L’ecdystérone et le cartilage de vos articulations

ecdysterone-moleculeL’ecdystérone, une molécule à structure stéroïde présente dans les plantes de type épinard, favoriserait le développement du cartilage articulaire. Les endocrinologues de l’université de Göettingen en Allemagne, sont parvenus à cette conclusion à partir d’expériences réalisées sur des rats. Les culturistes connaissent bien les effets des suppléments d’ecdystérone sur la croissance musculaire, mais selon les Allemands, l’ecdystérone pourrait également aider à renforcer les articulations et les os.

L’ecdystérone présenterait un effet protecteur sur les articulations, le cartilage et les os après la ménopause

ecdysterone-complement-alimentaireLes chercheurs étudient les changements alimentaires qui pourraient aider les femmes à conserver leur force et leur santé après la ménopause. Le déclin des hormones sexuelles chez les femmes post-ménopausées réduit la masse et la force des muscles et des os. Il pourrait également y avoir un lien entre la réduction de la production d’œstradiol et l’arthrite. Puisque des études sur les animaux ont montré que les ecdystéroïdes présentent des effets anabolisants, les Allemands ont effectué des tests sur des rats femelles dont les ovaires productrices d’hormones avaient été enlevés. Les Allemands voulaient savoir si l’ecdystérone protégeait les os et les articulations des rats. Ils n’ont pas été déçus.

Les expériences des chercheurs allemands ont duré trois mois. Un groupe de rats a reçu une nourriture à laquelle on a ajouté 3 g/kg d’ecdystérone. Ils ont consommé environ 53 mg d’ecdystérone par jour. Un autre groupe de rats de laboratoire a reçu de la nourriture à laquelle on avait ajouté de l’estradiol synthétique, ce qui donne une dose quotidienne d’environ 132 microgrammes d’estradiol.

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Un extrait végétal inhibe l’œstradiol via le récepteur arylhydrocarboné

prunella-vulgarisIl y a de cela quelques temps, nous vous avions parlé des extraits anti-oestrogéniques de la plante tropicale Brassaiopsis glomerulata. Il s’agit d’ailleurs d’un végétal qui a fait son chemin dans le monde des suppléments de la musculation et dans Triazole de DS Sport en particulier. Le Triazole contient également des extraits végétaux du Prunella vulgaris, une plante que l’on retrouve partout en Europe. A ce sujet, c’est en 2009 que des chercheurs américains spécialisés dans le cancer ont publié une étude sur des cellules et des animaux dans laquelle ils ont étudié le fonctionnement de ces substances.

Les chercheurs, financés par le gouvernement américain pour étudier des préparations à base de plantes que de plus en plus de femmes utilisent, ont découvert lors d’un dépistage que des extraits de Prunella vulgaris présentaient un effet anti-œstrogénique. Ils ont ensuite examiné les préparations de plus près.

Les chercheurs ont exposé des cellules dotées de récepteurs à l’œstradiol au DES, un œstrogène synthétique, et à l’extrait de Prunella vulgaris [PV]. Le DES a stimulé la synthèse de l’enzyme phosphatase alcaline mais le Prunella vulgaris a inhibé sa synthèse. À une concentration de 50 microgrammes par millilitre, l’extrait était presque aussi efficace que le fulvestrant, un anti-œstrogène médicamenteux [ICI]. Son nom commercial est Faslodex. Les médecins l’utilisent pour traiter le cancer du sein.

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La Withaférine A, un anti-œstrogène (et peut-être aussi un anabolisant) de l’Ashwagandha

ashwagandha-withaferineSelon des études cliniques ou sur l’animal – principalement sponsorisées -, la supplémentation en Ashwagandha  augmenterait les niveaux de testostérone et stimulerait le développement du tissu musculaire. Les chercheurs de l’Institut du cancer de l’Université de Pittsburgh pourraient avoir découvert en 2011 comment l’Ashwagandha peut produire ces effets sur l’organisme. Leurs recherches mettent en évidence l’activité pharmacologique de la withaférine A, un ingrédient actif important de l’Ashwagandha.

La withaférine A présenterait un effet contre le cancer du sein

Les chercheurs américains ont exposé des cellules MCF-7 en éprouvette à de la withaférine A sur des concentrations de quelques micromoles. Les cellules cancéreuses ont perdu de leur vitalité. De plus, la withaférine A a endommagé l’ADN des cellules. Les cellules MCF-7 sont des cellules de cancer du sein qui ont besoin d’estradiol pour proliférer.

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Un effet anti-œstrogénique de l’Ashwagandha

On s’attendrait à ce genre d’effets dans des expériences où les chercheurs exposent les cellules MCF-7 à des anti-œstrogènes tels que le tamoxifène. Les chercheurs se sont donc demandé si la withaférine A avait un effet anti-œstrogénique.

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Le Cur2004-8 serait plus efficace que la curcumine, étude sur l’animal…

La curcumine est une substance très intéressante a priori mais sa biodisponibilité est sous-optimale. Cependant, des biotechnologistes sud-coréens de l’université de Soonchunhyang ont réalisé des expériences sur des animaux avec une variante semi-synthétique de la curcumine. Elle pourrait fonctionner mieux que la curcumine elle-même. Cet analogue est appelé Cur2004-8.

curcumine

cur2004-8

 

L’étude sur l’animal avec le Cur2004-8, un analogue de la curcumine

Les chercheurs ont placé du Cur2004-8 à deux concentrations différentes dans le milieu de culture de nématodes. De là, ils ont déterminé combien de temps les animaux pouvaient vivre. Ils ont fait des expériences similaires avec des nématodes dans un milieu de culture sans substances actives et dans un autre où ils avaient mis de la curcumine. L’expérience des chercheurs a été financée par le gouvernement sud-coréen.

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Ginsénoside Rg1, un anabolisant naturel du ginseng

ginsenoside-rg1Le ginsénoside Rg1 est probablement la principale substance bioactive du ginseng chinois et coréen. Et si vous donniez cette substance à des souris, leurs muscles deviendront plus denses et plus forts. Le ginsénoside Rg1 serait donc un anabolisant naturel. Du moins, c’est ce qu’écrivent des biologistes moléculaires sud-coréens, affiliés à l’école de médecine de l’université de Sungkyunkwan, dans le Journal of Ginseng Research.

L’étude sur les ginsénosides

Pendant 5 semaines, les chercheurs ont administré à des souris du ginsénoside Rg1 dans leur eau potable. Les chercheurs ne sont pas très clairs sur la dose qu’ils ont administrée à leurs animaux de laboratoire mais elle aurait pu être assez importante. Dans les études humaines, cependant, les sujets reçoivent généralement quelques milligrammes de ginsénoside Rg1 par jour.

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Résultats de l’étude sur le ginsénoside Rg1 du Ginseng

Les souris qui avaient reçu du ginsénoside Rg1 présentaient un peu plus de graisse brune et plus de muscles que les souris du groupe de contrôle mais ces différences n’étaient pas statistiquement significatives.

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Lorsque les chercheurs ont déterminé la force que les griffes des souris pouvaient développer, ils ont découvert que le ginsénoside Rg1 rendait les animaux testés plus forts. Les chercheurs ont trouvé plus de fibres musculaires dans les tissus musculaires des souris du groupe expérimental que dans celles des animaux du groupe de contrôle.

Dans les muscles des souris du groupe expérimental, beaucoup plus de fibres musculaires lentes MHCI [fibres musculaires importantes pour les athlètes d’endurance] étaient présentes mais aussi des fibres musculaires plus rapides [un type de fibre essentiel pour les athlètes de force, les sprinters et les athlètes de combat] du type MHCIIb et MHCIIx.

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Le mécanisme impliqué

Les ginsénosides Rg1 ont activé les molécules signal de l’anabolisme et en particulier S6k.

Conclusion

“[Le ginsénoside] Rg1 pourrait s’avérer être un précieux complément alimentaire quant à l’amélioration de la fonction musculaire et la protection des muscles contre l’atrophie”, résument les Coréens. Ajoutons que cette étude n’a pas été financée par un fabricant de suppléments nutritionnels à base de ginseng mais par le gouvernement sud coréen.

Source de l’article: Ginsenoside Rg1, a natural anabolic from the ginseng plant

Source Ergo-log: J Ginseng Res. 2019 Jul;43(3):475-81.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme.

Note: Retenez que la majorité des compléments de Ginseng rouge à bas prix ne contiennent pratiquement pas de ginsénosides et encore moins de Rg1, Rg3 et Rb1. Si le Ginseng rouge que l’on vous propose contient moins de 50 à 60 mg/g de ginsénosides, il serait fort probable que vous perdiez votre argent pour pas grand chose. Un Ginseng rouge de qualité doit contenir entre 70 à 100 mg/g de ginsénosides, pour une teneur de Rb1, Rg1 et Rg3 de 10 mg/g. Si l’argumentation du vendeur fait état d’un taux de composants actifs supérieurs à 100 mg/g (ginsénosides total), il est fort probable que l’on vous mente. En outre, Abonnez-vous à la newsletter (en bas de l’onglet gauche), afin de vous tenir au courant de la sortie des nouveaux articles et ainsi, de développer votre culture physique !

Eric Mallet

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L’Ashwagandha augmenterait l’endurance, méta-analyse…

ashwagandha-supplementPour les athlètes d’endurance et les longévitants [personnes qui veulent vivre 100 ans en parfaite santé et qui lisent des sites web bizarres comme celui-ci], l’Ashwagandha est devenu encore plus intéressants qu’il ne l’était déjà. Selon une récente méta-analyse réalisée par des chercheurs espagnols de l’université d’Extremadura, la supplémentation en extraits d’Ashwagandha augmenterait le VO2max. Le VO2max est un des principaux déterminants de l’endurance. Et si vous augmentez votre VO2max, vous ralentissez probablement aussi le vieillissement.

L’Ashwagandha est l’adaptogène de l’Ayurvéda le plus populaire au monde

L’Ashwagandha est à considérer comme la mère nourricière de l’Ayurveda. Depuis des siècles, les guérisseurs traditionnels indiens utilisent la plante comme un tonique et un agent anti-âge. Maintenant que des études modernes ont montré que le végétal ayurvédique aidait les athlètes à acquérir plus de force, à augmenter leur taux de testostérone, à améliorer la composition corps et la sexualité des femmes, les suppléments contenant du Withania somnifera sont plus populaires que jamais.

Les scientifiques ne savent toujours pas exactement quelles sont les principales substances actives contenues dans l’Ashwagandha. L’attention se porte surtout sur les withanolides, mais on ne peut exclure que l’ashwagandhanolide et les withanamides jouent également un rôle important sur les effets ergogéniques de l’Ashwagandha.

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La méta-analyse sur l’Ashwagandha

Les chercheurs espagnols ont suivi 5 études de la littérature médicale dans lesquelles ils ont donné aux sujets de l’Ashwagandha et ont ensuite mesuré l’effet sur le VO2max. Ils ont regroupé les résultats et les ont analysés à nouveau.

Les résultats

Le résultat de la méta-analyse est clair. L’Ashwagandha augmente le VO2max de manière indéniable.

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Il est également remarquable que l’étude dont les résultats sont les plus neutres – Tripathi 2006 – soit aussi celle dont la dose est la plus faible : 330 milligrammes d’extrait végétal par jour. C’est peut-être vraiment trop peu pour augmenter le VO2max.

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Conclusion

“Une supplémentation en Ashwagandha pourrait améliorer la VO2max chez les sportifs et les sédentaires”, concluent les Espagnols. “Les études analysées sont basé sur l’administration orale d’Ashwagandha dont la durée avait variée entre 2 et 12 semaines avec des apports entre 300 et 1000 mg/jour”.

“En raison du nombre limité d’études incluses dans cette revue systématique et cette méta-analyse, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer les effets et la dose recommandée”.

Source de l’article: Ashwagandha increases stamina, meta-study

Source Ergo-log: Nutrients. 2020;12(4):E1119.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Le gingembre noir thaïlandais stimulerait le métabolisme musculaire chez les athlètes âgés

dimethoxyflavone

Le diméthoxyflavone

Le flavonoïde diméthoxyflavone, présent dans l’herbe asiatique Kaempferia parviflora, aurait la particularité de stimuler le métabolisme musculaire des personnes d’âge moyen et de leur rendre une condition physique avantageuse. C’est du moins ce que suggère une étude sud-coréenne sur des animaux de l’université Yonsei. La quantité de diméthoxyflavone nécessaire serait élevée mais pas extrême.

La diméthoxyflavone

Ceux qui s’intéressent de près aux suppléments connaissent le Kaempferia parviflora en tant que végétal “anti-âge” et comme stimulant de la testostérone. Les racines de la plante, qui contiennent des concentrations remarquables de substances bioactives, sont également appelées “gingembre noir”.

kaempferia-parviflora

Selon des études in vitro du siècle dernier, le diméthoxyflavone – plus précisément : 5,7-diméthoxyflavone – inhibe l’enzyme aromatase, empêchant ainsi la testostérone d’être synthétisée en œstradiol. Il se peut donc que vous trouviez du 5,7-diméthoxyflavone dans des compléments alimentaires censés abaisser le taux d’œstrogènes chez l’homme, et qui seraient supposer augmenter le taux de testostérone.

(Il existe d’autres méthoxyflavonoïdes ayant des propriétés inhibitrices de l’aromatase, comme le 7,4′-diméthoxyflavone, une substance que l’on trouve dans le fenugrec. Mais nous ne parlons pas de 7,4-diméthoxyflavone ici).

L’étude sur l’animal

Les chercheurs ont fait des expériences avec de jeunes souris âgées de 10 semaines et des souris plus âgées d’un an et demi. La moitié des animaux de laboratoire plus âgés ont reçu un placebo par voie orale tous les jours pendant 8 semaines, l’autre moitié du diméthoxyflavone. Si les souris avaient été des adultes humains, elles auraient reçu environ 200 ou 400 milligrammes de diméthoxyflavone par jour.

Après la période de supplémentation de 8 semaines, les chercheurs ont étudié les animaux testés.

Les résultats de l’étude sur la diméthoxyflavone

La supplémentation en diméthoxyflavone a presque entièrement éliminé la perte de force due au vieillissement. Elle a amené l’endurance des souris les plus âgées à un niveau presque similaire à celui des jeunes animaux.

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Le diméthoxyflavone a fait de même avec la masse musculaire des souris.

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Un début d’explication

Le vieillissement avait réduit le nombre de mitochondries dans les cellules musculaires mais le diméthoxyflavone a inversé ce processus.

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Cela s’explique en partie par le fait que le diméthoxyflavone fait baisser les processus inflammatoires. En raison du vieillissement, le facteur de transcription NF-kB – en d’autres termes, un des principaux facteur des processus inflammatoires – avait augmenté. Une supplémentation en diméthoxyflavone l’a fait baisser par la suite.

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En conséquence, des gènes comme MuRF1 et atrogin-1 qui sont impliqués dans la dégradation des protéines musculaires, se sont exprimé moins fréquemment dans les cellules musculaires âgées.

Conclusion

“Le diméthoxyflavone pourrait être utilisé comme un agent naturel pour inhiber la sarcopénie“, écrivent les Coréens.

Source de l’article: Black ginger dimethoxyflavone is a muscle rejuvenation drug

Source Ergo-log: Nutrients. 2020;12(4):E1079.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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