Image Magdaline Nicole Pexels.com
L’un des risques pour la santé associés à un mode de vie sédentaire est la thrombose : la formation de caillots sanguins qui peuvent rétrécir des vaisseaux sanguins essentiels. Des chercheurs de l’université du Connecticut ont découvert que la musculation pouvait contribuer à protéger contre la thrombose. Une seule séance présenterait un effet immédiat, et l‘effet est plus important chez les personnes qui ont l‘habitude de faire de la musculation.
Coagulation du sang et thrombose
Chez les personnes en bonne santé, les systèmes responsables de l’activation de la coagulation sanguine, ceux responsables de l’inhibition de la coagulation et de la décomposition des caillots sont en équilibre. Chez les personnes atteintes de thrombose, l’équilibre est rompu. L’enzyme Inhibiteur de l’activateur du plasminogène-1 [PAI-1] peut être trop active, ou l’enzyme Activateur du plasminogène [tPA] peut ne pas être assez active.
Explication : le tPA décompose les caillots sanguins. Le PAI-1 inhibe le tPA et favorise donc la formation de caillots sanguins.
Les chercheurs savent déjà que de longues périodes d’exercice modérément intensif stimulent le système de dégradation des caillots sanguins et qu’un entraînement d’endurance à haute intensité active à la fois la coagulation sanguine et le système de dégradation des caillots sanguins. Les personnes présentant un risque de thrombose auraient donc intérêt à adopter un mode de vie comprenant, par exemple, de nombreuses longues promenades. Mais qu’en est-il de la musculation ? Est-il bon ou mauvais pour les personnes qui veulent prévenir la thrombose ?
L’étude clinique
Les chercheurs ont répondu à cette question en organisant une expérience au cours de laquelle ils ont demandé à dix personnes ayant un mode de vie sédentaire et à dix athlètes de force bien entraînés d’effectuer six séries de squats en utilisant un poids avec lequel ils pouvaient tout juste faire 10 répétitions. Les chercheurs ont prélevé des échantillons de sang sur les sujets avant et après la séance de musculation.
Les résultats
Lorsque les chercheurs ont analysé le sang, ils ont remarqué que, tant chez les personnes inactives que chez les athlètes de force, l’activité du PAI-1 diminuait et celle du t-PA augmentait.
Il semblerait que l’entraînement de force modifie l’équilibre de la coagulation dans un sens favorable pour les personnes présentant un risque de thrombose. L’effet est plus marqué chez les sportifs expérimentés. L’entraînement de résistance n’a pas eu d’effet sur le fibrinogène qui forme le caillot sanguin, mais il a augmenté la concentration des fragments 1 + 2 de la prothrombine et des complexes thrombine-antithrombine. Il s’agit de marqueurs de la coagulation sanguine.
Les chercheurs ont également mesuré le temps de thromboplastine partielle activée. Il s’agit du résultat d’un test qui renseigne sur l’équilibre entre les facteurs de coagulation et les facteurs anticoagulants. Les chercheurs ont découvert que l’entraînement modifiait l’équilibre en faveur des facteurs anti-coagulants.
Conclusion sur le risque de thrombose et la musculation
« Nos résultats suggèrent que l’entraînement de résistance habituel peut limiter l’activité inhibitrice du PAI-1 et augmenter l’activité du tPA, permettant ainsi un état fibrinolytique favorable », concluent les chercheurs.
Note EM: Mis à part ces informations intéressantes, la présence excessive de fibrinogène (précurseur de la fibrine) est également un sujet inquiétant pour la santé cardiovasculaire avec l’âge. Petite astuce, si celle-ci vous préoccupe, intéressez-vous aux enzymes, à la nattokinase ainsi qu’à la serrapeptase en particulier. J’essaierai de revenir sur ces deux enzymes par la suite.
Source de l’article: Strength training helps prevent thrombosis
Source Ergo-log: Thromb Res. 2013 Jun;131(6):e227-34.
Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,
Eric Mallet
La musculation aiderait à prévenir la thrombose
01 - 01
2025
Image Magdaline Nicole Pexels.com
L’un des risques pour la santé associés à un mode de vie sédentaire est la thrombose : la formation de caillots sanguins qui peuvent rétrécir des vaisseaux sanguins essentiels. Des chercheurs de l’université du Connecticut ont découvert que la musculation pouvait contribuer à protéger contre la thrombose. Une seule séance présenterait un effet immédiat, et l‘effet est plus important chez les personnes qui ont l‘habitude de faire de la musculation.
Coagulation du sang et thrombose
Chez les personnes en bonne santé, les systèmes responsables de l’activation de la coagulation sanguine, ceux responsables de l’inhibition de la coagulation et de la décomposition des caillots sont en équilibre. Chez les personnes atteintes de thrombose, l’équilibre est rompu. L’enzyme Inhibiteur de l’activateur du plasminogène-1 [PAI-1] peut être trop active, ou l’enzyme Activateur du plasminogène [tPA] peut ne pas être assez active.
Explication : le tPA décompose les caillots sanguins. Le PAI-1 inhibe le tPA et favorise donc la formation de caillots sanguins.
Les chercheurs savent déjà que de longues périodes d’exercice modérément intensif stimulent le système de dégradation des caillots sanguins et qu’un entraînement d’endurance à haute intensité active à la fois la coagulation sanguine et le système de dégradation des caillots sanguins. Les personnes présentant un risque de thrombose auraient donc intérêt à adopter un mode de vie comprenant, par exemple, de nombreuses longues promenades. Mais qu’en est-il de la musculation ? Est-il bon ou mauvais pour les personnes qui veulent prévenir la thrombose ?
L’étude clinique
Les chercheurs ont répondu à cette question en organisant une expérience au cours de laquelle ils ont demandé à dix personnes ayant un mode de vie sédentaire et à dix athlètes de force bien entraînés d’effectuer six séries de squats en utilisant un poids avec lequel ils pouvaient tout juste faire 10 répétitions. Les chercheurs ont prélevé des échantillons de sang sur les sujets avant et après la séance de musculation.
Les résultats
Lorsque les chercheurs ont analysé le sang, ils ont remarqué que, tant chez les personnes inactives que chez les athlètes de force, l’activité du PAI-1 diminuait et celle du t-PA augmentait.
Il semblerait que l’entraînement de force modifie l’équilibre de la coagulation dans un sens favorable pour les personnes présentant un risque de thrombose. L’effet est plus marqué chez les sportifs expérimentés. L’entraînement de résistance n’a pas eu d’effet sur le fibrinogène qui forme le caillot sanguin, mais il a augmenté la concentration des fragments 1 + 2 de la prothrombine et des complexes thrombine-antithrombine. Il s’agit de marqueurs de la coagulation sanguine.
Les chercheurs ont également mesuré le temps de thromboplastine partielle activée. Il s’agit du résultat d’un test qui renseigne sur l’équilibre entre les facteurs de coagulation et les facteurs anticoagulants. Les chercheurs ont découvert que l’entraînement modifiait l’équilibre en faveur des facteurs anti-coagulants.
Conclusion sur le risque de thrombose et la musculation
« Nos résultats suggèrent que l’entraînement de résistance habituel peut limiter l’activité inhibitrice du PAI-1 et augmenter l’activité du tPA, permettant ainsi un état fibrinolytique favorable », concluent les chercheurs.
Note EM: Mis à part ces informations intéressantes, la présence excessive de fibrinogène (précurseur de la fibrine) est également un sujet inquiétant pour la santé cardiovasculaire avec l’âge. Petite astuce, si celle-ci vous préoccupe, intéressez-vous aux enzymes, à la nattokinase ainsi qu’à la serrapeptase en particulier. J’essaierai de revenir sur ces deux enzymes par la suite.
Source de l’article: Strength training helps prevent thrombosis
Source Ergo-log: Thromb Res. 2013 Jun;131(6):e227-34.
Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,
Eric Mallet