Une augmentation significative de la testostérone avec ActivaTe Xtreme de DS Sports

Je connaissais ActivaTe Xtreme de DS Sports mais c’est un complément que je n’avais jamais testé. Je m’étais d’ailleurs renseigné depuis longtemps le rapport testostérone/SHBG et testostérone libre mais ce n’est pas ce complément qui m’avait mis sur la voie pour formuler le Virilis V1 de Yam Nutrition. Cela étant, il est assez rare qu’un “booster” de testostérone soit étudié sur le plan scientifique, cela arrive d’ailleurs souvent par accident comme le relate cet article. Parfois, il arrive aussi qu’une marque se décide à réfléchir réellement à la manière dont il serait possible d’augmenter le métabolisme de cette hormone clé chez l’être humain. Parfois, c’est aussi ce genre de marques qui vous proposera aussi des molécules qui n’ont rien à voir avec des compléments alimentaires; j’ai donc pris l’habitude de m’en méfier depuis longtemps. Cependant, il faut aussi savoir faire la part des choses et ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain (c’est préférable). Cela étant, je vous laisse avec la traduction de cet article d’Ergo-log. Avec ce dernier, nous avons à nouveau l’occasion de développer notre culture physique. Mais pensez aussi à vous inscrire à la newsletter afin de vous tenir au courant de la parution des nouveaux articles.

Eric Mallet

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activate-xtremeDes endocrinologues d’Exeter, en Angleterre, ont retrouvé un taux anormalement élevé de testostérone chez un homme de 19 ans. L’homme n’était pas satisfait de sa libido, il avait donc acheté ActivaTe Xtreme. Il s’agit d’un supplément développé pour stimuler la testostérone à base de plantes, développé par Driven Sports. Et bien que vous ne trouverez aucune mention de composés stéroïdes obscurs sur l’étiquette d’ActivaTe Xtreme, le complément a probablement causé l’augmentation de testostérone chez ce jeune homme.

Toujours est-il que la composition d’ActivaTe Xtreme n’est plus la même…

Pour information, Driven Sports a récemment changé la composition d’ActivaTe Xtreme. Le supplément dont nous discutons dans cet article est l’ancien ActivaTe Xtreme. La composition du produit est indiquée ci-dessous. Premier composant, la version d’ActivaTe Xtreme dont nous parlons contient du 3,4-divanillyltétrahydrofuranne, connu sous le nom de divanil.

Le divanil est un composant organique que l’on trouve dans la racine de l’ortie [Urtica dioica]. Le divanil est à même de se fixer à la SHBG dans le sang, de sorte qu’elle ne peut plus se lier et neutraliser la testostérone. De cette façon, le divanil augmente la concentration de testostérone libre.

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Le 3-4-Divanillyltétrahydrofurane, la substance active de l’ortie (racine)

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L’icariine de l’Epimedium sagittatum

Le deuxième composant d’ActivaTe Xtreme est un extrait d’épimède, plus connu en anglais sous le nom d’Horny Goat Weed [Epimedium sagittatum]. Il contient de l’icariine [formule structurale montrée ci-contre], qui stimule la production de testostérone. Il le fait probablement en stimulant l’activité du second messager cGMP dans les testicules. Un troisième composant d’ActivaTe Xtreme augmente également le taux de testostérone. Il s’agit d’un extrait de Basella alba. Si vous êtes un lecteur régulier de ce site, vous avez probablement déjà deviné quelle autre anomalie les médecins ont retrouvé dans le sang de notre homme…

ActivaTe Xtreme contient également de l’indole-3-carbinol ou I3C. C’est un composant que l’on retrouve dans les choux. I3C stimule les enzymes qui transforment l’estradiol en métabolites inactifs. Moins d’estradiol signifie que l’hypophyse produit plus de LH. Et la LH est l’hormone qui stimule les testicules pour produire de la testostérone. Enfin, ActivaTe Xtreme contient du zinc, des extraits végétaux de Pinus sylvestris et de Rhodiola rosea. La supplémentation en zinc stimule la production de testostérone – du moins si vous n’avez pas peur des fortes doses.

Mais revenons-en aux médecins britanniques. Parce que le jeune homme se plaignait d’avoir une faible libido, les médecins ont examiné son sang. Ils s’attendaient à constater de faibles niveaux de testostérone et de LH. En fait, c’est le contraire qui s’est avéré être le cas. L’homme avait des taux extrêmement élevés de LH et de testostérone. Les chercheurs voulaient exclure la possibilité que l’homme ait utilisé de l’hCG, ils ont donc également mesuré le niveau de cette hormone. Et ils n’ont rien trouvé.

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Le jeune homme présentait aussi des quantités anormalement élevées d’estradiol dans le sang. C’était parce que la testostérone s’était convertie, comme les médecins le soupçonnait. Les médecins ont demandé au sujet de ne pas prendre de supplément pendant un mois, après quoi les médecins l’ont examiné de nouveau. Son taux sanguin s’était normalisé.

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ActivaTe Xtreme avait augmenté le taux de testostérone du sujet

Donc, selon les médecins, c’était bien le supplément qui avait fait exploser le taux de testostérone du sujet. Mais la raison pour laquelle, malgré le niveau élevé de testostérone, l’homme s’était plaint d’avoir une faible libido, cela n’est pas très clairement explicité dans l’article. Les médecins n’en parlent même pas. Ils indiquent par contre qu’ils étaient impressionnés par la formule d’ActivaTe Xtreme.

Le complément a été fabriquée de la même manière qu’un anti-œstrogène comme le tamoxifène. Apparemment, les médecins n’ont jamais pensé à demander à l’homme s’il n’avait pas utilisé du Nolvadex ou quelque chose de semblable en cachette, et ils ne l’ont pas recherché dans son sang non plus.

“Le développement d’ActivaTe Xtreme est une astuce biochimique très intelligente”, écrivent les Britanniques. “Ce cas met en évidence un nouveau modèle biochimique que nous devrions connaître ; une augmentation de testostérone qui n’est pas associée à une LH supprimée et qui justifie une investigation plus approfondie.”

La dernière version d’ActivaTe Xtreme ne contient plus de Basella alba. Cet extrait végétal stimule non seulement la production de testostérone mais aussi celle de l’estradiol. La nouvelle version contient cependant des extraits de Brassaiopsis glomerulata, qui présentent un effet anti-œstrogénique.

Source de l’article: Man’s testosterone level sky-high from ActivaTe Xtreme

Source Ergo-log: Clin Chim Acta. 2011 Oct 9;412(21-22):1999-2001.

 

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L’ail et ses effets sur l’anabolisme musculaire

Avec cet article, je reviens sur la question de l’ail et autres condiments apparentés car il nous donne quelques indications sur la manière dont l’ail, et sa substance active, le disulfure de diallyle, influence la libération de testostérone. Il y a plusieurs années de cela, j’avais mis en ligne un article similaire sur l’oignon. J’avais été très étonné par les réactions qui suivirent cet article. Certains lecteurs avaient été jusqu’à se faire un jus d’oignon quotidien. Pour ma part, je ne pense pas qu’il faille aller jusqu’à ce genre d’extrémités gustatives pour espérer gagner quelques pourcentages sans doute peu significatif de testostérone. Toujours est-il que cet article de 2001 publié dans The Journal of Nutrition qui m’avait échappé à l’époque, nous explique un peu plus le mécanisme sous-jacent à cette stimulation – sans doute assez modeste – de vos androgènes.

Mais d’un point de vue santé, il y a aussi d’autres choses plus primordiales que de savoir si vous allez libérer un peu plus de testostérone. Si vous faites une recherche Google sur l’ail et l’oignon, vous trouverez des dizaines de sites qui vous diront que ces “bulbes bienfaisants” ont pour propriété de chélater les métaux lourds. Il se trouve cependant qu’ils n’attendront pas forcément d’être dans votre corps pour capturer ces substances et les extraire de votre organisme. A l’opposé, il est grandement probable qu’ils en contiennent aussi, même peut-être s’ils sont bio. Avec un peu de bon sens, vous comprendrez qu’il serait assez délicat pour votre santé d’en consommer des quantités trop importantes. Sur ce, je vous laisse avec la traduction de cet article d’Ergo-log, une occasion de plus pour nous aider à développer notre culture physique !

Eric Mallet

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ail-goussesDe l’ail en poudre stimulerait la production de testostérone et réduirait le cortisol. Cette découverte a été faite par des chercheurs de l’Université de Kobe et de l’entreprise pharmaceutique Riken au Japon. Les rats auxquels on donne de la poudre d’ail dans leur alimentation retiendraient plus de protéines.

L’ail présente t-il des propriétés ergogènes ?

Ce n’était pas la première fois que ces chercheurs étudiaient les propriétés pharmacologiques de l’ail. À la fin des années 1990, ils avaient publié un article sur la capacité de l’ail à oxyder les graisses. Ils avaient mis en évidence le fait que l’ail stimulait la production de noradrénaline. Cette fois, les chercheurs ont examiné les effets anabolisants potentiels de l’ail.

L’étude sur l’animal et les effets de l’ail

Les Japonais ont fait des tests sur trois groupes de rats ; chaque groupe a reçu des aliments qui différaient sur un seul aspect : la quantité de protéines. L’alimentation des rats se composait de 40, 20 et 10% de protéines.

Les chercheurs ont ensuite divisé chaque groupe en deux sous-groupes. L’un d’eux a reçu des aliments ordinaires contenant 10, 20 ou 40% de protéines. L’autre sous-groupe a reçu des aliments enrichis en poudre d’ail. Chaque kilogramme d’aliment contenait huit grammes de poudre d’ail. Chaque gramme de cette poudre contenait cinq milligrammes de disulfure de diallyle. Les rats ont reçu cet aliment pendant 28 jours, après quoi les chercheurs ont mesuré la quantité d’azote [lire : protéine] que les rats avaient retenu.

Résultats de l’étude, avec ou sans supplément d’ail

Ils ont découvert que l’ail n’avait aucun effet chez les rats auxquels on avait donné des quantités faibles ou moyennes de protéines. Mais dans le groupe qui avait un apport élevé en protéines, le bilan azoté était plus élevé dans le groupe de l’ail.

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La concentration de corticostérone était plus faible dans le sang des rats supplémentés, comme on peut le voir ci-dessous. Le graphique ci-dessous montre également la quantité de testostérone que les chercheurs ont trouvée dans les testicules des rats. Plus l’apport en protéines est élevé, plus la production de testostérone l’était chez les rats supplémentés.

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Le disulfure de diallyle

Les Japonais pensent que la façon dont la production de testostérone augmente a quelque chose à voir avec l’hormone messagère LH. Ils fondent leur supposition sur une expérience au cours de laquelle ils ont injecté du disulfure de diallyle – la substance active de l’ail – chez des rats et ont ensuite mesuré la production de LH. La production a augmenté. Plus le taux de disulfure de diallyle des rats était élevé, plus la LH augmentait.

Les doses utilisées dans le tableau ci-dessus sont intéressantes. Les chiffres à gauche indiquent le nombre de millimoles par litre de liquide injecté. Les rats n’ont reçu qu’un millilitre. Si les affirmations des Japonais sont vraies, alors le disulfure de diallyle serait intéressant sur le plan pharmacologique.

Financement de la recherche

Riken, entreprise qui a financé la recherche, fabrique des extraits d’ail pour les suppléments nutritionnels et les compléments alimentaires.

Source de l’article: The anabolic effect of garlic

Source Ergo-log: J Nutr. 2001 Aug;131(8):2150-6.

 

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L’acide D-Aspartique est considéré comme inefficace chez les jeunes bodybuilders

acide-d-aspartiqueImaginez que vous avez vingt ans et que vous vouliez prendre un supplément qui augmentera votre taux de testostérone et la prise de muscles. Quoi que vous fassiez, ne prenez pas d’acide D-Aspartique. Selon une petite étude humaine publiée par les scientifiques du sport Darryn Willoughby et Brian Leutholtz dans Nutrition Research, l’effet de l’acide D-Aspartique sur la testostérone et la force musculaire serait minime.

Une étude italienne à l’origine d’un buzz sur l’acide D-Aspartique

Après qu’une étude italienne ait montré qu’une supplémentation avec 3 g de sodium-D-Aspartate augmentait le taux de testostérone chez les hommes âgés, les analogues de l’acide D-Aspartique ont fait leur chemin dans le monde des compléments sportifs. Les expériences réalisées avec l’acide D-Aspartique pur n’étaient pas particulièrement prometteuses. Celles qui furent effectuées avec des sels de calcium et de sodium de l’acide aminé étaient meilleures. Le corps absorberait mieux ces formes d’acide D-Aspartique.

Willoughby et Leutholtz étaient sceptiques quant aux allégations portées sur l’acide D-Aspartique. Les hommes de l’étude italienne présentaient un faible taux de testostérone alors que les culturistes présentent généralement un taux élevé en raison d’un entraînement physique intensif et d’un régime alimentaire soigné. L’acide D-Aspartique était-il donc efficace dans ce groupe ?

C’est la question à laquelle les chercheurs ont tenté de répondre en faisant une expérience de 28 jours avec 20 culturistes amateurs dont l’âge moyen était de 22 ans. Les chercheurs ont donné à la moitié de leurs sujets 3 grammes d’acide D-Aspartique par jour. L’autre moitié des sujets ont reçu un placebo. Le supplément n’a pas fonctionné. Les tableaux ci-dessous montrent que les augmentations de la testostérone et de la force étaient négligeables. Les effets n’avaient rien de significatif.

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Les chercheurs ont constaté que la supplémentation n’a entraîné qu’une augmentation limitée de cet acide aminé chez les sujets. Ce qui a augmenté de façon significative, c’est le niveau de l’enzyme D-aspartate oxydase – une enzyme qui décompose l’acide D-Aspartique dans les intestins, les reins et le foie.

L’acide aspartique serait complètement inutile chez les jeunes athlètes

L’acide D-Aspartique ne fonctionne pas, résument les chercheurs. “Nous concluons que 28 jours de supplémentation en acide D-aspartique à une dose quotidienne de 3 grammes est inefficace pour réguler l’activité de l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique et n’a aucun effet préférentiel pour augmenter la masse et la force des muscles squelettiques des hommes entraînés aux sports de résistance”, écrivent-ils.

C’est le cas de la forme libre de l’acide D-Aspartique. L’étude n’a pas dit grand-chose sur les analogues de l’acide Aspartique, du sodium-D-aspartate et du calcium-D-aspartate.

Note EM: Rappelez-vous que tout est une question de contexte mais aussi d’âge; un facteur décisif d’efficacité (ou d’inutilité) lorsqu’il s’agit de compléments alimentaires. L’étude précédemment réalisée par des chercheurs italiens avait mis en évidence une augmentation de 40% de testostérone chez des athlètes âgés, ce qui n’a absolument rien de significatif ni d’utile. A l’opposé, il vaudrait sans doute mieux tabler sur la Leucine et le HMB car vous risquez certainement d’en retirer plus de gains après 45 ans alors qu’à 20 ans, ils ne feront pratiquement aucune différence. C’est aujourd’hui une évidence démontrée.

Source de l’article: D-Aspartic acid not effective in young bodybuilders

Source Ergo-log: Nutrition Research. Available online 15 August 2013.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Plus de testostérone, moins de cortisol après l’entraînement avec de la phosphatidylsérine

La phosphatidylsérine [structure moléculaire ci-dessous à droite] pourrait améliorer la réponse hormonale de l’organisme à l’entraînement. Des hommes recevant une dose quotidienne de 600 mg pendant dix jours de suite de phosphatidylsérine ont produit plus de testostérone et moins de cortisol que les hommes qui n’en avaient pas pris, après quinze minutes d’exercice.

phosphatidylserineTelle était la conclusion à laquelle les chercheurs de l’Université du Mississippi sont arrivé après avoir effectué une expérience avec dix hommes en bonne santé. Les sujets ont dû faire du cycle stationnaire pendant quinze minutes à plusieurs reprises. Ils ont également effectué cinq «séries» de trois minutes. Chaque groupe a commencé avec un niveau d’effort modéré – environ 65% de leur VO2max – et s’est terminé avec une intensité de 85%. Les chercheurs ont mesuré les concentrations de cortisol, de testostérone, de lactate et d’hormone de croissance dans le sang des sujets avant et après l’exercice. Au cours de l’une des séances, les hommes ont pris de la phosphatidylsérine et, au cours de l’autre séance, un placebo.

La phosphatidylsérine est un phospholipide présent dans toutes les cellules

La phosphatidylsérine se trouve dans les membranes des cellules. Prise en supplément, elle pourrait améliorer la fonctionnalité des récepteurs et leur résistance au stress. On ne sait pas exactement comment cela fonctionne mais des études limitées effectuées sur l’homme ont montré que la phosphatidylsérine réduisait les concentrations de cortisol après un effort physique et une exposition au stress. C’était le raisonnement derrière la recherche dont nous parlons ici. Les chercheurs ont voulu savoir s’ils pouvaient améliorer la réponse hormonale en utilisant un supplément aussi simple. Après tout, moins de cortisol et plus de testostérone signifie plus de progression athlétique.

A priori, les chercheurs ont eu de la chance. Le supplément a réduit la production de cortisol, comme le montre les deux tableaux ci-dessous.

phosphatidylserine-cortisol

La prise du supplément aurait également augmenté la libération de testostérone.

phosphatidylserine-testosterone

 

Les scientifiques du sport utilisent souvent le rapport entre le cortisol et la testostérone comme indicateur de la facilité avec laquelle le corps peut construit du muscle. C’est pourquoi certains scientifiques du sport conseillent aux athlètes de faire de la musculation tôt en soirée. Les niveaux de testostérone peuvent être légèrement inférieurs à ceux de la journée plus tôt mais les niveaux de cortisol sont radicalement plus bas à cette heure. Les tableaux ci-dessous montrent comment le rapport cortisol-testostérone a changé à la suite de la prise du supplément. La barre noire représente le groupe qui a pris de la phosphatidylsérine.

 

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Le tableau de gauche montre l’effet sur la quantité totale de testostérone dans le sang au cours de l’expérience. La barre noire représente le groupe qui a pris de la phosphatidylsérine et la quantité totale de testostérone a augmenté de 35% dans ce groupe. Le tableau du milieu montre l’effet sur la quantité totale de cortisol, qui est inférieure de 35% dans le groupe phosphatidylsérine (35 ± 0%, p < 0.01). Le rapport entre les deux hormones se serait amélioré d’au moins 180% (184 ± 5%, p = 0.02).

Les chercheurs n’ont trouvé aucun effet sur la concentration de lactate dans le sang. Statistiquement, la phosphatidylsérine n’a eu aucun effet significatif sur les taux d’hormone de croissance. Mais en regardant la courbe, vous pourriez être excusés de penser différemment. Toujours est-il que l’on ne peut pas tout avoir.

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La phosphatidylsérine est présente dans la lécithine mais il faudrait prendre énormément de lécithine pour atteindre la dose utilisée par les chercheurs. Cent grammes de lécithine contiennent environ 15 milligrammes de phospholipides, dont seule une petite quantité est composée de phosphatidylsérine.

Source de l’article: More testosterone, less cortisol after training with phosphatidylserine

Source Ergo-log: J Int Soc Sports Nutr. 2008; 5: 11.

axe-hypothalamus-hypophysaireNote EM: Les rédacteurs d’Ergo-log n’ont pas proposé d’explications quant aux effets de la phosphatidylsérine. J’ai donc traduit l’explication des chercheurs depuis l’article source. Ces derniers nous donnent d’ailleurs des éléments de réponse très intéressants: “L’activation de l’axe hypothalamus-pituitaire (HPA) a été proposée comme mécanisme par lequel le PS atténue la production de cortisol. Les théories actuelles affirment que cela pourrait être effectué en modifiant éventuellement les interactions des ligands avec ses récepteurs ou les interactions avec les récepteurs du facteur de libération de la corticotrophine (CRF ou Corticotropin Releasing Factor). En diminuant le CRF, il y aurait une diminution de l’ACTH, réduisant ainsi la sécrétion de cortisol.

Eric Mallet

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Le zinc augmente effectivement votre taux de testostérone

zinc-capsulesLes suppléments de zinc augmentent la libération de testostérone. Les fabricants de suppléments le disent depuis longtemps alors que des chercheurs de l’Université Firat en Turquie l’ont confirmé il y a de cela quelques années après avoir fait des études animales et humaines. Nous avons lu les articles et avons été convaincus, cet oligoélément fonctionne. Mais serait-il sain de stimuler votre niveau de testostérone en prenant du zinc sur le long terme ? Nous en doutons réellement.

Une première études positive sur le zinc publiée en 2006 dans Neuroendocrinology Letters

Les chercheurs ont publié leurs premiers résultats dans Neuroendocrinology Letters en 2006. Ceux-ci provenaient d’une étude animale dans laquelle ils avaient administré à des rats mâles des injections quotidiennes de 3 mg de zinc par kg de poids corporel dans l’intestin grêle. Les injections ont duré quatre semaines. À la fin de la période, les chercheurs ont fait nager les animaux pendant 30 minutes.

Un groupe témoin de rats a également nagé mais il n’a pas reçu de zinc supplémentaire. Un autre groupe témoin n’a rien fait du tout. Les chercheurs ont ensuite mesuré le niveau de testostérone des rats immédiatement après avoir terminé le test de natation.

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L’activité physique a entraîné une diminution du taux de testostérone – mais pas chez les animaux qui avaient reçu un supplément de zinc. Le niveau d’acide lactique > lactates de ce groupe de rats a également augmenté dans une moindre mesure que celui des rats qui ont nagé mais n’ont pas reçu de zinc. Les chercheurs supposent que l’organisme utilise de grandes quantités de zinc pendant l’exercice physique et que, par conséquent, d’autres processus organiques qui génèrent de l’énergie ou produisent des hormones sont entravés. Le zinc est également nécessaire dans ces processus.

Une première expérience avec du zinc réalisée sur des humains sédentaires

“Des doses physiologiques de supplémentation en zinc peuvent produire des résultats utiles sur la performance”, concluent les chercheurs. Les rats n’étant pas des humains, les chercheurs ont poursuivi leur expérience sur des sujets humains. Ils l’ont réalisé avec 10 étudiants de 20 ans en moyenne, ayant un mode de vie sédentaire. Les résultats de cette étude sont apparus un an après les résultats de l’étude animale, publiés dans le même journal.

Les étudiants ont reçu une dose quotidienne de 3 mg de sulfate de zinc par kg de poids corporel sur une période de 4 semaines. C’est une forte quantité. Si vous pesez 80 kg, vous prendriez 240 mg de sulfate de zinc par jour. C’est environ 50 mg de zinc élémentaire ou 3,3 fois le RDA.

Après quatre semaines de supplémentation, les étudiants sont allé jusqu’au point d’épuisement sur un cycle en pédalant plus fort à mesure que le test progressait. Les chercheurs ont également demandé aux étudiants de faire le test lorsqu’ils n’avaient pas reçu de zinc. Le tableau ci-dessous montre l’effet du supplément sur le niveau de testostérone.

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L’effet sur la testostérone libre est particulièrement frappant. Au repos, le niveau était de 50% supérieur à la normale et il a augmenté après le test d’épuisement. Dans le groupe témoin, le taux de testostérone libre avait diminué d’environ 20% après le test de cyclisme.

Le supplément a eu un effet similaire, mais moins marqué, sur la concentration de thyroxine. Les niveaux de cette hormone ont augmenté d’environ 10% chez les étudiants qui avaient pris l’oligoélément. Le supplément n’a pas empêché les concentrations de T3 et T4 de diminuer à la suite d’un effort physique. Nous savons que les athlètes réagissent différemment aux suppléments et aux régimes alimentaires que les sédentaires. Et les chercheurs ont également effectué des tests avec des athlètes. Plus d’informations à ce sujet dans le prochain article :-)

Source de l’article: It really works – zinc is a testosterone booster

Source Ergo-log: Neuro Endocrinol Lett. 2006 Feb-Apr; 27(1-2):267-70.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

Note: Abonnez-vous à la newsletter pour vous tenir au courant de la sortie des nouveaux articles.

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Références bibliographiques

  • You X, Wei L, Fan S, Yang W, Liu X, Wang G, Man Y, Pan Z, Feng W., Expression pattern of Zinc finger protein 185 in mouse testis and its role in regulation of testosterone secretion, Mol Med Rep. 2017 Aug; 16(2):2101-2106. Epub 2017 Jun 16.
  • Kothari RP, Chaudhari AR., Zinc Levels in Seminal Fluid in Infertile Males and its Relation with Serum Free Testosterone, J Clin Diagn Res. 2016 May; 10(5):CC05-8. Epub 2016 May 1.
  • Chu Q, Chi ZH, Zhang X, Liang D, Wang X, Zhao Y, Zhang L, Zhang P., A potential role for zinc transporter 7 in testosterone synthesis in mouse Leydig tumor cells., Int J Mol Med. 2016 Jun; 37(6):1619-26. Epub 2016 Apr 25.
  • Kilic M, Effect of fatiguing bicycle exercise on thyroid hormone and testosterone levels in sedentary males supplemented with oral zinc, Neuro Endocrinol Lett. 2007 Oct;28(5):681-5.
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La vitamine B5 est impliquée dans la production de testostérone

La vitamine B5 – ou acide pantothénique  – serait impliquée dans la production de testostérone comme les chercheurs à l’université de Gifu au Japon l’ont découvert. L’étude sur les animaux qu’ils ont réalisé montre que le niveau de testostérone diminue s’il y a trop peu de vitamine B5 dans l’organisme. Dans ce cas, un supplément de vitamine B5 pourrait-il stimuler le taux de testostérone ? C’est peut-être le cas…

La vitamine B5 ou acide pantothénique

La vitamine B5 [formule structurale ci-dessous] est impliquée dans le cycle de l’acide citrique, une réaction complexe où les cellules convertissent les nutriments en énergie. Elle participe également à la biosynthèse du cholestérol, des acides gras et de l’acétylcholine. Et si nous accordons du crédit aux études animales, l’acide pantothénique serait également impliqué dans les processus de la croissance des cheveux et la guérison des plaies.

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La vitamine B5 ou acide pantothénique

La vitamine B5 est présente dans de nombreux aliments, surtout d’origine animale comme la viande, le yaourt et les œufs, la gelée royale, l’avocat et les produits à base de grains entiers. Puisque la vitamine B5 se retrouve dans de nombreux aliments, les carences en acide pantothénique sont rares mais ils se produisent parfois. Les symptômes d’une carence en vitamine B5 sont de l’ordre de l’apathie, de l’agitation, des troubles du sommeil, des crampes d’estomac, des nausées. Une sensation de brûlure douloureuse au niveau des pieds ou de forts picotements semblables à une piqure d’épingles ou d’aiguilles peuvent aussi être ressentis.

Le dernier symptôme est très similaire à un effet secondaire familier de la bêta-alanine, souvent ressenti par les pratiquants de musculation. Un supplément en vitamine B5 pourrait atténuer cet effet secondaire, ce qui peut difficilement s’interpréter comme une coïncidence.

De l’exercice accompagné d’un régime alimentaire riche en graisses

Une étude scientifique japonaise récente suggère que d’associer une activité physique intense avec un régime alimentaire relativement riche en matières grasses augmenterait la probabilité d’obtenir une quantité sous-optimale en acide pantothénique.

Nous avons donc élaboré le tableau ci-dessous à partir des données de cette étude. Il nous indique la concentration en vitamine B5 dans le sang des rats qui consommaient une quantité limitée de cette vitamine et qu’ils ont également nagé tous les jours ou ingurgité des quantités relativement importantes de graisse. [Pour un rat, un régime composé de 5% de graisse est considéré comme normal.]

Vitamine-B5-dans-le-sang-en-fonction-du-regime-alimentaire-de-rats

Les Japonais ont également observé que chez les rats présentant une consommation normale en vitamine B5, leur taux d’acide pantothénique avait diminué en raison de l’association d’exercices physiques fréquents et d’un régime alimentaire riche en matières grasses. L’effet était cependant moins prononcé que ce que nous avons montré ci-dessus.

“Les besoins en acide pantothénique chez les rats est augmenté en corrélation avec l’association de l’entraînement sportif et d’un régime alimentaire riche en matières grasses”, ont écrit les chercheurs japonais. “Ces résultats suggèrent que l’apport d’acide pantothénique devrait être augmenté en fonction de la pratique d’exercices ou d’un régime alimentaire riche en matières grasses, surtout lorsque ces facteurs sont combinés. Un apport adéquat en acide pantothénique pourrait prévenir les troubles caractérisés par une carence en cette vitamine.

La vitamine B5 et la testostérone

Vitamine-B5-et-testosteroneLe tableau sur la droite vous montre ce qui est arrivé au niveau de testostérone des rats lorsqu’ils ont pris de la nourriture ne contenant pas de vitamine B5. Leur taux de testostérone avait diminué. Quelque chose devrait donc se passer au niveau des testicules puisque l’absence de vitamine B5 du régime alimentaire n’a eu aucun effet sur la sécrétion des hormones messagers LH et FSH.

Les chercheurs soupçonnent que le déclin du niveau de testostérone qui résulte d’une carence en vitamine B5 se produit en raison d’une diminution de la biosynthèse du cholestérol dans les testicules. En effet, les testicules produisent la testostérone à partir du cholestérol.

Quelques spéculations…

Sur ces évidences, il serait peut-être possible que les athlètes qui suivent un régime pauvre en glucides (et donc riche en graisses) puisse améliorer leur libération de testostérone de quelques pourcents en s’assurant de prendre suffisamment de vitamine B5. Cela pourrait d’ailleurs être le cas des végétariens ou athlètes végétaliens qui ne reçoivent pas de cholestérol à partir de leur régime alimentaire.

Source de l’article: Vitamin B5, the testosterone vitamin

Source Ergo-log: J Vet Med Sci. 2009 Nov;71(11):1427-32.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

Note: J’ajouterais à cet article qu’un complexe en vitamines B ajouté à une protéine avant l’entraînement ou au cours d’un repas contribuerait intelligemment à l’assimilation des acides aminés par transamination puisque les vitamines B sont des cofacteurs des substrats énergétiques.

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Références bibliographiques

  • Takahashi K. et al., Exercise and a High Fat Diet Synergistically Increase the Pantothenic Acid Requirement in Rats., J Nutr Sci Vitaminol (Tokyo). 2015;61(3):215-21.
  • Yamamoto T. et al., Effects of pantothenic acid on testicular function in male rats., J Vet Med Sci. 2009 Nov;71(11):1427-32.

 

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