
L’Artemisia iwayomogi
Tout athlète d’endurance qui se respecte ne penserait même plus à prendre de l’EPO. A vrai dire, l’EPO date déjà de 1995. Bien des années plus tard, les sportifs non-naturels utiliseraient des produits de laboratoire comme le GW501516, un agoniste de la protéine PPAR-delta. Selon une étude animale publiée dans PLoS ONE, il existerait un extrait végétal qui ferait exactement la même chose. Avez-vous déjà entendu parler de l’Artemisia iwayomogi ?
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Peut-on vraiment penser que ces vieilles études russes aient fait mouche ? L’ecdystérone, l’ecdystéroïde le plus populaire de la nutrition sportive, aurait en effet un effet anabolique. Peut-on croire que cette molécule d’origine végétale puisse créer un gain de masse musculaire significatif ? Des chercheurs allemands en sont venus à cette conclusion dans une étude humaine menée à la demande de la Wada. L’ecdystérone sera-t-elle ajoutée à la liste des substances interdites par cette organisme de contrôle ?
L’ecdystérone, une molécule à structure stéroïde présente dans les plantes de type épinard, favoriserait le développement du cartilage articulaire. Les endocrinologues de l’université de Göettingen en Allemagne, sont parvenus à cette conclusion à partir d’expériences réalisées sur des rats. Les culturistes connaissent bien les effets des suppléments d’ecdystérone sur la croissance musculaire, mais selon les Allemands, l’ecdystérone pourrait également aider à renforcer les articulations et les os.
Il y a de cela quelques temps, nous vous avions parlé des extraits anti-oestrogéniques de la plante tropicale Brassaiopsis glomerulata. Il s’agit d’ailleurs d’un végétal qui a fait son chemin dans le monde des suppléments de la musculation et dans Triazole de DS Sport en particulier. Le Triazole contient également un extrait végétal du Prunella vulgaris, une plante que l’on retrouve partout en Europe. A ce sujet, c’est en 2009 que des chercheurs américains spécialisés dans le cancer ont publié une étude sur des cellules et des animaux dans laquelle ils ont étudié le fonctionnement de ces substances.
Selon des études cliniques ou sur l’animal – principalement sponsorisées -, la supplémentation en Ashwagandha augmenterait les niveaux de testostérone et stimulerait le développement du tissu musculaire. Les chercheurs de l’Institut du cancer de l’Université de Pittsburgh pourraient avoir découvert en 2011 comment l’Ashwagandha peut produire ces effets sur l’organisme. Leurs recherches mettent en évidence l’activité pharmacologique de la withaférine A, un ingrédient actif important de l’Ashwagandha.

Le ginsénoside Rg1 est probablement la principale substance bioactive du ginseng chinois et coréen. Et si vous donniez cette substance à des souris, leurs muscles deviendront plus denses et plus forts. Le ginsénoside Rg1 serait donc un anabolisant naturel. Du moins, c’est ce qu’écrivent des biologistes moléculaires sud-coréens, affiliés à l’école de médecine de l’université de Sungkyunkwan, dans le Journal of Ginseng Research.