne pourrais pas l’affirmer avec certitude sans renvoyer aux études cliniques qui ont été réalisées à ce sujet (Bogan 2008, Chi 2013, Fletcher 2017, Martens 2018).

Autre chose importante à retenir sur ces deux coenzymes, c’est qu’une famille de protéines appelées sirtuines (il y en a sept) dépend de la disponibilité du NAD+. Les sirtuines participent à la réparation des dommages cellulaires, c’est précisément cet effet qui avait été recherché et constaté par l’équipe de David Sinclair. L’effet serait d’ailleurs renforcé par la prise associée de resvératrol ou de trans-ptérostilbène, c’est d’ailleurs ces molécules qui avaient mis David Sinclair sur la voie du nicotinamide riboside.

Alors, que faut-il attendre du nicotinamide riboside et du mononucléotide ?

nicotinamide-mononucleotideTout d’abord, c’est de vous dire que si vous avez plus de 40 ans, il s’agit très certainement du complément alimentaire le plus utile que vous pourriez donner à votre corps, que vous soyez sédentaire ou sportif. Et si même à cet âge avancé, vous avez encore un peu de jugeote, vous vous direz aussi que ces deux molécules devraient bien s’entendre avec le Coenzyme Q10, le PQQ et le resvératrol (évidemment). Concernant le nicotinamide mononucléotide, je l’ai également testé mais selon mon expérience, il n’offre pas la même efficacité au niveau anaérobique alactique que la forme riboside alors qu’il est plus près du NAD+ que ne l’est la forme avec ribose. Donc, si vous faites un sport de force, essayez plutôt le NR que le NMN. Si c’est l’énergie que vous ciblez, le nicotinamide mononucléotide sera sans doute plus approprié.

Cependant, ce dernier est plus difficilement accessible que la forme riboside et pour l’instant non breveté. Cela veut dire que vous n’aurez aucune certitude sur la qualité du produit si vous prenez du nicotinamide mononucléotide, à moins que l’on puisse vous montrer un test émanant d’un laboratoire indépendant. Mais même ainsi, vous pourrez toujours douter de la qualité du supplément. Selon les chiffres et les études, le nicotinamide mononucléotide serait quatre fois plus efficace à restaurer les niveaux de NAD+ que le riboside. Cependant, il reste horriblement cher (environ 1000 $/gramme) car difficile à produire en quantité. Certains laboratoires le proposent déjà; c’est qu’ils ont dus bénéficier d’un tarif avantageux sur la quantité achetée. C’est notamment le cas du nicotinamide mononucléotide de Rev Genetics que j’ai testé pendant 9 mois mais le dosage reste modeste (50 mg/jour et 75 mg les 3 derniers mois). La sensation d’énergie est là mais curieusement, elle se fait plutôt sentir sur l’endurance. D’autre part, le MNM Pure de Alive by Nature me semble être fiable. Le dosage journalier de 125 mg/jour est sensiblement plus significatif. Là aussi, l’endurance augmente avec une capacité à courir plus longtemps, un peu comme si vous retrouviez vos capacités de course que vous aviez étant un peu plus jeune. Les effets étaient cependant très lents à se faire sentir. Mais à part cette augmentation significative de l’endurance, il n’y avait rien de plus à signaler. In fine, par rapport à mon expérience, j’aurais tendance à croire que le NR serait plus efficace sur la libération d’énergie en anaérobie alactique (ATP/phosphocréatine puis glycolyse) alors que le nicotinamide mononucléotide favoriserait en quelque sorte la phosphorylation oxydative. Cependant, il n’y a pas encore d’études scientifiques assez précises pour le déterminer.

La question de l’énergie cellulaire n’est pas le seul facteur à prendre en compte lorsqu’il s’agit de longévité

nmn-alive-by-natureEnsuite, il faut aussi se dire que même si le NR et le nicotinamide mononucléotide peuvent influencer positivement la longévité en stimulant la libération d’énergie cellulaire, il ne s’agit pas du seul facteur déterminant de la longévité organique – loin de là ! – à être pris en compte quand il s’agit de faire reculer le vieillissement. A cette fin, je vous inviterais plutôt à lire le principal ouvrage de vulgarisation d’Aubrey de Grey “Ending Aging“. Celui-ci isole sept causes principales du vieillissement parmi lesquelles il cite les mutations nucléaires et épigénétiques, les mutations mitochondriales, les déchets intracellulaires, les déchets extracellulaires, la perte de cellules, la sénescence cellulaire et les connecteurs extracellulaires (protéines de liaison). Ce dernier insiste en disant que l’énergie produite par les mitochondries génère un grand nombre de déchets et que ces déchets sont une des principales causes de la dégénérescence de l’organisme que l’on nomme vieillissement. Toujours est-il que le principal facteur déterminant le fait qu’une cellule soit en vie, c’est bien qu’elle produise de l’énergie.

Les informations cliniques concernant le nicotinamide mononucléotide et riboside commencent à s’accumuler sur la question de la longévité humaine

De là vous comprenez le paradoxe mais aussi que le nicotinamide, riboside ou mononucléotide, s’il vous aide à générer un peu plus d’énergie cellulaire, avec un meilleur rendement, n’est pas une garantie suffisante à une longévité très largement augmentée, du moins comme celle qui est visée par les chercheurs. A ce niveau, c’est plutôt au niveau génétique que viendront les solutions et c’est exactement ce qui est en train d’être prouvé aujourd’hui, notamment avec l’aide du CRISPR, un des plus beau outils que la médecine moderne a pu inventer depuis bien longtemps. Le CRISPR donne aujourd’hui beaucoup d’espoir à de nombreux patients souffrant  de maladies incurables encore aujourd’hui mais qui pourraient bientôt trouver une solution dans un avenir assez proche. Toujours est-il que la littérature sur le nicotinamide mononucléotide et la forme riboside commence à s’accumuler. Pour illustrer mes propos, j’ai donc sélectionné un article qui résume parfaitement l’intérêt et les effets du nicotinamide mononucléotide. Cette expérience publiée dans Cell Metabolism a été réalisée sur des souris avec l’administration de nicotinamide mononucléotide pendant 12 mois afin de déterminer les effets de cette molécule coenzymatique. Les chercheurs en ont conclu qu’il s’agissait effectivement d’une molécule pouvant retarder les effets négatifs causés par le vieillissement organique. A toute fin utile, et pour les râleurs habituels, je tenais à préciser que nous partageons entre 95 à 98% de notre génome avec la souris, ce qui fait de cet animal un sujet significatif sur le plan des effets, même s’il n’est pas possible de les extrapoler totalement sur l’être humain.

 

 

Mills et al., 2016, Cell Metabolism 24, 795-806 December 13,2016, Copyright Elsevier Inc.

 

Comme on peut le voir sur l’image, l’étude a était effectuée sur une durée de 12 mois avec l’administration de nicotinamide mononucléotide à des souris de type “normal” afin de démontrer que le NMN réduit le déclin physiologique associé à l’âge sans signe évident de toxicité. Ces résultats mettent en valeur le potentiel significatif du nicotinamide mononucléotide en tant qu’agent anti-âge potentiel chez l’être humain. Retenez cependant que les dosages utilisés dans cette expérience sont particulièrement élevés. Comparativement, ils représenteraient 0,8 ou 2,4 grammes de nicotinamide mononucléotide pour un individu de 80 kilos. Si vous voulez reproduire personnellement cette expérience, vous devriez alors être particulièrement riche. Toujours est-il que les effets du nicotinamide mononucléotide sont sensibles à des doses bien moindres chez l’être humain, selon la recherche scientifique et mon expérience personnelle.

Pour vous résumer brièvement l’ensemble des résultats constatés par les chercheurs:

  • Le nicotinamide mononucléotide supprime la prise de poids liée à l’âge et améliore le métabolisme énergétique
  • Le nicotinamide mononucléotide améliore la sensibilité à l’insuline, la fonction visuelle et d’autres aspects physiologiques sans toxicité
  • Le nicotinamide mononucléotide prévient les modifications dans l’expression génique associées à l’âge d’une manière spécifique aux tissus concernés
  • Le nicotinamide mononucléotide est considéré comme une intervention “anti-âge” efficace qui pourrait être transposée aux êtres humains

Nicotinamide-mononucleotide-alimentsLe résumé de l’étude est traduit ici: “La disponibilité en NAD+ diminue avec l’âge et dans certaines conditions de maladie. Le nicotinamide mononucléotide (NMN), intermédiaire clé du NAD+, a montré qu’il permettait d’améliorer la biosynthèse du NAD+ et d’améliorer diverses pathologies avec les modèles de maladie de la souris. Avec cette expérience, nous avons mené une étude de 12 mois d’administration du nicotinamide mononucléotide à des souris de type sauvage (Souris C57BL/6N) au cours de leur vieillissement normal. Oralement administré, le NMN a été rapidement utilisé pour synthétiser du NAD+ dans les tissus. De manière remarquable, le NMN a efficacement atténué le déclin physiologique associé à l’âge des souris sans toxicité évidente ou effets nocifs. Le nicotinamide mononucléotide a supprimé le gain de poids associé à l’âge, le métabolisme énergétique a été amélioré, la fréquence de l’activité physique a augmenté, avec une amélioration de la sensibilité à l’insuline et du profil lipidique plasmatique, une amélioration de la vue et d’autres pathophysiologies. Cohérent avec ces phénotypes, le NMN a prévenu les changements d’expression génique des maladies associées à l’âge dans le métabolisme clé de ces organes. Il a également amélioré le métabolisme oxydatif mitochondrial ainsi que le déséquilibre des protéines mitonucléaires dans le muscle squelettique. Ces effets du NMN mettent en évidence le potentiel préventif et thérapeutique des intermédiaires du NAD+ comme interventions anti-âge efficaces chez l’homme.

Le nicotinamide mononucléotide et riboside semblent inaugurer une révolution de la micronutrition vers la longévité augmentée

Je vous invite à lire cette étude – en anglais – car elle résume très bien un ensemble de faits caractéristiques liés à l’administration de nicotinamide mononucléotide à long terme. Je vous laisse cependant le petit tableau qui résume la quantité de nicotinamide mononucléotide disponible dans certains aliments comme l’édamame, le brocoli, les graines et la peau des concombres, la tomate, l’avocat, le bœuf ou la crevette. Le brocoli en contient la plus grosse quantité, environ 1,5 mg pour 100 grammes. Vous imaginez la quantité monstrueuse de brocoli que vous devriez avaler pour obtenir ne serait-ce que 150 mg de NMN. J’imagine que vous devriez avoir un estomac bien solide pour avaler 10 kilos de ce légume néanmoins exceptionnel mais pour d’autres raisons. Vous comprenez où je voulais en venir. Sans complément alimentaire, il n’est pas possible d’obtenir suffisamment de ce coenzyme ou d’autres nutriments avec la nourriture comme certaines personnes (souvent bien mais parfois mal intentionnées) voudraient vous le faire croire. Les clichés en ce sens sont de plus en plus ridicules et nombreux. De toute évidence, cette règle est d’ailleurs surtout valable pour les micronutriments, vitamines, minéraux, oligoéléments et antioxydants.

Note: Comme je l’ai déjà précisé, je ne fais aucune publicité particulière pour un revendeur ou une marque, celles-ci n’apparaissant dans mes articles qu’à titre indicatif. Si vous souhaitez prendre un supplément, il vous appartient donc de faire votre propre recherche.

Eric Mallet

 

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