L’acide carnosique, l’aide minceur potentiel du romarin

L’acide carnosique est utilisé dans les dentifrices, la viande transformée, les pizzas et les sauces. Il est surtout naturellement retrouvé dans les herbes et épices ordinaires et fonctionnerait plutôt bien comme agent conservateur biologique. L’acide carnosique pourrait également être considéré comme une aide minceur intéressante, comme l’a écrit un diététicien nutritionniste coréen* dans le Journal of Cancer Prevention.

L’acide carnosique

acide-carnosiqueL’acide carnosique est un diterpène retrouvé dans certains végétaux tels que le romarin par exemple. Sa formule structurelle est présentée ci-contre.

Oui, l’étude scientifique dont nous allons vous parler aujourd’hui a été réalisée in vitro. En effet, un grand nombre de substances qui présentent des effets intéressants sur les cellules dans les laboratoires en Asie n’ont pas nécessairement le même effet sur les humains.

La raison pour laquelle nous pensons que cette étude vaut la peine d’être considérée, c’est qu’il est facile pour les fabricants de suppléments d’utiliser de l’acide carnosique. Il existe depuis des années comme agent de conservation biologique. La toxicité de l’acide carnosique a été étudiée en détail et dans l’UE, la molécule est considérée comme sûre. [The EFSA Journal (2008) 721, 1-29.]

Donc, nous y voilà. D’un coup, l’étude coréenne est devenue beaucoup intéressante.

L’étude de laboratoire sur l’acide carnosique

Les chercheurs ont exposé de jeunes cellules adipeuses flottant dans un liquide composé de diverses concentrations d’acide carnosique. La molécule a inhibé la croissance et le développement des cellules adipeuses. Au plus la concentration d’acide carnosique était élevée, au moins les cellules étaient riches en graisse.

acide-carnosiqueL’acide carnosique a inhibé la fabrication de la protéine PPAR-gamma que les cellules adipeuses utilisent pour «reconnaitre» les acides gras. Il a également fait de même avec la SCD1, une enzyme qui synthétise l’acide oléique dans les adipocytes. Des indices ont démontré que lorsque l’obésité est impliquée – ou certaines formes malignes de cancer – l’activité de l’enzyme SCD1 (acide gras désaturase) devient trop élevée.

acide-carnosiquemetabolisme-de-l-acide-carnosique

Conclusion

Le potentiel anti-cancéreux de l’acide carnosique s’est révélé probable. Peut-être s’agit-il d’une aide minceur ou peut-être des deux. Par la suite, nous vous donnerons plus d’informations. Nous n’allons peut-être pas trouver d’expérience clinique réalisée sur l’être humain mais il serait déjà intéressant de pouvoir discuter d’une étude réalisée sur l’animal.

Source de l’article: Carnosic acid: potentiel slimming aid from Rosemary

Source Ergo-Log: J Cancer Prev. 2015 Mar;20(1):41-9.

* Il s’agit ici d’un diététicien nutritionniste clinicien, titulaire d’un doctorat.

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Note: Sur Espace Corps Esprit Forme, nous connaissons déjà bien le romarin mais pour des considérations scientifiques en relation à l’acide ursolique dont l’effet sur l’hypertrophie musculaire et le potentiel anti-cancérigène sont attestés. Nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir sur l’acide carnosique en traitant d’une autre épice, le thym. Le thym renferme également de l’acide ursolique et carnosique mais nous en apprendrons plus sur son action au niveau cellulaire, hormis l’influence de ce dernier sur les protéines PPAR gamma. Concernant le romarin, rappelez-vous d’abord qu’il contient du camphre en forte quantité et qu’il s’agit d’un poison pour notre organisme. Je ne peux que vous déconseiller toute consommation de romarin en grande quantité sur la durée, il en va de votre santé.

Après tout ceci, je possèderais assez d’éléments pour rédiger un article sur l’épissage cellulaire, comme prévu depuis fort longtemps maintenant. Cet article reviendra sur l’acide ursolique, expliquant comment il agit et pourquoi il s’avère particulièrement intéressant pour le bodybuilding et la croissance musculaire. Pour ceux qui sont de ma génération, nous aurons l’occasion de parler du personnage qui popularisa cette molécule et qui s’était fait connaitre pour bien autre chose que l’acide ursolique. Toujours est-il que l’on peut considérer le romarin comme un condiment à ranger dans la catégorie de la recomposition corporelle. Ces derniers sont particulièrement rares, plus efficaces et sans le potentiel probablement néfaste du CLA à forte dose.

Donc, si l’on vous dit qu’ils ont la santé les fruits et les légumes frais, pensez que c’est également le cas pour certains condiments et épices, peut-être encore bien plus que pour les fruits et légumes.

Mais d’ici là, je ne peux que vous inviter à développer votre culture physique !

Eric Mallet

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Manger une forte quantité de noix pourrait vous protéger du cancer de la prostate

Les-noix-et-leurs-bienfaits-sur-la-santeLes hommes qui mangeraient beaucoup de noix pourraient se protéger contre le cancer de la prostate. C’est une information suggérée par une étude sur l’animal que les biologistes de l’Université du Texas ont publié en 2013 dans Cancer Investigation. Les noix contiendraient des substances qui sabotent la propagation et la croissance des tumeurs du cancer de la prostate.

L’étude scientifique sur les noix

Les chercheurs ont transmis des cellules cancéreuses humaines de la prostate par injections sous-cutanées à des souris [LNCaP]. Certaines des souris ont reçu une alimentation standard [Control Diet]. D’autres ont reçu des aliments pour animaux qui contenaient 11% de noix [Walnut diet].

Les chercheurs ont veillé à ce que les deux régimes contiennent la même quantité de calories, de fibres, de graisses, de glucides et de protéines.

Les résultats de l’étude

Parmi les souris qui n’avaient pas reçu de noix, les chercheurs ont retrouvé des tumeurs dans 44% des animaux à la fin de l’expérience. Dans le groupe des noix, seules 18,7% d’entre elles avaient développé des tumeurs.

noix-et-cancer-de-la-prostateLes-noix-contre-le-cancer-de-la-prostate

Les tumeurs du groupe ayant consommé des noix étaient plus petites que celles du groupe n’en ayant pas mangé. La photo ci-dessous montre à gauche une tumeur typique du cancer de la prostate retrouvée par les chercheurs dans le groupe du régime de noix et à droite la plus grande tumeur chez les souris qui n’ont pas eu de noix.

noix-et-cancer-de-la-prostateNoix-et-metastases-de-la-prostate

Les chercheurs ont constaté que les souris qui avaient reçu des noix avaient moins d’isoprostanes F2 dans leur foie. Les isoprostanes F2 sont libérés lorsque les radicaux libres exercent leurs effets sur les membranes cellulaires. Cela signifierait que les noix ont un effet antioxydant.

Le mécanisme d’action

“Les noix contiennent un certain nombre d’ingrédients qui pourraient expliquer leur capacité à supprimer la croissance de la tumeur de la prostate”, écrivent les Américains. “Plus particulièrement, elles contiennent des niveaux élevés d’acides gras Oméga 3“.

“L’apport élevé d’acides gras dont l’acide eicosapentaénoïque 20c à longue chaîne (EPA) et l’acide docosahexaénoique (DHA) 22c, en particulier, ralentirait la croissance du cancer. Le régime alimentaire avec des noix utilisé dans l’étude actuelle, cependant, ne contient essentiellement pas d’EPA ou de DHA. Hardman et Ion* se sont alors documentés sur le sujet. Le foie des souris aurait la capacité d’allonger et de désaturer l’acide alpha-linolénique (ALA) en EPA et en DHA, probablement en petites quantités”.

“D’autres nutriments présents dans les noix, théoriquement du moins, pourraient expliquer l’effet inhibiteur de ce régime sur les cellules LNCaP du cancer de la prostate inoculées chez des souris, ce qui incluent les phytostérols, le gamma-tocophérol, les caroténoïdes, les polyphénols, l’acide ellagique et ses dérivés ainsi que la mélatonine. La plupart de ces phytonutriments fonctionnent comme des antioxydants, ce qui est généralement bénéfique en termes de suppression du cancer.”

L’étude a été financée par l’Institut Américain de Recherche contre le Cancer.

  • * Hardman WE, Ion GE, Suppression of implanted MDA-MB 231 human breast cancer growth in nude mice by dietary walnut, Nutr Cancer. 2008;60(5):666-74.

Source de l’article: Eating lots of walnuts helps fight prostate cancer

Source Ergo-log: Cancer Invest. 2013 Jul;31(6):365-73.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

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Au plus il y a d’inflammation, au moins longtemps vous vivrez

Un régime alimentaire contenant des quantités élevées dinhibiteurs naturels de l’inflammation comme les vitamines B, le gingembre, le magnésium et les oméga 3 retarderaient le vieillissement et réduiraient vos chances de développer le cancer, comme nous l’avions écrit récemment. Mais leffet positif de ce type dalimentation pourrait être encore plus grand que nous lavions réalisé. C’est du moins ce qu’affirme une étude épidémiologique moléculaire réalisée par les chercheurs polonais du Centre de recherche médicale Mossakowski, dont l’article a été publié dans Immunity & Ageing.

L’expérience scientifique

Les chercheurs ont utilisé des données sur près de cinq mille Européens de lEst âgés de 65 ans et plus. Ils connaissaient les niveaux de CRP (C Reactive Protein) dans le sang denviron trois mille des sujets ainsi que la concentration d’interleukine-6 dans un groupe de taille similaire.

Les CRP et interleukine-6 sont des protéines inflammatoires. Leur rôle consiste à faciliter le nettoyage des agents pathogènes et des tissus endommagés mais en quantités trop élevées, ils augmentent les risques de maladies chroniques et accélèrent le processus du vieillissement. En outre, un mode de vie sédentaire et une mauvaise alimentation augmentent la production de protéines inflammatoires par le corps.

Les chercheurs ont divisé les participants en deux groupes. Un groupe était le sousgroupe vieillissement réussi” ou “Super agers”. Il sagissait de personnes qui navaient pas de cancer, de maladies cardiovasculaires ou de diabète, qui étaient en bonne condition mentale et qui navaient aucun problème lorsqu’il s’agissait de réaliser diverses activités quotidiennes normales. Lautre groupe a été appelé «sousgroupe des personnes souffrant de maladies liées au vieillissement».

Résultats de l’étude sur l’inflammation et les facteurs d’inflammation

Le sous-groupe “vieillissement réussi” présentait des niveaux légèrement inférieurs de CRP et d’interleukine-6 dans le sang par rapport aux autres participants. Plus les participants étaient âgés, plus la concentration en CRP et en interleukine-6 avait augmenté, et cela sest produit dans les deux groupes.

Les Polonais ont divisé les participants en trois groupes de taille égale [appelés tertiles] selon la quantité de CRP qu’ils avaient dans leur sang. Ils ont divisé les participants en quatre groupes de taille égale [quartiles] selon la concentration d’interleukine-6 de leur sang. Ils ont ensuite enregistré le nombre de participants décédés sur une période subséquente de cinq ans.

La probabilité de mourir était plus élevée au plus les concentrations sanguines de CRP [premier tableau cidessous] et d’interleukine-6 l’était aussi [deuxième tableau] dans le groupe “Super agers”, [graphique à gauche sur le tableau cidessous] et pour lautre groupe [graphique de droite].

Inflammation-interleukine-6-et-CRPInflammation

Le tableau cidessous  à gauche montre la relation entre la probabilité de mourir [risque de mortalité] et la concentration de CRP. Cidessous à droite, le tableau indique la relation entre la probabilité de mourir et la concentration des interleukine-6.

Inflammation-proteine-CRPinflammation-interleukine-6

Conclusion

«Au cours de la présente étude, les niveaux d’IL-6 et de CRP chez les personnes âgées ont systématiquement augmenté d’une manière dépendante de l’âge dans l’ensemble du groupe d’étude, le sous-groupe “vieillissant avec succès” et chez les personnes qui ont souffert de maladies liées au vieillissement». «Des niveaux plus élevés d’IL-6 et de protéines CRP ont été associés à […] un risque plus élevé de mortalité chez les personnes qui vieillissent avec succès».
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Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,
Eric Mallet
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Un régime riche en protéine protègerait contre le cancer: Etude sur l’animal

Un régime alimentaire pauvre en glucides et riche en protéines protègerait contre les risques de cancer. Des chercheurs sur le cancer de l’Université de Colombie-Britannique ont découvert que ce type de régime réduirait le risque de développer le cancer et inhiberait la croissance des tumeurs chez la souris.

Les glucides et le cancer

Milkshake-proteine

Quels effets ont les protéines contre le cancer ?

Les nutritionnistes ont tendance à ignorer les preuves mais les scientifiques qui font de la recherche fondamentale sur le cancer en sont convaincus: la quantité croissante d’énergie que nous tirons des glucides rapidement absorbés comme le sucre, le glucose et le fructose – stimuleraient le cancer.

La plupart des cellules cancéreuses aiment se nourrir de glucose. Au plus de glucose se retrouve dans le sang, au plus elles disposent d’énergie pour maintenir un taux de croissance élevé. Qui plus est, quand elles convertissent le glucose en énergie, les cellules cancéreuses produisent du glutathion et de l’acide lactique. Elles utiliseraient le glutathion pour se protéger contre leurs propres mécanismes de suicide et l’acide lactique pour rendre leur environnement plus acide. Parce que les cellules saines fonctionnent moins bien dans un environnement plus acide, l’acide lactique donnerait aux cellules cancéreuses plus de possibilités de métastases.

L’étude scientifique

Voilà ce qui l’en est de la théorie mais les chercheurs ont voulu tester sur les animaux. Dans leur article, qui a été publié dans Cancer Research, les chercheurs décrivent six expériences. Au cours de ces expériences cliniques, des souris ont reçu une alimentation standard, comprenant 55% de glucides ou des aliments pour animaux contenant seulement 8, 10 ou 15% de glucides  {CHO}.

glucides-cancer

Les résultats

Au cours d’une expérience, les chercheurs ont injecté des cellules cancéreuses SCCVII aux souris et leurs ont donné une alimentation standard ou ne contenant que 10% de glucides. Le régime riche en protéines et pauvre en glucides a divisé par deux le taux de croissance des tumeurs.

Volume-de-tumeurs-cancereuses-en-fonction-du-regime-alimentaire

Taux-de-survie-chez-des-souris-cancereuses-en-fonction-de-leur-regime-alimentaire

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Les graphiques ci-dessus montrent les courbes de survie pour des souris femelles NOP. Ces souris présentent une mutation génétique à la suite de laquelle elles développent automatiquement le cancer du sein. Sur les dix souris NOP du groupe qui a obtenu alimentation standard, sept ont développé un cancer. Sur les onze souris qui ont été nourries avec des aliments contenant seulement 15% de glucides, seulement trois ont développés un cancer. En outre, le régime alimentaire riche en protéines a rallongé leur vie. Les souris alimentées avec un régime riche en protéines présentaient aussi un poids un peu plus léger, avec des niveaux inférieurs de glucose et d’insuline dans le sang.

Les chercheurs ont répété leurs expériences quand, après leur avoir injectées des cellules cancéreuses, ils ont donné des bloqueurs de croissance du cancer aux souris. Ils ont remarqué que les médicaments avaient mieux fonctionné quand les animaux avaient profité d’un régime riche en protéines et faible en glucides.

Conclusion des chercheurs sur l’influence des protéines

Un régime à faible teneur en glucides et riche en protéines réduit la glycémie, l’insuline, ralentit la croissance des tumeurs, réduit leur incidence et travaillerait de façon additive avec les thérapies existantes sans perte de poids ou d’insuffisance rénale» concluent les chercheurs. Un tel régime, par conséquent, a le potentiel d’être à la fois un prophylactique et un traitement contre le cancer.”

Source de l’article: Protein diet protects against cancer: animal study

Source Ergo-log: Cancer Res. 2011 Jul 1; 71(13): 4484-93.

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Note EM: Ce genre d’article sera bien évidemment à prendre avec du recul, sinon avec des pincettes. Sans chercher à remettre en cause les dires des chercheurs, il faut bien prendre en compte le fait que toutes les cellules cancéreuses ne se nourrissent pas exclusivement de glucose. S’il suffisait d’un régime hyperprotéiné ou d’une cétose pour vaincre n’importe quel cancer, il y a longtemps que l’on s’en serait rendu compte, c’est bien évident. Cependant, les faits relatés dans cet article ne peuvent pas non plus être ignorés. L’article en question soutient qu’un régime hyperprotéiné réduirait les risques. A l’opposé, il n’est nullement question d’un effet thérapeutique pour ce genre de régime, ce qui n’a jamais été démontré formellement. A vous de savoir faire la part des choses.

Eric Mallet

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Les suppléments aideraient les survivants du cancer à condition qu’ils suivent un régime alimentaire sain

supplements-nutritionnelsLes suppléments pourraient avoir un faible effet positif sur les chances de survie des femmes qui ont subi un traitement contre le cancer. Ils augmenteraient le risque de mortalité des survivants du cancer qui suivent un régime alimentaire malsain et diminueraient légèrement le risque chez les femmes qui consomment une alimentation saine, selon un article publié par les épidémiologistes de l’Université du Minnesota dans Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention.

L’étude scientifique sur le cancer et les suppléments

Les chercheurs ont utilisé les données recueillies pour l’étude sur la Santé des Femmes de l’Iowa (Iowa Women Health Study). Ils ont surveillé 2118 femmes qui avaient été diagnostiquées positives au cancer sur la période de 1986 à 2002. Ils ont suivi les femmes jusqu’en 2004, alors qu’elles étaient âgés de 73 à 88 ans. Les chercheurs ont voulu savoir comment l’utilisation de suppléments après leur diagnostic pouvait affecter les chances de survie de ces femmes.

Les résultats

Pour le groupe dans son ensemble, l’effet s’est avéré nul comme les chiffres ci-dessous le montre [voir tous les régimes/All diets]. Mais quand les chercheurs ont divisé les femmes en deux groupes en fonction de la qualité de leur alimentation, ils ont vu que les suppléments pouvaient augmenter un peu leurs chances de survie, si les femmes s’alimentaient à partir d’un régime alimentaire sain.

Les chercheurs ont utilisé les critères du World Cancer Research Fund pour évaluer la qualité de l’alimentation des femmes étudiées. Au plus de boissons gazeuses, d‘alcool et de viandes rouges ou transformées étaient consommées, et au moins de fruits, de légumes et de fibres étaient également consommés, au plus la qualité de leur alimentation s’aggravait.

Mortalite-cancer-et-complements-alimentaires

Mortalite-cancer-et-multivitamines

Les données montrent aussi que les femmes qui mangent sainement ne peuvent abuser en termes de nombre de suppléments consommés. Le tableau ci-dessous montre que les suppléments de fer ne sont pas nécessairement une bonne idée pour ce groupe de population.

Supplements-vitamines-mineraux-et-risque-de-mortalite-par-substance

La supplémentation en fer n’est pas non plus une bonne idée pour les femmes qui consomment un régime alimentaire déséquilibré mais le vrai problème pour ce groupe concerne la supplémentation en acide folique. Les survivantes du cancer qui prennent un supplément d’acide folique doublent leur risque de mortalité.

L-acide-folique-est-prejudiciable-en-tant-que-supplements-a-celles-qui-ont-subi-un-cancer

Conclusion

L’utilisation de la plupart des compléments alimentaires après le diagnostic de cancer n’a pas été associé avec le risque de décès dans cette étude chez les survivantes âgés“, ont écrit les chercheurs. Cependant, l’acide folique, des multivitamines ou un plus grand nombre de suppléments alimentaires semblent être associés à un risque plus élevé de décès parmi les survivantes consommant des régimes alimentaires de qualité inférieure.

Source de l’article: Supplements only likely to help cancer survivors on a healthy diet

Source Ergo-log: Cancer Epidemiol Biomarkers Prev. 2014 May;23(5):865-75.

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NdT: Cet article, comme pour tous articles présentant des conclusions à partir de statistiques, est à prendre avec du recul. On notera que certaines substances riches en antioxydants et dont l’activité antioxydante élevée est reconnue (quercétine, hespéridine, sulforaphane, EGCG…) n’ont pas fait l’objet de cette étude, ce qui aurait pu être bien plus intéressant. Trop généralisant et peu discriminant, j’accorderais assez peu de crédits à ce genre de travail scientifique. Cependant, il s’agit à nouveau d’un élément qui indique l’importance d’une alimentation saine, à l’opposé des saloperies industrielles qui nous sont proposées de plus en plus souvent dans les supermarchés.

Mais d’ici le prochain article, n’oubliez pas de développer votre culture physique !

Et pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, de s’inscrire à la newsletter pour être tenu au courant des prochains articles.

Eric Mallet

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Glucosamine et chondroïtine contre les cancers du poumon et du colon

Ceux qui prennent des suppléments de glucosamine et de chondroïtine pour protéger leurs articulations réduiraient également leurs risques de développer le cancer du poumon et du côlon. Des chercheurs américains travaillant sur l’étude VITAL ont fait cette découverte. Ils ont suivi près de 77 000 hommes et femmes âgés entre 50 et 76 ans depuis l’année 2000.

L’étude statistique portait sur le rapport entre les compléments alimentaires (dont la glucosamine) et le  cancer

L’étude VITAL a pour objectif de savoir si les suppléments peuvent améliorer la santé ou non, comme certaines allégations le supposent ou au contraire, pourraient nuire à la santé, comme un groupe croissant de scientifiques le pense. Jusqu’à présent, il y a eu très peu d’études épidémiologiques spécifiques destinées à déterminer les effets des suppléments sur la santé.

Lorsque les chercheurs ont recruté les participants à l’étude, ils les ont interrogées sur leur consommation de suppléments au cours des 10 années précédentes. Ils ont ensuite surveillé leurs sujets pendant 5 ans. Durant cette période, 665 d’entre eux ont développé un cancer du poumon. A partir de leur étude sur la consommation de suppléments des participants, et sans émettre de lien a priori, les chercheurs ont synthétisé le tableau ci-dessous.

Etude-statistique-sur-le-cancer-et-la-prise-de-supplements

La bande noire montre les relations statistiquement significatives. Ceux qui avaient pris de la glucosamine et de la chondroïtine avaient 25% moins de chance de développer un cancer du poumon que les non-utilisateurs.

Parmi le groupe de sujets que les chercheurs ont suivi, 426 hommes et femmes ont contracté un cancer de l’intestin. Les suppléments d’ail avaient augmentés le risque de développer un cancer du côlon. Le Millepertuis (St. John wort) et le MSM avaient considérablement réduits les risques, suivie par l’huile de poisson et, une fois de plus, la glucosamine et la chondroïtine.

Etude-statistique-sur-le-cancer-et-la-prise-de-complements-alimentaires-dont-la-glucosamine-et-la-chondroitine

Glucosamine et chondroïtine inhiberaient les mécanismes cataboliques déclenchés par l’Interleukine1. L’Interleukine1 joue un rôle dans le cancer. L’huile de poisson inhiberait l’inflammation, le MSM stimulerait le système immunitaire et comment le Millepertuis fonctionne les chercheurs n’en ont aucune idée. Ils ne connaissaient pas non plus les quantités exactes de suppléments que les participants avaient pris.

Les résultats du même projet ont également montré que la glucosamine et la chondroïtine réduisaient la mortalité.

Article Ergo-log: Glucosamine and chondroitin protect against lung and colon cancer

Source Ergo-log: Cancer Epidemiol Biomarkers Prev. 2009 May; 18(5): 1419-28.

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NdT: Constat plutôt étonnant pour la glucosamine (glucose + une fonction amine) mais ce n’est peut-être pas si étonnant que cela si l’on pense que certains champignons asiatiques bien connus (shitake, maïtake…), et dont leur action anticancéreuse est étudiée par la recherche, renferment des nutriments actifs sur le système immunitaire, eux-aussi basés sur une base glucose (glycanes). Ensuite, il serait un peu hasardeux de tirer des liens de cause à effet sur ces seules suppositions, seule la recherche scientifique pourra nous en dire plus à l’avenir.

Eric Mallet

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