Berbérine et longévité, une expérience positive et assez surprenante sur l’animal

berberis-vulgaris-berberineSi vous réagissiez aussi bien à la berbérine que les souris de laboratoire, vous pourriez prolonger de 80 % le nombre d’années pendant lesquelles vous pourrez profiter d’une vie longue et prospère (théoriquement !). Cela signifie t-il que la berbérine présente un effet prometteur sur la longévité humaine ? Cet extrait végétal prolongerait la vie chez l’animal. A vrai dire, c’est déjà pas si mal…

La berbérine, une molécule issue de plantes dont l’usage médicinal est millénaire…

La berbérine est une substance présente en concentrations relativement élevées dans des plantes telles que l’épine-vinette ou Berberis vulgaris. Les guérisseurs traditionnels asiatiques utilisent des extraits de berbérine depuis des siècles contre diverses affections. En outre, des scientifiques de pays comme la Chine, Taïwan et la Corée du Sud supposent que la berbérine pourrait ralentir les processus de vieillissement.

En savoir plus »
Aucun commentaire

Le Ginseng sibérien, amélioration de l’endurance des athlètes

ginseng-siberien-racinesEn 2010, des chercheurs de l’université catholique Fu Jen, dans la capitale taïwanaise Taipei, ont été les premiers scientifiques à démontrer les effets positifs du ginseng sibérien, en latin Eleutherococcus senticosus. Ils ont testé des athlètes d’endurance dans une étude crédible. Ils ont publié leurs résultats dans le Chinese Journal of Physiology.

Le Ginseng sibérien

Les premières indications de l’effet positif du ginseng sibérien sur les athlètes d’endurance sont apparues dans des études russes plus anciennes et difficiles d’accès. Dans ces études, les athlètes d’endurance recevaient plusieurs millilitres d’une solution alcoolique concentrée contenant des extraits de ginseng sibérien une demi-heure avant d’être soumis à un exercice intense, après quoi ils présentaient des performances nettement améliorées.

En savoir plus »
1 Commentaire

Un extrait de Prunella vulgaris inhiberait l’estradiol via les récepteurs aryl-hydrocarbone

Il y a quelques temps de cela, nous vous avions parlé des extraits anti-œstrogéniques de la plante tropicale Bassaiopsis glomerulata. Ils avaient fait leur chemin dans le supplément nutritionnel de musculation Triazole. Le Triazole contenait également des extraits de la plante Prunella vulgaris (présentée ci-dessous), que l’on trouve couramment en Europe. Note EM: Il s’agit tout simplement de la Brunelle commune. En 2009, des chercheurs américains spécialisés dans le cancer ont publié une étude sur cellules et animaux au cours de laquelle ils ont étudié le fonctionnement de cette substance.

brunelle-commune

La Prunella vulgaris ou Brunelle commune

Les chercheurs, qui ont été financés par le gouvernement américain pour étudier des préparations à base de plantes que de plus en plus de femmes utilisent, ont découvert lors d’un dépistage que des extraits de Prunella vulgaris ont un effet anti-œstrogène. Ils ont ensuite examiné les préparations de plus près.

Les chercheurs ont exposé des cellules dotées de récepteurs d’œstradiol au DES, un œstrogène synthétique, et à l’extrait de Prunella vulgaris [PV]. Le DES a stimulé la synthèse de l’enzyme phosphatase alcaline mais le Prunella vulgaris a inhibé sa synthèse. À une concentration de 50 microgrammes par millilitre, l’extrait était presque aussi efficace que l’anti-œstrogène Fulvestrant [ICI]. Son nom commercial est Faslodex. Les médecins l’utilisent pour traiter le cancer du sein.

Les chercheurs ont implanté des cellules hormono-sensibles provenant d’humains (!) chez des souris et leur ont injecté de l’estradiol [E]. Lorsque les souris ont bu du thé fait à partir de Prunella vulgaris, la croissance des cellules implantées a diminué de moitié.

brunelle-commune-oestradiol

prunella-vulgaris-anti-oestrogenes

prunella-vulgaris-cyp1a1

La manière dont le Prunella vulgaris inhibe l’effet de l’œstradiol a été élucidée lors d’expériences avec des cellules sensibles à l’œstradiol. Dans ces expériences, les extraits ont stimulé la synthèse des enzymes CYP1A1 et CYP1B1. La première enzyme convertit l’œstradiol en 2-hydroxy-oestradiol et la seconde le convertit en 4-hydroxy-oestradiol. Ces deux métabolites sont considérablement moins actifs que l’œstradiol. Cependant, le 4-hydroxy-œstradiol présenterait un souci oncologique. Le 4-hydroxy-œstradiol rend l’œstradiol cancérigène car les métabolites du 4-hydroxy-œstradiol peuvent endommager l’ADN.

Les cellules synthétisent davantage de CYP1A1 et CYP1B1 si les composés interagissent avec le récepteur aryle hydrocarbone. Ce récepteur reconnaît les substances toxiques et réagit à celles-ci en augmentant la production d’enzymes de détoxification telles que CYP1A1 et CYP1B1. Celles-ci désactivent également l’œstradiol. Les chercheurs ont découvert que les extraits de Prunella vulgaris stimulent le récepteur des hydrocarbures aryliques. L’ajout de 3-méthoxy-4-nitroflavone [MNF], qui bloque le récepteur aryle hydrocarbone, a désactivé les extraits de plantes.

prunella-vulgaris-recepteur-aryl-hydrocarbone

Nous avons mentionné le mot “cancer” ci-dessus. Nous ne pensons pas que la prise de suppléments contenant du Prunella vulgaris augmente le risque de cancer. Presque tous les extraits de plantes contiennent des composés qui inhibent le CYP1B1, potentiellement dangereux, ou l’occupent d’une manière ou d’une autre, de sorte qu’il ne parvient pas à transformer l’estradiol. Cette sagesse s’appuie sur les recherches effectuées sur un autre bloqueur d’œstrogènes à base de plantes : le Ginkgo biloba.

Comme le Prunella vulgaris, le Ginkgo biloba active le récepteur aryle hydrocarbone et stimule ainsi la dégradation de l’estradiol par l’intermédiaire de l’enzyme CYP1A1. Le Ginkgo, cependant, active également la “mauvaise” enzyme, CYP1B1. Ce n’est probablement pas un problème. Les polyphénols du Ginkgo biloba, comme l’isorhamnétine, le kaempférol et la quercétine, sont de puissants inhibiteurs de cette enzyme.

Disons que celui qui a formulé Triazole savait de quoi il parlait…

Source de l’article: Self-heal extract inhibits estradiol via aryl hydrocarbon receptor

Source Ergo-log: Biol Reprod. 2009 Feb;80(2):375-83.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

En savoir plus »
Aucun commentaire

L’Artemisia iwayomogi produirait des effets similaires au GW501516

artemisia-iwayomogi-vegetal

L’Artemisia iwayomogi

Tout athlète d’endurance qui se respecte ne penserait même plus à prendre de l’EPO. A vrai dire, l’EPO date déjà de 1995. Bien des années plus tard, les sportifs non-naturels utiliseraient des produits de laboratoire comme le GW501516, un agoniste de la protéine PPAR-delta. Selon une étude animale publiée dans PLoS ONE, il existerait un extrait végétal qui ferait exactement la même chose. Avez-vous déjà entendu parler de l’Artemisia iwayomogi ?

Les protéines PPAR, le GW501516 et l’Artemisia iwayomogi

Rafraîchissons notre mémoire… Les cellules contiennent la protéine PPAR (En français: Récepteur Activé par les Proliférateurs de Peroxysomes). PPAR fait mille et une choses mais vous pouvez aussi résumer grossièrement son activité en une phrase simple : le récepteur PPAR agit comme un activateur de l’oxydation des acides gras. Plus une cellule reçoit de stimuli via le PPAR, plus elle brûle d’acides gras. La variante PPAR la plus pertinente pour les cellules musculaires serait le PPAR-delta. Note EM: Les PPAR sont des protéines présentes dans le noyau cellulaire qui se lient aux acides gras et vont activer des gènes qui commandent l’oxydation des graisses.

Le GW501516 est une substance expérimentale imaginée par les laboratoires de GlaxoSmithKline. Si vous le donnez à des souris et qu’elles font de l’exercice, vous remarquerez que le GW501516 est une substance d’endurance efficace. Il est d’ailleurs possible que le GW501516 soit vendu sur le marché noir.

artemisia-iwayomogi-ppar-delta

Résultats de l’étude sur l’animal avec l’Artemisia iwayomogi

Les Coréens engraissaient les souris en leur donnant des aliments auxquels ils avaient ajouté des graisses supplémentaires [HFD]. Les animaux prennent du poids plus rapidement que les souris consommant un régime normal. Lorsque les chercheurs ont donné aux souris HFD 200 mg par jour d’extrait d’Artemisia iwayomogi par kg de poids corporel, elles ont pris moins de poids que ce à quoi on pouvait s’attendre [ci-dessous à gauche]. Leurs muscles ont brûlé presque deux fois plus de graisse que ceux des souris engraissées qui n’ont pas reçu d’extrait [ci-dessous à droite].

artemisia-iwayomogi-oxydation-graisse

Donner de l’Artemisia iwayomogi aux souris HFD a réduit l’augmentation de leurs réserves de graisse HFD [ci-dessus à gauche]. De plus, l’extrait a stimulé l’activité dans les cellules musculaires des enzymes qui aident à convertir les acides gras en énergie [en haut à droite].

Les guérisseurs traditionnels asiatiques utilisent des extraits d’Artemisia pour traiter le diabète. Il n’est donc pas surprenant que les Coréens aient également découvert que l’Artemisia iwayomogi stimulait l’absorption de glucose par les cellules musculaires.

Conclusion

“Nos données fournissent la preuve expérimentale que le 95EEAI est un agoniste des PPAR-delta naturel qui active de manière robuste les gènes impliqués dans le métabolisme des acides gras en activant l’oxydation des acides gras in vitro et in vivo. Ceci suggère son potentiel en tant que mesures d’intervention et de prévention pour le traitement des troubles métaboliques”, résument les Coréens. Nous pourrions juste ajouter que l’Artemisia iwayomogi peut avoir d’autres utilisations, mais cela vous paraîtra déjà évident.

Note EM: A nouveau, je vous rappelle que mon blog est un site d’information scientifique et qu’il ne fait aucunement la promotion de la moindre substance, naturelle ou non. Comme vous le savez, je ne réponds pas aux demandes en rapport à des sites vendeurs des molécules discutées sur le blog.

Source de l’article: Artemisia iwayomogi works in the same way as GW501516

Source Ergo-log: PLoS One. 2012;7(3):e33815.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

En savoir plus »
2 Commentaires

Le Schisandra sinensis augmenterait la force musculaire de 8%

schisandra-sinensis

Baies de Schisandra sinensis

Imaginez un instant que vous ne vous fassiez pas de musculation mais que vous preniez un gramme d’extrait de Schisandra sinensis chaque jour. Selon une étude de l’université Dong-A en Corée du Sud, votre force musculaire pourrait avoir augmenté de 7,7 % en 12 semaines.

L’étude sur le Schisandra sinensis

Les chercheurs ont divisé 45 femmes en bonne santé âgées de 55 à 78 ans en deux groupes. Les chercheurs ont donné à la moitié de leurs sujets un total d’un gramme d’extrait de Schisandra chinensis chaque jour pendant 12 semaines. Cette dose était contenue dans 4 capsules. Les sujets ont divisé cette dose en deux prises par jour. L’autre moitié a reçu des gélules sans substances actives pendant cette période.

En savoir plus »
Aucun commentaire

L’ecdystérone produirait un gain de masse musculaire significatif chez l’athlète de force au bout de 10 semaines

peak-ecdysonePeut-on vraiment penser que ces vieilles études russes aient fait mouche ? L’ecdystérone, l’ecdystéroïde le plus populaire de la nutrition sportive, aurait en effet un effet anabolique. Des chercheurs allemands en sont venus à cette conclusion dans une étude humaine menée à la demande de la Wada. L’ecdystérone sera-t-elle ajoutée à la liste des substances interdites par cette organisme de contrôle ?

L’étude sur l’ecdystérone et le gain de masse musculaire

Les chercheurs ont divisé 46 jeunes sujets masculins en 4 groupes. Trois groupes se sont entraînés avec des charges pendant les 10 semaines de l’expérience. Un des groupes a pris un placebo [PL], deux autres ont utilisé un supplément d’ecdysterone. Un quatrième groupe d’hommes a pris de l’ecdystérone, mais n’a pas fait d’exercice [CO].

Les chercheurs ont utilisé le supplément Peak Ecdysone, un produit du fabricant allemand de suppléments Peak [ci-dessus]. Selon l’étiquette, Peak Ecdysone contient 100 milligrammes d’ecdystérone dérivée d’épinards par capsule, mais lorsque les chercheurs ont analysé le supplément, ils n’auraient trouvé que 6 milligrammes d’ecdystérone. Cela ne serait pas inhabituel avec les suppléments d’ecdystérone à base d’épinards.

En savoir plus »
Aucun commentaire

L’ecdystérone et le cartilage de vos articulations

ecdysterone-moleculeL’ecdystérone, une molécule à structure stéroïde présente dans les plantes de type épinard, favoriserait le développement du cartilage articulaire. Les endocrinologues de l’université de Göettingen en Allemagne, sont parvenus à cette conclusion à partir d’expériences réalisées sur des rats. Les culturistes connaissent bien les effets des suppléments d’ecdystérone sur la croissance musculaire, mais selon les Allemands, l’ecdystérone pourrait également aider à renforcer les articulations et les os.

L’ecdystérone présenterait un effet protecteur sur les articulations, le cartilage et les os après la ménopause

ecdysterone-complement-alimentaireLes chercheurs étudient les changements alimentaires qui pourraient aider les femmes à conserver leur force et leur santé après la ménopause. Le déclin des hormones sexuelles chez les femmes post-ménopausées réduit la masse et la force des muscles et des os. Il pourrait également y avoir un lien entre la réduction de la production d’œstradiol et l’arthrite. Puisque des études sur les animaux ont montré que les ecdystéroïdes présentent des effets anabolisants, les Allemands ont effectué des tests sur des rats femelles dont les ovaires productrices d’hormones avaient été enlevés. Les Allemands voulaient savoir si l’ecdystérone protégeait les os et les articulations des rats. Ils n’ont pas été déçus.

Les expériences des chercheurs allemands ont duré trois mois. Un groupe de rats a reçu une nourriture à laquelle on a ajouté 3 g/kg d’ecdystérone. Ils ont consommé environ 53 mg d’ecdystérone par jour. Un autre groupe de rats de laboratoire a reçu de la nourriture à laquelle on avait ajouté de l’estradiol synthétique, ce qui donne une dose quotidienne d’environ 132 microgrammes d’estradiol.

En savoir plus »
Aucun commentaire