Pourquoi deux verres de jus de cranberry par jour serait favorable à la santé ?

Si des obèses buvaient 45 cl de jus de cranberry (canneberge en français) par jour, leur sensibilité à l’insuline augmenterait légèrement et leur taux de cholestérol s’améliorerait. Des chercheurs américains de l’Université de l’État de Washington arrivent à cette conclusion dans une étude humaine publiée dans le Journal Européen de la Nutrition.

L’étude sur le jus de cranberry

Les chercheurs ont divisé 78 sujets en bonne santé mais en surpoids ou obèses en 2 groupes. Les sujets étaient âgés de 30 à 70 ans et avaient un IMC de 27 à 35. Un groupe a bu un placebo tous les jours pendant 8 semaines, l’autre a bu 450 millilitres de jus de canneberges basses calories tous les jours. Le jus de cranberry était fabriqué par OceanSpray, une organisation des producteurs de canneberges. Cette entreprise a financée l’étude.

Les baies de cranberry

Selon une autre étude humaine sponsorisée, la canneberge stimule un peu le système immunitaire, de sorte que les virus de la grippe semblent avoir un peu moins d’impact. Selon une autre étude, la canneberge réduirait le risque d’infection urinaire.

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Les substances bioactives de la canneberge sont probablement des phénols. Concernant la recherche fondamentale menée sur des nématodes, ces phénols semblent avoir un effet sur la longévité.

Les résultats observés à partir de la prise du jus de canneberge

Les chercheurs ont trouvé plus d’oxyde nitrique [NO] et moins d’endothéline 1 [ET-1], une hormone qui restreint le flux sanguin, dans le sang des sujets qui ont bu du jus de canneberges par rapport au groupe placebo. Cependant, ces différences n’étaient pas significatives.

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Après 8 semaines, les sujets du groupe expérimental ont produit un peu moins d’insuline que les sujets du groupe placebo. Cette différence était statistiquement significative.

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Après 8 semaines, la concentration en cholestérol HDL était 8 % plus élevée dans le groupe expérimental que dans le groupe placebo.

Conclusion sur le jus de cranberry

“En conclusion, la consommation d’une boisson aux canneberges faiblement calorique et riche en polyphénols a réduit les facteurs de risque ou de maladie cardiovasculaire en améliorant l’indicateur redox, la vasodilatation, l’homéostasie du glucose et le cholestérol HDL chez des adultes en bonne santé souffrant d’embonpoint ou d’obésité”, résument les chercheurs.

Source de l’article: How drinking two glasses of cranberry juice per day improves your health

Source Ergo-log: Chronic consumption of a low calorie, high polyphénol cranberry beverage attenuates inflammation (…)

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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L’acide alpha lipoïque aurait des effets positifs et négatifs sur la composition corporelle

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Image santescience.fr

L’acide alpha-lipoïque serait plus approprié comme supplément pour les athlètes d’endurance et les personnes qui veulent perdre du poids que pour les athlètes de force, selon une étude animale réalisée à l’Université agricole de Chine.

La plupart de l’acide alpha-lipoïque de notre organisme a été fabriqué par nos propres cellules. Nous ne tirons qu’une quantité minime de cette molécule à partir de la nourriture que nous mangeons. La meilleure source serait la viande organique dont le taux métabolique est élevé comme les reins, le cœur et le foie. Si vous voulez prendre de l’acide alpha-lipoïque, vous feriez mieux de prendre des suppléments Note EM: {C’est précisément à cela qu’ils servent, n’est-ce pas ?}. Un bon supplément contient quelques centaines de milligrammes d’acide alpha-lipoïque. Pour mettre cela en perspective, lorsqu’ils ont isolé 30 mg d’acide alpha-lipoïque de la viande la première fois, les chercheurs ont eu besoin de dix tonnes de foie.

L’acide alpha-lipoïque est une molécule nécessaire à la métabolisation des nutriments en énergie

Dans vos cellules, l’acide alpha-lipoïque est impliqué dans la conversion des nutriments – en particulier le glucose – en énergie. Des recherches ont également été menées sur l’acide alpha-lipoïque pour le traitement des empoisonnements, des radiations radioactives, du cancer et du VIH, mais la plupart des recherches sont axées sur le diabète.

L’étude chinoise visait à découvrir comment l’acide alpha-lipoïque fonctionne exactement, en particulier chez les organismes plus âgés. C’est pourquoi les chercheurs ont utilisé des souris de laboratoire âgées de 24 mois. Les souris gériatriques ont reçu de l’eau potable contenant 0,75% d’acide alpha-lipoïque pendant un mois.

Si vous convertissez la dose qu’ils ont utilisée en proportions humaines, en tenant compte du fait que les humains ont un métabolisme plus lent, alors cela équivaut à quelques grammes par jour. Les utilisateurs de suppléments prennent entre  600 à 1800 mg/jour. La dose reçue par les souris âgées correspond à celle que les médecins utilisent dans leurs expériences sur les personnes atteintes de cancer ou du VIH.

Les suppléments ont fait brûler plus de calories aux souris. Leur corps s’est aminci, mais ils ont aussi perdu un peu de masse corporelle maigre.

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Dans les cellules musculaires, le supplément a activé le transporteur de glucose GLUT4, une protéine qui permet le retrait du glucose des vaisseaux sanguins pour l’amener dans la cellule et PGC-1-alpha, une molécule clé qui stimule la synthèse des mitochondries. C’est ce qui s’est passé dans les cellules musculaires des souris.

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Ce qu’il faut comprendre sur l’acide alpha-lipoïque, c’est qu’il active l’enzyme AMPK. Cette enzyme est activée si les cellules n’ont plus de carburant à oxyder. L’enzyme AMPK stimule les cellules musculaires à produire de l’énergie. L’inconvénient est illustré ci-dessus : mTOR, p70S6K et 4E-BP1 deviennent moins actifs. Il s’agit des molécules de signalisation de la croissance des fibres musculaires.

L’effet anti-anabolique de l’acide alpha-lipoïque n’est pas très important. S’il s’agit d’un problème à des doses plus faibles, l’effet est probablement plus qu’annulé en le combinant avec de la créatine. Effectivement, l’acide alpha-lipoïque améliore l’assimilation de la créatine par les cellules musculaires.

Quant à cette expérience, les chercheurs ajoutent: “Avec des actions métaboliques bénéfiques, l’acide alpha lipoïque peut être considéré comme un complément prometteur pour le traitement de l’obésité et/ou de l’insulinorésistance chez les patients âgés “, concluent les chercheurs.

Source de l’article: Alpha-lipoic acid has positive and negative effects on body composition

Source ergo-log: Metabolism. 2010 Jul; 59(7): 967-76.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Obacunone, nomiline… Des substances anabolisantes inconnues retrouvées dans les agrumes

citron-vertLes limonoïdes sont une famille d’antioxydants abondants dans les agrumes, chimiquement classés dans les terpènes ou plus précisément les triterpènes (un peu comme des lointains cousins de l’acide ursolique) mais plus précisément encore parmi les tétranortriterpènes. S’il est fort peu probable que vous connaissiez ces terpènes et encore moins que vous puissiez les placer au Scrabble, il n’en reste pas moins vrai que les agrumes ordinaires comme le bête citron que vous prenez au supermarché, renferme ce genre d’antioxydants très particuliers, au point qu’ils présentent des propriétés anabolisantes démontrées et étudiées par la recherche.

Si vous suivez mon blog, vous savez d’ailleurs que vous n’en êtes plus à une surprise prêt. Ici, il s’agit également de comprendre que ces fameux terpènes sont surtout présents dans les pépins des agrumes et qu’ils se présentent sous des formes très diverses sur le plan chimique. C’est d’autant plus intéressant que c’est aussi dans les pépins du raisin que l’on retrouve d’autres antioxydants à fort potentiel, les OPC ou oligo-proanthocyanidines.

L’obacunone décrit dans l’article d’Ergo-log n’est effectivement pas le seul des limonoïdes. On retrouve par exemple la limonine, la sinensétine, la nobilétine, la narirutine, la tangéritine et d’autres encore. Toujours est-il que les propriétés anabolisantes de ces molécules découlent, comme c’est bien souvent le cas, de recherches en lien avec l’oncologie, c’est à dire la recherche de solutions thérapeutiques contre le cancer. A vrai dire, la recherche de nouvelles substances naturelles contre ce qui pourrait nous tuer sera sans doute prioritaire sur celles qui pourraient nous donner du muscle mais l’un n’empêche pas l’autre. C’est d’autant plus vrai que la masse musculaire – ou sa perte – est indirectement liée à la longévité de l’organisme, un fait que l’on sait de plus en plus certain sur le plan scientifique. Quoi qu’il en soit, je vous laisse avec la traduction de cet article d’Ergo-log.

Eric Mallet

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Jusqu’à ce que nous voyions son nom sur l’étiquette d’un supplément sportif, nous n’avions jamais entendu parler de l’obacunone. Et après une recherche sur Google, nous l’avons tout de suite su : c’est une molécule que nos lecteurs devraient connaitre. L’obacunone, une substance présente dans les agrumes, possède un effet anabolisant. Mais ce n’est pas la seule substance contenue dans les agrumes qui serait dotée d’un certain potentiel de renforcement musculaire.

L’obacunone

L’obacunone est un limonoïde. Les chercheurs ont retrouvé cette substance dans les agrumes, dans le fruit de Fortunella margarita et de Casimiroa edulis. Les fabricants de compléments sportifs utilisent généralement des extraits de l’écorce de Phellodendron amurense comme source d’obacunone.

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De nos jours, l’obacunone se trouve principalement dans les compléments alimentaires qui devraient renforcer l’action de l’insuline et donc, qui devrait améliorer la composition corporelle. Le Slintensity d’EvoMuse en contient.

L’étude sur l’obacunone

Pendant 4 semaines, des chercheurs japonais, affiliés à la Kikkoman Corporation et à l’Université de Tokyo, ont donné à des souris KKAy, un type de souris de laboratoire sujettes au diabète de type 2, des aliments qui avaient été mélangés à de l’obacunone. Les Japonais avaient extrait l’obacunone du yuzu, un agrume japonais. Si les souris avaient été humaines, on leur aurait donné environ un gramme d’obacunone par jour. Les suppléments commercialisés contiennent une fraction de ce montant.

Les résultats sur l’étude de ce limonoïde

La supplémentation en obacunone a réduit la masse grasse et augmenté la masse musculaire. Le poids corporel des souris n’a pas changé.

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L’obacunone a augmenté la sensibilité à l’insuline [à gauche]. En haut à droite, vous voyez comment, selon les chercheurs, l’obacunone produit ces effets. L’obacunone active le TGR5, un récepteur qui est en fait destiné aux acides biliaires. Les Japonais ont récemment démontré que le TGR5 joue un rôle dans la croissance et le développement musculaires chez la souris.

Le foie libère une série d’acides biliaires pendant et après un exercice intensif. Ces acides biliaires ont divers effets positifs sur la santé, l’un d’entre eux étant que les muscles reçoivent un stimulus anabolisant supplémentaire via le TGR5. L’acide biliaire impliqué est l’acide lithocholique.

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La nomiline, un membre de la famille des limonoïdes peu courant

nomilineIl existe une autre substance alimentaire qui stimule le TGR5. En 2013, le même groupe de recherche japonais a publié une étude animale dans laquelle la nomiline, un autre limonoïde dans les agrumes, [formule structurelle à droite] augmente la sensibilité à l’insuline via TGR5. Tout comme l’obacunone, la nomiline a déjà fait son apparition dans les compléments sportifs.

Conclusion

“La supplémentation en obacunone alimentaire a supprimé l’hyperglycémie et a augmenté la masse musculaire chez les souris KKAy diabétiques. Cet effet est susceptible d’être médié, au moins en partie, par la potentialisation des multiples voies associées au TGR5”, écrivent les chercheurs.

“Ces résultats suggèrent que la consommation régulière d’obacunone pourrait être bénéfique pour prévenir le développement de l’hyperglycémie, l’atrophie musculaire et l’obésité.”

Source de l’article: Obacunone, nomilin… Weird anabolic substances in ordinary citrus fruits

Source Ergo-log: Biochem Biophys Res Commun. 2015 Aug 7;463(4):846-52.

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Un supplément d’astaxanthine pour stimuler la prise de masse musculaire chez les personnes vieillissantes

astamed-myoLa marche est une activité physique indéniablement saine mais elle ne développe pas de masse musculaire. Mais cela pourrait changer si vous combinez la marche avec un supplément d’astaxanthine. C’est du moins ce que des chercheurs de l’Université de Washington affirment dans le Journal of Cachexia, Sarcopenia and Muscle. Que se passerait-il si vous donniez de l’astaxanthine aux personnes qui font de l’exercice de résistance ?

L’étude sur les antioxydants, l’astaxanthine et quelques autres nutriments…

Les chercheurs ont demandé à 42 sujets âgés de 65 à 82 ans de marcher 3 fois par semaine à un rythme soutenu sur un tapis roulant pendant 3 mois. La moitié des sujets ont reçu un placebo, l’autre moitié un supplément de 12 milligrammes d’astaxanthine, 10 milligrammes de vitamine E sous forme de tocotriénols et 6 mg de zinc par jour.

Les chercheurs ont utilisé le produit Astamed que vous voyez ci-dessus. Astamed a parrainé l’étude.

Les résultats de l’étude

A la fin de la période d’administration, la concentration d’astaxanthine dans les muscles des sujets du groupe expérimental était 26 fois plus élevée que dans le groupe témoin. L’astaxanthine serait un antioxydant qui s’accumule apparemment dans les muscles, soupçonnent les chercheurs. Avant et après la période d’administration, les chercheurs ont déterminé la force que les muscles des sujets d’essai pouvaient développer [MVC]. En même temps, ils ont mesuré la masse musculaire des sujets de test [CSA] à l’aide de scanners. Les deux paramètres ont augmenté davantage dans le groupe astaxanthine que dans le groupe placebo. En fait, le groupe placebo n’est pas devenu plus fort et n’a pas pris de masse musculaire. [En bas à gauche]

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Avant et après la période de supplémentation, les chercheurs ont déterminé la distance que les sujets pouvaient parcourir en 6 minutes, à un rythme qui leur convenait. Cette distance a augmenté d’environ 8% dans les deux groupes. [En haut à droite]

Conclusion

“L’entraînement physique combiné à une formulation de composés anti-inflammatoires et antioxydants naturels a amélioré la force et la taille des muscles chez les sujets âgés plus que le seul entraînement physique”, écrivent les chercheurs. “Cela a été fait sans sacrifier les améliorations de la distance de marche et de l’endurance qui accompagnent généralement l’entraînement de l’endurance.”

Source de l’article: Supplementing with astaxanthin turns walking into bodybuilding

Source Ergo-log: J Cachexia Sarcopenia Muscle. 2018 Oct;9(5):826-33.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

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L’ail et ses effets sur l’anabolisme musculaire

Avec cet article, je reviens sur la question de l’ail et autres condiments apparentés car il nous donne quelques indications sur la manière dont l’ail, et sa substance active, le disulfure de diallyle, influence la libération de testostérone. Il y a plusieurs années de cela, j’avais mis en ligne un article similaire sur l’oignon. J’avais été très étonné par les réactions qui suivirent cet article. Certains lecteurs avaient été jusqu’à se faire un jus d’oignon quotidien. Pour ma part, je ne pense pas qu’il faille aller jusqu’à ce genre d’extrémités gustatives pour espérer gagner quelques pourcentages sans doute peu significatif de testostérone. Toujours est-il que cet article de 2001 publié dans The Journal of Nutrition qui m’avait échappé à l’époque, nous explique un peu plus le mécanisme sous-jacent à cette stimulation – sans doute assez modeste – de vos androgènes.

Mais d’un point de vue santé, il y a aussi d’autres choses plus primordiales que de savoir si vous allez libérer un peu plus de testostérone. Si vous faites une recherche Google sur l’ail et l’oignon, vous trouverez des dizaines de sites qui vous diront que ces “bulbes bienfaisants” ont pour propriété de chélater les métaux lourds. Il se trouve cependant qu’ils n’attendront pas forcément d’être dans votre corps pour capturer ces substances et les extraire de votre organisme. A l’opposé, il est grandement probable qu’ils en contiennent aussi, même peut-être s’ils sont bio. Avec un peu de bon sens, vous comprendrez qu’il serait assez délicat pour votre santé d’en consommer des quantités trop importantes. Sur ce, je vous laisse avec la traduction de cet article d’Ergo-log, une occasion de plus pour nous aider à développer notre culture physique !

Eric Mallet

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ail-goussesDe l’ail en poudre stimulerait la production de testostérone et réduirait le cortisol. Cette découverte a été faite par des chercheurs de l’Université de Kobe et de l’entreprise pharmaceutique Riken au Japon. Les rats auxquels on donne de la poudre d’ail dans leur alimentation retiendraient plus de protéines.

L’ail présente t-il des propriétés ergogènes ?

Ce n’était pas la première fois que ces chercheurs étudiaient les propriétés pharmacologiques de l’ail. À la fin des années 1990, ils avaient publié un article sur la capacité de l’ail à oxyder les graisses. Ils avaient mis en évidence le fait que l’ail stimulait la production de noradrénaline. Cette fois, les chercheurs ont examiné les effets anabolisants potentiels de l’ail.

L’étude sur l’animal et les effets de l’ail

Les Japonais ont fait des tests sur trois groupes de rats ; chaque groupe a reçu des aliments qui différaient sur un seul aspect : la quantité de protéines. L’alimentation des rats se composait de 40, 20 et 10% de protéines.

Les chercheurs ont ensuite divisé chaque groupe en deux sous-groupes. L’un d’eux a reçu des aliments ordinaires contenant 10, 20 ou 40% de protéines. L’autre sous-groupe a reçu des aliments enrichis en poudre d’ail. Chaque kilogramme d’aliment contenait huit grammes de poudre d’ail. Chaque gramme de cette poudre contenait cinq milligrammes de disulfure de diallyle. Les rats ont reçu cet aliment pendant 28 jours, après quoi les chercheurs ont mesuré la quantité d’azote [lire : protéine] que les rats avaient retenu.

Résultats de l’étude, avec ou sans supplément d’ail

Ils ont découvert que l’ail n’avait aucun effet chez les rats auxquels on avait donné des quantités faibles ou moyennes de protéines. Mais dans le groupe qui avait un apport élevé en protéines, le bilan azoté était plus élevé dans le groupe de l’ail.

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La concentration de corticostérone était plus faible dans le sang des rats supplémentés, comme on peut le voir ci-dessous. Le graphique ci-dessous montre également la quantité de testostérone que les chercheurs ont trouvée dans les testicules des rats. Plus l’apport en protéines est élevé, plus la production de testostérone l’était chez les rats supplémentés.

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Le disulfure de diallyle

Les Japonais pensent que la façon dont la production de testostérone augmente a quelque chose à voir avec l’hormone messagère LH. Ils fondent leur supposition sur une expérience au cours de laquelle ils ont injecté du disulfure de diallyle – la substance active de l’ail – chez des rats et ont ensuite mesuré la production de LH. La production a augmenté. Plus le taux de disulfure de diallyle des rats était élevé, plus la LH augmentait.

Les doses utilisées dans le tableau ci-dessus sont intéressantes. Les chiffres à gauche indiquent le nombre de millimoles par litre de liquide injecté. Les rats n’ont reçu qu’un millilitre. Si les affirmations des Japonais sont vraies, alors le disulfure de diallyle serait intéressant sur le plan pharmacologique.

Financement de la recherche

Riken, entreprise qui a financé la recherche, fabrique des extraits d’ail pour les suppléments nutritionnels et les compléments alimentaires.

Source de l’article: The anabolic effect of garlic

Source Ergo-log: J Nutr. 2001 Aug;131(8):2150-6.

 

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La fisétine, le facteur longévité du concombre, facilite la disparition des cellules sénescentes

concombre-fisetineDes aliments de tous les jours comme le thé, les oignons, les pommes et les concombres contiennent de la fisétine. C’est un flavonoïde semblable à la quercétine. Selon des expériences que des chercheurs de l’American Scripps Research Institute ont publiées dans EBioMedicine, la fisétine pourrait prolonger la vie. Cet antioxydant éliminerait les cellules sénescentes et empêcherait les tissus de mal fonctionner en raison de l’accumulation de cellules en décomposition.

Des sénolytiques naturels

Les chercheurs se demandaient si les sénolytiques naturels existaient réellement. Les sénolytiques sont des substances qui nettoient les cellules sénescentes de l’organisme. L’accumulation ces cellules qui ne peuvent plus faire leur travail est un facteur important dans le processus de vieillissement. Elles ferait perdre aux tissus leur fonction. Les chercheurs anti-vieillissement espèrent que les sénolytiques augmenteront non seulement notre longévité mais aussi notre espérance de vie en matière de santé.

Il n’est pas difficile de reconnaître une cellule sénescente. Elle produit plus de bêta-galactosidase associée à la sénescence qu’une cellule qui fonctionne encore correctement.

Les chercheurs ont utilisé ce principe et ont examiné un certain nombre de composants naturels ayant un effet anti-âge soupçonné. Ils ont exposé des cellules dans lesquelles ils pouvaient mesurer la production de bêta-galactosidase associée à la sénescence à ces molécules. Ils en ont découvert deux qui réduisent la production de cette enzyme : la curcumine et la fisétine. De ces deux antioxydants, la fisétine était le plus prometteur.

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La fisétine

La fisétine est un flavonoïde dont la structure est similaire à celle de la quercétine. Il est présent dans les concombres, les oignons, le thé, les fraises, les pommes et les raisins. Selon une étude japonaise, les gens consomment environ un demi-milligramme de fisétine chaque jour. {J Epidemiol. 1998 Aug;8(3):168-75}. Pour autant que nous le sachions, un apport plus élevé n’a aucun effet négatif sur la santé.

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L’étude in vitro

Dans les éprouvettes, le nombre de cellules sénescentes a diminué davantage à mesure que la concentration était plus élevée. La fisétine n’a eu aucune influence sur le nombre total de cellules. Même à des concentrations élevées, la fisétine n’est apparemment pas toxique pour les cellules saines.

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Dans les échantillons de tissus adipeux prélevés sur des volontaires humains, la fisétine a réduit la quantité des cellules sénescentes. La production de facteurs inflammatoires dans le tissu adipeux a diminué simultanément. Cela rend la fisétine deux fois plus intéressante qu’un produit anti-âge. Le processus de vieillissement n’est pas seulement causé par une accumulation de cellules sénescentes mais aussi par une cascade de réactions inflammatoires.

L’étude sur animal

Les chercheurs ont nourri un groupe de souris de laboratoire de 85 semaines pour le reste de leur vie avec de la nourriture standard [Control Diet] et ont donné de la fisétine à un autre groupe de souris. Si les souris avaient été humaines, elles auraient eu 75 ans lorsque l’expérience a commencé. Elles auraient consommé entre 600 à 900 milligrammes de fisétine par jour.

Les souris du groupe expérimental ont vécu beaucoup plus longtemps que les souris du groupe témoin.

Conclusion sur la fisétine

“Ces résultats suggèrent que nous pouvons prolonger l’espérance de vie en santé, même vers la fin de la vie “, affirme le co-auteur Paul Robbins dans un communiqué de presse. “Mais il y a encore beaucoup de questions à résoudre, y compris le bon dosage, par exemple.”

Nous en saurons bientôt plus sur la fisétine, promettent les chercheurs. “Étant donné que la fisétine est un antioxydant naturel que l’on trouve dans les aliments courants, qu’elle est disponible par voie orale en tant que supplément et qu’elle ne présente pas d’effets secondaires, nos informations pré-cliniques suggèrent qu’elle pourrait avoir un effet significatif sur la santé des patients âgés” écrivent-ils.

“D’après ces études chez la souris, des essais cliniques visant à évaluer les avantages à court terme du traitement intermittent à la fisétine sur certains aspects du vieillissement, comme la fragilité, sont actuellement en cours.”

Source de l’article: Fisetin, the life-extender in cucumber, makes senescent cells disappear from the body

Source Ergo-log: EBioMedicine. 2018 Sep 29. pii: S2352-3964(18)30373-6. doi: 10.1016/j.ebiom.2018.09.015.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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