Statistiques du marché des compléments alimentaires, une croissance toujours forte…

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Le Vitafoods de Genève, le salon à visiter si vous voulez comprendre quelque chose sur le marché des compléments alimentaires

Obtenir des chiffres sérieux sur les statistiques d’un marché n’est pas toujours très simple. Pensez bien qu’on est loin de tout vous dire et que vous ne lirez pas grand chose de sérieux dans la presse généraliste. Si vous voulez vraiment obtenir des statistiques fiables, ces données sont généralement payantes. Comptez entre 1000 et 1500€ par rapport, parfois bien plus encore.

J’ai donc profité du Vitafoods 2019 de Genève pour récupérer quelques magazines spécialisés qui, sans donner de rapports totalement complets, m’ont déjà donné de quoi vous fournir des statistiques bien fournies. Les chiffres que je vais vous donner proviennent du magazine professionnel Actif’s. Il s’agit d’une source fiable de statistiques en ce qui concerne notre domaine.

Le marché mondial des compléments alimentaires est en augmentation constante

A vrai dire, il s’agit certainement de l’un des rares marchés qui n’a jamais cessé de grandir depuis au moins 20 ans. A ce sujet, les statistiques des compléments alimentaires sont impressionnants. Il est d’ailleurs probable que les estimations les plus optimistes soient dépassées, et de loin… Le développement des ventes au niveau mondial s’avère bien plus important qu’imaginé auparavant. Avec un taux de croissance annuel moyen de plus de 10% sur la plupart des secteurs, le marché mondial des compléments alimentaires avoisinerait les 250 milliards d’euros en 2024, c’est à dire quasiment demain. Ce n’est pourtant qu’un début et devant ce premier chiffre impressionnant, il faut ajouter celui des aliments et des boissons fonctionnelles, estimé à 520 milliards d’euros en 2025. Autrement dit, il suffit d’ajouter l’alimentation fonctionnelle, c’est à dire orienté santé, bien-être ou performances, pour que les chiffres doublent.

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Investissez dans des compléments qui soutiennent vos performances athlétiques et votre santé…

Les chiffres du marché mondial du complément alimentaire devraient doubler en 8 ans seulement

250 milliards d’euros, cela nous évoque immanquablement celui des cosmétiques, estimé aujourd’hui à 265 milliards d’euros sur le plan mondial (chiffres L’Oréal). Si l’on prend le chiffre clé de 2017, soit une estimation de 120 milliards d’euros pour les compléments alimentaires, ce chiffre serait amené à doubler sur une période de 8 ans. Autrement dit, il est fort peu probable que je me retrouve prochainement au chômage. Blague à part, il n’y a pas de secteurs industriel comparable qui puisse présenter aujourd’hui ce genre de chiffres, sauf peut-être celui du numérique. C’est d’autant plus impressionnant que les projections statistiques sur le marché des compléments alimentaires s’avère particulièrement solides. En effet, et quelles que soient les zones géographiques envisagées, la croissance du marché s’envisage de manière identique. Mais alors, quels sont les raisons qui peuvent nous mener à croire que la croissance de ce marché gigantesque se place sur une véritable courbe exponentielle ?

L’intérêt de plus en plus grand pour les compléments, suppléments nutritionnels et nutraceutiques découle de nombreuses évidences…

Les causes sont diverses mais bien réelles: l’obésité en plein développement – pour ne pas dire en pleine explosion, l’aggravation mondiale des maladies liées au syndrome métabolique, l’augmentation du nombre de diabétiques et de pré-diabétiques, un mode de vie moderne toujours plus rapide et qui laisse de moins en moins de place à une alimentation saine et chronophage mais aussi l’éducation des jeunes qui les sensibilise aux avantages d’une vie saine, d’un besoin de prévention, d’une longévité qui continue d’augmenter, d’une connaissance améliorée des bases de la micronutrition (acide folique, vitamine D, vitamine C, magnésium…) ainsi que des compléments alimentaires (merci à bibi) mais aussi d’un refus légitime à subir le vieillissement sans agir, comme l’avait fait nos parents… Naturellement, cette amélioration sensible des connaissances de base sur la nutrition et la micronutrition est à mettre en parallèle avec l’amélioration du niveau de vie dans de nombreux pays et zones géographiques (Inde, Chine, Corée du Sud, Mexique, Brésil…) où la classe moyenne bénéficie désormais d’une meilleure éducation.

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Les nations historiques du complément alimentaire continuent de progresser et de tirer le marché vers le haut

Prenons l’exemple des USA, un des marchés du complément alimentaire les plus développés au monde. Ce dernier, même s’il est considéré comme “mature” par les experts, continue de croitre à un rythme soutenu, servant en quelque sorte de fer de lance et de premier motivateur mondial. Déjà estimé à 24,5 milliards de dollars en 2014, ce dernier devrait atteindre pratiquement 50 milliards de dollars en 2024 pour une croissance moyenne encore estimée à près de 7%. A cette date, il s’agira du cinquième marché mondial.

statistiques-des-complements-alimentairesCependant, le véritable moteur du marché des compléments alimentaires est représenté par l’Asie. La raison est simple, sinon évidente à saisir. C’est l’apparition et la croissance stupéfiante de la classe moyenne chinoise, indienne, pakistanaise et thaïlandaise qui poussent le marché vers une croissance encore plus solide et durable.

Selon Grand View Research Inc., la croissance moyenne du marché asiatique serait de 11,2% par année. A l’horizon 2025, la Chine devrait se placer au rang du premier marché mondial en devançant de peu les USA. En 2021, c’est à dire demain, le poids lourd chinois du marché des compléments alimentaires atteindra déjà les 35 milliards de dollars, un chiffre à comparer avec les chiffres européens et français beaucoup plus modestes sur lesquels nous nous pencherons avec le prochain article sur les statistiques des compléments alimentaires.

Mais d’ici là, je ne peux que vous inviter à développer votre culture physique…

Eric Mallet

 

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Voici pourquoi l’huile d’olive pourrait vous aider à vivre plus longtemps

huile-oliveJe profite de cet article pour revenir sur l’huile d’olive, et sur une molécule que vous avez sans doute déjà croisé dans vos boissons énergétiques, c’est à dire l’oleuropéine. Dimanche, je vous proposerai un premier article de statistiques sur le marché des compléments alimentaires mais à présent, je vous laisse avec l’article d’Ergo-log.

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Si vous utilisez de l’huile d’olive pour cuisiner – plutôt de l’huile extra vierge – celle-ci pourrait prolonger votre espérance de vie. C’est du moins la conclusion que nous pourrions tirer après avoir lu l’article que des scientifiques espagnols ont publié dans Cell Cycle. Selon les chercheurs, l’huile d’olive extra vierge contient des polyphénols qui retardent le processus de vieillissement et réduisent les risques de maladies liées à l’âge, dont le cancer.

Des polyphénols sécoiridoïdes

Les substances que les chercheurs ont à l’esprit sont appelées polyphénols sécoiridoïdes. Les deux polyphénols sécoiridoïdes qui intéressent le plus les chercheurs sont présentés ci-dessous. A gauche : l’oleuropéine, à droite : le décarboxyméthyl-oleuropéine. Les chercheurs pensent que ce sont ces substances qui permettent à l’huile d’olive de réduire le risque de cancer [FASEB J. Janvier 2007 ; 21(1):45-52.] et d’augmenter l’espérance de vie des rats de laboratoire.

oleuropeine

huile-olive-longeviteDans le cadre de la Bioactive Food Component Platform financée par leur gouvernement, des chercheurs espagnols ont étudié au niveau moléculaire l’effet des extraits d’huile d’olive qui contiennent de fortes concentrations de ces polyphénols sécoiridoïdes. ils ont découvert que ces substances activent l’enzyme AMPK dans les cellules. [Comme montré ici : p-AMPK = AMPK actif.] Note EM: Plus simplement p-AMPK: AMPK phosphorylé.

L’AMPK est habituellement activée par le jeûne ou l’exercice physique à long terme. Les cellules activent leur réparation et se régénèrent lorsque l’AMPK devient active. C’est une des raisons pour lesquelles les sportifs viveraient plus longtemps en faisant de l’exercice. Ainsi, les chercheurs pensent que les polyphénols sécoiridoïdes de l’huile d’olive présentent le même effet que le jeûne et l’exercice.

Repousser les processus du vieillissement

Dans leur article, les chercheurs décrivent des expériences réalisées avec des fibroblastes diploïdes humains [PD] où ils ont utilisé un test de coloration sur des cellules vieillissantes. Ils ont remarqué que celles qui ne fonctionnaient plus de manière optimale devenaient bleues. Il n’y avait aucune coloration lorsque les cellules ont été exposées à l’extrait d’olive EVOOO-PE-7. Les substances contenues dans cet extrait sont représentées ci-dessous.

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Les mécanismes cellulaires impliqués

Depuis leurs expériences, les chercheurs ont conclu que les phénols contenus dans l’huile d’olive stimulent non seulement l’enzyme AMPK mais qu’ils désactivent également le commutateur moléculaire mTOR.

mTOR joue non seulement un rôle clé dans les processus anabolisants des cellules musculaires mais aussi dans le vieillissement et le cancer. En effet, mTOR est très actif dans de nombreuses cellules cancéreuses. C’est pourquoi les polyphénols sécoiridoïdes de l’huile d’olive pourraient non seulement retarder les processus de vieillissement mais aussi inhiber le cancer. Les chercheurs espagnols y croient.

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Source de l’article: Why olive oil can help us live longer

Source Ergo-log: Cell Cycle. 2013 Feb 15;12(4):555-78.

Note EM: Il s’agit ici d’insister et de faire la distinction entre la protéine enzymatique mTOR entraînant une cascade de réactions anabolisantes aboutissant sur la synthèse des protéines et le cancer. Entre les processus normaux de la croissance cellulaire et la croissance chaotique des cellules cancéreuses, il serait très hasardeux de faire des rapports directs. De même, les études cliniques ont démontré que l’activation de mTOR dans le cadre du cancer était stimulé par la voie de l’insuline et donc, par une consommation excessive et chronique de sucres et de calories, menant à l’obésité. Mais cela ne veut pas dire non plus que les obèses développent systématiquement un cancer. Toujours est-il que le risque cancéreux n’a rien à voir avec mTOR stimulé par une prise de protéine et de Leucine (acide aminé insulinogène) chez un individu sain. Cela n’a encore jamais été démontré.

Eric Mallet

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Plus de L-Arginine, plus de muscle, moins de graisse ?

l-arginineCet article sur l’arginine date de 2009 mais je tenais à vous en donner la traduction car il a le mérite de mettre à jour certaines bases fondamentales du métabolisme des acides aminés et de la L-Arginine en particulier. Comme nous l’avons déjà vu, l’arginine a bien d’autres rôles que de stimuler la vasodilatation. Plusieurs articles sur Espace Corps Esprit Forme ont déjà été traduits à cette fin. Cependant, la capacité de votre organisme à assimiler l’arginine (et de passer l’intestin en quantité suffisante) reste assez limitée, comme la plupart des acides aminés protéiques. C’est précisément sur ce point que la citrulline est plus efficace que l’arginine. Autre avantage de la L-Citrulline, c’est qu’elle est justement précurseur de l’arginine. J’aurais l’occasion de vous en reparler prochainement mais pour l’instant, je vous laisse avec l’article d’Ergo-log…

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Donnez de la L-Arginine à des rats dans leur alimentation et ils deviendront plus minces et plus musclés. Même si vous leur donnez plus de calories, ils développent moins de graisse et plus de muscles. C’est du moins, ce qu’écrivent des chercheurs de la Texas A&M University dans le Journal of Nutrition.

De nombreuses études ont été publiées ces dernières années sur les propriétés hypolipidémiantes de la L-Arginine. Certaines d’entre-elles présentaient un groupe de femmes qui suivaient un régime associé à 8 grammes de cet acide aminé où elle perdaient du gras sans perdre de masse musculaire. Une autre étude avait mélangé de la L-Arginine avec de la nourriture pour porcelets. Ils étaient devenu plus maigres et musclés.

L’Arginine utiliserait plusieurs voies cellulaires pour stimuler la recomposition corporelle

Il y a plusieurs théories en circulation sur le processus de recomposition corporel de la L-Arginine. L’un d’entre eux affirme que l’acide aminé permettrait aux récepteurs des androgènes de fonctionner plus efficacement. Une autre stipule que l’arginine augmenterait la croissance musculaire via l’oxyde nitrique, le ‘bon radical libre’ en quelque sorte. Ou peut-être que la L-Arginine augmenterait l’activité de la guanosine monophosphate cyclique [cGMP] dans les muscles, de sorte qu’ils brûlent plus de graisses et de sucres mais moins de protéines.

Les chercheurs de la Texas A&M University ont récemment découvert un autre mécanisme. Ils ont découvert que “la supplémentation alimentaire en L-Arginine réduisait sélectivement la masse grasse blanche tout en augmentant l’expression des gènes de la protéine kinase activée par l’AMP et le PGC-1α (un régulateur essentiel de la biogenèse mitochondriale)”.

Une étude qui confirme l’intérêt de la L-Arginine… sur des rats

Dans la publication commentée ici, les chercheurs décrivent les expériences qu’ils ont faits avec quatre groupes de rats. Un groupe a reçu une alimentation pauvre en graisses {LF}. Les rats sont restés minces. L’autre groupe a reçu une diète contenant 40% de matières grasses {HF}, le genre de régime qui vous donnera des rats bien gras.

Lorsque les rats ont atteint leur 19ème semaine, la moitié des rats {LF} et la moitié des rats {HF} ont reçu 1,5 % de L-arginine dans leur nourriture. En termes humains, une personne qui consomme 2500 kilocalories par jour consommerait 9,4 g de L-Arginine. Les autres rats ont reçu de la L-Alanine, un acide aminé qui n’a aucun effet sur la perte de graisse.

L’arginine n’a eu pratiquement aucun effet sur le poids corporel mais elle a affecté la composition corporelle.

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Le tableau ci-dessus montre les effets sur les rats {HF}. Ils ont développé plus de muscle, moins de graisse blanche et plus de graisse brune. La graisse brune est le tissu graisseux actif qui brûle les graisses. Le supplément de L-Arginine a eu un effet similaire sur les souris qui avaient reçu des aliments pauvres en graisses et qui n’avaient pas pris de poids.

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L’arginine avait amélioré l’action de l’insuline, comme les chercheurs l’ont découvert. Les muscles des rats supplémentés en L-Arginine avaient absorbé plus de sucres. Lorsque les chercheurs ont analysé le sang de ces rats, ils ont aussi constaté des niveaux inférieurs d’acides aminés utilisés par l’organisme pour la synthèse des protéines. Cela indique que des processus anabolisants sont à l’œuvre, suggèrent les chercheurs. Il est alors probable que la L-Arginine renforce le stimulus anabolique sur la croissance musculaire.

Pourtant, il n’existe toujours pas assez de preuves concluantes sur le rôle tenu par la L-Arginine sur la recomposition corporelle. Cela n’empêche pas les fabricants de suppléments de continuer d’en mettre dans les suppléments censés avoir un effet amincissant ainsi que leurs mélanges protéine/créatine.

Si seulement les gens étaient fait comme des rats, vous pourriez acheter tout ce dont vous avez besoin dans votre boutique de suppléments afin de gagner la compétition de bodybuilding que vous voulez remporter…

Source de l’article: More Arginine – more muscles, less fat

Source Ergo-log: J Nutr. 2009 Feb;139(2):230-7.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Vitafoods 2019, Plus de surface, plus d’exposants, mais peu de nouveautés

vitafoods-2019-herve-capitaneo-christophe-bonnefontTroisième participation pour ma part, mes amis Christophe Bonnefont, Harvey Capitaneo et Benjamin Hennequin m’ont accompagné durant les trois jours de salon du Vitafoods 2019. Pour ce premier jour de Vitafoods, cela me faisait très plaisir de revoir Christophe quelques semaines après le Bodyfitness de Paris. Nous avons donc pris le bus ensemble depuis la gare pour nous rendre au salon. Malgré le soleil, il faisait très froid sur Genève. Arrivé devant le Palexpo, Christophe me presse un peu car il ne voulait rien manquer des nouveautés et des nouveaux produits qui s’annoncent sur le marché.

A l’entrée, c’est l’effervescence habituelle. nous nous rendons rapidement vers les vestiaires pour y déposer nos sacs, les miens pesaient déjà le poids d’une valise. Le temps de scanner notre badge d’entrée, nous voici devant les exposants, en particulier celui de Lonza où, malheureusement, le vert foncé hypnotique de leur logo est devenu bleu en produisant beaucoup moins d’effets.

Le vert hypnotique de Lonza a laissé la place à un bleu plus sobre, malheureusement…

vitafoods-2019-lonzaPassons sur ce détail d’ordre esthétique pour découvrir un Vitafoods toujours plus grand, au point où l’on ne sait plus où donner de la tête. Structurellement, l’organisation de ce VItafoods 2019 n’a pas changé. On retrouve une exposition statique des nouveaux ingrédients à l’entrée ainsi que la zone réservée à la nutrition sportive et aux nouveaux ingrédients. Pour ma part, je n’ai pas vraiment eu l’impression que de vrais nouveautés soit réellement présentées ici. Cela dit, l’innovation scientifique récente et le marché ne fonctionnent pas forcément à la même vitesse. Rien de révolutionnaire cette année mais on y retrouvera des valeurs sures. Sans aucune surprise, le collagène fait partie des protéines les plus fréquentes sur le salon. Au niveau mondial, ce marché est énorme.

dsm-vitafoods-2019Les végétaux prennent naturellement une place importante dans un tel salon. Citons par exemple la présence du français Evear qui nous présente encore le plus beau stand de ce Vitafoods 2019. Les extraits végétaux les plus classiques comme le Ginkgo biloba, le Ginseng, le lycopène de la tomate, l’alpha et bêta carotène de la carotte, l’acide ascorbique de l’Acérola, le sulforaphane du broccoli, la quercétine de l’oignon mais aussi GuaZinc®, une source végétale de zinc extraite des feuilles de Guave ainsi que d’autres nutriments font évidemment partie du paysage genevois de ce nouveau Vitafoods. Ajoutons que l’accent a aussi été mis sur les protéines végétales avec le chanvre où ce marché commence à prendre une ampleur sérieuse. Par exemple, une cuillère à soupe de chènevis décortiqué vous apporte:

  • 85% des apports recommandés en Oméga 3
  • 38% de manganèse
  • 16% de cuivre
  • 22% de phosphore
  • 18% de magnésium
  • 5% de fer et de potassium
  • 9% de vos besoins journaliers en zinc, vitamines B1, PP, B6 et B9
  • Des protéines, du calcium et des fibres

Dans la journée, je passe avec Christophe chez des fournisseurs potentiels, il est souvent plus agréable de voir nos interlocuteurs en chair et en os plutôt qu’une simple signature de mails. Cependant, déjà pour les devis, les délais d’attente sont trop longs, surtout en France. C’est certainement un des plus gros problèmes côté français. Dans d’autres pays de l’EU, tout va souvent plus vite et les pertes de temps sont évitées. Le dicton qui dit que de perdre du temps, c’est perdre de l’argent est toujours d’actualité…

On retrouve le même plan et situation des exposants par rapport aux années précédentes

vitafoods-2019Au niveau de l’organisation du Vitafoods 2019, le plan classique du salon est préservé, avec Lonza, DSM (l’inventeur du Peptopro), l’Aswagandha KSM-66 et quelques autres en premier plan comme Olimp Sport Lab, fabricant de la marque du même nom. Lonza annonçait cette année l’arrivée des premières capsules sans dioxyde de titane, une molécule prochainement interdite en Europe.

On retrouve toujours plus ou moins le même agencement  au niveau des stands mais on commence sérieusement à se perdre car le nombre d’exposants ne cesse d’augmenter. La France apparait toujours en bonne place en présentant une forte majorité de stands par rapport aux autres pays européens. Les américains se font plus discrets en termes de présence et d’occupation de l’espace mais ils ne se laissent pas dominer du côté de l’innovation où l’on retrouve souvent chez eux des idées intéressantes.

Comme il fallait s’y attendre, les asiatiques dominent le salon d’une manière assez écrasante par leur présence mais ce n’est vraiment pas là qu’il faut y trouver grand chose de nouveau. Au hasard d’un stand, on tombe parfois sur de véritables pépites comme par exemple les boissons Nova Organic Energy dont le goût est hallucinant de fraicheur et d’arômes. Et question d’arômes justement, Foodarom nous propose un choix des plus variés en termes de parfums très classiques ou plus exotiques tels que “chicha morada”, “liqueur de citron”, “Jabuticaba” ou “tarte aux baies scandinaves”.

Les nutraceutiques commencent enfin à montrer le bout de leur nez…

vitafoods-2019Au niveau des molécules et autres nutraceutiques réellement innovants – car ils sont peu nombreux – on commence enfin à voir la lumière du jour… Le marché des nutraceutiques eux-mêmes reste encore très confidentiel, peu de marques (françaises ou autres) sont présentes pour ce Vitafoods 2019. Disons plutôt que le marché semble dominé par les grands classiques et encore trop peu ouvert à de nouveaux compléments basés sur l’innovation scientifique récente. Peu importe, je continuerai de vous informer des avancées de la science…

Quelques bonnes surprises et autres innovations ne sont pas à exclure dans notre domaine, fort heureusement. Citons par exemple Zynamite® de Nektium, un stimulant basé sur un extrait de mangue (mangiférine) et  développé pour remplacer la caféine. Les tests cliniques ont donné des résultats encourageants, permettant d’envisager l’utilisation de ce nouveau nutraceutique dans des formules de stimulants sans caféine mais d’être aussi applicable sur le plan cognitif.

Nous découvrons également S7™ de Van Eeghen qui se base sur une association de sept végétaux destinés à stimuler la libération de l’oxyde nitrique. La quercétine a également fait l’objet de recherche clinique sur le plan de la performance sportive. Quercetin Phytosome® d’Indena a fait l’objet d’une étude scientifique sur 48 athlètes amateur de triathlon. L’augmentation des performances athlétiques et de la récupération post-entraînement a été constatée au termes de ces recherches. Mais de toute évidence, pré et probiotiques sont toujours au centre des sujets les plus proposés et discutés de ce Vitafoods 2019.

Le PQQ entre dans le champs d’investigation des nutraceutiques à visée cognitive pour ce Vitafoods 2019

vitafoods-2019-nutraceutiquesSur le plan cognitif disais-je, les choses commencent enfin à bouger un peu. On commence à trouver – mieux vaut tard que jamais – les premières formes brevetées de PQQ avec notamment BioPQQ®. Cofacteur enzymatique encore peu connu il y a de cela seulement 5 à 6 ans, des études cliniques ont mis en évidence l’intérêt du PQQ sur la santé du système nerveux central et les fonctions cognitives avec un dosage de 20 mg. Fameux coup de boost, la consommation journalière moyenne du PQQ est estimée entre 400 et 700 mcg chez l’être humain. D’un point de vue plus général, le pyrroloquinoléine quinone est essentiel à la respiration cellulaire et à la fourniture d’énergie.

Si vous êtes vieux comme Eric Mallet et que vous avez dépassé les 40/45 ans, pensez qu’une supplémentation intelligente en PQQ, Co Q10, magnésium et nicotinamide riboside (ou mononucléotide) pourrait vous changer assez radicalement l’existence, surtout si vous pratiquez une activité physique intense. J’avais déjà évoqué le sujet précédemment mais je préfère me répéter un peu ici… Citons également Cognigrape® de l’italien Bionap, un extrait standardisé de raisins en anthocyanines et proanthocyanidines.

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Énergie, Bio et Goût hallucinants !

Du côté des antioxydants, c’est AstaReal®, forme brevetée d’astaxanthine, qui fait montre des nutraceutiques les plus intéressants du marché. Si vous lisez mes articles régulièrement, vous n’êtes pas sans avoir lu ceux qui parlent des propriétés de l’olive, de ses polyphénols et de ses bienfaits sur la santé, notamment sur l’hydroxytyrosol par exemple. Mediteanox® d’Elementa Health Ingredients, extrait titré et breveté d’hydroxytyrosol était toujours présenté au Vitafoods 2019. Comme vous le savez, l’intérêt d’une huile d’olive de qualité ne s’arrête pas aux acides gras mono-insaturés qu’elle contient.

Du côté des polyphénols toujours, la recherche scientifique a mis en évidence le rôle du resvératrol sur la santé des os et des ligaments, notamment chez les femmes. Veri-Te® Resveratrol d’Evolva a d’ailleurs fait l’objet de ces recherches depuis 2014. Citons également Lycored qui développe des nutraceutiques à base de lycopène et de caroténoïdes en proposant des produits finis innovants. Le chitosan fait aussi parler de lui à nouveau mais dans un domaine où on ne l’attendait pas forcément, celui de la santé de la peau avec ChitoCare…

Des conférences principalement centrées sur les Oméga 3, le collagène, le CoQ10 et le CBD…

evear-vitafoods-2019Nous sommes en Suisse, leur législation sur l’utilisation médicale, thérapeutique et récréative du CBD évolue largement plus vite que la nôtre. Décidément, sur tous les sujets, le retard français pèse un peu lourd, c’est un euphémisme. Pour ma part, je n’ai jamais cautionné l’usage du cannabis, pas plus que toutes autres drogues mais dans ce cas, la frontière entre l’usage purement médical et l’usage de confort devient difficile à déterminer clairement. Espérons que l’ont finisse par se mettre d’accord au niveau européen sur ce sujet, comme pour bien d’autres encore.

Au programme de ce Vitafoods 2019, un nombre important de conférences présentait un intérêt certain même si bien souvent, il s’agissait aussi de présenter les avantages d’une nouvelle molécule et d’attirer l’attention des auditeurs sur un problème de santé ou de société particuliers. Le vieillissement, la mémoire, la digestion et le microbiote faisaient partie des thèmes les plus souvent discutés.

Au programme du 7 mai 2019 des conférences sur la nutrition sportive, vous aviez par exemple:

  • Understanding how to capitalise on the growing demand for sports nutrition products amongst “everyday” consumers (Rooban Pricely de FMCG Gurus)
  • Innovation in sports nutrition from the botanical kingdom (Elisabetta Frattini de Indena S.p.A)
  • Meet active lifestyle challenges: pea protein & healthy carbs to work! (Sophie Grad et Laetitia Guerin-Deremaux de Roquette)
  • Native dairy proteins, opening up new markets in performance nutrition (Benjamin Maclean de FrieslandCampina Ingredients)

Le 8 mai, vous aviez:

  • Sports nutrition trends (Irina Beule d’Innova Market Insights)
  • Zinamite for power output, VO2max and brain oxygenation (Julia Wiebe de Nektium)
  • Innovation in sports and nutrition (Jeroen Wouters du Dutch Olympic Taining Centre Papendal)

Toujours est-il que le Vitafoods ne cesse de grandir, au point où l’on ne reconnait pas le salon d’une année sur l’autre. Si le marché de la nutrition et de l’agro-alimentaire vous intéresse de près, le VItafoods de Genève est un salon  incontournable. Le Natexpo de Paris – ou de Lyon en 2020 – (du 20 au 22 octobre 2019) ainsi que le Nutraceuticals de Madrid en mars sont également des options intéressantes dans notre domaine. Quant au Vitafoods 2020, il se tiendra du 12 au 14 mai; j’espère vous y croiser l’année prochaine. Mais d’ici là, n’oubliez pas de développer votre culture physique…

Eric Mallet

 

 

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Période de pré-compétition en bodybuilding, une étude significative à méditer sérieusement…

En 2017, le scientifique sportif brésilien Ricardo Viana a publié une étude de cas. Il a suivi un culturiste anonyme sur une période de 11 semaines en période de pré-compétition. Viana a noté ce que l’homme mangeait, comment il s’entraînait, quels moyens pharmacologiques il prenait – et comment sa composition corporelle changeait. Pour perdre un kilo de graisse corporelle, l’homme a dû sacrifier près de quatre kilos de masse maigre….

Une étude sur la période de pré-compétition en bodybuilding

Viana a donc suivi ce culturiste amateur de 28 ans pendant 11 semaines. À la fin de cette période, l’homme a participé à une compétition de bodybuilding. Le culturiste n’était pas naturel. Il prenait habituellement plus d’un gramme de stéroïdes anabolisants par semaine.

De plus, l’homme a pris de l’éphédrine et de la théophylline. Au début, il utilisait 15 milligrammes de sulfate d’éphédrine et 120 milligrammes de théophylline par jour. Mais au cours de la dernière semaine, il prenait 35 milligrammes d’éphédrine et 240 milligrammes de théophylline. Le culturiste prenait ces stimulants avec une tasse de café juste avant ses séances d’entraînement.

Le culturiste s’entraînait 6 fois par semaine, suivant une routine d’entraînement à volume élevé. Des informations plus précises sur son programme d’entraînement sont indiquées ci-dessous:

 

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Régime alimentaire en période de pré-compétition

Pendant la période de sèche, ce dernier a réduit son apport calorique. A la onzième semaine, il consommait près de 60 % moins d’énergie qu’au cours de la première semaine.

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Composition corporelle

Malgré le soutien pharmacologique, l’homme a perdu 3,7 kilos de masse corporelle maigre. Sur la même période de temps, l’homme n’a perdu que 1,1 kilo de graisse corporelle.

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Pas assez de protéine

La plupart des initiés dans le culturisme pharmacologique reconnaîtront que ce cas n’est pas si spécial. Dans le culturisme moderne, ces cas sont à l’ordre du jour. Cependant, Viana ne tire pas cette conclusion générale. Selon lui, le culturiste a fait des “erreurs de préparation”. Son volume d’entraînement était trop élevé et son apport en protéines trop faible.

Jusqu’à la neuvième semaine inclusivement, l’apport en protéines de l’homme était bon, comme vous pouvez le voir ci-dessous. Par la suite, ce n’était plus le cas.

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Source de l’article: The pre-competitive period in bodybuilding, there must be a better way

Source Ergo-log: J. Funct. Morphol. Kinesiol. 2017, 2, 37; doi:10.3390/jfmk2040037.

Note EM: Soit dit en passant, cet article pourrait certainement s’avérer utile pour ceux qui préparent une compétition, dopage ou pas, je n’en ai absolument rien à faire. Retenez simplement que l’on ne peut pas, même si certains voudraient encore le croire, que l’on peut tromper la nature. A un autre niveau, Francis Benfatto insistait d’ailleurs pour me dire de ne jamais couper l’eau avant une compétition. Le volume musculaire qu’il afficha à sa dernière compétition lui donna d’ailleurs raison sur ce point. Ici, il s’agit plutôt d’admettre que vous ne pouvez pas vous passer de protéine, chimie ou pas.

Autre chose, j’ai viré le lien vers la source de l’article pour des question de SEO mais rien ne vous empêche de faire un copié-collé dans votre navigateur. Je vous retrouve vendredi ou samedi (en fonction de mon emploi du temps) pour faire le point sur le Vitafoods 2019 de Genève. Mais d’ici vendredi (oder Samstag), n’oubliez pas de développer votre culture physique !

Eric Mallet

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Vieillir sans rides avec un supplément de vitamine C !!!??!

acide-ascorbiqueSelon des chercheurs coréens, une stratégie simple pourrait aider à prévenir la formation de rides plus tard dans l’existence – ou du moins, de retarder l’apparition des rides. Vous n’auriez besoin que de 400 à 1600 milligrammes de vitamine C par jour. Chez les souris SKH-1, cette stratégie semble fonctionner.

L’étude sur le rapport supposé entre la vitamine C et la formation des rides

Les chercheurs de l’Université Yonsei ont administré aux jeunes souris une dose orale de 0, 50 ou 200 milligrammes de vitamine C par kilo de poids corporel chaque jour pendant 24 semaines. L’équivalent humain de ces doses est d’environ 0, 400 ou 1600 milligrammes de vitamine C par jour. A la fin de cette période – les souris étaient d’âge moyen – les Coréens ont comparé la peau des souris à celle des jeunes spécimens.

Les Coréens ont expérimenté avec des souris SKH-1 glabres. Effectivement, au fur et à mesure que ces souris vieillissent, leur peau se ride. D’ailleurs, l’industrie cosmétique aime utiliser ce type de souris pour la recherche de nouveaux agents qui doivent retarder, arrêter ou même inverser le vieillissement cutané.

Résultats de l’étude en rapport avec la vitamine C

La supplémentation avec la dose élevée de vitamine C a rendu l’aspect de la peau des souris d’âge moyen [MA] comparable à la peau des jeunes souris. La supplémentation avec la dose moins élevée de vitamine C n’a pas été très efficace, mais a tout de même retardé le vieillissement cutané.

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La supplémentation en vitamine C a inhibé l’augmentation du nombre total de rides, leur longueur et leur profondeur, comme le montre le graphique ci-dessus.

Dans les cellules cutanées des souris d’âge moyen, la vitamine C a inhibé l’augmentation de l’activité de l’enzyme bêta-galactosidase associée à la sénescence. Cette activité est un marqueur du vieillissement cellulaire. Plus l’enzyme est active, plus les cellules âgées et sénescentes sont nombreuses.

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Les fonctions anti-inflammatoire de la vitamine C

La supplémentation en vitamine C a réduit les réactions inflammatoires et empêché la diminution de l’acide aminé hydroxyproline dans la peau des souris d’âge moyen. Par conséquent, la peau de ces souris n’était pas plus mince que celle des animaux plus jeunes.

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Conclusion

“Dans l’ensemble, la vitamine C (…) a le potentiel d’être un antagoniste efficace du vieillissement naturel de la peau”, résument les Coréens. Note EM: Je ne vous apprends rien non plus en vous disant que la vitamine C est essentielle à la fixation du collagène.

L’étude scientifique a été sponsorisée

Les chercheurs ont été financés par la société pharmaceutique coréenne Kwang Dong Pharmaceutical. Cette entreprise produit entre autres des boissons santé, des cosmétiques et des suppléments. Le produit présenté ci-dessous provient des usines Kwang Dong Pharmaceutical.

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Source de l’article: Aging without wrinkles due to vitamin C supplementation

Source Ergo-log: Food Sci Biotechnol. 2018 Nov 22;27(2):555-64.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

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