
Image Paulina Zimmerman Pexels.com
Lorsque les patients atteints de la maladie de Crohn jeûnent par intermittence, leurs symptômes diminuent. Du moins, si la maladie est en rémission. C’est ce qui ressort d’un petit essai clinique publié dans la revue Gastroenterology.
L’étude sur le jeûne intermittent et la maladie de Crohn
Des gastro-entérologues canadiens de l’université de Colombie-Britannique ont recruté 35 personnes atteintes de la maladie de Crohn. Tous les participants étaient en rémission. Dans le cas de la maladie de Crohn, cela signifie presque toujours que les médecins ont réussi à contrôler la maladie à l’aide de médicaments. Les participants étaient également en surpoids.
Les Canadiens ont divisé leurs participants en deux groupes : un groupe témoin et un groupe expérimental. Pendant 12 semaines, les participants du groupe témoin ont mangé quand ils le souhaitaient. Les participants du groupe expérimental n’ont mangé que pendant une fenêtre de huit heures. Dans les deux groupes de sujets, les participants étaient libres de manger ce qu’ils voulaient.
Les résultats…
Bien que leur maladie soit en rémission, les participants de l’expérience présentaient encore des symptômes. Les médecins ont mesuré la gravité de ces symptômes à l’aide d’un questionnaire standardisé, l’indice Harvey-Bradshaw. Alors que le score des participants était déjà faible, celui du groupe expérimental a encore baissé de deux points. Grâce au jeûne intermittent, les participants devaient se rendre aux toilettes 40 % moins souvent. Ils ont également ressenti 50 % de douleurs abdominales en moins. Pour les patients, il s’agissait d’une amélioration notable de leur état de santé.

En outre, les participants de l’étude avait perdu du poids grâce au jeûne intermittent. Leur IMC avait diminué de 0,9 point. Sur la base des données obtenues dans d’autres études, nous estimons que les participants du groupe expérimental ont perdu 2 à 3 kilos. L’IMC du groupe témoin n’avait pas changé. Dans le groupe expérimental, les scanners ont montré une diminution de la graisse viscérale.

Les chercheurs n’ont pas observé de diminution de la concentration de protéines inflammatoires comme la CRP dans le sang du groupe expérimental. Cela suggère que la maladie de Crohn elle-même – l’inflammation chronique affecte les intestins – n’avait pas disparu ou ne s’est pas améliorée avec le jeûne intermittent. Les Canadiens ont observé une amélioration de la flore intestinale dans le groupe expérimental. Ils ont constaté une augmentation du nombre de micro-organismes produisant du butyrate.
Conclusion
« Nous reconnaissons la nature pilote de cet essai contrôlé randomisé, avec sa taille d’échantillon modeste et sa courte durée, ce qui limite la généralisation et soutient l’interprétation comme génératrice d’hypothèses », écrivent les chercheurs. « Néanmoins, l’ampleur des changements observés en 12 semaines souligne que l’alimentation restreinte dans le temps est une stratégie nutritionnelle d’appoint réalisable en rapport à la maladie de Crohn […]. »
Note EM: N’hésitez pas à prendre un instant pour vous abonner à la newsletter du blog. Ainsi, vous serez informé de la mise en ligne des nouveaux articles. 4 à 6 articles par mois sont mis en ligne, en fonction de mon temps libre. C’est gratos… Profitez-en pour développer votre culture physique !
Source de l’article: Intermittent fasting reduces symptoms in Crohn’s disease
Source Ergo-log: Gastroenterology. 2026 Feb 9:S0016-5085(25)06485-6.
Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,
Eric Mallet
Le jeûne intermittent réduirait les symptômes de la maladie de Crohn
02 - 03
2026
Image Paulina Zimmerman Pexels.com
Lorsque les patients atteints de la maladie de Crohn jeûnent par intermittence, leurs symptômes diminuent. Du moins, si la maladie est en rémission. C’est ce qui ressort d’un petit essai clinique publié dans la revue Gastroenterology.
L’étude sur le jeûne intermittent et la maladie de Crohn
Des gastro-entérologues canadiens de l’université de Colombie-Britannique ont recruté 35 personnes atteintes de la maladie de Crohn. Tous les participants étaient en rémission. Dans le cas de la maladie de Crohn, cela signifie presque toujours que les médecins ont réussi à contrôler la maladie à l’aide de médicaments. Les participants étaient également en surpoids.
Les Canadiens ont divisé leurs participants en deux groupes : un groupe témoin et un groupe expérimental. Pendant 12 semaines, les participants du groupe témoin ont mangé quand ils le souhaitaient. Les participants du groupe expérimental n’ont mangé que pendant une fenêtre de huit heures. Dans les deux groupes de sujets, les participants étaient libres de manger ce qu’ils voulaient.
Les résultats…
Bien que leur maladie soit en rémission, les participants de l’expérience présentaient encore des symptômes. Les médecins ont mesuré la gravité de ces symptômes à l’aide d’un questionnaire standardisé, l’indice Harvey-Bradshaw. Alors que le score des participants était déjà faible, celui du groupe expérimental a encore baissé de deux points. Grâce au jeûne intermittent, les participants devaient se rendre aux toilettes 40 % moins souvent. Ils ont également ressenti 50 % de douleurs abdominales en moins. Pour les patients, il s’agissait d’une amélioration notable de leur état de santé.
En outre, les participants de l’étude avait perdu du poids grâce au jeûne intermittent. Leur IMC avait diminué de 0,9 point. Sur la base des données obtenues dans d’autres études, nous estimons que les participants du groupe expérimental ont perdu 2 à 3 kilos. L’IMC du groupe témoin n’avait pas changé. Dans le groupe expérimental, les scanners ont montré une diminution de la graisse viscérale.
Les chercheurs n’ont pas observé de diminution de la concentration de protéines inflammatoires comme la CRP dans le sang du groupe expérimental. Cela suggère que la maladie de Crohn elle-même – l’inflammation chronique affecte les intestins – n’avait pas disparu ou ne s’est pas améliorée avec le jeûne intermittent. Les Canadiens ont observé une amélioration de la flore intestinale dans le groupe expérimental. Ils ont constaté une augmentation du nombre de micro-organismes produisant du butyrate.
Conclusion
« Nous reconnaissons la nature pilote de cet essai contrôlé randomisé, avec sa taille d’échantillon modeste et sa courte durée, ce qui limite la généralisation et soutient l’interprétation comme génératrice d’hypothèses », écrivent les chercheurs. « Néanmoins, l’ampleur des changements observés en 12 semaines souligne que l’alimentation restreinte dans le temps est une stratégie nutritionnelle d’appoint réalisable en rapport à la maladie de Crohn […]. »
Note EM: N’hésitez pas à prendre un instant pour vous abonner à la newsletter du blog. Ainsi, vous serez informé de la mise en ligne des nouveaux articles. 4 à 6 articles par mois sont mis en ligne, en fonction de mon temps libre. C’est gratos… Profitez-en pour développer votre culture physique !
Source de l’article: Intermittent fasting reduces symptoms in Crohn’s disease
Source Ergo-log: Gastroenterology. 2026 Feb 9:S0016-5085(25)06485-6.
Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,
Eric Mallet