Espace Corps Esprit Forme se réinvente pour s’enrichir et se diversifier…

Espace Corps Esprit FormeComme je vous en avais brièvement parlé sur le groupe Facebook Espace Corps Esprit Forme, mon blog va évoluer prochainement de plusieurs manières. Tout d’abord en procédant à des études directes d’articles scientifiques publiés sur pubmed.com en fonction de mes découvertes.

Disons aussi que cela fait un moment que je sélectionne quelques perles… Les analyses un peu trop rapides d’Ergo-log, même si elles sont intéressantes, souffrent justement trop souvent de leur brièveté, au risque de tomber un peu dans le cliché et la facilité.

La vidéo va prendre prochainement un peu plus de place sur mon blog avec la transcription d’interviews ou de vidéos d’ordre scientifique, essentiellement en langue anglaise pour la plupart d’entre-elles. De nombreux articles à base de traductions seront toujours à l’ordre du jour.

Espace Corps Esprit Forme se renouvelle avec plus de vidéos et d’articles directement commentés

Milkshake de protéineParmi ces vidéos, nous ferons connaissance avec le Dr. Gabrielle Lyon, chercheuse américaine et spécialiste du domaine des protéines. Naturellement, je reviendrai sur les vidéos de Rhonda Patrick également. Cette dernière est plus spécialisée dans le domaine de la micronutrition. D’autres articles porteront sur une synthèse d’articles très intéressante sur les besoins en protéines.

J’essaierai de manière périodique de vous informer sur les statistiques de la nutrition sportive et du complément alimentaire. Espace Corps Esprit Forme ne devront pas changer en profondeur mais plutôt en termes de contenu. J’ajouterai également quelques articles sur la question du vieillissement et du transhumanisme en particulier. Ce domaine encore très récent de la recherche scientifique fera l’objet d’un livre fin 2019. Sujet que j’aborderais brièvement, c’est celui de la psychanalyse du sport et de la sublimation où je concentre une grande partie de mes recherches. Il s’agit de mon premier sujet de recherche, il fera l’objet d’un livre en fin d’année.

Le domaine de la science Ayurvédique sera abordé sur Espace Corps Esprit Forme

Mon blog Espace Corps Esprit Forme est également le lieu où seront traités plusieurs articles en relation à l’Ayurveda et plus particulièrement les végétaux traditionnellement reconnus par cette base de connaissance ancestrale, plus particulièrement l’Ashwagandha, le Cissus quadrangularis que vous connaissez peut-être mais aussi le Terminalia ajurna par exemple. Sans devenir un  thème central, l’Ayurveda sera certainement plus présente sur mon blog car des articles de plus en plus nombreux sur cette science font l’objet de publications scientifiques sérieuses.

Enfin, les articles d’Ergo-log, malgré leurs défauts, et de la Suppversity constitueront toujours le cœur de mes traductions et commentaires. J’ai déjà sélectionné plus de 350 articles à traduire sur ces deux blogs, sinon plus de 400… Tout ceci est assez optimiste car finalement, nous aurons largement de quoi développer notre culture physique 🙂

Eric Mallet

 

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Acide arachidonique et croissance musculaire, est-ce vraiment sans risque ?

L’acide arachidonique est au cœur des processus inflammatoires de l’organisme car précurseur de nombreuses molécules et hormones en lien direct avec l’inflammation comme les prostaglandines, les thromboxanes et autres leucotriènes. Phénomène extrêmement complexe et particulièrement difficile à définir dans son ensemble, le cycle de Krebs et la totalité des réactions qui l’entoure ressemble à un jeu d’enfant en comparaison avec la complexité du phénomène si l’on tient compte de toutes les interactions cellulaires.

Nous savons cependant, comme nous l’avons vu avec l’article de la Suppversity sur les processus pro-inflammatoires qui mènent à l’hypertrophie des muscles squelettiques, que les médiateurs et agents de l’inflammation ne sont pas forcément toxiques pour l’organisme lorsqu’ils sont exprimés car ils représentent avant tout des signaux extra et intracellulaires indispensables au travail d’adaptation de l’organisme entier.

Concernant l’acide arachidonique, il existe depuis au moins une quinzaine d’années, des compléments qui en contiennent. De là, on pourra raisonnablement s’interroger sur la pertinence, sinon le danger potentiel, à supplémenter cet acide gras comme n’importe quel complément alimentaire. L’étude décrite ici sur Ergo-log semble écarter nos inquiétudes à ce sujet. Cependant, l’expérience clinique réalisée concerne des sujets jeunes, dans leur vingtaine. Dans ce cadre, d’éventuels effets secondaires semblent exclus mais rien ne nous dit qu’il en serait de même 20 ou 30 ans plus tard. Cet article est donc à prendre avec beaucoup de recul et ici comme ailleurs sur Espace Corps Esprit Forme, il ne s’agit en rien d’inciter qui que ce soit à l’usage de tel complément alimentaire ou d’un autre mais de retranscrire la recherche scientifique à titre d’information uniquement.

Sur ce, je vous laisse avec l’article d’Ergo-log…

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Selon un nombre restreint mais croissant d’études chez l’homme, une supplémentation avec 1500 mg d’acide arachidonique par jour stimulerait la croissance musculaire. Mais l’acide arachidonique est-il sûr avec ce dosage ? Cet acide gras ne déclenche t-il pas de réactions inflammatoires dans l’organisme ? Selon une étude humaine de faible ampleur publiée par le scientifique du sport James Markworth, de l’Université d’Auckland en Nouvelle-Zélande, et publiée dans Prostaglandins, Leukotrienes & Essential Fatty Acids, il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter.

L’acide arachidonique

Chaque jour, les occidentaux moyens consomment environ 15 grammes d’acide gras Oméga 6 acide linoléique. En utilisant cet acide linoléique comme précurseur, le corps synthétisera environ 30 milligrammes d’acide arachidonique par jour, un autre acide gras Oméga 6. Par le biais de l’alimentation les mêmes occidentaux consomme environ 150 milligrammes d’acide arachidonique quotidiennement.

La majeure partie de l’acide arachidonique présente dans le corps humain – dont un pourcentage étonnamment élevé peut être trouvé dans le tissu musculaire – n’est pas synthétisée à partir de l’acide linoléique mais provient directement de l’alimentation. Ceci nous suggère qu’une supplémentation en acide arachidonique serait un bon moyen d’augmenter la quantité d’acide arachidonique présente dans les muscles.

Plus d’acide arachidonique dans les muscles impliquerait plus de croissance musculaire selon les études scientifiques effectuées. L’acide arachidonique est le précurseur de nombreux facteurs inflammatoires tels que les PGF et les PGE. Certains d’entre eux jouent un rôle crucial sur la croissance musculaire. C’est aussi la raison de l’introduction de l’acide arachidonique comme complément alimentaire par Molecular Nutrition il y a plus de dix ans.

Mais, comme certains scientifiques de la nutrition se le demandent, la supplémentation avec de telles quantités d’acide arachidonique est-elle sûre ? En effet, les facteurs inflammatoires peuvent également avoir des effets néfastes sur la santé. D’où la recherche néo-zélandaise.

L’étude scientifique réalisée avec l’acide arachidonique

James Markworth a donc divisé 19 hommes de vingt ans, qui s’entraînaient tous avec des charges depuis au moins un an, en deux groupes. Un des groupes a reçu 1500 milligrammes d’acide arachidonique par jour pendant 4 semaines. L’autre groupe a reçu un placebo. Les chercheurs ont utilisé Arasco, un produit fabriqué par DSM. Arasco est principalement utilisé dans les aliments pour bébés.La recherche n’a pas été financée par Molecular Nutrition ni par DSM.

Résultats de l’étude scientifique

La supplémentation en acide arachidonique n’a pas entraîné de changements statistiquement significatifs dans la composition corporelle – mais la durée de l’étude était certainement trop courte pour cela. Cependant, la supplémentation a amélioré légèrement l’équilibre du cholestérol des sujets de test.

Pendant la période de supplémentation, la concentration de l’acide arachidonique dans les globules blancs [PBMC] et les cellules musculaires a augmenté de 8 et 4% respectivement. Néanmoins, la production de facteurs inflammatoires tels que l’interleukine 1-bêta et le TNF-alpha n’a pas augmenté, ni dans les cellules sanguines ni dans les cellules musculaires.

Acide arachidonique et anabolisme musculaireAnabolisme et acide arachidonique

La supplémentation en acide arachidonique a augmenté la production des MyoG et de MyoD1 dans les cellules musculaires. Il s’agit de molécules de signalisation qui jouent un rôle dans la croissance musculaire, en partie parce qu’elles permettent aux cellules souches de se développer en nouvelles cellules musculaires.

Conclusion sur l’acide arachidonique et son rôle d’ergogène

“L’augmentation de la consommation d’acide arachidonique de 1,5 g/jour pendant 4 semaines chez des jeunes hommes en bonne santé participant à des exercices de résistance favorise de plus grandes variations de l’abondance plasmatique et musculaire de l’acide arachidonique par rapport au placebo mais sans être associé à aucune preuve quant à une augmentation de l’inflammation basale systémique ou intramusculaire” a écrit Markworth.

“La supplémentation en acide arachidonique n’a pas eu d’impact négatif évident sur une série de paramètres cliniques pour cette population. Ainsi, les augmentations à court terme de l’apport alimentaire en acide arachidonique, au moins jusqu’à 1,5 g/jour, n’influencent pas l’inflammation locale chez des jeunes hommes en bonne santé. participant de manière régulière à des entraînements de résistance. ”

Source de l’article: Arachidonic acid, a muscle strengthening fatty acid without health risks

Source Ergo-log: Prostaglandins Leukot Essent Fatty Acids. 2018;128:74-86.

Note: Espace Corps Esprit Forme évolue. Plus d’informations sur ce sujet dès samedi midi 🙂

Eric Mallet

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Body Fitness 2018 Paris, un salon des sports de force et du fitness enfin au niveau de l’Europe !

Body Fitness Paris Lionel BéyékéL’édition 2016 du Body Fitness parisien ne m’avait franchement pas convaincu et même à vrai dire, plutôt déçu. Couloirs étriqués, exposants les uns sur les autres, manque de places pour les marques qui, fatalement étaient peu nombreuses, ce Body Fitness 2016 faisait figure de parent pauvre par rapport à d’autres salons européens du Fitness et des sports de force plus ambitieux comme le FIBO ou l’Arnold Classic par exemple.

Si je ne manque pas ces deux salons, je m’étais facilement dispensé du Body Fitness l’année dernière. Par contre, le Body Fitness 2018 pouvait déjà m’inspirer un peu plus cette année, surtout que mes amis William Janssens, Juanito Cordia, Benjamin Hennequin, Christophe Bonnefont, Frédéric Delavier et bien d’autres seraient sur place lors du salon. Avec le salon du livre à faire en même temps, j’étais déjà un peu plus motivé. Seule la fatigue liée au fait que je faisais deux salons en même temps aurait pu réduire ma motivation mais finalement, j’ai passé un excellent week-end avec de belles découvertes et de nouvelles rencontres.

Deux salons sur 3 jours avec le Body Fitness où je devais y consacrer la moitié de mon temps

Body Fitness 2018J’étais présent au salon du livre pour y rencontrer des éditeurs concernant plusieurs sujets d’écriture en relation plus ou moins directe à la nutrition et aux sports de force. Je me devais aussi d’être présent au Body Fitness 2018 pour des raisons professionnelles, certaines étant en lien avec un de mes sujets de rédaction, pour un ouvrage qui devrait se terminer en fin d’année, et plus particulièrement dans le domaine de la psychanalyse. Dans ce domaine des sciences humaines, la question du corps n’a pas toujours reçue la place qu’elle mérite, à part peut-être lorsqu’il s’agit de considérer le corps sur un plan purement psychiatrique, du côté des psychoses plus précisément, de l’hystérie et de la schizophrénie en particulier.

Du côté des folies douces par contre, il nous reste des champs entiers à défricher, et le monde des musclés en fait partie, du moins quant à ses excès. Je n’étais pourtant pas venu exclusivement au Body Fitness pour y étudier l’hybris et ses cas cliniques mais déjà pour passer un bon moment dans un univers sportif encore trop mal considéré en France et en Europe même si le business y est plus ou moins florissant. Cet univers, c’est aussi ma communauté sportive depuis 27 ans et je m’étonne toujours que notre discipline sportive y soit toujours aussi mal comprise.

Le Body Fitness 2018, un salon qui a déjà bien évolué en quelques années

Body Fitness 2018 Whey et compléments alimentairesMonde des sports de force, de la santé et du bien-être, le Body Fitness n’était pourtant que peu représentatif des pratiques sportives elle-mêmes et encore moins du marché de la nutrition sportive, un domaine où je suis professionnellement impliqué depuis près de 13 ans. L’édition 2018 m’aura donc étonné très positivement avec une mise en place du salon beaucoup plus spacieuse qu’en 2016 où deux halls sont désormais consacrés à l’évènement. Cette fois, ce Body Fitness est déjà plus en accord avec la réalité sportive et la réalité du marché. Le premier hall est constitué d’un rez de chaussée pour la partie nutrition sportive et bodybuilding alors que l’étage était réservé au matériel et équipements de musculation. Un second hall en contrebas était réservé au cours et conventions fitness. Par contre, si le Body Fitness a gagné de l’espace, l’organisation est toujours bien franco-française. Même si l’organisateur Reed Exhibitions est connu pour organiser des salons de grande ampleur dans le monde entier, le cas français reste toujours très particulier. Nous sommes en France et l’esprit français reste encore trop souvent caractérisé par le chiasme assez loufoque du désordre organisé et de l’organisation du désordre…

Quand le concept de salon Body Fitness à dimension “mondiale” se heurte à la vieille mentalité franco-française du désordre

Body Fitness 2018 NutrytecConcernant le Body Fitness 2018 dans son ensemble, on y retrouve encore les mêmes défauts d’organisation par rapport aux années précédentes, avec une absence d’accueil à l’entrée du salon, à part un commissariat général placé à l’étage mais au fond du hall. Au moins cette fois, il ne s’agit plus d’emprunter cet escalier roulant assez grotesque pour se retrouver enfermé dans un hall surchauffé où les exposants se retrouvent coincés les uns sur les autres. Cette fois, chaque exposant a de la place pour s’exprimer et recevoir les visiteurs dans de bonnes conditions, même si le prix du mètre carré reste toujours aussi élevé pour les professionnels.

Cette réalité commerciale présente cependant à mon sens le défaut de privilégier les grandes enseignes au détriment des plus petites marques du marché. Comme on le voit d’ailleurs assez fréquemment, les grandes marques n’ont pas toujours le sens de l’innovation mais plutôt celui de la vente en quantité, aidée à grands renforts d’outrances marketings. Malheureusement, la quantité n’est que très rarement synonyme de qualité. Les marques plus modestes par contre, se défendent déjà mieux sur ce critère. L’innovation et la qualité nutritionnelle de leurs produits est déjà beaucoup plus palpable. Des marques comme Anabolic Supplements de Christophe Bonnefont ou celle d’Eric Favre en sont d’ailleurs les exemples les plus frappants. Body Fitness 2018 Christophe BonnefontDe toute évidence, les athlètes réclament de nouveaux produits, des compléments plus sains et plus à même de les aider à progresser sur le plan athlétique. Généralement, ce n’est pas chez les grossistes en Chine que nous allons les trouver.

Côté grandes marques, les français n’étaient pas en reste avec la présence de STC Nutrition par exemple ou de EAfit qui continuent à nous présenter des produits de qualité. Les marques étrangères étaient également bien représentées avec par exemple les italiens de + Watt qui m’ont fait bonne impression mais surtout Nutrytec Laboratorios, fabricant espagnol de compléments alimentaires qui présente un large catalogue de compléments étendu sur plusieurs gammes dont une gamme bio particulièrement intéressante et innovante par la qualité ou la spécificité de ses produits (pains protéinés multi-céréales, bruns ou blancs, pains protéinés pour hamburgers, brioches et cookies protéinés mais aussi galette des rois protéinées (!) selon la saison). Question goût, leurs isolats et concentrés de lactosérum sont irréprochables, la qualité de leur protéine l’est aussi.

Certaines grandes marques comme Biotech ou Scitec étaient également présentes sur le Body Fitness même si concrètement, elles n’apportent pas grand chose de nouveau aux athlètes. Les espagnols de Boléro était également bien représentés. Ils tentent de fédérer plusieurs petites boutiques sans vraiment apporter, eux aussi, quelque chose de neuf ou d’intéressant sur le plan qualitatif et nutritionnel. Côté distributeurs et grossistes revendeurs, Nutrimeo était présent sur le salon. Prozis s’est d’ailleurs fait remarquer très positivement par ses animations sportives très suivies par les athlètes.

Côté français, le talent appartient aux petites marques françaises qui ne demandent qu’à grandir encore un peu…

Peptopro et farine de patates douces

Peptopro et Farine de papates douces Anabolic Supplements

Le vendredi, j’arrivais au Body Fitness vers 14 heures. Je découvrais le stand de Christophe Bonnefont et de sa marque Anabolic Supplements. Je ne connaissais pas encore Christophe et j’ai eu le grand plaisir de faire connaissance avec un athlète très jovial, sympathique et doué d’un esprit d’entreprise affirmé. Sa marque Anabolic Supplements, propose des compléments alimentaires originaux dont l’incontestable Peptopro et de la farine de patates douces, une idée originale pour les amateurs de glucides sains, afin de réaliser d’excellentes crêpes sucrées. Ici, le goût des crêpes n’a absolument rien à voir avec les préparations chimiques de pancakes proposées par d’autres marques. Même les bodybuilders américains n’en reviennent pas ! Ils avaient littéralement pris possession du stand de Christophe Bonnefont et ne semblaient ne plus vouloir quitter la plaque de chauffe et la poêle à crêpes 🙂 Plaisir renouvelé également de revoir notre physiologiste de l’exercice William Janssens, un collègue et camarade que je n’avais pas vu depuis le Vitafoods en 2016. Et enfin, j’avais le plaisir de rencontrer Juanito Cordia, entraineur, rédacteur Fitness Mag et Youtubeur bien connu dans notre petit monde du muscle !

Une première journée de reconnaissance du Body Fitness 2018 avec le plaisir de revoir mes amis !

Body Fitness 2018 William Janssens

Avec William Janssens et l’équipe Anabolic Supplements !

Premier tour de reconnaissance sur le salon, mon impression s’avéra finalement très positive dans l’ensemble. Cette année, nous étions loin du salon Body Sardines de 2016 et des années précédentes. Il me restait encore l’étage à visiter au niveau des machines et des appareils de musculation. Malheureusement, l’heure avait tourné et je devais à nouveau sauter dans le bus. Ma journée du samedi était consacrée au salon du livre mais je devais rejoindre mes camarades en soirée pour le repas organisé par l’association Fitness Nations et Planète Muscle de Thierry Tsagalos, créateur du forum historique des sports de force, de la musculation et du fitness. Disons que Thierry ira jusqu’aux compétitions “Bikini” mais pour ma part, faisant encore partie de la vieille école, j’ai toujours un peu de mal avec le principe 🙂

Le repas organisé par Planète Muscle et Fitness Nations m’a permis de faire de nouvelles rencontres sympathiques

Finalement, nous avons passé un très bon moment avec Thierry Tsagalos du forum Planète Muscle, Christophe Bonnefont et son équipe mais aussi Daniel Fournier (Youtubeur de son état) et notre Frédéric Delavier national, sans qui notre sport ne serait sans doute pas le même. Après le repas, nous n’avons pas pu nous empêcher d’aller boire un verre avec Frédéric, Thierry Tsagalos, Laurent Fournier et d’autres personnes très sympathiques pour finalement terminer la soirée jusqu’à une heure du matin. Notre Frédéric Delavier est amateur de Tolstoï, il nous aura vraiment marqué ce soir là en nous narrant sa vie et ses déboires. Comment est-il possible qu’un tel écrivain soit mort ainsi, dans l’anonymat d’une simple gare ?

Retour à l’hôtel pour une courte nuit de sommeil où m’attendait un dimanche bien chargée, histoire de découvrir l’étage des appareils et machine de musculation et cardio training, ainsi que la conférence de Benjamin Hennequin sur le Fitgame. Initialement prévue à 14h30, Benjamin et son collègue Jérôme devait finalement nous faire part de leur vision du Fitgame à 15h30. De là, je me vois donc un peu obligé de couper l’article en deux parties, celui-ci représente déjà une grosse tartine (à la farine de papates douces).

Eric Mallet

 

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Les besoins en protéines des plus de 65 ans seraient bien supérieurs à ce que vous pensez qu’ils sont…

Quantifier les besoins en protéines est un sujet particulièrement sensible dans le milieu de la nutrition sportive (ou de la nutrition tout court). C’est une matière qui fait sans doute débat depuis l’invention du tube à essai et du premier haltère ou du moins, depuis que l’on théorise sur le domaine très complexe de l’hypertrophie musculaire. A ce sujet, je reviendrai vers vous d’ici samedi ou dimanche pour vous faire part d’un article de synthèse particulièrement intéressant de Jäger et de ses renommés collègues sur ce sujet.

Pour l’instant, je vous laisse avec une traduction d’Ergo-log tout aussi intéressante sur les plus de 65 ans et leurs besoins en protéines. La conclusion de cet article m’étonne – à moitié – dans le sens où celles-ci semblent contrarier les idées reçues de certain des “nutritionnistes” vaguement cités dans l’article (sans que l’on sache de qui il s’agit précisément). Peut-être s’agit-il finalement de personnes qui refusent de considérer certains faits qui contredisent leur façon de penser, plus que par impartialité scientifique. C’est un constat qui me fera toujours croire que certains s’éloignent facilement de la science et des débats raisonnés qu’elle suscite, sauf parfois quand cela correspond à certains archaïsmes qu’ils tiennent pour acquis (que les chercheurs canadiens aient raison ou non sur ce qu’ils avancent, par ailleurs). Parfois placés trop loin des faits scientifiques tels qu’ils se présentent à notre raison, les clichés, archaïsmes et autres idées reçues ont parfois tôt faits de s’attacher à nos pensées comme une grippe dont nous aurions souvent du mal à nous débarrasser.

Eric Mallet

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Les hommes et les femmes de plus de 65 ans auraient besoin de plus de protéines que ce que conseillent les nutritionnistes. C’est du moins le message donné par deux études publiées par des nutritionnistes canadiens dans le Journal of Nutrition. Tous leurs collègues ne sont pas d’accord avec eux, mais cela ne nous empêche pas de partager certaines de ces informations avec vous.

Les études scientifiques sur les besoins en protéines des plus de 65 ans

En 2015 et en 2016, les chercheurs ont publié plusieurs études sur les besoins en protéines d’hommes et de femmes âgés de plus de 65 ans.  [J Nutr. 2015 Jan;145(1):18-24.]  [J Nutr. 2016 Mar 9. pii: jn225631. [Epub ahead of print].] Pour ce faire, les canadiens ont utilisés une technique constatant l’oxydation des acides aminés. Cette technique est la même que celle qui avait été utilisée au cours d’une autre étude en relation aux besoins protéiques pendant les jours de repos.

À l’heure actuelle, les nutritionnistes utilisent le bilan azoté pour déterminer les besoins en protéines. Pour cela, vous mesurez au moment de différents apports en protéines le rapport entre la quantité d’azote consommée par une personne et la quantité de protéines qui sort de l’organisme. Les besoins correspondent à l’apport protéique qui permettent d’obtenir deux valeurs égales. Selon cette méthode, autant les hommes que les femmes de plus de 65 ans auraient besoin de 0,8 g par kilo de poids de corps et par jour.

Résultats des études canadiennes sur les besoins azotés

Les Canadiens ont découvert que les besoins moyens estimés pour les femmes [EAR] était de 0,96 g de protéines par kg corporel et par jour. Une quantité journalière recommandée [RDA] basée sur ces données se situerait donc entre cette valeur de 0,96 et 1,29 g par kg par jour. (Voir ci-dessous)

 

Bilan azoté en équilibre pour des femmes de plus de 65 ans ou besoins en protéinesBesoins en protéine après 65 ans pour les hommes

Les résultats étaient pratiquement identiques pour les hommes.

Conclusion

“Les résultats obtenus grâce à cette approche apportent une validation au nombre croissant de personnes qui estiment que la recommandation actuelle de protéines pour les adultes plus âgés est trop faible”, ont conclu les chercheurs. La totalité des nutritionnistes ne sont pas d’accord avec eux. Ils croient que la méthode utilisée est appropriée pour déterminer le meilleur apport en protéines sur une courte période, mais qu’elle n’est pas utile pour déterminer les besoins en protéines sur une période plus longue. [J Nutr. 2015 Jan;145(1):5-6.]

Source de l’article: Protein requirement of over 65s is higher than you think

Source Ergo-log: J Nutr. 2016 Mar 9. pii: jn225631. [Epub ahead of print].

 

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