Si un régime pauvre en glucides ne vous permet pas de perdre du poids, il vous gardera toujours en bonne santé

Même si cela ne vous fera pas perdre un gramme de graisse corporelle, un régime pauvre en glucides pourrait améliorer votre santé si celle-ci s’avère compromise par une alimentation désastreuse. Et c’est précisément la conclusion d’une petite étude expérimentale que des chercheurs américains, dirigés par Jeff Volek, ont publiée dans JCI Insight.

L’étude réalisée avec un régime pauvre en glucides

Les chercheurs ont réalisé une expérience avec 16 sujets obèses, tous atteints du syndrome métabolique. Le syndrome métabolique est une série d’effets négatifs sur la santé associés à l’embonpoint et à un mode de vie occidental dégradé. Il concerne par exemple la détérioration de l’équilibre du cholestérol et d’une sensibilité réduite à l’insuline.

Pendant 4 semaines, les chercheurs ont donné à leurs sujets un régime alimentaire composé de 57 % d’énergie en glucides [HC]. À deux autres occasions, les sujets ont pris pendant 4 semaines, une alimentation dont l’énergie provenait respectivement de 32% [MC] ou de 6 % [LC] des glucides. La quantité totale d’énergie des trois types d’alimentation était la même, tout comme la quantité des protéines. La quantité d’énergie était juste suffisante pour maintenir les sujets de l’expérience au même poids de corps.

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Les chercheurs ont été financés par l’industrie laitière américaine et hollandaise.

Résultats de l’expérience

Bien que les sujets ne soient pas devenus plus minces s’ils mangeaient moins de glucides, leurs paramètres santé s’étaient améliorés. Après 4 semaines de régime alimentaire à faible teneur en glucides, 9 des 16 personnes testées n’étaient plus affectées par le syndrome métabolique.

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La diminution de la quantité de glucides dans l’alimentation a augmenté le taux de cholestérol HDL et réduit la concentration de glucose et de triglycérides dans le sang.

Le régime pauvre en glucides contenait pourtant 2,5 fois plus de graisses saturées que le régime riche en glucides. Théoriquement, si vous exposez vos cellules à de fortes concentrations de graisses saturées, le risque de développer le syndrome métabolique, le diabète et/ou l’infarctus du myocarde augmentent.* Pourtant, le régime pauvre en glucides a réduit la concentration d’acides gras saturés dans le sang.

PL SFA = Graisses saturées (phospholipides) TG SFA = Graisses saturées (triglycérides).

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Le régime pauvre en glucides a également modifié le métabolisme des acides gras {Note EM: Au niveau de la synthèse hépatique des graisses à partir du glucose}. Il a permis de métaboliser l’acide linoléique en acide arachidonique de manière plus équilibrée.

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Conclusion

“En résumé, nos résultats montrent que le syndrome métabolique peut être rapidement inversé (en 4 semaines) par un régime pauvre en glucides chez la majorité des participants obèses, même lorsque l’une des principales caractéristiques du syndrome, l’augmentation du tour de taille ou de l’adiposité, est exclue de l’équation”, écrivent les chercheurs. “Ainsi, ces résultats sous-estiment probablement les véritables bienfaits d’un régime pauvre en glucides qui sont généralement associés à une perte de poids lorsque l’alimentation est suffisante.” {Note EM: Ce qui explique aussi pourquoi les régimes cétogènes ou hyperprotéinés sont efficaces dans une certaine mesure pour perdre du poids, et de la graisse corporelle en particulier.}

“Bien que nos résultats prolongent un nombre croissant de recherches explorant les régimes à faible teneur en glucides sur le syndrome métabolique, on ne sait toujours pas si les améliorations de la composante spécifique du syndrome métabolique observée ici se traduisent par une diminution des résultats cardio-métaboliques.”

“Sur la base de ces résultats, tout essai clinique alimentaire à long terme avec des sujets atteints du syndrome métabolique sur la base de cas particulièrement difficiles devrait inclure des régimes pauvres en glucides.”

Source de l’article: Even if a low carbohydrate diet does not make you slimmer, it still makes you healthier

Source Ergo-log: JCI Insight. 2019 Jun 20;4(12). pii: 128308.

* : “There has been considerable interest and debate on the role of dietary SFA (Acides Gras Saturés) on health, with several recent reports suggesting that it is not associated with CVD or total mortality (29, 30). However, people with higher levels of circulating even-chain SFAs (particularly palmitate, 16:0) have increased risk of developing MetS (18), diabetes (3133), CVD (32), heart failure (34), and mortality (15).”

Note EM: Pour rappel – comme si cela était encore nécessaire – cette étude, comme n’importe quelle autre étude scientifique, n’a de valeur que dans son contexte. Notez également que le fait que l’expérience ait été financée par l’industrie laitière américaine et hollandaise ne présume pas systématiquement d’une malversation ou d’une volonté de biaiser et/ou de prouver ce que vous avez envie d’entendre en lieu et place des résultats objectifs de l’expérience. Autrement dit, nous savons que de réduire la part des glucides tout en gardant le même quota calorique ne vous fera pas de perdre du poids. Cela pouvait peut-être paraitre évident mais il fallait, comme n’importe quelle évidence, le prouver. Cela dit, ce genre de détail se révèle particulièrement éclairant sur le travail du métabolisme par rapport aux substrats énergétiques, qu’il s’agisse des protéines, des glucides ou des acides gras. Notez également que le régime pauvre en glucides présente quant à lui, un taux d’acides gras mono-insaturés significativement plus élevé que pour les deux autres régimes alimentaires – malgré un taux de graisses saturés plus élevé. Là aussi, il s’agit d’un autre “détail” à prendre en compte. En effet, nous connaissons l’influence des acides gras mono-insaturés sur la santé (sensibilité à l’insuline augmentée, baisse du stress oxydatif et du taux de triglycérides). Pensez à l’huile d’olive par exemple… 

Rappelez-vous que le problème du syndrome métabolique ne vient pas des glucides mais de la gestion des glucides. En l’espèce, il s’agit comme vous le savez, d’un problème de gestion chaotique des macros (généralement glucides + graisses en excès) qui vous amène au diabète ou qui font de vous un pré-diabétique et/ou un bon candidat aux maladies cardiovasculaires. Ici, la baisse des glucides chez des obèses dont la santé est déjà problématique s’avère tout à fait éclairant par rapport au sujet que nous venons d’évoquer. En réduisant drastiquement la source du problème (ici, les glucides qui ne sont pas être gérés correctement par l’organisme), on élimine le problème à sa base. L’expérience prouve alors que la dégradation de la santé (SM), et notamment le diabète de type 2, sont maitrisables par une gestion pointue des macronutriments, comme cela a déjà été prouvé sur le plan clinique. 

Inutile de dire ici combien il est difficile de se passer des glucides en période de restriction calorique pour un sujet sain, qu’il s’agisse de définition musculaire ou de perte de poids. Comme cette étude le montre très bien, et même si elle se base sur un nombre restreint de sujets, elle prouve que la perte de poids doit d’abord dépendre d’une baisse progressive des apports caloriques et que les considérations relatives à l’équilibre des macros viendra ensuite, notamment à préserver la masse musculaire à partir d’un apport suffisant en protéines. Ces considérations deviennent, comme vous le savez, encore plus difficiles à considérer dans le cadre du bodybuilding lorsqu’il s’agit de garder un maximum de muscles tout en réduisant les derniers pourcentages de graisse corporelle.

Eric Mallet

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Moins de glucides, plus de mémoire chez les personnes âgées

Un régime alimentaire dont l’énergie proviendrait principalement des lipides et des protéines, et non des glucides, améliorerait la mémoire des personnes âgées. Des neuroscientifiques de l’Université de Cincinnati écrivent à ce sujet dans un article publié en 2012 dans Neurobiology of Aging.

Démence et régime alimentaire

Le vieillissement de la population ont fait entrer la maladie d’Alzheimer et la démence dans le cadre des maladies courantes. Ainsi, les scientifiques sont à la recherche de moyens pour ralentir l’épidémie qui se profile à l’horizon. Des études ont montré que les personnes présentant des taux d’insuline et de glucose en augmentation sont plus susceptibles de présenter une détérioration mentale avec l’âge.

Les chercheurs pensent que notre régime industriel, dans lequel une grande partie de l’apport calorique provient des glucides [principalement simples], est l’un des facteurs à l’origine de l’augmentation de l’incidence de la maladie d’Alzheimer et de la démence.

L’étude sur la mémoire, les risques de maladies neurodégénératives et le sucre

Les chercheurs de Cincinnati se sont demandé si un régime pauvre en glucides pouvait aider le cerveau des personnes âgées à mieux fonctionner. Ils ont donc fait une expérience auprès de 23 sujets âgés âgés de 70 ans en moyenne et qui commençaient à perdre la mémoire.

cetoneLes chercheurs ont divisé leurs sujets en deux groupes. Un groupe a reçu un régime «normal» pendant six semaines où la plus grande partie de l’énergie était fournie par les glucides [High carb]. L’autre groupe prenait un régime alimentaire contenant très peu de glucides [Low Carb]. Ce dernier est parfois appelé régime «cétogène» lorsqu’une majorité des calories consommées proviennent des protides et des graisses.

«Cétogène» fait ici référence à un régime alimentaire qui entraîne la libération de cétones. Les cétones [leur structure de base est illustrée ci-contre] sont libérées lorsque le corps se met à brûler des graisses plus longtemps. Les cétones sont des fragments d’acides gras décomposés. L’organisme les utilise alors pour obtenir de l’énergie.

 

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Les sujets du test ont essayé de s’en tenir à un apport quotidien de 20 grammes de glucides par jour. Ils n’ont pas toujours géré au mieux leurs apports mais ils ont très bien réussi dans l’ensemble. Juste avant le début et juste après la fin de la période de 6 semaines, les chercheurs ont testé la mémoire de leurs sujets. Les chercheurs ont examiné la capacité des sujets âgés à se souvenir des mots [Verbal Memory] et de leur capacité à commander des chiffres et des lettres [Memory].

Les résultats de l’étude scientifique en rapport à la mémoire

Les scores des deux tests se sont améliorés avec le régime cétogène.

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Plus le niveau d’insuline était bas, plus les scores étaient élevés. “Les corps cétoniques urinaires n’ont pas été détectés chez les sujets en régimes alimentaires riches en glucides. Mais ils étaient présents chez les sujets à régime faible en glucides alors que les taux de corps cétoniques étaient liés aux performances de la mémoire”, écrivent les chercheurs.

Conclusion

Ces conclusions pourraient nous faire penser qu’un régime pauvre en glucides protège le cerveau du vieillissement. Les chercheurs conseillent toutefois la prudence. “Si cette approche devait s’avérer efficace et présenter des avantages au-delà de la période d’intervention, elle pourrait être appliquée de manière intermittente en tant que stratégie préventive, une approche qui atténuerait de nombreuses préoccupations concernant les restrictions chroniques et sévères en glucides.”

Source de l’article: Less carbs, better memory

Source Ergo-log: Neurobiol Aging. 2012 Feb;33(2):425.e19-27.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme.

Eric Mallet

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Quelques grammes de galacto-oligosaccharides feraient de votre shake de protéine un meilleur constructeur de muscle

Les galacto-oligosaccharides sont des fibres alimentaires qui devraient stimuler le système immunitaire des bébés. C’est pour cette raison que l’industrie alimentaire en ajoute dans les aliments pour nourrissons. Toutefois, selon un brevet de la société néerlandaise Nutricia, ces mêmes galacto-oligosaccharides seraient également intéressants pour les personnes qui souhaitent maintenir ou augmenter leur masse musculaire.

L’étude sur l’animal et les galacto-oligosaccharides

Le brevet discute des résultats d’une étude sur des animaux au cours de laquelle les chercheurs ont injecté des cellules cancéreuses à des souris (TB), puis ont enregistré la décomposition de l’extensor digitorum longus [EDL] et du soléaire. Ceci a été réalisé en comparant le poids des muscles à celui de souris dans un groupe témoin sans cancer [C].

Certaines des souris cancéreuses ont reçu des aliments contenant des galacto-oligosaccharides [TB-Gos]. Les chercheurs ont utilisé Vivinal, un galacto-oligosaccharide produit par FrieslandCampina, une autre société néerlandaise. [vivinalgos.com]

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L’administration de galacto-oligosaccharides à réduit le catabolisme de près de 30%.

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Structure des galacto-oligosaccharides

Les galacto-oligosaccharides consistent en une unité de glucose à laquelle sont attachées 1 à 8 unités de galactose. La structure moléculaire est affichée ci-dessus. Le corps ne peut pas digérer les galacto-oligosaccharides; ce sont donc des fibres. Et parce que les micro-organismes présents dans l’intestin peuvent fermenter les galacto-oligosaccharides et les transformer en nutriments que l’organisme peut absorber – tels que les acides gras à chaîne courte – ils sont également considérés comme des prébiotiques.

Le brevet dont nous discutons maintenant concerne des galacto-oligosaccharides constitués de 67 à 80% de chaînes de 3 à 5 unités.


galacto-oligosaccharides

Dosage

Les chercheurs ont calculé l’équivalent humain des doses qu’ils ont utilisées pour l’étude animale: 10 à 65 milligrammes par kilo de poids de corps par jour. Pour un individu de 80 kilos, cela représenterait 800 à 5000 mg par jour.

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Association avec d’autres nutriments

Les chercheurs pensent que l’effet anabolique des galacto-oligosaccharides s’exprimerait probablement mieux en combinaison avec d’autres nutriments. Avec des protéines, forcément – des acides gras Oméga 3, des glucides lents et d’autres fibres.

Source de l’article: A few grams of galacto-oligosaccharides make your protein shake a better muscle builder

Source Ergo-log: US Patent 9,555,059 B2.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

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