La laxogénine réduirait le pourcentage de graisse, l’hydroxy-laxogénine augmenterait la masse musculaire

smilax-laxogeninePour les athlètes de force qui veulent réduire leur pourcentage de masse grasse, la laxogénine pourrait être un complément intéressant. S’ils veulent augmenter leur masse musculaire, ils seraient plus avisés de prendre de la 5-alpha-hydroxy-laxogénine. Ce constat serait suggéré par les résultats préliminaires d’une étude humaine, publiée par l’expert néerlandais Jan de Heij sur son site 5-alfa-hydroxylaxogenine.com.

La laxogénine et la 5-hydroxy-laxogénine

La laxogénine et la 5-alpha-hydroxy-laxogénine sont des substances de type stéroïde présentes dans les plantes de la famille Smilax, tels que le Smilax sieboldii. “Des suppléments à base de Smilax étaient déjà disponibles dans les années 1980”, nous explique De Heij. “Mais à cette époque, les entreprises n’étaient pas encore en mesure d’extraire des substances spécifiques du végétal. Mais c’est parfaitement possible maintenant.”

De Heij a réussi à mettre la main sur des extraits hautement purifiés. Les effets de ces substances étant peu connus, il a décidé d’étudier lui-même ces extraits végétaux et de publier les résultats sur le Web. “Ce projet n’est pas encore terminé”, souligne Jan de Heij. “Il s’agit des premiers résultats, nous n’en sommes qu’aux préliminaires.”

laxogenine

 

L’expérience scientifique

Pour ses recherches, De Heij a coopéré avec une salle de musculation hollandaise. De Heij a fourni des suppléments contenant des capsules ou rien du tout, ou 24 milligrammes de laxogénine ou 22 milligrammes de 5-alpha-hydroxy-laxogénine. Les athlètes de force expérimentés qui souhaitaient participer à l’étude ont pris 2 capsules par jour pendant 4 semaines. L’étude était réalisées en double aveugle. Les athlètes ne connaissaient pas ce qu’ils utilisaient, pas plus que la personne qui leur avait distribué.

Les résultats de l’étude sur la laxogénine

La force maximale a augmenté dans tous les groupes mais les sujets qui avaient pris la 5-alpha-hydroxy-laxogénine ont fait mieux que les deux autres groupes.

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Le volume musculaire a également augmenté dans tous les groupes de test comme vous pouvez le voir ci-dessus. [Omtrek bovenarm = circonférence de la partie supérieure du bras.] Encore une fois, l’augmentation semblait être la plus grande chez les sujets qui avaient pris de la 5-alpha-hydroxy-laxogénine.

Le pourcentage de graisse a diminué dans le groupe laxogénine seulement. [Vetpercentage = pourcentage de graisse]. Effectivement, dans les deux autres groupes, le pourcentage de graisse est resté plus ou moins stable.

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Conclusion

Les données récoltées par Jan De Heij sont encore brutes. Les calculs statistiques, qui indiquent si les associations sont significatives, n’ont pas encore été réalisées. Néanmoins, ils suggèrent que la laxogénine présente un effet différent de celui de la 5-alpha-hydroxy-laxogénine. La laxogénine se présenterait comme un supplément de perte de graisse tandis que la 5-alpha-hydroxy-laxogénine semble avoir un effet anabolisant.

Pour obtenir plus d’informations sur Jan de Heij, vous pourriez vous rendre sur le creanite.com. C’est en néerlandais mais vous pourriez éventuellement utiliser des outils de traduction automatique.

Source de l’article: Laxogenin reduces fat percentage, hydroxy-laxogenin increases muscle mass

Source Ergo-log: 5-alfa-hydroxylaxogenine.com.

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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Okanishi T, Akahori A, Yasuda F. Studies on the steroidal components of domestic plants. (…), Chem Pharm Bull (Tokyo). 1965 May;13(5):545-50.

Tian LW, Zhang Z, Long HL, Zhang YJ. Steroidal Saponins from the Genus Smilax and Their Biological Activities. Nat Prod Bioprospect. 2017 Aug; 7(4):283-298.

Wang Q, Xu J, Liu X, Gong W, Zhang C. Synthesis of brassinosteroids analogue from laxogenin and their plant growth promotion,Nat Prod Res. 2015;29(2):149-57.

 

 

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Ashwagandha, vue d’ensemble sur un Rasayana (dynamisant) de l’Ayurveda

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Image Le Jardin des Médicinales

Si j’apprécie de vous traduire quelques articles d’Ergo-log qui me paraissent intéressants, cela me permet surtout de retranscrire en français une information scientifique qui mérite d’être lue. Cependant, il est toujours plus agréable de travailler directement avec les articles que par un intermédiaire parce que souvent trop résumé, avec parfois un manque de détails et de recul évident. Ce premier article directement traduit et commenté sera suivi par d’autres, comme je vous l’avez annoncé précédemment. Ici, il s’agit d’un article qui résume les expériences cliniques réalisées sur l’Ashwagandha. Entre autres, il s’agit là de mon domaine préféré de la nutrition, celui de l’Ayurveda, la science plusieurs fois millénaire de l’Inde. Rien n’est plus impressionnant que de lire les centaines de pages des codex de l’Ayurveda décrire des dizaines de végétaux et de plantes à une époque où en Europe, régnait encore les guerres et l’obscurantisme religieux (pléonasme évident). Aujourd’hui, la recherche scientifique commence à peine à explorer le domaine immense couvert par cette science plurimillénaire pour en retirer quelques bribes de savoir. Cet article sur l’Ashwagandha sera suivi ensuite par un autre article sur le Terminalia ajurna, un végétal déjà moins connu que le premier. Il y en a bien d’autres, c’est un euphémisme mais je n’aurais pas assez de toute une vie pour vous en faire des articles. L’article original sera traduit partiellement, mes notes apparaissent en bleu.

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An Overview on Ashwagandha: A Rasayana (Rejuvenator) of Ayurveda

Auteurs: Narendra Singh, Mohit Bhalla, Prashanti de Jager, Marlena Gilca

Ashwagandha-feuillesL’Ashwagandha (Withania somnifera, famille des Solanaceae) est communément appelé “cerisier indien d’hiver” ou “Ginseng indien”. C’est l’un des végétaux les plus importants de l’Ayurveda (le système traditionnel de médecine en Inde) utilisé depuis des millénaires en tant que Rasayana pour ses nombreux bienfaits sur la santé. Rasayana est un terme qui fait référence à une préparation à base de plantes ou de métaux (oligoéléments et éléments trace comme l’or, l’argent… qui présenteraient une activité supposée mais mal connue dans l’organisme. C’est sur ce principe que l’on se baserait pour expliquer les effets du Shilajit..) qui favoriserait un état de santé physique et mentale jeune et augmenterait le bien-être. Ces types de remèdes sont donnés aux enfants en bas âge comme toniques en Inde, et sont également pris par les personnes d’âge moyen et les personnes âgées afin d’augmenter la longévité. Parmi les herbes ayurvédiques de Rasayana, l’Ashwagandha occupe la place la plus importante. Il est connu sous le nom de “Sattvic Kapha Rasayana” Herb (Changhadi, 1938). La plupart des plantes Rasayana seraient des agents adaptogènes et/ou anti-stress.

L’Ashwagandha est généralement disponible sous forme de churna, une poudre fine et tamisée qui peut être mélangée avec de l’eau, du ghee (beurre clarifié) ou du miel. Il améliorerait le fonctionnement du cerveau, du système nerveux et de la mémoire. Il améliorerait les fonctions du système reproducteur tout en favorisant un équilibre sexuel et reproductif sain. Étant un puissant adaptogène, il améliorerait la résilience du corps au stress. L’Ashwagandha améliorerait la défense de l’organisme contre la maladie en améliorant l’immunité à médiation cellulaire. Il possèderait également de puissantes propriétés antioxydantes qui aident à protéger contre les dommages cellulaires causés par les radicaux libres.

Composition chimique de l’Ashwagandha

withanolide ALes constituants chimiques biologiquement actifs du Withania somnifera sont des alcaloïdes (isopelletierine, anaferine, cuseohygrine, anahygrine, etc.), des lactones stéroïdiens (withanolides, withaférines) et des saponines (Mishra, 2000 et al., 2000). Les sitoindosides et acylstérylglucosides présents dans l’Ashwagandha seraient des agents anti-stress. Les principes actifs de l’Ashwagandha, comme par exemple les sitoindosides VII-X et Withaférine A, ont révélés une activité anti-stress significative contre des modèles aigus de stress expérimental (Bhattacharya et al., 1987). Bon nombre de ses constituants favorisent les actions immunomodulatrices (Ghosal et al., 1989). Les parties aériennes du Withania somnifera contiennent du 5-déhydroxy withanolide-R et de l’omniférine-A (Atta-ur-Rahman et al., 1991).

Utilisation traditionnelle de l’Ashwagandha

ashwagandha-feuilles-grainesL’Ayurveda, la médecine traditionnelle pratiquée en Inde, remonte à 6000 ans avant JC (Charak Samhita, 1949). Pendant ces 6000 ans, l’Ashwagandha a été utilisé comme Rasayana. La racine d’Ashwagandha est considérée comme tonique, aphrodisiaque, narcotique, diurétique, vermifuge, astringente, thermogénique et stimulante. La racine sentirait le cheval (“ashwa“), c’est pourquoi on l’appelle Ashwagandha. Sa consommation donnerait la puissance d’un cheval. Il est communément utilisé en cas d’émaciation des enfants (avec du lait, il serait le meilleur tonique pour les enfants), de débilité liée au vieillissement, de rhumatismes, troubles de vata, leucodermie, constipation, insomnie, dépression nerveuse, goitre, etc. (Sharma, 1999). Une pâte formée avec des racines écrasées avec de l’eau serait appliquée pour réduire l’inflammation au niveau des articulations (Bhandari, 1970). Il est également posé localement sur les anthrax, les ulcères et les gonflements douloureux (Kritikar et Basu, 1935). La racine en combinaison avec d’autres substances est prescrite contre le venin de serpent et la piqûre du scorpion. Il aiderait également contre la leucorrhée, les furoncles, les boutons, les coliques flatulentes, les vers et les hémorroïdes (Misra, 2004). L’Ashwagandha Nagori serait la meilleure variété d’Ashwagandha. Le maximum d’avantages apparaît lorsque de la poudre d’Ashwagandha fraîche est utilisée (Singh, 1983).

Les feuilles sont amères, elles sont recommandées en cas de fièvre et de gonflement douloureux. Les fleurs sont astringentes, dépuratives, diurétiques et aphrodisiaques. Les graines sont anthelminthiques et combinées à de l’astringent et du sel gemme, éliminent les taches blanches de la cornée. L’Ashwagandharishta est préparé à partir de cette substance. Il est utilisé dans les cas d’hystérie, d’anxiété, de perte de mémoire, de syncope, etc. Il agirait également comme stimulant et augmenterait le nombre de spermatozoïdes (Sharma, 1938).

Les études scientifiques sur les effets adaptogènes et anti-stress de l’Ashwagandha

Ashwagandha-feuillesL’Aswagandha est souvent comparé à l’Eleutherococcus senticosus (Ginseng sibérien) et le Panax Ginseng (Ginseng coréen/chinois) pour ses propriétés adaptogènes. Il est donc connu sous le nom de Ginseng indien (Singh et al., 2010). Les études approfondies sur le modèle biologique des animaux concernant les propriétés adaptogènes et anti-stress de l’Ashwagandha (Abbas et Singh, 2006; Kalsi et al., 1987; Singh et al., 1976, 1977, 1981, 1982, 1993a, 1993b, 2003 (Singh, 1995a, 1995b, 2006, 2008) ont montré qu’il était efficace pour augmenter l’endurance physique et prévenir l’ulcère gastrique induit par le stress, l’hépatotoxicité et la mortalité induites par le tétrachlorure de carbone (CCl4). L’Ashwagandha présente une activité anti-stress similaire chez le rat (Archana & Namasivayam, 1999) Une suspension aqueuse de racines d’Ashwagandha a été utilisée à raison de 100 mg/kg par dose orale. Les résultats indiquent une augmentation significative du taux plasmatique de corticostérone, de l’indice phagocytaire et de stress chez les rats prétraités avec la substance végétale. Ces paramètres étaient proches des valeurs témoins alors qu’une augmentation de la durée de la nage a été observée (voir ci-dessous). Ces résultats indiquent que le Withania somnifera utilisé sous forme brute serait un puissant agent anti-stress. Les résultats de ces études étayent l’hypothèse des effets toniques, vitalisants et régénérateurs prêtés à l’Ayurveda qui indiquent l’utilisation clinique du Withania somnifera dans la prévention et le traitement de nombreuses maladies induites par le stress comme l’artériosclérose, le vieillissement prématuré, l’arthrite, le diabète, l’hypertension… (Singh 1986, 2005; Singh et Misra, 1993).

Les effets de l’Ashwagandha sur les performances physiques en natation

ashwagandha-complement-alimentaireL’Ashwagandha a démontré qu’il permettait d’augmenter les performances en natation chez les rats (temps de nage pendant les tests d’endurance physique). Les propriétés anti-stress de l”Ashwagandha ont été étudiées en utilisant des rats adultes avec un test de résistance à l’endurance. Les animaux traités avec l’Ashwagandha ont montré une augmentation significative de la durée du temps de nage par rapport au contrôle. Le groupe témoin de souris a nagé pendant une durée moyenne de 385 minutes, tandis que les animaux traités avec la substance végétale ont continué à nager pendant une durée moyenne de 740 minutes. Ainsi, le temps de natation a été à peu près doublé après le traitement par Withania somnifera.

Effets sur le taux de cortisol et d’acide ascorbique des surrénales

La teneur en cortisol des glandes surrénales était significativement réduite chez les animaux soumis à une nage constante de 5 heures par rapport au groupe non nageur. Un prétraitement avec l’Ashwagandha a empêché la réduction de la teneur en cortisol des glandes surrénales. La teneur en acide ascorbique était également réduite de manière significative après 5 heures de nage par rapport au groupe non nageur. Le prétraitement avec le végétal a empêché la réduction de la teneur en acide ascorbique qui se produit après le stress de la natation. Ainsi, le traitement par Withania somnifera prévient la diminution du cortisol surrénal et de l’acide ascorbique due au stress de la natation. (…)

Les effets anabolisants de l’Ashwagandha

Une augmentation significative du poids de corps du groupe traité avec l’Ashwagandha comparé à un groupe de contrôle sur une période de 3 mois chez des rats a été observée. (…)

Les effets sur le système nerveux central et la cognition par l’Ashwagandha

Comme cité plus haut, l’Ashwagandha est un Rasayana ayurvédique bien connu. Il appartient à un sous-groupe de Rasayanas appelé Medhya Rasayana (ainsi que le Bacopa monieri, bien évidemment). Medhya se réfère généralement à l’esprit et à la capacité mentale/intellectuelle. Ainsi, les Medhya Rasayana comme l’Ashwagandha, sont utilisés pour promouvoir l’intellect et la mémoire. L’effet de Medhya Rasayana favorisant la cognition serait plus visible chez les enfants présentant des déficits de mémoire, ou lorsque la mémoire est compromise à la suite d’un traumatisme crânien, d’une maladie prolongée ou d’un âge avancé (Singh et Udupa., 1993).

Les effets mimétiques du GABA de l’Ashwagandha sur la neurodégénération et son potentiel neurorégénératif

GABA

Le GABA en 3D !

Des expériences comportementales ont rendu compte de l’activité GABA-mimétique d’un extrait de racines d’Ashwagandha. La neurodégénérescence GABAergique due à l’excitotoxicité induite par les neuroleptiques et au stress oxydatif est l’un des mécanismes étiopathologiques de la physiopathologie de la dyskinésie tardive (Gunne et al., 1993). L’effet bénéfique de l’extrait de racine d’Ashwagandha pourrait être dû à son activité mimétique du GABA. L’ashwagandha, ses constituants et les métabolites de ses constituants ont favorisé la croissance des nerfs après 7 jours de traitement.

Une étude intrigante a démontré que l’administration orale chronique de withanoside IV atténuait les pertes axonales, dendritiques, synaptiques et les déficits de mémoire induits par le peptide amyloïde Aβ (25-35) chez la souris (Kuboyama et al, 2006). Après administration orale chez la souris, le withanoside IV a été métabolisé en sominone, ce qui avait induit une récupération marquée au niveau des neurites et des synapses, ainsi qu’une croissance et une synaptogenèse axonales et dendritiques. Ces effets ont été maintenus pendant au moins 7 jours après l’arrêt de l’administration du withanoside IV. Ces données suggèrent que le withanoside IV et son métabolite, la sominone, pourraient avoir une utilité clinique en tant que médicaments anti-démence.

Une autre équipe a découvert qu’un extrait au méthanol d’Ashwagandha (5 mg/ml) augmentait significativement le pourcentage de cellules présentant des neurites dans les cellules SK-N-SH du neuroblastome humain. L’effet de l’extrait dépendait de la dose et du temps. Les taux d’ARNm des marqueurs dendritiques MAP2 et PSD-95 par RT-PCR se sont révélés nettement accrus par un traitement avec l’extrait. L’immunocytochimie a démontré l’expression spécifique de MAP2 dans les neurites étendus par l’extrait. Ces résultats suggèrent que l’extrait au méthanol d’Ashwagandha favorise la formation de dendrites (Kulkarni et al., 1993).

L’effet anxiolytique du végétal ayurvédique

L’Ashwagandha a induit un effet anxiolytique apaisant comparable à celui du Lorazépam dans les trois tests standard d’anxiété: le labyrinthe, l’interaction sociale et la latence alimentaire dans un environnement inconnu. En outre, à la fois l’Ashwagandha et le Lorazépam ont réduit les marqueurs de l’anxiété clinique, lorsque les taux étaient augmentés après l’administration d’un agent anxiogène, le pentylènetétrazole.

L’Ashwagandha présentait également un effet antidépresseur, comparable à celui induit par l’imipramine, dans deux tests standards, les tests de «désespoir comportemental» induits par la nage forcée et les tests d’«impuissance acquise». Les investigations confirment l’utilisation de l’Ashwagandha comme stabilisateur de l’humeur dans des conditions cliniques d’anxiété et de dépression. (Abdel-Magied et al., 2001)

L’effet de l’Ashwagandha sur les niveaux d’énergie et la santé mitochondriale

ribosome-35s-transcription-ARNL’effet de l’Ashwagandha sur la synthèse des glycosaminoglycanes dans le tissu de granulation du granulome d’une poche d’air induit par la carragénine a été étudié. L’Ashwagandha exerce un effet inhibiteur significatif sur l’incorporation du ribosome 35S dans le tissu de granulation (Pour simplifier: pré-transcription de l’ARN (ribosome 35S) et consommation d’énergie, voir schéma. Donc, ici, le WS inhibe la pré-transcription). L’effet découplant sur la phosphorylation oxydative (réduction du rapport ADP/O) a également été observé dans les mitochondries du tissu de granulation. En outre, l’activité d’ATPase dépendante de Mg2+ s’est avérée être influencée par l’Ashwagandha. L’extrait végétal a également réduit l’activité enzymatique de la succinate déshydrogénase dans les mitochondries du tissu de granulation (Begum & Sadique, 1987).

L’effet anti-inflammatoire de la Withaférine

La withaférine A et le 3-b-hydroxy-2,3-dihydrowithanolide F isolés à partir du Withania somnifera présenteraient des propriétés antibactériennes, antitumorales, immunomodulatrices et anti-inflammatoires prometteuses (Budhiraja et Sudhir, 1987). (…)

Discussion et conclusion des auteurs

Les données scientifiques disponibles soutiennent la conclusion que l’Ashwagandha est un véritable tonique régénérateur puissant (Rasayana), en raison de ses nombreuses actions pharmacologiques, anti-stress, neuroprotecteur, antitumoral, anti-arthritique, analgésique et anti-inflammatoire. (…) Ainsi, les résultats donnés ci-dessus indiquent clairement que l’utilisation traditionnelle de l’Ashwagandha repose sur une base logique et scientifique. Des études cliniques à grande échelle seront nécessaires pour prouver l’efficacité clinique de cette plante, en particulier pour les maladies liées au stress, les troubles neuronaux et les cancers.

Quant à moi, je vous retrouve rapidement sur le blog pour vous parler d’autres ergogènes végétaux très peu connus chez nous. Ensuite, viendra la suite des articles “Comprendre la croissance musculaire”.

Eric Mallet

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Références bibliographiques

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Budhiraja RD, Sudhir S. Review of biological activity of withanolides. JSIR. 1987;46:488–491.

Changhadi Govardhan Sharma, author. Ashwagandharishta – Rastantra Sar Evam Sidhyaprayog Sangrah – Krishna-Gopal Ayurveda Bhawan (Dharmarth Trust) Nagpur: 1938. pp. 743–744.

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Quelques lectures intéressantes sur l’Ayurveda

Sri Ram Khanna, Madhu Saxena, Food standards and safety in a globalised world: the impact of WTO and codex, New Century Publications, Michigan University, 2003

C. P. Khare, Chandra Kant Katiyar, The Modern Ayurveda: Milestones Beyond the Classical Age, CRC Press, Boca Raton, 2012

Leung Ping-chung, From Ayurveda To Chinese Medicine, World Scientific, Singapore, 2017

Luisella Verotta, Maria Pia Macchi, Padma Venkatasubramanian, Connecting Indian Wisdom and Western Science: Plant Usage for Nutrition and Health, CRC Press, Boca Raton, 2015
Vasant Lad, Ayurveda: The Science of Self-healing : a Practical Guide, Motilal Banarsidass Publishe, Twin lakes, 2002
Frank John Ninivaggi, An Elementary Textbook of Ayurveda: Medicine with a Six Thousand Year Old Tradition, Psychosocial Press, Yale University School of Medicine, 2001
Dagmar Wujastyk, Frederick M. Smith, Modern and Global Ayurveda: Pluralism and Paradigms, SUNY Press, New York, 2013
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Le Ginseng modifié GINST15 et vos muscles…

Un nouveau supplément à base de Ginseng, le GINST15, et qui contient un ginsénoside modifié, réduirait les sensations de fatigue et les douleurs musculaires pendant et après un entraînement intensif. Il maintiendrait la capacité fonctionnelle des muscles épuisés. Des chercheurs de l’Ohio State University ont publié un article à ce sujet dans le Journal of Sports Science and Medicine.

L’étude sur le Ginseng GINST15

Les chercheurs ont réalisé une expérience avec 19 sujets de test. Ces derniers devaient, réaliser 5 sets de presse à cuisses consécutifs avec 70% de leur charge à 1RM, à trois occasions différentes. Juste avant l’entraînement, juste après et 24 heures plus tard, les sujets devaient exécuter trois sauts avec une petite charge.

À une occasion, les sujets ont pris un placebo dans les 14 jours précédant les tests. Dans les deux autres cas, ils ont pris 160 ou 960 milligrammes de Ginseng GINST15 chaque jour.

Le Ginseng GINST15, c’est quoi exactement ?

Le GINST15 est un Ginseng basé sur une variété du végétal produite en Corée du Sud par la société Ilwha. Cette entreprise a financé la recherche. Le principal ingrédient actif du GINST15 est le 20-bêta-bêta-D-glucopyranosyl-20-(S)-protopanaxadiol ou Compound K. Le Compound K est une version extraite des ginsénosides des extraits de Ginseng.

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Dans le sang des utilisateurs, le “compound K” représentait le principal métabolite du Ginseng. Selon des études récentes, cette substance présenterait des effets positifs. A cette fin, Ilhwa a conçu un procédé de production où les enzymes convertissent les ginsénosides en compound K. Cette substance est l’ingrédient principal des suppléments de GINST15 présents sur le marché.

Tous les sujets se sont entraînés de la même manière pendant l’expérience: quatre fois par semaine, à un horaire où ils ont travaillé les groupes musculaires les plus importants deux fois par semaine avec des exercices de base.

Résultats de l’expérience avec le GINST15

Le dosage élevé de GINST15 a réduit la sensation d’épuisement immédiatement après les séries de presse à cuisses. Il a également réduit significativement les courbatures, 24 heures après l’entraînement.

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Lorsque les sujets ont utilisé la dose élevée de GINST15, ils ont développé plus de puissance musculaire [W] lors des sauts balistiques contrairement à la prise du placebo ou d’une faible dose de GINST15. Cependant, la différence n’était pas statistiquement significative. Les chercheurs ont ensuite utilisé une astuce qu’ils utilisent en réalité un peu trop souvent: ils ont divisé leurs sujets en 13 répondants et 6 non-répondants. En science, ce n’est pas très net.

Finalement, ce Ginseng présente t-il un intérêt ?

En réalité oui. Les 13 répondants, en prenant la dose élevée de GINST15, ont libéré plus de watts lors des sauts balistiques que dans les autres conditions [tableau en bas].

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Conclusion

“En résumé, cette enquête a révélé qu’une supplémentation de deux semaines avec le Ginseng GINST15 réduisait significativement la fatigue de l’exercice, les courbatures musculaires et la fatigue neuromusculaire perçues suite à un exercice de résistance intense”, écrivent les chercheurs.

“L’évolution des répondants et des non-répondants à la molécule remet en question nos bases de données apparemment mitigées sur les effets d’ergogène du Ginseng, suggérant que le potentiel du supplément pourrait être lié à la réponse de chaque individu.”

Source de l’article: The modified Ginseng supplement GINST15

Source Ergo-logJ Sports Sci Med. 2018 Mar 1;17(1):92-100.

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Note: Tout ceci est bien beau mais je vous retrouverai pour le prochain article avec la critique d’une étude sur un autre ergogène, l’Ashwagandha, sans passer par une revue d’Ergo-log. Puis je reviendrai sur le zinc ainsi que la suite des articles sur la testostérone proposée par la SuppVersity. Mais d’ici là, n’oubliez pas de développer votre culture physique !

Eric Mallet

Références bibliographiques

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Kudo K, Tachikawa E, Kashimoto T, Takahashi E. Properties of ginseng saponin inhibition of catecholamine secretion in bovine adrenal chromaffin cells. Eur J Pharmacol. 1998 Jan 12;341(2-3):139-44.

Nah SY, Kim DH, Rhim H. Ginsenosides: are any of them candidates for drugs acting on the central nervous system? CNS Drug Rev. 2007 Winter;13(4):381-404.

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Le thé vert présenterait un effet anabolisant léger pour les athlètes de force

the-vert-anabolisme-musculaireL’entraînement de force stimule l’accumulation de tissus musculaires et la combustion de la graisse corporelle (Note: Jusque là, rien d’anormal). Les deux effets seraient amplifiés si vous combinez votre entraînement de force avec quelques tasses de thé vert tous les jours. Les nutritionnistes de l’Université de Sao Paulo au Brésil tirent cette conclusion intéressante d’une étude scientifique publiée dans le Journal of Medicinal Food.

Le thé vert et son effet anabolisant supposé

Ergo-log avait déjà écrit sur l’effet anabolisant supposé du thé vert. Les culturistes qui boivent trois tasses de thé vert par jour perdraient moins de fibres musculaires que les bodybuilders qui ne le font pas. [Nutrition. 2008 May;24(5):433-42.]. En 2009, Ergo-log avait écrit un article sur une étude scientifique parrainée et réalisée à l’Université d’Oklahoma. Un programme d’entraînement entraînait une augmentation significative de la masse musculaire et une accumulation réduite de graisse avec une boisson sportive contenant du thé vert. Ergo-log avait également décrit une étude japonaise où des personnes âgées gagnaient plus de force musculaire grâce à la musculation quand elles buvaient du thé vert.

Une partie de l’effet anabolisant du thé vert pourrait être due à une augmentation temporaire du niveau de testostérone parce que les phénols du thé vert inhibent les enzymes qui éliminent la testostérone de la circulation sanguine mais d’autres mécanismes joueraient également un rôle. Les Brésiliens suggèrent dans leur article que le thé vert pourrait peut-être augmenter la concentration d’adrénaline et ainsi, améliorer la qualité de l’entraînement.

L’étude scientifique sur le thé vert et ses effets anabolisants (!)

the-vert-sanavitaLes chercheurs brésiliens ont fait une expérience avec 36 femmes âgées entre 20 et 40 ans. Les femmes étaient en surpoids et avaient un IMC allant de 25 à 35. Les chercheurs ont d’abord fait perdre du poids à tous les sujets en leur donnant un régime alimentaire de 1200 kcal par jour. Après cela, la véritable expérience a commencé, et a duré 8 semaines.

Les chercheurs ont divisé les femmes en 4 groupes. Le Groupe 1 a bu du thé vert en poudre fabriqué par le brésilien Sanavita, tous les jours à 10h00 et 16h00. [sanavita.com.br] Les sujets ont pris 10 grammes de poudre et l’ont mélangé avec de l’eau. Chaque tasse de thé contenait 2,1 mg de zinc, 13,5 mg de vitamine C, 20 mg de caféine et 160 mg de polyphénols. La quantité totale de polyphénols est assez faible: si vous faites du thé vert vous-même, il en contiendra certainement plus.

Les sujets du Groupe 2 ont reçu un placebo, identique à la poudre décrite ci-dessus, sauf qu’il ne contenait pas de polyphénols. Le Groupe 3 a également bu du thé vert deux fois par jour, en faisant aussi de la musculation. Ces femmes allaient en salle de musculation trois fois par semaine où elles entraînaient leurs groupes musculaires principaux, faisant des développés couchés, des tirages de dos, des élévations latérales, des biceps curls, des leg curls, des kickbacks pour les fessiers, des élévations de mollets assis et des Sit up. Les femmes ont réalisé des séries de 10 répétitions et se sont reposées pendant une minute entre les séries. Le Groupe 4 a également fait de la musculation mais a bu un placebo au lieu du thé vert.

Résultats de l’étude sur l’effet anabolisant supposé du thé vert

Les Brésiliens ont recherché un effet sur le taux de cholestérol dans le sang des sujets mais ils n’ont rien trouvé. Ce qu’ils ont découvert, c’est que la concentration de triglycérides dans le sang du groupe 3 avait diminué de façon significative de 37,6 mg par décilitre.

La supplémentation en thé vert a entraîné une réduction importante de la masse grasse du groupe thé vert + musculation. Cette interaction a été démontrée précédemment. [Am J Clin Nutr. 2008 Mar;87(3):778-84.]

Dans les groupes inactifs, le taux métabolique au repos [RMR] a diminué tout au long de l’expérience. Dans le groupe actif, le RMR a augmenté. Dans le groupe Thé vert + musculation, les dépenses énergétiques ont augmenté de 561 kcal par jour. Dans le groupe Placebo + musculation, il a augmenté de 503 kcal par jour. Cet effet serait surtout le résultat de l’augmentation de la masse corporelle maigre dans les groupes actifs. C’est du moins, ce que les chercheurs suggèrent. Cette augmentation était plus marquée dans le groupe Musculation + thé vert.

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La combinaison de l’entraînement de force et du thé vert a également entraîné une plus grande augmentation de la force maximale. Le groupe de musculation a augmenté sa force de 60 kg pour la presse à cuisses, de 4,8 kg pour le développé couché et de 9 kg pour le tirage des dorsaux. Pour le groupe Thé vert + musculation, les chiffres étaient de 83,3, 5,5 et 12,6 kg.

Source de l’article: Green tea has a slightly anabolic effect on strength athletes

Source Ergo-log: J Med Food. 2012 Nov 9. [Epub ahead of print].

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Note: L’effet anabolisant pourrait s’expliquer en partie par la présence d’épicatéchine dans le thé vert, un antioxydant qui exerce un effet d’inhibition de la myostatine. Nous en avions parlé dans un article précédent.

Eric Mallet

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