La curcumine, principale substance bioactive du curcuma, inhiberait la production d’estradiol. Les chercheurs de l’Université de médecine de Hubei en Chine n’ont pas examiné le comment des effets anti-œstrogéniques de la curcumine mais cela ne rend pas leur étude in vitro moins intéressante.
La curcumine et la testostérone
La curcumine, à des doses relativement élevées du moins, présenterait un effet stimulant sur la testostérone. Elle serait donc potentiellement intéressante pour les athlètes qui souhaitent augmenter leur taux de testostérone de manière naturelle.
En soi, c’est intéressant mais l’étude publiée par les Chinois dans la publication iranienne Journal of Reproductive Medicine montre que la curcumine est encore plus digne d’intérêt même si les auteurs s’intéressaient à un sujet totalement différent de la longévité, des hommes et des hormones anaboliques ou du sport. Les Chinois recherchaient une molécule sure et bon marché contre l’endométriose.
La curcumine et l’œstradiol
L’endométriose est une maladie dans laquelle la membrane muqueuse qui recouvre normalement l’intérieur de l’utérus commence à se développer en dehors de l’utérus. La croissance de celle-ci est régulée par l’estradiol. Il semblerait d’ailleurs que les cellules du tissu endométrial situées en dehors de l’utérus commencent à fabriquer elles-mêmes cette hormone. On sait au moins que les femmes atteintes d’endométriose ont des taux d’estradiol élevés.
Les chercheurs chinois avaient précédemment découvert que la curcumine inhibait la croissance des cellules de l’endomètre chez les animaux de laboratoire. [Int J Mol Med. 2011 janvier; 27 (1): 87-94]. Ils se sont demandé si c’était parce que la curcumine présentait un effet d’anti-œstrogène.
L’étude des chercheurs chinois sur les effets anti-œstrogéniques supposés de la curcumine
Les Chinois ont d’abord mesuré la concentration d’œstradiol dans les cellules de l’endomètre sain puis dans les cellules de l’endomètre ectopique (c’est-à-dire en dehors de l’utérus). Et en effet, la concentration en estradiol était plus élevée chez ce dernier.

Les Chinois ont ensuite exposé les cellules épithéliales de l’endomètre à la curcumine dans des éprouvettes. La concentration de l’extrait du curcuma utilisé variait de 10 à 50 μmoles par millilitre. Le tableau ci-dessous montre que l’extrait du curcuma avait réduit la concentration d’estradiol dans les cellules par rapport aux cellules non exposées à la substance végétale.

Les effets anti-œstrogéniques de la curcumine augmentaient avec la durée de l’exposition et en fonction de la concentration de la substance utilisée. Selon les chercheurs, cet effet anti-œstrogénique de la curcumine ne commence à devenir intéressant qu’à partir d’une concentration de 30 μmoles/ml. Et si vous prenez des suppléments qui augmentent la biodisponibilité de la curcumine, sa concentration sanguine devrait probablement être proche de celle de 30 μmoles/ml.
Source de l’article: Curcumin is a mild anti-oestrogen
Source Ergo-log: Iran J Reprod Med. 2013 May;11(5):415-22.
Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,
Eric Mallet
La curcumine présenterait de légers effets anti-œstrogéniques
05 - 04
2019
La curcumine et la testostérone
La curcumine, à des doses relativement élevées du moins, présenterait un effet stimulant sur la testostérone. Elle serait donc potentiellement intéressante pour les athlètes qui souhaitent augmenter leur taux de testostérone de manière naturelle.
En soi, c’est intéressant mais l’étude publiée par les Chinois dans la publication iranienne Journal of Reproductive Medicine montre que la curcumine est encore plus digne d’intérêt même si les auteurs s’intéressaient à un sujet totalement différent de la longévité, des hommes et des hormones anaboliques ou du sport. Les Chinois recherchaient une molécule sure et bon marché contre l’endométriose.
La curcumine et l’œstradiol
L’endométriose est une maladie dans laquelle la membrane muqueuse qui recouvre normalement l’intérieur de l’utérus commence à se développer en dehors de l’utérus. La croissance de celle-ci est régulée par l’estradiol. Il semblerait d’ailleurs que les cellules du tissu endométrial situées en dehors de l’utérus commencent à fabriquer elles-mêmes cette hormone. On sait au moins que les femmes atteintes d’endométriose ont des taux d’estradiol élevés.
Les chercheurs chinois avaient précédemment découvert que la curcumine inhibait la croissance des cellules de l’endomètre chez les animaux de laboratoire. [Int J Mol Med. 2011 janvier; 27 (1): 87-94]. Ils se sont demandé si c’était parce que la curcumine présentait un effet d’anti-œstrogène.
L’étude des chercheurs chinois sur les effets anti-œstrogéniques supposés de la curcumine
Les Chinois ont d’abord mesuré la concentration d’œstradiol dans les cellules de l’endomètre sain puis dans les cellules de l’endomètre ectopique (c’est-à-dire en dehors de l’utérus). Et en effet, la concentration en estradiol était plus élevée chez ce dernier.
Les Chinois ont ensuite exposé les cellules épithéliales de l’endomètre à la curcumine dans des éprouvettes. La concentration de l’extrait du curcuma utilisé variait de 10 à 50 μmoles par millilitre. Le tableau ci-dessous montre que l’extrait du curcuma avait réduit la concentration d’estradiol dans les cellules par rapport aux cellules non exposées à la substance végétale.
Les effets anti-œstrogéniques de la curcumine augmentaient avec la durée de l’exposition et en fonction de la concentration de la substance utilisée. Selon les chercheurs, cet effet anti-œstrogénique de la curcumine ne commence à devenir intéressant qu’à partir d’une concentration de 30 μmoles/ml. Et si vous prenez des suppléments qui augmentent la biodisponibilité de la curcumine, sa concentration sanguine devrait probablement être proche de celle de 30 μmoles/ml.
Source de l’article: Curcumin is a mild anti-oestrogen
Source Ergo-log: Iran J Reprod Med. 2013 May;11(5):415-22.
Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,
Eric Mallet