Le thé vert aurait de meilleurs effets sur un estomac vide

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Image sciencedaily.com

Si vous buvez du thé vert ou si prenez des gélules contenant un extrait de thé vert en estimant qu’il contribue à une meilleure santé, faites-le plutôt sur un estomac vide. Des nutritionnistes australiens nous donnent ce conseil bien intentionné dans un article de Antioxydants. Les Australiens ont découvert que le corps n’absorbe pas l’EGCG – la principale substance bio-active du thé vert – aussi bien en combinaison avec de la nourriture.

L’étude australienne sur le thé vert

the-vert-egcg-antioxydantsLes chercheurs ont administré 500 mg d’EGCG [formule structurelle à gauche] à 4 sujets en bonne santé à 3 occasions différentes. Ils ont utilisé Teavigo, fabriqué par DSM.

À une occasion, les sujets ont pris leur EGCG sous forme de gélules le matin à jeun (gélule sans petit-déjeuner). À une autre occasion, ils ont pris les capsules avec des cornflakes et du lait [capsule avec petit-déjeuner]. Et à une autre occasion encore, les chercheurs ont mélangé l’EGCG dans un shake contenant des fraises, du sucre et du lactosérum [Strawberry sorbet], que les sujets ont bu au petit-déjeuner.

Résultats de l’étude sur le thé l’estomac vide ou non

Une fois que les sujets ont pris leurs gélules d’antioxydants, les chercheurs ont surveillé le taux d’EGCG sanguin des sujets pendant huit heures. Les chercheurs leurs ont donné un déjeuner pendant cette période. Les Australiens ont découvert que le taux d’EGCG dans le sang des sujets était trois à quatre fois plus élevé lorsque les sujets avaient consommé l’extrait de thé vert à jeun, par rapport aux autres conditions.

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Quelques explications…

Avec l’arrivée des aliments, l’estomac produit de l’acide pour digérer la nourriture. Une fois que la nourriture entre dans l’intestin grêle, le pancréas neutralise l’acide avec du bicarbonate. Selon une étude de 2001, c’est à ce moment-là qu’une grande partie de l’EGCG serait perdu*.

Conclusion sur le thé vert et les EGCG avec l’estomac vide

“En conclusion, l’absorption systémique était considérablement plus élevée pour l’EGCG pris en gélules sans nourriture après un jeûne nocturne qu’il ne l’était lorsqu’il était pris en gélules avec un petit-déjeuner léger ou inséré dans un sorbet à la fraise”, ont résumé les chercheurs. “Par conséquent, sur la base de ces résultats, l’ingestion d’EGCG avec de l’eau sur un estomac vide serait la méthode la plus appropriée pour une administration orale lors de futurs essais cliniques où l’EGCG doit être étudié en tant que nutraceutique bio-actif potentiel chez l’homme.”

Source de l’article: Green tea healthier and more effective on empty stomach

Source Ergo-log: Antioxidants 2015, 4, 373-393.

* Ian R. Record, Joanne M. Lane, Simulated intestinal digestion of green and black teas, Food Chemistry, Volume 73, Issue 4, June 2001

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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Des ecdystéroïdes modifiés présenteraient des effets anabolisants augmentés

Peut-être est-il possible que les ecdystéroïdes – un groupe d’hormones stéroïdes anabolisantes d’origine végétale que vous pouvez acheter en tant que complément alimentaire – devraient figurer sur une liste des substances dopantes. C’est ce que des biochimistes allemands écrivaient il y a trois ans. Aujourd’hui, cela n’est pas encore le cas. Mais si les ecdystéroïdes modifiés que des chimistes hongrois ont découverts sont mis sur le marché, cela pourrait changer. En tubes à essai, les effets anabolisants de certains de ces ecdystéroïdes sont trois fois plus importants que ceux des ecdystéroïdes classiques.

Les ecdystéroïdes

Il s’agit de molécules à structure stéroïde présentes dans certains végétaux comme les épinards ou le quinoa. Le plus connu d’entre-eux est l’ecdystérone. Durant des études sur animaux, l’ecdystérone avait augmenté la masse musculaire, stimulé la croissance du cartilage d’articulations et amélioré la qualité de la peau.

La poststérone, un dérivé de l’ecdystérone

Des chimistes hongrois, associés à l’Université de Szeged, ont signalé en 2015 que la poststérone, une version structurellement plus courte de l’ecdystérone, présentait un effet anabolisant plus important en éprouvettes que l’ecdystérone. [J Nat Prod. 23 oct. 2015; 78 (10): 2339-45.] La poststérone est présente en petites quantités dans presque toutes les plantes contenant de l’ecdystérone et pourrait donc se retrouver dans l’organisme lors de la conversion de l’ecdystérone.

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Des ecdystéroïdes synthétiques

Cela devrait être effectivement le cas, pensaient les Hongrois. Et ainsi, dans leur laboratoire, ils ont commencé à modifier des ecdystéroïdes – dans l’idée d’obtenir de meilleurs résultats que la poststérone. Et, comme ils l’écrivent dans un article paru dans Biorganic Chemistry, ils ont effectivement réussi.

Ils ont trouvé 8 ecdystéroïdes modifiés qui étaient plus anabolisants que l’ecdystérone. Les ecstystéroïdes activent la molécule de signalisation de l’anabolisme Akt (Note EM: on parle de la phosphorylation d’Akt ou de son activation). Les chercheurs ont même mis à jour 3 molécules étant trois fois plus fortes que l’ecdystérone [composants 11, 12 et 16].

 

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Pour autant que nous le savons, la plupart des molécules synthétisées par les chercheurs hongrois ne sont pas présentes dans la nature. Elles n’ont jamais été décrites ni répertoriées.

Conclusion

Il y a fort à parier qu’une entreprise décide d’associer ces molécules à un nouveau supplément et de le mettre sur le marché. Mais est-ce que nous pouvons toujours considérer ces ecdystéroïdes comme des substances naturelles ? Est-ce que nous pouvons admettre qu’elles se retrouvent dans un complément ? N’y aurait-il pas justement de trop grandes similitudes avec la définition même du dopage ?

Source de l’article: Modified ecdysteroides with more anabolic effects

Source Ergo-log: Bioorg Chem. 2018 Oct 31;82:405-13.

Note: Dopage ou pas dopage, la question commence à se poser au sujet de ces ecdystéroïdes modifiés en laboratoire… Molécules manipulées à partir de la molécule originale et présente dans certains végétaux, il me parait difficile de parler encore d’ergogènes naturels.

C’est un peu le même sujet qui s’était posé avant l’interdiction des prohormones vers la fin des années 1990 où les fabricants prétextaient que les prohormones étaient naturellement synthétisées dans l’organisme (ce qui était vrai pour la plupart des variantes de l’androsténédione et de l’androsténédiol). Mais entre ce qui est naturellement présent dans la nature ou ce qui est ajouté en quantité tellement importante qu’on ne la retrouve jamais dans un organisme sain, c’est précisément entre ces termes que la définition du dopage peut varier. Disons que si une molécule naturellement présente dans la nature est manipulée, il n’est plus possible de parler d’ergogènes naturels (comme le sont la créatine ou l’acide ursolique) mais bien d’une volonté d’obtenir un effet dopant. De toute évidence, ajoutons qu’une large majorité de substances pharmaceutiques sont elles aussi dérivées de molécules naturelles. Pour ma part, je relaie l’information, ensuite, chacun en pensera ce qui lui convient.

Eric Mallet

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Références bibliographiques

  • Csábi J. et al., Oxidized Metabolites of 20-Hydroxyecdysone and Their Activity on Skeletal Muscle Cells: Preparation of a Pair of Desmotropes with Opposite Bioactivities, J Nat Prod. 2015 Oct 23;78(10):2339-45.
  • Issaadi HM. et al., Side-chain cleaved phytoecdysteroid metabolites as activators of protein kinase B., Bioorg Chem. 2018 Oct 31;82:405-413.
  • Kumpun S. et al., The metabolism of 20-hydroxyecdysone in mice: relevance to pharmacological effects and gene switch applications of ecdysteroids, J Steroid Biochem Mol Biol. 2011 Aug;126(1-2):1-9.
  • Bâthori M, Toth N, Hunyadi A, Mârki A, Zador E. (2008). Phytoecdysteroids and anabolic-androgenic steroids – Structure and effects on Humans, Current Médicinal Chemistry 75:75-91.
  • Chermnykh NS, Shimanovsky NL, Shutko GV, Syrov VN. 1988. Effects of methandrostenolone and ecdysterone on physical endurance of animais and protein metabolism in the skeletal muscle, Farmakologiya i Toksikologiya6 57-62.
  • Foucault AS, Mathé V, Lafont R, Even P, Dioh W, Veillet S, Tomé D, Huneau D, Hermier D, Quignard-Boulangé A. 2012. Quinoa extract enriched in 20- hydroxyeedysone protects mice from diet-induced obesity and modulâtes adipokines expression, Obesity 20:270-277.
  • Foucault AS, , Dioh W, Lafont R, Veillet S, Tomé D, Quignard-Boulangé A, , Clément K, Rizkalla S. 2014. 20-Hydroxyecdysone increases android fat mass loss with no significant effect on muscle mass loss during a weight loss program in obèse and overweight subjects, ICFSR 2014 International Conférence of Frailty and Sarcopenia Research, Barcelone, 12-14/03/2014.
  • Gorelick-Feldman J, MacLean D, llic N, Poulev A, Lila MA, Raskin I. 2008. Phytoecdysteroids increase protein synthesis in skeletal muscle cells, J. Agric. Food Chem. 56: 3532-3537.

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Petit rappel – simplifié – en image sur la voie Pi3K/AKT/mTOR

 

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L’apigénine, l’anabolisant naturel du persil

L’apigénine est un flavonoïde naturellement retrouvé dans le persil, le céleri, la camomille et les agrumes. L’apigénine présenterait un effet anabolisant, comme l’ont découvert des chercheurs du Korea Food Research Institute. Détail intéressant à connaitre, l’équivalent humain de la dose que les chercheurs ont administrée à leurs souris de laboratoire est relativement faible.

L’apigénine, un flavonoïde assez peu connu des athlètes ou des sédentaires

La formule structurelle de l’apigénine est très similaire à celle de molécules antioxydantes comme la quercétine, le kaempférol et la lutéoline. Pourtant, l’apigénine a des effets différents sur l’organisme par rapport à ces derniers. Lorsque les chercheurs Coréens ont examiné l’apigénine, l’hespérétine, le kaempférol, la lutéoline, la myricétine et la quercétine pour rechercher d’éventuelles qualités anaboliques au moyen d’un test in vitro visant à déterminer les propriétés anaboliques possibles, seule l’apigénine a semblé être un candidat prometteur.

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Le dosage utilisé par les chercheurs

Les chercheurs ont ajouté l’apigénine à l’alimentation de deux groupes de souris mâles C57BL/6. Un groupe a reçu une faible dose, [Api-L] un autre groupe une forte dose [Api-H]. Un troisième groupe de souris a reçu une alimentation standard, sans ajouts [NOR]. L’équivalent humain des doses testées était d’environ 20 et 40 milligrammes par jour.

Un test d’endurance réalisé après 7 semaines

Sept semaine après le début de l’étude, les chercheurs ont fait courir les souris sur des tapis jusqu’à l’épuisement. Les animaux qui avaient pris ce flavonoïde ont réalisé de meilleures performances que les souris du groupe de contrôle.

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Les effets de l’antioxydant sur la masse musculaire

Les quadriceps des souris qui avaient reçu l’apigénine était significativement plus massives que celles des souris du groupe de contrôle. Au plus la dose était forte, au plus la masse musculaire était importante.

Les chercheurs ont également examiné la masse musculaire du tibial antérieur, du gastrocnémien et du triceps. L’administration de la molécule n’a pas modifié la masse de ces groupes musculaires.

Le mécanisme par lequel la stimulation serait opérée

L’apigénine augmenterait la production des protéines contractiles du muscle [MHC], les hormones anaboliques IGF-1 et IGF-2 ainsi que les PGC-1-alpha, un corégulateur de transcription qui stimule les cellules afin qu’elles produisent davantage de mitochondries.

 

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Après des recherches in vitro sur des cellules musculaires C2C12, les chercheurs coréens ont pu établir le tableau ci-dessous. L’apigénine, selon les Coréens, a déclenché des voies anaboliques en activant l’enzyme protéine arginine méthyltransférase-7 [Prmt7].

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Conclusion

“Nous avons constaté que l’apigénine augmentait le poids du muscle quadriceps chez les souris et qu’elle améliorait leur distance de course sur un tapis roulant en accélération”, comme l’ont résumé les chercheurs. “Ces événements sont imputables à la régulation à la hausse de la voie de signalisation Prmt7-PGC-1-alpha-GPR56“. “Nous avons également constaté que l’apigénine induisait la différenciation myogénique en régulant Prmt7-p38-myoD et la voie Akt-S6K1 dans les cellules C2C12.”

“Ces résultats suggèrent que l’apigénine pourrait être utilisée comme aliment fonctionnel pour prévenir la perte musculaire et améliorer la fonction musculaire. (…) Des études supplémentaires sur l’effet de l’apigénine sur les muscle de souris âgées sont nécessaires pour mieux comprendre l’effet protecteur de l’apigénine sur la sarcopénie.”

Source de l’article: Apigenin, a natural anabolic compound in parsley

Source Ergo-log: Oncotarget. 2017 Sep 16;8(45):78300-11.

Note EM: Tout ceci est très intéressant mais une question essentielle se pose: qu’en est-il exactement de la quantité de persil nécessaire afin d’obtenir une quantité significative d’apigénine ? Les rédacteurs d’Ergo-log nous parlent de 20 à 40 mg de la source alimentaire mais aucune indication précise n’est donnée sur la biodisponibilité de cet antioxydant. La réponse n’est pas donnée sur l’article d’Oncotarget puisque les quantités de flavones données aux souris sont bien évidemment rapportées à leur propre régime alimentaire: “mice were permitted ad libitum access to either a standard diet or a standard diet containing 0.2% apigenin (Api-L) or 0.4% apigenin (Api-H) for 7 weeks.“. J’ai donc mené ma petite enquête afin d’obtenir plus d’informations sur ce point. Un autre article publié dans Annals of Metabolism Nutrition m’a donné des indications plus précises sur la biodisponibilité du flavone en question. Celui varie de 0,22% à 0,16% dans le pire des cas mais d’autres détails nous éclairent un peu plus: “Only few studies gave indication on the average dietary intake. In men participating in the ATBC Study in Finland (n = 25,041), a mean daily intake of 10 mg flavonols and flavones (quercetin, kaempferol, myricetin, luteolin and apigenin) was estimated and apigenin comprised 0.5% of the total [4]. In Hungarian children (n = 521) and adults (n = 204), average apigenin intake was estimated to be 0.57 +- 0.71 and 0.85 +- 0.87 mg/day, respectively [5].” D’autre part, la quantité de persil donnée aux sujets dans cette étude correspond à 2 g/kilo de poids de corps afin de déterminer la biodisponibilité du flavone; une valeur bien supérieure à celle qui est avancée par Ergo-log.

Toujours est-il que ces informations nous indiquent, comme souvent avec les antioxydants de la famille des flavones, que leur biodisponibilité s’avère particulièrement basse mais qu’elle reste significative sur le plan métabolique. Pour ma part, je ne connais aucune marque de complément alimentaires à part chez Swanson, qui propose un complément isolé d’apigénine. Cependant, la remarque des rédacteurs d’Oncotarget sur les résultats similaires en termes de contexte de lutte contre la sarcopénie (ou pour les musclés bien informés) obtenus avec la tomatidine et l’acide ursolique (mais par d’autres voies métaboliques et/ou similaires) s’avère particulièrement pertinente et utile à rappeler: “Previous studies using connectivity maps have identified ursolic acid and tomatidine as small molecule inhibitors of skeletal muscle atrophy“. Inutile de vous dire que ce genre de cocktail végétal pourrait s’avérer probant sur le plan métabolique mais aussi, a priori, particulièrement couteux à produire.

Finalement, tout ceci s’avère particulièrement intéressant et je vous retrouverai avec plaisir pour le prochain article afin que nous puissions à nouveau développer notre culture physique !

Eric Mallet

 

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CinDura, l’arme secrète du nouveau Cell-Tech :-)

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Nouvelles promesses ou nouvelles illusions ?

A en croire une entreprise indienne du nom de Laila Nutriceuticals, CinDura est une association brevetée de deux extraits végétaux, de mangoustan (Garcinia mangostana) d’une part et de Cinnamomum tomala (tamālapattram (तमालपत्त्रम्) en sanskrit: littéralement, les feuilles de l’arbre noir) d’autre part, une variété de cannelle. Cela dit, j’ai bien peur que Muscletech et Cell-Tech nous refassent le coup du produit miracle. A vrai dire, le ton quelque peu sarcastique des rédacteurs d’Ergo-log s’avère finalement assez rassurant. Si ce CinDura ne risque pas de mettre fin au dopage un jour, il n’en reste pas moins vrai que nous sommes sans doute ici devant un ergogène qui vaut son pesant de cacahuètes et qui viendra s’ajouter à l’arsenal déjà bien pourvu des athlètes naturels du bodybuilding. Concernant la nouvelle formule miracle de Muscletech, j’émettrai cependant des réserves en fin d’article traduit.

Eric Mallet

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Si nous pouvons croire que les employés de Laila Pharmacaeuticals sont sans aucun doute honnêtes, les bodybuilders et autres athlètes de force pourraient gagner quelques kilos de masse musculaire, perdre de la masse grasse et devenir plus forts s’ils prennent seulement 800 milligrammes d’un extrait de plante nommé CinDura chaque jour. Ainsi, il n’y a sans doute rien d’étonnant qu’un fabricant de suppléments comme Muscletech et leur Cell-Tech utilise CinDura pour reformuler leur nouvelle version incontestablement fantastique de Cell-Tech série Next Gen.

CinDura, un extrait de deux végétaux brevetés et associés au nouveau Cell-Tech de Muscletech

Les salons attenants aux grandes compétitions comme l’Arnold Classic ou l’Olympia sont souvent l’occasion pour les marques de présenter de nouveau produits et autres compléments alimentaires. C’est au cours de l’Olympia 2018 que Muscletech présenta la dernière version de son désormais bien connu Cell-Tech dont la formule bénéficie désormais d’un nouveau composant sous brevet. Cell-Tech Next Gen contient désormais (Note EM: Du moins pour la version américaine), en plus de la créatine, des BCAA, de la bétaïne et de l’acide phosphatidique, CinDura, une combinaison d’extraits des fruits de la Garcinia mangostana et des feuilles du Cinnamomum tamala. Le dosage journalier recommandé de CinDura serait de 800 mg.

Selon les sites Web du secteur des suppléments, Cell-Tech a acquis le droit exclusif sur CinDura. Et si même la moitié des allégations sur CinDura sont correctes, nous pouvons alors parfaitement comprendre pourquoi les gens de Muscletech souhaite garder ce composant pour eux. Ce produit rendra certainement les stéroïdes anabolisants obsolètes, non… Vous voulez parier ?

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CinDura est un produit de Laila Nutraceuticals, une entreprise basée en Inde. Selon Laila, Cindura devrait augmenter la production d’oxyde nitrique.

L’étude scientifique

Les membres de l’équipe de Laila ont publié une étude impliquant 38 sujets âgés de 18 à 39 ans dans le Journal of the International Society of Sports Nutrition. Les sujets de l’étude s’entrainaient en anaérobie depuis au moins 6 mois.  Les chercheurs ont donné à la moitié des sujets 800 milligrammes de CinDura pendant 6 semaines et un placebo à l’autre moitié.

Résultats de l’étude sur CinDura

La force maximale (1RM) des sujets du groupe expérimental a augmenté considérablement par rapport au groupe placebo.

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Sur la même période de temps, la supplémentation avec CinDura aura également amélioré la composition corporelle. Dans le groupe de contrôle, la masse grasse et la masse musculaire maigre vont demeurer pratiquement les mêmes alors qu’elles baisseront et augmenteront respectivement dans le groupe qui avait pris CinDura.

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CinDura n’a pas eu d’effets sur l’IGF-1 et le niveau de testostérone des sujets.

Conclusion

“La présente étude a démontré que la supplémentation en Garcinia mangostana et en Cinnamomum tamala, en association avec un entraînement de résistance permet d’augmenter la force musculaire (…) et la croissance (…) chez de jeunes athlètes mâles entraînés.” comme l’ont résumé les chercheurs. “Cette étude indique également que les sujets ont bien toléré la supplémentation en Garcinia mangostana et en Cinnamomum tamala.”

“De futures études devraient être menées afin d’explorer les mécanismes moléculaires sous-jacents responsables des activités anaboliques du Garcinia mangostana et du Cinnamomum tamala. De plus, il serait intéressant d’évaluer si les suppléments de mangoustan et de cannelle tamala peuvent améliorer les fonctions musculaires et les performances physiques chez les hommes âgés et des jeunes hommes non entraînés aux activités physiques anaérobiques.”

Source de l’article: CinDura, Cell-Tech’s secret weapon

Source Ergo-log: Journal of the International Society of Sports Nutrition 2018 15:50.

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Note EM: Je voulais simplement revenir sur le nouveau Cell-Tech miraculeux de Muscletech (lien donné en début d’article). Disons que la tentative d’amélioration de leur produit est intéressante, du moins si l’on met les considérations de retombées financières de côté car il serait difficile (ou innocent) de ne pas voir les choses en face. Le dosage de créatine est un peu élevé (10g pour 2 doses), ce qui laisse penser qu’il passera difficilement au dessus de la psychose franco-européenne sur cette molécule. La formule sera donc sans doute revisitée pour l’Europe. Si l’apport de ce CinDura est pour l’instant difficile à estimer sur le terrain (à supposer que vous puissiez supporter ce breuvage pendant 6 semaines), une autre molécule dont je vous reparlerai bientôt est à prendre en compte. Il s’agit tout simplement de l’acide phosphatidique, là aussi sous brevet (Mediator). L’apport pour cette molécule est ici trop faible pour être vraiment significatif par rapport aux études menées sur cet acide gras.

Sinon, je m’étonne encore (enfin, plus vraiment…) de la présence des BCAA puisque dans un contexte de pré-entraînement, il sera toujours plus simple de métaboliser des glucides et du glycogène que de dégrader des acides aminés isolés. L’idéal et l’exception sera encore Peptopro puisque la totalité des acides aminés essentiels sont présents, avec une quantité significative de peptides. A part ceci, l’apport de Taurine est significatif, celui de l’acide alpha lipoïque l’est un peu moins. Ajouter 3 grammes de bétaïne est un plus appréciable mais dans l’ensemble, nous sommes encore loin d’un révolution…

A part ceci, pensez à vous abonner à la newsletter afin d’être les premiers à lire les nouveaux articles.

 

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La laxogénine réduirait le pourcentage de graisse, l’hydroxy-laxogénine augmenterait la masse musculaire

smilax-laxogeninePour les athlètes de force qui veulent réduire leur pourcentage de masse grasse, la laxogénine pourrait être un complément intéressant. S’ils veulent augmenter leur masse musculaire, ils seraient plus avisés de prendre de la 5-alpha-hydroxy-laxogénine. Ce constat serait suggéré par les résultats préliminaires d’une étude humaine, publiée par l’expert néerlandais Jan de Heij sur son site 5-alfa-hydroxylaxogenine.com.

La laxogénine et la 5-hydroxy-laxogénine

La laxogénine et la 5-alpha-hydroxy-laxogénine sont des substances de type stéroïde présentes dans les plantes de la famille Smilax, tels que le Smilax sieboldii. “Des suppléments à base de Smilax étaient déjà disponibles dans les années 1980”, nous explique De Heij. “Mais à cette époque, les entreprises n’étaient pas encore en mesure d’extraire des substances spécifiques du végétal. Mais c’est parfaitement possible maintenant.”

De Heij a réussi à mettre la main sur des extraits hautement purifiés. Les effets de ces substances étant peu connus, il a décidé d’étudier lui-même ces extraits végétaux et de publier les résultats sur le Web. “Ce projet n’est pas encore terminé”, souligne Jan de Heij. “Il s’agit des premiers résultats, nous n’en sommes qu’aux préliminaires.”

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L’expérience scientifique

Pour ses recherches, De Heij a coopéré avec une salle de musculation hollandaise. De Heij a fourni des suppléments contenant des capsules ou rien du tout, ou 24 milligrammes de laxogénine ou 22 milligrammes de 5-alpha-hydroxy-laxogénine. Les athlètes de force expérimentés qui souhaitaient participer à l’étude ont pris 2 capsules par jour pendant 4 semaines. L’étude était réalisées en double aveugle. Les athlètes ne connaissaient pas ce qu’ils utilisaient, pas plus que la personne qui leur avait distribué.

Les résultats de l’étude sur la laxogénine

La force maximale a augmenté dans tous les groupes mais les sujets qui avaient pris la 5-alpha-hydroxy-laxogénine ont fait mieux que les deux autres groupes.

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Le volume musculaire a également augmenté dans tous les groupes de test comme vous pouvez le voir ci-dessus. [Omtrek bovenarm = circonférence de la partie supérieure du bras.] Encore une fois, l’augmentation semblait être la plus grande chez les sujets qui avaient pris de la 5-alpha-hydroxy-laxogénine.

Le pourcentage de graisse a diminué dans le groupe laxogénine seulement. [Vetpercentage = pourcentage de graisse]. Effectivement, dans les deux autres groupes, le pourcentage de graisse est resté plus ou moins stable.

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Conclusion

Les données récoltées par Jan De Heij sont encore brutes. Les calculs statistiques, qui indiquent si les associations sont significatives, n’ont pas encore été réalisées. Néanmoins, ils suggèrent que la laxogénine présente un effet différent de celui de la 5-alpha-hydroxy-laxogénine. La laxogénine se présenterait comme un supplément de perte de graisse tandis que la 5-alpha-hydroxy-laxogénine semble avoir un effet anabolisant.

Pour obtenir plus d’informations sur Jan de Heij, vous pourriez vous rendre sur le creanite.com. C’est en néerlandais mais vous pourriez éventuellement utiliser des outils de traduction automatique.

Source de l’article: Laxogenin reduces fat percentage, hydroxy-laxogenin increases muscle mass

Source Ergo-log: 5-alfa-hydroxylaxogenine.com.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

  • Akahori A., Yasuda F., Laxogenin, a new steroidal sapogenin isolated from Smilax sielboldi Miq., Yakugaku Zasshi. 1963 May;83:557-8.
  • Kubo S, Mimaki Y, Sashida Y, Nikaido T, Ohmoto T. Steroidal saponins from the rhizomes of Smilax sieboldii, Phytochemistry. 1992 Jul;31(7):2445-50.
  • Okanishi T, Akahori A, Yasuda F. Studies on the steroidal components of domestic plants. (…), Chem Pharm Bull (Tokyo). 1965 May;13(5):545-50.
  • Tian LW, Zhang Z, Long HL, Zhang YJ. Steroidal Saponins from the Genus Smilax and Their Biological Activities. Nat Prod Bioprospect. 2017 Aug; 7(4):283-298.
  • Wang Q, Xu J, Liu X, Gong W, Zhang C. Synthesis of brassinosteroids analogue from laxogenin and their plant growth promotion,Nat Prod Res. 2015;29(2):149-57.

 

 

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