Voici comment l’exercice physique éliminerait les tumeurs

Chaque séance d’exercice physique assez intense fonctionnerait comme une courte séance de chimiothérapie, écrivions-nous récemment. L’exercice physique transformerait le corps en un environnement hostile pour les cellules cancéreuses. Une étude animale publiée en 2016 dans Cell Metabolism par des chercheurs danois nous explique comment.

L’étude sur l’effet de l’exercice sur les tumeurs cancéreuses

Les chercheurs, qui travaillent à l’université de Copenhague, ont donné à un groupe de souris un accès illimité à un tapis roulant sur lequel les animaux se sont exercés en effectuant environ 4 à 7 kilomètres chaque jour. L’équivalent humain de cette durée d’exercice serait environ d’une heure de cardiotraining. Après que les souris aient couru tous les jours pendant quatre semaines, elles ont reçu une injection contenant des cellules cancéreuses agressives, celles du mélanome B16F10. Deux semaines plus tard, les Danois ont examiné les souris. Les souris du groupe de contrôle n’avaient pas couru.

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Résultats de l’étude sur le volume des tumeurs

Les souris qui avaient couru [EX] présentaient un volume de tumeurs beaucoup plus faible que les souris du groupe de contrôle [CON]. Les souris qui avaient couru avaient également moins de métastases dans leurs poumons.

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Les cellules des tumeurs des souris qui avaient couru ont produit plus d’interleukine-1-bêta, d’interleukine-6, d’interleukine-10 et de TNF-alpha que les cellules des tumeurs des animaux inactifs. Ces facteurs inflammatoires seraient considérés comme “néfastes” pour les cellules saines, mais “favorables” dans les cellules cancéreuses. Ils activent les cellules immunitaires. Et ces cellules immunitaires, comme vous pouvez le voir dans le tableau ci-dessous, ont également été trouvées en forte concentration dans les tumeurs des souris actives.

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exercice-cancer-natural-killerL’exercice physique a surtout entraîné une augmentation du nombre de cellules tueuses naturelles [NK cells], comme le montre le tableau de droite. Les cellules tueuses naturelles sont les troupes de choc du système immunitaire. Elles sont les premières à s’attaquer aux cellules défectueuses ou aux agents pathogènes qui circulent dans le corps.

“Le potentiel des cellules NK à infiltrer les tumeurs est toujours en cours d’étude” ont écrit les Danois. “Les cellules NK font partie de la réponse immunitaire innée précoce et peuvent activer d’autres cellules immunitaires par la sécrétion d’interféron-gamma. Ainsi, une action clé des cellules NK est de fournir l'”étincelle” initiale qui active d’autres types de cellules du système immunitaire“.

L’interleukine-6 en particulier pourrait être importante, soupçonnent les Danois. L’interleukine-6 est libérée si les muscles sont soumis à un exercice intensif, et les cellules Natural Killer possèdent des récepteurs pour l’interleukine-6. Lorsque les chercheurs ont répété leurs essais et injecté aux souris actives un anticorps qui désactive l’interleukine-6 [Anti-IL6], l’effet inhibiteur de l’exercice sur le cancer avait disparu.

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Mais ce n’était pas toute l’histoire. L’administration d’interleukine-6 synthétique seule n’avait pas d’effet inhibiteur sur le cancer. C’est ce qu’ont découvert les chercheurs danois lors d’une autre série de tests. Quelque chose d’autre était nécessaire pour activer les cellules tueuses naturelles : l’hormone adrénaline et sa relative, la noradrénaline. Si ces hormones étaient bloquées en donnant aux souris du propranolol, un bêta-bloquant, l’effet anticancéreux de l’exercice physique avait complètement disparu. C’est donc la combinaison de l’interleukine-6 et de l’adrénaline qui activerait les cellules tueuses naturelles pour attaquer les tumeurs.

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Conclusion de la recherche danoise sur le rapport entre le cancer et l’exercice

L’exercice physique protège contre le cancer. Cela est certainement vrai pour les formes d’exercice plus intensives, lorsque les muscles produisent de nombreux facteurs inflammatoires et que les surrénales sécrètent de grandes quantités d’adrénaline. Bien que cette étude animale ne montre pas que l’exercice physique stoppe réellement le cancer, les Danois suggèrent que l’exercice physique peut renforcer l’effet des thérapies conventionnelles contre la maladie.

Source de l’article: This is how physical exercise clears up tumours

Source Ergo-log: Cell Metab. 2016 Mar 8;23(3):554-62.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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L’acide carnosique, l’aide minceur potentiel du romarin

L’acide carnosique est utilisé dans les dentifrices, la viande transformée, les pizzas et les sauces. Il est surtout naturellement retrouvé dans les herbes et épices ordinaires et fonctionnerait plutôt bien comme agent conservateur biologique. L’acide carnosique pourrait également être considéré comme une aide minceur intéressante, comme l’a écrit un diététicien nutritionniste coréen* dans le Journal of Cancer Prevention.

L’acide carnosique

acide-carnosiqueL’acide carnosique est un diterpène retrouvé dans certains végétaux tels que le romarin par exemple. Sa formule structurelle est présentée ci-contre.

Oui, l’étude scientifique dont nous allons vous parler aujourd’hui a été réalisée in vitro. En effet, un grand nombre de substances qui présentent des effets intéressants sur les cellules dans les laboratoires en Asie n’ont pas nécessairement le même effet sur les humains.

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Manger une forte quantité de noix pourrait vous protéger du cancer de la prostate

les-noix-et-leurs-bienfaits-sur-la-santeLes hommes qui mangeraient beaucoup de noix pourraient se protéger contre le cancer de la prostate. C’est une information suggérée par une étude sur l’animal que les biologistes de l’Université du Texas ont publié en 2013 dans Cancer Investigation. Les noix contiendraient des substances qui sabotent la propagation et la croissance des tumeurs du cancer de la prostate.

L’étude scientifique sur les noix et leur potentiel probable sur le cancer

Les chercheurs ont transmis des cellules cancéreuses humaines de la prostate par injections sous-cutanées à des souris [LNCaP]. Certaines des souris ont reçu une alimentation standard [Control Diet]. D’autres ont reçu des aliments pour animaux qui contenaient 11% de noix [Walnut diet]. Les chercheurs ont veillé à ce que les deux régimes contiennent la même quantité de calories, de fibres, de graisses, de glucides et de protéines.

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Au plus il y a d’inflammation, au moins longtemps vous vivrez

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Protéine C Réactive

Un régime alimentaire contenant des quantités élevées dinhibiteurs naturels de l’inflammation comme les vitamines B, le gingembre, le magnésium et les oméga 3 retarderaient le vieillissement et réduiraient vos chances de développer le cancer, comme nous l’avions écrit récemment. Mais leffet positif de ce type dalimentation pourrait être encore plus grand que nous lavions réalisé. C’est du moins ce qu’affirme une étude épidémiologique moléculaire réalisée par les chercheurs polonais du Centre de recherche médicale Mossakowski, dont l’article a été publié dans Immunity & Ageing.

L’expérience scientifique

Les chercheurs ont utilisé des données sur près de cinq mille Européens de lEst âgés de 65 ans et plus. Ils connaissaient les niveaux de CRP (C Reactive Protein) dans le sang denviron trois mille des sujets ainsi que la concentration d’interleukine-6 dans un groupe de taille similaire.

Les CRP et interleukine-6 sont des protéines inflammatoires. Leur rôle consiste à faciliter le nettoyage des agents pathogènes et des tissus endommagés mais en quantités trop élevées, ils augmentent les risques de maladies chroniques et accélèrent le processus du vieillissement. En outre, un mode de vie sédentaire et une mauvaise alimentation augmentent la production de protéines inflammatoires par le corps.

Les chercheurs ont divisé les participants en deux groupes. Un groupe était le sousgroupe vieillissement réussi” ou “Super agers”. Il sagissait de personnes qui navaient pas de cancer, de maladies cardiovasculaires ou de diabète, qui étaient en bonne condition mentale et qui navaient aucun problème lorsqu’il s’agissait de réaliser diverses activités quotidiennes normales. Lautre groupe a été appelé «sousgroupe des personnes souffrant de maladies liées au vieillissement».

Résultats de l’étude sur l’inflammation et les facteurs d’inflammation

Le sous-groupe “vieillissement réussi” présentait des niveaux légèrement inférieurs de CRP et d’interleukine-6 dans le sang par rapport aux autres participants. Plus les participants étaient âgés, plus la concentration en CRP et en interleukine-6 avait augmenté, et cela sest produit dans les deux groupes.

Les Polonais ont divisé les participants en trois groupes de taille égale [appelés tertiles] selon la quantité de CRP qu’ils avaient dans leur sang. Ils ont divisé les participants en quatre groupes de taille égale [quartiles] selon la concentration d’interleukine-6 de leur sang. Ils ont ensuite enregistré le nombre de participants décédés sur une période subséquente de cinq ans.

La probabilité de mourir était plus élevée au plus les concentrations sanguines de CRP [premier tableau cidessous] et d’interleukine-6 l’était aussi [deuxième tableau] dans le groupe “Super agers”, [graphique à gauche sur le tableau cidessous] et pour lautre groupe [graphique de droite].

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Le tableau cidessous  à gauche montre la relation entre la probabilité de mourir [risque de mortalité] et la concentration de CRP. Cidessous à droite, le tableau indique la relation entre la probabilité de mourir et la concentration des interleukine-6.

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Un régime riche en protéine protègerait contre le cancer: Etude sur l’animal

Un régime alimentaire pauvre en glucides et riche en protéines protègerait contre les risques de cancer. Des chercheurs sur le cancer de l’Université de Colombie-Britannique ont découvert que ce type de régime réduirait le risque de développer le cancer et inhiberait la croissance des tumeurs chez la souris.

Les glucides et le cancer

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Quels effets ont les protéines contre le cancer ?

Les nutritionnistes ont tendance à ignorer les preuves mais les scientifiques qui font de la recherche fondamentale sur le cancer en sont convaincus: la quantité croissante d’énergie que nous tirons des glucides rapidement absorbés comme le sucre, le glucose et le fructose – stimuleraient le cancer.

La plupart des cellules cancéreuses aiment se nourrir de glucose. Au plus de glucose se retrouve dans le sang, au plus elles disposent d’énergie pour maintenir un taux de croissance élevé. Qui plus est, quand elles convertissent le glucose en énergie, les cellules cancéreuses produisent du glutathion et de l’acide lactique. Elles utiliseraient le glutathion pour se protéger contre leurs propres mécanismes de suicide et l’acide lactique pour rendre leur environnement plus acide. Parce que les cellules saines fonctionnent moins bien dans un environnement plus acide, l’acide lactique donnerait aux cellules cancéreuses plus de possibilités de métastases.

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Les suppléments aideraient les survivants du cancer à condition qu’ils suivent un régime alimentaire sain

supplements-nutritionnelsLes suppléments pourraient avoir un faible effet positif sur les chances de survie des femmes qui ont subi un traitement contre le cancer. Ils augmenteraient le risque de mortalité des survivants du cancer qui suivent un régime alimentaire malsain et diminueraient légèrement le risque chez les femmes qui consomment une alimentation saine, selon un article publié par les épidémiologistes de l’Université du Minnesota dans Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention.

L’étude scientifique sur le cancer et les suppléments

Les chercheurs ont utilisé les données recueillies pour l’étude sur la Santé des Femmes de l’Iowa (Iowa Women Health Study). Ils ont surveillé 2118 femmes qui avaient été diagnostiquées positives au cancer sur la période de 1986 à 2002. Ils ont suivi les femmes jusqu’en 2004, alors qu’elles étaient âgés de 73 à 88 ans. Les chercheurs ont voulu savoir comment l’utilisation de suppléments après leur diagnostic pouvait affecter les chances de survie de ces femmes.

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Glucosamine et chondroïtine contre les cancers du poumon et du colon

glucosamine-chondroitineCeux qui prennent des suppléments de glucosamine et de chondroïtine pour protéger leurs articulations réduiraient également leurs risques de développer le cancer du poumon et du côlon. Des chercheurs américains travaillant sur l’étude VITAL ont fait cette découverte. Ils ont suivi près de 77 000 hommes et femmes âgés entre 50 et 76 ans depuis l’année 2000.

L’étude statistique portait sur le rapport entre les compléments alimentaires (dont la glucosamine) et le  cancer

L’étude VITAL a pour objectif de savoir si les suppléments peuvent améliorer la santé ou non, comme certaines allégations le supposent ou au contraire, pourraient nuire à la santé, comme un groupe croissant de scientifiques le pense. Jusqu’à présent, il y a eu très peu d’études épidémiologiques spécifiques destinées à déterminer les effets des suppléments sur la santé.

Lorsque les chercheurs ont recruté les participants à l’étude, ils les ont interrogées sur leur consommation de suppléments au cours des 10 années précédentes. Ils ont ensuite surveillé leurs sujets pendant 5 ans. Durant cette période, 665 d’entre eux ont développé un cancer du poumon. A partir de leur étude sur la consommation de suppléments des participants, et sans émettre de lien a priori, les chercheurs ont synthétisé le tableau ci-dessous.

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