Comprendre la croissance musculaire: Quantifier la testostérone. Est-ce qu’une augmentation à des doses physiologiques présente vraiment une importance ?

Petit préambule nécessaire à la traduction de ce nouvel article de “Comprendre la Croissance Musculaire” de la SuppVersity. De mon point de vue, il est tout à fait inadmissible qu’une substance destinée à des fins thérapeutiques soit détournée à des fins récréatives, vous connaissez sans doute déjà mon opinion sur ce sujet et je me permets d’insister lourdement. Dites-vous bien que si vous n’êtes pas déjà favorisé par la nature pour présenter un physique hors norme, toute forme de dopage artificiel n’y changera rien. Ensuite, chacun voit midi à sa porte. Cependant, il est bien évident que je ne peux faire l’impasse sur la traduction de cet article puisqu’il reprend les informations rapportées dans l’article précédent et qu’il en donne de nouvelles par rapport aux articles qui suivront. Cela dit, je pense qu’il était utile que je le précise, au moins pour ceux qui tomberont sur cet article, sans avoir lu le début de la série. Donc, je vous laisse avec la traduction de ce nouvel épisode…

Eric Mallet

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Image 1: En fin de compte, des modifications dans la gamme physiologique n’ont que des effets négligeables sur la masse musculaire. Leur impact potentiel sur la graisse corporelle est pourtant très prononcé (voir aussi tableau. 2).

Me voilà de retour ! Je ne reviendrai pas sur ma promesse et ne laisserai pas “la Big T” sortir de la main mise de la science 😉 Alors, où en étais-je ? Ah oui… nous avons vu que sur les plus de 11 000 études publiées où les auteurs avaient utilisé les mots “administration de testostérone” (chiffres donnés par Google Scholar), il semble y en avoir exactement une ;-), dans laquelle les chercheurs ont osé “prouver” que la testostérone seule, c’est-à-dire en l’absence d’exercices ou d’interventions diététiques, “renforçait le muscle” – et cela chez des jeunes hommes en bonne santé. Nous avons également constaté une nette réduction de la relation dose-réponse pour les augmentations les plus importantes de la masse musculaire maigre et des diminutions les plus importantes de la graisse corporelle dans le groupe recevant la dose élevée (testostérone énanthate 600 mg).

Plus, c’est plus mais est-ce que plus c’est mieux ?

Si vous jetez un coup d’œil au tableau 1 de l’article précédent, vous aurez probablement remarqué que de quadrupler la quantité de testostérone énanthate de 125 mg/semaine à 600 mg/semaine n’a pas quadruplé la quantité de muscle maigre des sujets. Un économiste vous le dirait d’ailleurs immédiatement, l’utilité marginale diminue !

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Tableau 1: Relation dose-réponse du gain musculaire (en kg) par mg de testostérone énanthate. La ligne blanche indique une dose qui aurait probablement produit des niveaux de testostérone identiques à ceux de la ligne de base (calculés d’après Bhasin, 2001).

Pour rendre tout ceci un peu plus compréhensible, j’ai tracé le rapport respectif de la quantité de masse maigre que les sujets gagnaient par rapport à la quantité de testostérone énanthate nécessaire pour induire les changements constatés sur le tableau 1. Compte tenu du fait que les différentes manières d‘administration ou les moyens naturels de stimuler la testostérone auront tous des effets différents sur les niveaux réels de testostérone sérique, je laisserai toutefois l’interprétation de ce ratio gains musculaires/testostérone énanthate à ceux d’entre vous qui auraient un intérêt particulier à étudier ce sujet. Pour ma part, je vais me concentrer sur les changements de la testostérone totale (qui correspondaient presque parfaitement à – r = 0,996, selon mon propre calcul – aux niveaux de testostérone libre dans cette étude) et aux augmentations associées de la masse musculaire maigre. En cela, il convient de noter que les niveaux de testostérone ont été mesurés à la fin de chaque semaine, ce qui signifie que juste après l’injection de la dose donnée de testostérone énanthate, qui a une demi-vie de 4-5 jours, les niveaux auraient été nettement plus élevés.

Surprise Surprise ! Légèrement en dessous de la “plage naturelle”, vous obtenez le meilleur pour votre… T !

Si nous prenons en considération que la “plage normale” pour les taux de testostérone varie de 300 à 1000 ng/dl de sang et que les sujets de l’étude de Bhasin présentent des niveaux de base de ~ 600 ng/dl, tous les changements entre -50% et + 66% rentreraient dans ce que l’orthodoxie médicale considère comme “normal” (note: si les sujets avaient déjà des niveaux “bas”, même des changements de + 200% seraient toujours dans la fourchette normale. Gardez cela à l’esprit, en vous informant sur les derniers et meilleurs test-boosters 😉

rapport testosterone masse maigre et graisse

Tableau 2: Changement relatif de la masse maigre et de la masse grasse en réponse aux modifications des taux sériques de testostérone; la zone verte indique “normal” = niveaux physiologiques de testostérone; les astérisques (*) indiquent des changements statistiquement significatifs (p <0,05) par rapport à la ligne de base (calculés sur la base de Bhasin, 2001).

Si nous étudions les données et admettons que seuls les points marqués d’un astérisque (*) représentent des changements statistiquement significatifs par rapport aux valeurs initiales (p <0,05), il est évident que des élévations et des réductions n’ont aucun effet significatif sur la masse musculaire squelettique. En ce qui concerne la “construction musculaire” en l’absence d’exercice et d’interventions nutritionnelles, la magie ne commence pas avant que nous n’atteignons des concentrations supra-physiologiques de testostérone.

Brève note sur le rapport dose/effets: Si vous regardez la figure 2 sans utiliser votre cerveau, il semblerait qu’en utilisant juste assez de testostérone, vous deviendrez en un rien de temps Mr O. Cependant, si vous examinez de plus près la pente dans la zone supraphysiologique, cela signifie que pour chaque augmentation de plus de 1% de la masse maigre, il faudrait augmenter votre taux de testostérone de plus de 27% et le maintenir sur une période de 20 semaines ! Et comme si cela ne suffisait pas, même si vous pouviez survivre en augmentant vos niveaux dans la zone des + 400%, vous devez savoir que la pente se stabilisera et que vous aurez probablement besoin de + 100% pour ajouter + 1% en masse maigre. Si, d’autre part, vous n’utilisez pas d’injectables mais un “booster” de testostérone, ou si vous testez ou mesurez vos niveaux juste après ou peu après les injections, il est probable que vous deviez augmenter de 60 à 80% le taux de testostérone sérique pour gagner 1 % d’augmentation de la masse maigre totale durant les 20 semaines ! Après tout, 7 jours après l’injection (c’est-à-dire lorsque les taux de testostérone des sujets ont été mesurés), les taux sériques devraient en réalité être inférieurs de 50% par rapport à ceux observés immédiatement après l’injection de testostérone énanthate. Comme déjà mentionné, celle-ci présente une demi-vie d’environ 4 à 5 jours.

Ce qui est presque effrayant, cependant, est représenté par l’effet néfaste (et statistiquement hautement significatif) des réductions de la testostérone dans la «fourchette normale» sur la masse grasse des sujets (-47% = + 17% de masse grasse; -57% de testostérone = + 36% de masse grasse). Ces effets obésogènes de faibles niveaux de testostérone pourraient être liés à l’effet anti-adipogène direct de la testostérone (Singh. 2006) et s’intègrent parfaitement à l’image émergente (mais pas encore canonique) de niveaux faibles de T. qui contribuent à l’épidémie d’obésité (Corona. 2011).

Une analyse des interrelations complexes entre un gros ventre de bière et ce qui est caché à votre vue irait bien au-delà de la présente édition des articles “Comprendre la croissance musculaire” où les effets de la testostérone sur le muscle squelettique, et non sur le tissu adipeux, sont au centre de notre attention. En outre, ces effets ne devraient évidemment pas être limités à des augmentations de “masse maigre” mais devraient également être mesurables en termes de “taille”, c’est-à-dire en termes de circonférence musculaire/section transversale où les gains de force sont évidents.

Est-ce que la testostérone vous rend plus massif, plus mince et plus fort ?

Comme ceux d’entre vous qui connaissent les résultats des 11 000 et 1 études sur des patients hypogonodaux, âgés ou malades, où les augmentations de la masse musculaire totale du squelette induites par HRT sont souvent «statistiquement non significatives», nous pouvions nous attendre à ce que les chercheurs n’aient pas réellement besoin d’un scanner DEXA pour constater que la masse musculaire de leurs sujets avait augmenté. Comme le montre le tableau 3, un simple ruban mètre aurait suffi.

Tableau 3: Changements relatifs de la circonférence de la cuisse et du quadriceps et de la force/puissance maximales à la presse à cuisses en réponse à 20 semaines de dosage de testostérone énanthate (calculé selon Bhasin, 2001)

Pour le volume musculaire, comme pour les modifications de la masse musculaire totale discutées précédemment, l’utilité marginale est à nouveau maximale dans la «plage physiologique» supérieure, ce qui correspond à l’utilisation de 125 mg de testostérone énanthate par semaine (tableau 3, vert).

En ce qui concerne la force au leg press ainsi que la puissance totale des cuisses, une image différente se dégage: contrairement aux gains de poids et de masse musculaire, les gains en force et en puissance pour les 125 mg n’étaient pas statistiquement significatifs (p = 0,42 et p = 0,59). De plus, l’effet susmentionné des «rendements décroissants» avec des doses de testostérone supérieures à 300 mg/semaine s’avère beaucoup plus prononcé pour la force et la puissance des jambes que pour les gains de masse musculaire totale et de volume musculaire. Et comme si cela n’était pas déjà assez déroutant, contrairement à l’augmentation de + 7% dans le groupe des 125 mg, l’augmentation de + 6% de la force des cuisses dans le groupe «testostérone faible» (50 mg) était statistiquement significative (p = 0,02).

Testostérone, myostatine et IGF-1 tissent leurs liens ensemble

Afin d’expliquer cette “anomalie de la force”, nous devrons recourir à ce que nous avons appris dans les précédentes parties de cette série d’articles concernant les effets différentiels de la myostatine et de l’IGF-1 sur la taille et la composition des muscles. En supposant que vous ayez lu chacun des précédents articles de “Comprendre la Croissance Musculaire”, vous serez familier avec les résultats de l’étude de Quaisar déjà mentionnée dans “Qu’est-ce que l’hypertrophie“. Vous vous rappellerez également que les observations de Quaisar et al. ont montré très clairement que l’hypertrophie musculaire «incontrôlée» chez les souris à myostatine négative leur donnait des muscles énormes mais dysfonctionnels. D’autre part, la surexpression de l’IGF-1 a facilité un processus de restructuration profonde au sein du muscle squelettique au cours duquel le recrutement de cellules satellites et l’ajout subséquent de myonucléus ont permis une croissance “saine” qui n’a pas “éclaté” jusqu’au maximum permis de la taille des domaines myonucléaires (cf. Qu’est-ce que l’hypertrophie ? Partie II).

Tableau 4: Corrélation (R²) du volume musculaire et de la performance avec la testostérone et l’IGF-1 (gauche); ratio testostérone/IGF-1 avant et après 20 semaines sur différentes quantités de testostérone énanthate (à droite; données calculées sur la base de Bhasin. 2001)

Dans ce contexte, les ratios testostérone-IGF-1 sur le côté droit du tableau 2 de la version précédente des articles “Comprendre la croissance musculaire” (le graphique sur le côté droit du tableau 4 est une copie identique reprise sur le tableau 4) devraient présenter un tout nouveau sens. Si l’IGF-1 est nécessaire pour maintenir des muscles en croissance rapide, la raison de la perte de puissance et des gains de force réduits dans le groupe testostérone énanthate de 600 mg pourrait bien être du à un manque relatif d’IGF-1 (ratio > 3,5 x testostérone/IGF-1). La corrélation supérieure (R²) entre les mesures de performance et les valeurs IGF-1 des participants à l’étude (tableau 4 à gauche) ne serait pas seulement favorable à cette hypothèse. Elle souligne également l’importance vitale de facteurs de croissance des variantes de l’épissage non mesurées dans cette étude (Note EM: MGF…), qui peuvent se présenter pour les «athlètes sous chimie» en particulier.

Comment (ou du moins les chercheurs pensent-ils que) tout cela est en fait lié à la myostatine ? Comment la testostérone affecte-t-elle le ratio de fibres rapides à lentes (ce qui pourrait expliquer l’augmentation anormale de la biogenèse mitochondriale et de la fonction des cellules satellites ? Ce sont encore des sujets qui devront attendre le prochaine article de cette série “Comprendre la croissance musculaire”.

Article SuppVersity original: Intermittent Thoughts on Building Muscle: Quantifying “The Big T”…

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

 

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Dose élevée de zinc = 40% de testostérone LIBRE en plus

sources de zincLes compléments alimentaires de zinc augmenteraient effectivement les niveaux de testostérone totale et libre. Si vous donnez à des athlètes une dose quotidienne de 3 mg de sulfate de zinc [env. 1 mg de zinc élémentaire] par kilo de poids de corps, après quatre semaines, ils présenteraient 40% de plus de testostérone libre dans leur sang. Les chercheurs de l’Université de Selcuk en Turquie l’ont découvert lors d’une expérience avec 10 lutteurs masculins.

Dans l’article précédent sur cet oligoélément, nous vous avions parlé de cette recherche turque sur le zinc. Au cours de ces études scientifiques, des souris et des étudiants physiquement inactifs ont produit plus de testostérone lorsqu’ils ont reçu de fortes doses de zinc. Avec cette nouvelle expérience, les chercheurs ont examiné l’effet du zinc sur des lutteurs parfaitement entraînés. Les sujets avaient en moyenne 19 ans et s’entraînaient cinq jours par semaine depuis au moins six ans. Les lutteurs faisaient de la musculation une fois par semaine, effectuaient du cross training une fois par semaine et s’entraînaient à la lutte les trois autres jours.

Une expérience de 4 semaines pour connaitre l’influence du zinc sur la testostérone de sujets athlétiques

Avant et après la période de quatre semaines de supplémentation en zinc, les chercheurs ont fait rouler les sujets sur des cycles statiques jusqu’à ce qu’ils atteignent leur point d’épuisement. Avant et après l’expérience, les chercheurs ont mesuré les concentrations de thyroxine, de testostérone totale et testostérone libre dans le sang des sujets. Dans des conditions normales, un effort physique important diminue la concentration de ces hormones. Le tableau ci-dessous montre comment le supplément de zinc a empêché que cela se produise. Le supplément a également entraîné une augmentation de 40% de la testostérone libre avant le test d’épuisement.

 

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Le même effet a été observé sur les concentrations de thyroxine, T3 et T4 libre dans le sang.

 

zinc testostérone libre

 

De nombreuses enzymes utilisent le zinc dans les processus de production d’hormones et de génération d’énergie à partir des graisses ou des glucides. L’effort physique nécessite également de grandes quantités de zinc, estiment les chercheurs. Ils pensent que des quantités élevées de zinc pourraient aider les athlètes à améliorer leurs performances. “Des doses physiologiques de supplémentation en zinc peuvent s’avérer bénéfiques pour la performance”, écrivent-ils.

Si vous pesez 80 kg et que vous souhaiteriez utiliser du zinc à des doses similaires à celles utilisées par les lutteurs turcs, vous devriez prendre 240 mg de sulfate de zinc par jour [environ 80 mg de zinc élémentaire]. L’utilisation à long terme de ces doses élevées en zinc n’est pas très saine. Des chercheurs ont déjà signalé des effets secondaires dus à des apports beaucoup plus faibles. Selon des chercheurs chinois, une dose quotidienne de 50 mg de zinc entraînerait une augmentation du taux de cholestérol chez l’homme en quelques semaines. [Wei Sheng Yan Jiu. 2004 Nov;33(6):727-31.] Ajoutons que les épidémiologistes américains Walter Willett et Ed Giovannucci ont également découvert qu’un supplément en zinc à des doses supérieures à 100 mg par jour multipliait le risque de cancer de la prostate par 2,2. [J Natl Cancer Inst. 2003 Jul 2;95(13):1004-7.]

Source de l’article: Zinc megadose gives 40 percent more free testosterone

Source Ergo-log: Neuro Endocrinol Lett. 2006 Feb-Apr; 27(1-2):247-52.

Note: Les remarques des rédacteurs d’Ergo-log sont effectivement à prendre au sérieux. Une supplémentation élevée de zinc n’est pas très bonne pour la santé. Plusieurs études ont confirmé ces risques sur le cancer de la prostate. Ce que ne dit pas l’article mais qui est pourtant très connu, c’est que le zinc réduit la conversion de l’aromatase, l’enzyme qui convertit la testostérone en œstrogènes comme l’oestradiol. Un grand nombre de bodybuilders le savent très bien. Cela pourrait également expliquer pourquoi un taux aussi élevé de testostérone totale et testostérone libre a été constaté.

Eric Mallet

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La laxogénine réduirait le pourcentage de graisse, l’hydroxy-laxogénine augmenterait la masse musculaire

smilax-laxogeninePour les athlètes de force qui veulent réduire leur pourcentage de masse grasse, la laxogénine pourrait être un complément intéressant. S’ils veulent augmenter leur masse musculaire, ils seraient plus avisés de prendre de la 5-alpha-hydroxy-laxogénine. Ce constat serait suggéré par les résultats préliminaires d’une étude humaine, publiée par l’expert néerlandais Jan de Heij sur son site 5-alfa-hydroxylaxogenine.com.

La laxogénine et la 5-hydroxy-laxogénine

La laxogénine et la 5-alpha-hydroxy-laxogénine sont des substances de type stéroïde présentes dans les plantes de la famille Smilax, tels que le Smilax sieboldii. “Des suppléments à base de Smilax étaient déjà disponibles dans les années 1980”, nous explique De Heij. “Mais à cette époque, les entreprises n’étaient pas encore en mesure d’extraire des substances spécifiques du végétal. Mais c’est parfaitement possible maintenant.”

De Heij a réussi à mettre la main sur des extraits hautement purifiés. Les effets de ces substances étant peu connus, il a décidé d’étudier lui-même ces extraits végétaux et de publier les résultats sur le Web. “Ce projet n’est pas encore terminé”, souligne Jan de Heij. “Il s’agit des premiers résultats, nous n’en sommes qu’aux préliminaires.”

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L’expérience scientifique

Pour ses recherches, De Heij a coopéré avec une salle de musculation hollandaise. De Heij a fourni des suppléments contenant des capsules ou rien du tout, ou 24 milligrammes de laxogénine ou 22 milligrammes de 5-alpha-hydroxy-laxogénine. Les athlètes de force expérimentés qui souhaitaient participer à l’étude ont pris 2 capsules par jour pendant 4 semaines. L’étude était réalisées en double aveugle. Les athlètes ne connaissaient pas ce qu’ils utilisaient, pas plus que la personne qui leur avait distribué.

Les résultats de l’étude sur la laxogénine

La force maximale a augmenté dans tous les groupes mais les sujets qui avaient pris la 5-alpha-hydroxy-laxogénine ont fait mieux que les deux autres groupes.

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Le volume musculaire a également augmenté dans tous les groupes de test comme vous pouvez le voir ci-dessus. [Omtrek bovenarm = circonférence de la partie supérieure du bras.] Encore une fois, l’augmentation semblait être la plus grande chez les sujets qui avaient pris de la 5-alpha-hydroxy-laxogénine.

Le pourcentage de graisse a diminué dans le groupe laxogénine seulement. [Vetpercentage = pourcentage de graisse]. Effectivement, dans les deux autres groupes, le pourcentage de graisse est resté plus ou moins stable.

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Conclusion

Les données récoltées par Jan De Heij sont encore brutes. Les calculs statistiques, qui indiquent si les associations sont significatives, n’ont pas encore été réalisées. Néanmoins, ils suggèrent que la laxogénine présente un effet différent de celui de la 5-alpha-hydroxy-laxogénine. La laxogénine se présenterait comme un supplément de perte de graisse tandis que la 5-alpha-hydroxy-laxogénine semble avoir un effet anabolisant.

Pour obtenir plus d’informations sur Jan de Heij, vous pourriez vous rendre sur le creanite.com. C’est en néerlandais mais vous pourriez éventuellement utiliser des outils de traduction automatique.

Source de l’article: Laxogenin reduces fat percentage, hydroxy-laxogenin increases muscle mass

Source Ergo-log: 5-alfa-hydroxylaxogenine.com.

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Akahori A., Yasuda F., Laxogenin, a new steroidal sapogenin isolated from Smilax sielboldi Miq., Yakugaku Zasshi. 1963 May;83:557-8.

Kubo S, Mimaki Y, Sashida Y, Nikaido T, Ohmoto T. Steroidal saponins from the rhizomes of Smilax sieboldii, Phytochemistry. 1992 Jul;31(7):2445-50.

Okanishi T, Akahori A, Yasuda F. Studies on the steroidal components of domestic plants. (…), Chem Pharm Bull (Tokyo). 1965 May;13(5):545-50.

Tian LW, Zhang Z, Long HL, Zhang YJ. Steroidal Saponins from the Genus Smilax and Their Biological Activities. Nat Prod Bioprospect. 2017 Aug; 7(4):283-298.

Wang Q, Xu J, Liu X, Gong W, Zhang C. Synthesis of brassinosteroids analogue from laxogenin and their plant growth promotion,Nat Prod Res. 2015;29(2):149-57.

 

 

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Ashwagandha, vue d’ensemble sur un Rasayana (dynamisant) de l’Ayurveda

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Image Le Jardin des Médicinales

Si j’apprécie de vous traduire quelques articles d’Ergo-log qui me paraissent intéressants, cela me permet surtout de retranscrire en français une information scientifique qui mérite d’être lue. Cependant, il est toujours plus agréable de travailler directement avec les articles que par un intermédiaire parce que souvent trop résumé, avec parfois un manque de détails et de recul évident. Ce premier article directement traduit et commenté sera suivi par d’autres, comme je vous l’avez annoncé précédemment. Ici, il s’agit d’un article qui résume les expériences cliniques réalisées sur l’Ashwagandha. Entre autres, il s’agit là de mon domaine préféré de la nutrition, celui de l’Ayurveda, la science plusieurs fois millénaire de l’Inde. Rien n’est plus impressionnant que de lire les centaines de pages des codex de l’Ayurveda décrire des dizaines de végétaux et de plantes à une époque où en Europe, régnait encore les guerres et l’obscurantisme religieux (pléonasme évident). Aujourd’hui, la recherche scientifique commence à peine à explorer le domaine immense couvert par cette science plurimillénaire pour en retirer quelques bribes de savoir. Cet article sur l’Ashwagandha sera suivi ensuite par un autre article sur le Terminalia ajurna, un végétal déjà moins connu que le premier. Il y en a bien d’autres, c’est un euphémisme mais je n’aurais pas assez de toute une vie pour vous en faire des articles. L’article original sera traduit partiellement, mes notes apparaissent en bleu.

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An Overview on Ashwagandha: A Rasayana (Rejuvenator) of Ayurveda

Auteurs: Narendra Singh, Mohit Bhalla, Prashanti de Jager, Marlena Gilca

Ashwagandha-feuillesL’Ashwagandha (Withania somnifera, famille des Solanaceae) est communément appelé “cerisier indien d’hiver” ou “Ginseng indien”. C’est l’un des végétaux les plus importants de l’Ayurveda (le système traditionnel de médecine en Inde) utilisé depuis des millénaires en tant que Rasayana pour ses nombreux bienfaits sur la santé. Rasayana est un terme qui fait référence à une préparation à base de plantes ou de métaux (oligoéléments et éléments trace comme l’or, l’argent… qui présenteraient une activité supposée mais mal connue dans l’organisme. C’est sur ce principe que l’on se baserait pour expliquer les effets du Shilajit..) qui favoriserait un état de santé physique et mentale jeune et augmenterait le bien-être. Ces types de remèdes sont donnés aux enfants en bas âge comme toniques en Inde, et sont également pris par les personnes d’âge moyen et les personnes âgées afin d’augmenter la longévité. Parmi les herbes ayurvédiques de Rasayana, l’Ashwagandha occupe la place la plus importante. Il est connu sous le nom de “Sattvic Kapha Rasayana” Herb (Changhadi, 1938). La plupart des plantes Rasayana seraient des agents adaptogènes et/ou anti-stress.

L’Ashwagandha est généralement disponible sous forme de churna, une poudre fine et tamisée qui peut être mélangée avec de l’eau, du ghee (beurre clarifié) ou du miel. Il améliorerait le fonctionnement du cerveau, du système nerveux et de la mémoire. Il améliorerait les fonctions du système reproducteur tout en favorisant un équilibre sexuel et reproductif sain. Étant un puissant adaptogène, il améliorerait la résilience du corps au stress. L’Ashwagandha améliorerait la défense de l’organisme contre la maladie en améliorant l’immunité à médiation cellulaire. Il possèderait également de puissantes propriétés antioxydantes qui aident à protéger contre les dommages cellulaires causés par les radicaux libres.

Composition chimique de l’Ashwagandha

withanolide ALes constituants chimiques biologiquement actifs du Withania somnifera sont des alcaloïdes (isopelletierine, anaferine, cuseohygrine, anahygrine, etc.), des lactones stéroïdiens (withanolides, withaférines) et des saponines (Mishra, 2000 et al., 2000). Les sitoindosides et acylstérylglucosides présents dans l’Ashwagandha seraient des agents anti-stress. Les principes actifs de l’Ashwagandha, comme par exemple les sitoindosides VII-X et Withaférine A, ont révélés une activité anti-stress significative contre des modèles aigus de stress expérimental (Bhattacharya et al., 1987). Bon nombre de ses constituants favorisent les actions immunomodulatrices (Ghosal et al., 1989). Les parties aériennes du Withania somnifera contiennent du 5-déhydroxy withanolide-R et de l’omniférine-A (Atta-ur-Rahman et al., 1991).

Utilisation traditionnelle de l’Ashwagandha

ashwagandha-feuilles-grainesL’Ayurveda, la médecine traditionnelle pratiquée en Inde, remonte à 6000 ans avant JC (Charak Samhita, 1949). Pendant ces 6000 ans, l’Ashwagandha a été utilisé comme Rasayana. La racine d’Ashwagandha est considérée comme tonique, aphrodisiaque, narcotique, diurétique, vermifuge, astringente, thermogénique et stimulante. La racine sentirait le cheval (“ashwa“), c’est pourquoi on l’appelle Ashwagandha. Sa consommation donnerait la puissance d’un cheval. Il est communément utilisé en cas d’émaciation des enfants (avec du lait, il serait le meilleur tonique pour les enfants), de débilité liée au vieillissement, de rhumatismes, troubles de vata, leucodermie, constipation, insomnie, dépression nerveuse, goitre, etc. (Sharma, 1999). Une pâte formée avec des racines écrasées avec de l’eau serait appliquée pour réduire l’inflammation au niveau des articulations (Bhandari, 1970). Il est également posé localement sur les anthrax, les ulcères et les gonflements douloureux (Kritikar et Basu, 1935). La racine en combinaison avec d’autres substances est prescrite contre le venin de serpent et la piqûre du scorpion. Il aiderait également contre la leucorrhée, les furoncles, les boutons, les coliques flatulentes, les vers et les hémorroïdes (Misra, 2004). L’Ashwagandha Nagori serait la meilleure variété d’Ashwagandha. Le maximum d’avantages apparaît lorsque de la poudre d’Ashwagandha fraîche est utilisée (Singh, 1983).

Les feuilles sont amères, elles sont recommandées en cas de fièvre et de gonflement douloureux. Les fleurs sont astringentes, dépuratives, diurétiques et aphrodisiaques. Les graines sont anthelminthiques et combinées à de l’astringent et du sel gemme, éliminent les taches blanches de la cornée. L’Ashwagandharishta est préparé à partir de cette substance. Il est utilisé dans les cas d’hystérie, d’anxiété, de perte de mémoire, de syncope, etc. Il agirait également comme stimulant et augmenterait le nombre de spermatozoïdes (Sharma, 1938).

Les études scientifiques sur les effets adaptogènes et anti-stress de l’Ashwagandha

Ashwagandha-feuillesL’Aswagandha est souvent comparé à l’Eleutherococcus senticosus (Ginseng sibérien) et le Panax Ginseng (Ginseng coréen/chinois) pour ses propriétés adaptogènes. Il est donc connu sous le nom de Ginseng indien (Singh et al., 2010). Les études approfondies sur le modèle biologique des animaux concernant les propriétés adaptogènes et anti-stress de l’Ashwagandha (Abbas et Singh, 2006; Kalsi et al., 1987; Singh et al., 1976, 1977, 1981, 1982, 1993a, 1993b, 2003 (Singh, 1995a, 1995b, 2006, 2008) ont montré qu’il était efficace pour augmenter l’endurance physique et prévenir l’ulcère gastrique induit par le stress, l’hépatotoxicité et la mortalité induites par le tétrachlorure de carbone (CCl4). L’Ashwagandha présente une activité anti-stress similaire chez le rat (Archana & Namasivayam, 1999) Une suspension aqueuse de racines d’Ashwagandha a été utilisée à raison de 100 mg/kg par dose orale. Les résultats indiquent une augmentation significative du taux plasmatique de corticostérone, de l’indice phagocytaire et de stress chez les rats prétraités avec la substance végétale. Ces paramètres étaient proches des valeurs témoins alors qu’une augmentation de la durée de la nage a été observée (voir ci-dessous). Ces résultats indiquent que le Withania somnifera utilisé sous forme brute serait un puissant agent anti-stress. Les résultats de ces études étayent l’hypothèse des effets toniques, vitalisants et régénérateurs prêtés à l’Ayurveda qui indiquent l’utilisation clinique du Withania somnifera dans la prévention et le traitement de nombreuses maladies induites par le stress comme l’artériosclérose, le vieillissement prématuré, l’arthrite, le diabète, l’hypertension… (Singh 1986, 2005; Singh et Misra, 1993).

Les effets de l’Ashwagandha sur les performances physiques en natation

ashwagandha-complement-alimentaireL’Ashwagandha a démontré qu’il permettait d’augmenter les performances en natation chez les rats (temps de nage pendant les tests d’endurance physique). Les propriétés anti-stress de l”Ashwagandha ont été étudiées en utilisant des rats adultes avec un test de résistance à l’endurance. Les animaux traités avec l’Ashwagandha ont montré une augmentation significative de la durée du temps de nage par rapport au contrôle. Le groupe témoin de souris a nagé pendant une durée moyenne de 385 minutes, tandis que les animaux traités avec la substance végétale ont continué à nager pendant une durée moyenne de 740 minutes. Ainsi, le temps de natation a été à peu près doublé après le traitement par Withania somnifera.

Effets sur le taux de cortisol et d’acide ascorbique des surrénales

La teneur en cortisol des glandes surrénales était significativement réduite chez les animaux soumis à une nage constante de 5 heures par rapport au groupe non nageur. Un prétraitement avec l’Ashwagandha a empêché la réduction de la teneur en cortisol des glandes surrénales. La teneur en acide ascorbique était également réduite de manière significative après 5 heures de nage par rapport au groupe non nageur. Le prétraitement avec le végétal a empêché la réduction de la teneur en acide ascorbique qui se produit après le stress de la natation. Ainsi, le traitement par Withania somnifera prévient la diminution du cortisol surrénal et de l’acide ascorbique due au stress de la natation. (…)

Les effets anabolisants de l’Ashwagandha

Une augmentation significative du poids de corps du groupe traité avec l’Ashwagandha comparé à un groupe de contrôle sur une période de 3 mois chez des rats a été observée. (…)

Les effets sur le système nerveux central et la cognition par l’Ashwagandha

Comme cité plus haut, l’Ashwagandha est un Rasayana ayurvédique bien connu. Il appartient à un sous-groupe de Rasayanas appelé Medhya Rasayana (ainsi que le Bacopa monieri, bien évidemment). Medhya se réfère généralement à l’esprit et à la capacité mentale/intellectuelle. Ainsi, les Medhya Rasayana comme l’Ashwagandha, sont utilisés pour promouvoir l’intellect et la mémoire. L’effet de Medhya Rasayana favorisant la cognition serait plus visible chez les enfants présentant des déficits de mémoire, ou lorsque la mémoire est compromise à la suite d’un traumatisme crânien, d’une maladie prolongée ou d’un âge avancé (Singh et Udupa., 1993).

Les effets mimétiques du GABA de l’Ashwagandha sur la neurodégénération et son potentiel neurorégénératif

GABA

Le GABA en 3D !

Des expériences comportementales ont rendu compte de l’activité GABA-mimétique d’un extrait de racines d’Ashwagandha. La neurodégénérescence GABAergique due à l’excitotoxicité induite par les neuroleptiques et au stress oxydatif est l’un des mécanismes étiopathologiques de la physiopathologie de la dyskinésie tardive (Gunne et al., 1993). L’effet bénéfique de l’extrait de racine d’Ashwagandha pourrait être dû à son activité mimétique du GABA. L’ashwagandha, ses constituants et les métabolites de ses constituants ont favorisé la croissance des nerfs après 7 jours de traitement.

Une étude intrigante a démontré que l’administration orale chronique de withanoside IV atténuait les pertes axonales, dendritiques, synaptiques et les déficits de mémoire induits par le peptide amyloïde Aβ (25-35) chez la souris (Kuboyama et al, 2006). Après administration orale chez la souris, le withanoside IV a été métabolisé en sominone, ce qui avait induit une récupération marquée au niveau des neurites et des synapses, ainsi qu’une croissance et une synaptogenèse axonales et dendritiques. Ces effets ont été maintenus pendant au moins 7 jours après l’arrêt de l’administration du withanoside IV. Ces données suggèrent que le withanoside IV et son métabolite, la sominone, pourraient avoir une utilité clinique en tant que médicaments anti-démence.

Une autre équipe a découvert qu’un extrait au méthanol d’Ashwagandha (5 mg/ml) augmentait significativement le pourcentage de cellules présentant des neurites dans les cellules SK-N-SH du neuroblastome humain. L’effet de l’extrait dépendait de la dose et du temps. Les taux d’ARNm des marqueurs dendritiques MAP2 et PSD-95 par RT-PCR se sont révélés nettement accrus par un traitement avec l’extrait. L’immunocytochimie a démontré l’expression spécifique de MAP2 dans les neurites étendus par l’extrait. Ces résultats suggèrent que l’extrait au méthanol d’Ashwagandha favorise la formation de dendrites (Kulkarni et al., 1993).

L’effet anxiolytique du végétal ayurvédique

L’Ashwagandha a induit un effet anxiolytique apaisant comparable à celui du Lorazépam dans les trois tests standard d’anxiété: le labyrinthe, l’interaction sociale et la latence alimentaire dans un environnement inconnu. En outre, à la fois l’Ashwagandha et le Lorazépam ont réduit les marqueurs de l’anxiété clinique, lorsque les taux étaient augmentés après l’administration d’un agent anxiogène, le pentylènetétrazole.

L’Ashwagandha présentait également un effet antidépresseur, comparable à celui induit par l’imipramine, dans deux tests standards, les tests de «désespoir comportemental» induits par la nage forcée et les tests d’«impuissance acquise». Les investigations confirment l’utilisation de l’Ashwagandha comme stabilisateur de l’humeur dans des conditions cliniques d’anxiété et de dépression. (Abdel-Magied et al., 2001)

L’effet de l’Ashwagandha sur les niveaux d’énergie et la santé mitochondriale

ribosome-35s-transcription-ARNL’effet de l’Ashwagandha sur la synthèse des glycosaminoglycanes dans le tissu de granulation du granulome d’une poche d’air induit par la carragénine a été étudié. L’Ashwagandha exerce un effet inhibiteur significatif sur l’incorporation du ribosome 35S dans le tissu de granulation (Pour simplifier: pré-transcription de l’ARN (ribosome 35S) et consommation d’énergie, voir schéma. Donc, ici, le WS inhibe la pré-transcription). L’effet découplant sur la phosphorylation oxydative (réduction du rapport ADP/O) a également été observé dans les mitochondries du tissu de granulation. En outre, l’activité d’ATPase dépendante de Mg2+ s’est avérée être influencée par l’Ashwagandha. L’extrait végétal a également réduit l’activité enzymatique de la succinate déshydrogénase dans les mitochondries du tissu de granulation (Begum & Sadique, 1987).

L’effet anti-inflammatoire de la Withaférine

La withaférine A et le 3-b-hydroxy-2,3-dihydrowithanolide F isolés à partir du Withania somnifera présenteraient des propriétés antibactériennes, antitumorales, immunomodulatrices et anti-inflammatoires prometteuses (Budhiraja et Sudhir, 1987). (…)

Discussion et conclusion des auteurs

Les données scientifiques disponibles soutiennent la conclusion que l’Ashwagandha est un véritable tonique régénérateur puissant (Rasayana), en raison de ses nombreuses actions pharmacologiques, anti-stress, neuroprotecteur, antitumoral, anti-arthritique, analgésique et anti-inflammatoire. (…) Ainsi, les résultats donnés ci-dessus indiquent clairement que l’utilisation traditionnelle de l’Ashwagandha repose sur une base logique et scientifique. Des études cliniques à grande échelle seront nécessaires pour prouver l’efficacité clinique de cette plante, en particulier pour les maladies liées au stress, les troubles neuronaux et les cancers.

Quant à moi, je vous retrouve rapidement sur le blog pour vous parler d’autres ergogènes végétaux très peu connus chez nous. Ensuite, viendra la suite des articles “Comprendre la croissance musculaire”.

Eric Mallet

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Références bibliographiques

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Quelques lectures intéressantes sur l’Ayurveda

Sri Ram Khanna, Madhu Saxena, Food standards and safety in a globalised world: the impact of WTO and codex, New Century Publications, Michigan University, 2003

C. P. Khare, Chandra Kant Katiyar, The Modern Ayurveda: Milestones Beyond the Classical Age, CRC Press, Boca Raton, 2012

Leung Ping-chung, From Ayurveda To Chinese Medicine, World Scientific, Singapore, 2017

Luisella Verotta, Maria Pia Macchi, Padma Venkatasubramanian, Connecting Indian Wisdom and Western Science: Plant Usage for Nutrition and Health, CRC Press, Boca Raton, 2015
Vasant Lad, Ayurveda: The Science of Self-healing : a Practical Guide, Motilal Banarsidass Publishe, Twin lakes, 2002
Frank John Ninivaggi, An Elementary Textbook of Ayurveda: Medicine with a Six Thousand Year Old Tradition, Psychosocial Press, Yale University School of Medicine, 2001
Dagmar Wujastyk, Frederick M. Smith, Modern and Global Ayurveda: Pluralism and Paradigms, SUNY Press, New York, 2013
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