La fisétine, le facteur longévité du concombre, facilite la disparition des cellules sénescentes

concombre-fisetineDes aliments de tous les jours comme le thé, les oignons, les pommes et les concombres contiennent de la fisétine. C’est un flavonoïde semblable à la quercétine. Selon des expériences que des chercheurs de l’American Scripps Research Institute ont publiées dans EBioMedicine, la fisétine pourrait prolonger la vie. Cet antioxydant éliminerait les cellules sénescentes et empêcherait les tissus de mal fonctionner en raison de l’accumulation de cellules en décomposition.

Des sénolytiques naturels

Les chercheurs se demandaient si les sénolytiques naturels existaient réellement. Les sénolytiques sont des substances qui nettoient les cellules sénescentes de l’organisme. L’accumulation ces cellules qui ne peuvent plus faire leur travail est un facteur important dans le processus de vieillissement. Elles ferait perdre aux tissus leur fonction. Les chercheurs anti-vieillissement espèrent que les sénolytiques augmenteront non seulement notre longévité mais aussi notre espérance de vie en matière de santé.

Il n’est pas difficile de reconnaître une cellule sénescente. Elle produit plus de bêta-galactosidase associée à la sénescence qu’une cellule qui fonctionne encore correctement.

Les chercheurs ont utilisé ce principe et ont examiné un certain nombre de composants naturels ayant un effet anti-âge soupçonné. Ils ont exposé des cellules dans lesquelles ils pouvaient mesurer la production de bêta-galactosidase associée à la sénescence à ces molécules. Ils en ont découvert deux qui réduisent la production de cette enzyme : la curcumine et la fisétine. De ces deux antioxydants, la fisétine était le plus prometteur.

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La fisétine

La fisétine est un flavonoïde dont la structure est similaire à celle de la quercétine. Il est présent dans les concombres, les oignons, le thé, les fraises, les pommes et les raisins. Selon une étude japonaise, les gens consomment environ un demi-milligramme de fisétine chaque jour. {J Epidemiol. 1998 Aug;8(3):168-75}. Pour autant que nous le sachions, un apport plus élevé n’a aucun effet négatif sur la santé.

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L’étude in vitro

Dans les éprouvettes, le nombre de cellules sénescentes a diminué davantage à mesure que la concentration était plus élevée. La fisétine n’a eu aucune influence sur le nombre total de cellules. Même à des concentrations élevées, la fisétine n’est apparemment pas toxique pour les cellules saines.

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Dans les échantillons de tissus adipeux prélevés sur des volontaires humains, la fisétine a réduit la quantité des cellules sénescentes. La production de facteurs inflammatoires dans le tissu adipeux a diminué simultanément. Cela rend la fisétine deux fois plus intéressante qu’un produit anti-âge. Le processus de vieillissement n’est pas seulement causé par une accumulation de cellules sénescentes mais aussi par une cascade de réactions inflammatoires.

L’étude sur animal

Les chercheurs ont nourri un groupe de souris de laboratoire de 85 semaines pour le reste de leur vie avec de la nourriture standard [Control Diet] et ont donné de la fisétine à un autre groupe de souris. Si les souris avaient été humaines, elles auraient eu 75 ans lorsque l’expérience a commencé. Elles auraient consommé entre 600 à 900 milligrammes de fisétine par jour.

Les souris du groupe expérimental ont vécu beaucoup plus longtemps que les souris du groupe témoin.

Conclusion sur la fisétine

“Ces résultats suggèrent que nous pouvons prolonger l’espérance de vie en santé, même vers la fin de la vie “, affirme le co-auteur Paul Robbins dans un communiqué de presse. “Mais il y a encore beaucoup de questions à résoudre, y compris le bon dosage, par exemple.”

Nous en saurons bientôt plus sur la fisétine, promettent les chercheurs. “Étant donné que la fisétine est un antioxydant naturel que l’on trouve dans les aliments courants, qu’elle est disponible par voie orale en tant que supplément et qu’elle ne présente pas d’effets secondaires, nos informations pré-cliniques suggèrent qu’elle pourrait avoir un effet significatif sur la santé des patients âgés” écrivent-ils.

“D’après ces études chez la souris, des essais cliniques visant à évaluer les avantages à court terme du traitement intermittent à la fisétine sur certains aspects du vieillissement, comme la fragilité, sont actuellement en cours.”

Source de l’article: Fisetin, the life-extender in cucumber, makes senescent cells disappear from the body

Source Ergo-log: EBioMedicine. 2018 Sep 29. pii: S2352-3964(18)30373-6. doi: 10.1016/j.ebiom.2018.09.015.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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La naringénine, flavonoïde du pamplemousse, aide les muscles à absorber le glucose

La naringénine est un flavonoïde présent dans le pamplemousse. La plupart des lecteurs d’Ergo-log la reconnaîtront comme la substance qui sabote l’absorption du glucose dans les cellules de graisse. {Biochem Biophys Res Commun. 30 mai 2003 ; 305(2):229-34.} Ce flavonoïde du pamplemousse stimule l’absorption du glucose dans les cellules musculaires. C’est ce qu’écrivent des chercheurs de l’Université Brock au Canada, dans Biochemical and Biophysical Research Communications.

La naringénine

naringenine-flavonoideLe diagramme de droite montre la structure de la naringénine. Elle est remarquablement similaire à celle de la quercétine. Enlevez 2 groupes hydroxyles de la quercétine et vous obtenez de la naringénine. A vrai dire, sa structure ressemble à celle du resvératrol. Les chercheurs avaient déjà découvert que le resvératrol permet aux cellules musculaires d’absorber plus de glucose [Biochem Biophys Res Commun. 2008 Sep 12 ; 374(1) : 117-22]. De là, les chercheurs canadiens voulaient savoir si cette molécule ferait la même chose. Ils voulaient trouver des moyens d’atténuer les effets néfastes du diabète de type 2 par l’alimentation.

Les cellules musculaires et la naringénine

Les Canadiens ont exposé des cellules musculaires jeunes et adultes de rats à ce flavonoïde dans des éprouvettes. Les jeunes cellules musculaires n’ont pas réagi, les cellules adultes l’ont fait. Cela indiquerait que la naringénine augmente l’activité de GLUT4, un transporteur de glucose. Les cellules musculaires adultes du rat le synthétisent, mais pas les jeunes cellules musculaires. Le tableau ci-dessous montre que plus la concentration de naringénine augmente, plus les cellules musculaires absorbent du glucose. Et au plus l’absorption de glucose augmente, au plus l’exposition à 75 micromoles de naringénine est longue.

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AMPK et naringénine

Le troisième tableau montre que 75 micromoles de naringénine stimule l’absorption du glucose en présence d’insuline. Le tableau du bas montre le fonctionnement de cet antioxydant : elle augmente la quantité d’AMPK activé (ou phosphorylé). L’AMPK est une enzyme kinase qui devient active lorsque les cellules musculaires ont épuisé leur réserve de carburant. Elle déclenche des processus permettant aux cellules musculaires d’absorber une plus grande quantité de substrats énergétiques dans le sang.

Quels doses de ce antioxydant est-elle contenue dans les fruits ?

Un pamplemousse contient environ 50 mg de naringénine par 100 g. La concentration de naringénine chez les personnes qui ont consommé du pamplemousse varie de 0,7 à 14,8 micromoles. Il est donc possible que les concentrations de naringénine utilisées dans cette étude se retrouvent chez certaines personnes dans leur vie quotidienne normale.

Moins d’énergie pour vos cellules graisseuses et plus d’énergie pour vos muscles : les boosters d’insuline qui inhibent les adipocytes sont toujours plus qu’intéressants.

Source de l’article: Grapefruit flavanoid naringenin helps muscles’ glucose uptake

Source Ergo-log:  Biochem Biophys Res Commun. 2010 Jul 23;398(2):178-83.

Note: Cet antioxydant est connu pour interagir avec certains médicaments. Si vous consommez du pamplemousse ou que vous prenez un complément alimentaire en contenant, parlez-en à votre médecin au préalable. 

Eric Mallet

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Les extraits de pépins de raisin éviteraient-ils la prise de poids des gros mangeurs ?

extraits-graines-raisinLes personnes qui suivent un régime hypercalorique et qui désirent garder leur poids sous contrôle pourrait-il tirer avantage des extraits de pépins de raisin ? Des chercheurs néerlandais de l’Université de Maastricht avait publié un article sur le sujet il y a huit ans dans l’European Journal of Clinical Nutrition.

Les extraits de pépins de raisin

Les extraits de pépins de raisin comptent parmi les compléments les plus intéressants. D’une part, ils pourraient améliorer la circulation sanguine. D’autre part, des études chez l’animal ont montré qu’ils réduiraient les risques de cancer de la prostate. Des études épidémiologiques ont également montré qu’ils réduiraient les risques de cancer de la peau. Des études in vitro ont montré qu’ils sabotaient la conversion de la testostérone en estradiol par l’enzyme aromatase. Note EM: cf. références bibliographiques ci-dessous.

Dans des études en éprouvettes, les extraits de pépins de raisin stimulent également la lipolyse, la libération des graisses par les adipocytes dans le sang. [Int J Obes Relat Metab Disord. 2000 mars; 24 (3): 319-24.] Cela pourrait signifier que l’extrait de pépins de raisin supprime l’appétit. Pour savoir si tel est le cas, les chercheurs néerlandais ont réalisé une expérience avec 51 sujets de test âgés de 18 à 65 ans.

L’étude clinique sur les extraits de pépins de raisin

Les chercheurs ont laissé leurs sujets manger autant qu’ils le voulaient au cours d’un séjour de 3 jours dans un laboratoire. Environ 30 à 60 minutes avant le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner, les sujets prenaient un supplément contenant 100 mg d’extraits de pépins de raisin. Quelques semaines plus tard, les chercheurs ont répété l’expérience, mais ont donné à leurs sujets un placebo.

Les résultats de l’étude

L’effet de la supplémentation était lié à l’apport calorique des sujets. Si l’apport calorique était inférieur à la moyenne, l’extrait de pépins de raisin n’avait aucun effet sur l’apport énergétique, comme le montre le tableau ci-dessous. Les «petits mangeurs» consommaient en moyenne 1500 kcal par jour.

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Chez les sujets ayant une consommation d’énergie supérieure à la moyenne, l’extrait de pépin de raisin a réduit l’apport énergétique, comme le montre le tableau ci-dessous. L’apport énergétique moyen de ce groupe était de 2030 kcal par jour.

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Conclusion

Parmi les «gros mangeurs», le supplément d’extraits de pépins de raisin a réduit leur apport en énergie de 96 kcal par jour. Si cet effet devait durer toute une année, les personnes ayant des besoins caloriques élevés pourraient perdre 3,7 kg de graisse corporelle sur une période de temps courte.

Source de l’article: Grape seed extract keeps big eaters’ weight down

Source Ergo-log: Eur J Clin Nutr. 2004 Apr;58(4):667-73.

Note EM: Comme il fallait s’y attendre, l’effet des extraits de pépins de raisins n’est pas énorme non plus même s’il est significatif. Cependant, à mon sens, les apports en OPC (proanthocyanidines) provenant de ces pépins (ou du pin) sont une source de molécules antioxydantes qui ont bien plus de sens que de compter sur eux pour vous aider à réduire la prise de poids.

Eric Mallet

Références bibliographiques

  • Sano A, Tokutake S, Seo A, Proanthocyanidin-rich grape seed extract reduces leg swelling in healthy women during prolonged sitting, J Sci Food Agric. 2013 Feb;93(3):457-62
  • Brasky TM et al., Specialty supplements and prostate cancer risk in the VITamins and Lifestyle (VITAL) cohort, Nutr Cancer. 2011;63(4):573-82.
  • Ikuko K. et al., Grape Seed Extract is an aromatase inhibitor and a Suppressor of Aromatase Expression, Cancer Research June 2006 volume 66, Issue 11.
  • Ardevol A. et al., Changes in lipolysis and hormone-sensitive lipase expression caused by procyanidins in 3T3-L1 adipocytes, Int J Obes Relat Metab Disord. 2000 Mar;24(3):319-24.
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Les extraits de pépins de raisin pourraient inhiber l’aromatase

pepins-de-raisinL’extrait de pépins de raisin et les suppléments qui en contiennent pourraient peut-être faire baisser les niveaux d’estradiol. Ces antioxydants se présenteraient alors comme un complément intéressant pour les athlètes qui voudraient perdre du poids plus rapidement ou pour leur faire gagner un peu de tonicité. Des chercheurs en cancérologie du Beckman Research Institute en Californie ont démontré l’effet anti-œstrogénique des extraits de pépins de raisin lors de tests sur cellules.

Les pépins de raisin contiennent 75% de proanthocyanidines. Parmi ceux-ci, il semble plus probable que les dimères de la procyanidine B soient les molécules actives. Ceux-ci sont d’ailleurs présents dans le vin rouge. Les chercheurs ont déjà montré que ces polyphénols inhibent l’aromatase, l’enzyme qui convertit la testostérone et l’androsténédione en estradiol.

Les antioxydants présents dans les extraits de pépins de raisin ont un lien fonctionnel avec l’aromatase

Ces données intéressent les cancérologues car l’estradiol serait responsable de la croissance de nombreuses formes de cancer du sein. Les tumeurs fabriquent souvent leur propre aromatase. De savoir qu’il existe des substances naturelles qui désactivent l’aromatase mais qui empêchent également les cellules de produire de l’aromatase pourrait conduire à d’autres recherches. Ce qui nous amène bien sûr à la question: les proanthocyanidines des extraits de pépins de raisin (ou OPC) sont-il capables de le faire ?

Pour répondre à cette question, les chercheurs ont d’abord voulu savoir si l’extrait de pépins de raisin inhibait effectivement l’aromatase. Ils ont placé des concentrations croissantes de l’extrait dans des éprouvettes contenant des cellules produisant l’enzyme aromatase puis ils ont mesuré la quantité d’estradiol produite. Le tableau ci-dessous montre que plus il y en avait dans l’éprouvette, au moins d’estradiol était retrouvé.

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Mais comment les extraits de pépins de raisin font-il pour nous donner ces résultats ? Les chercheurs connaissent les séquences du gène de l’aromatase [les exons] à lire par les cellules afin de fabriquer l’aromatase. Au niveau de l’ADN, les gènes représentent des “modèles” de construction. L’ARN copie les composants nécessaires à la fabrication d’une protéine et les composants sont alors assemblés. Les chercheurs ont alors ajouté les molécules extraites du raisin aux cellules puis, ils ont cherché à savoir si les cellules pouvaient toujours lire l’ensemble des fragments de l’ADN. Ils ont remarqué que l’extrait de pépins produisait des erreurs de traduction des gènes.

Lorsque les chercheurs ont examiné les raisons de cette situation, ils ont constaté que les extraits de pépins sabotaient deux facteurs de transcription dont la cellule a besoin pour lire le gène de l’aromatase.

Les polyphénols des pépins de raisin inhibent certains facteurs de transcription permettant de coder pour l’aromatase

Pour vous donner une image plus ou moins simple et compréhensible des facteurs de transcription, essayez de comparez l’ADN à un disque vinyle. De là, un facteur de transcription serait plus ou moins comparable à l’aiguille que vous placez sur le disque pour le transcrire. en réalité, la métaphore est un peu bancale car une cellule se sert d’un nombre important de facteurs de transcription et non pas d’un seul tourne-disque mais essayez d’imaginer l’idée. {Note EM: J’imagine aussi qu’une comparaison avec un DAC (Convertisseur Digital vers l’Analogique) aurait été plus précise et un peu plus proche de l’ADN mais l’idée est là}.

L’un des facteurs de transcription inhibés par les extraits de pépins de raisin serait peut-être intéressant pour les athlètes de résistance: le récepteur des glucocorticoïdes. Il s’agit de la protéine à laquelle le cortisol, une hormone liée à l’utilisation des acides aminés de vos muscles à des fins catabolisantes, se fixe. Le tableau ci-dessous montre l’effet des extraits de pépins de raisin sur le nombre de récepteurs des glucocorticoïdes.

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De nombreux phénols présentent un effet inhibiteur du cortisol. La quercétine serait l’un d’entre eux. Les athlètes naturels qui auraient pris de la quercétine à dose élevée (500 à 1500 mg par jour) auraient remarqué qu’ils perdaient un peu de graisse abdominale.

Bien sûr, nous parlons ici de recherches menées avec des substances dans des éprouvettes. Nous ne savons pas si les humains produisent réellement moins d’estradiol s’ils prennent des extraits de pépins de raisin. Les chercheurs ignorent souvent le rôle de la digestion et du métabolisme sur des molécules bien précises. Ils oublient parfois que le corps absorbe à peine une substance et que les quantités infimes absorbées sont converties en un rien de temps en composés inactifs. En ce qui concerne les extraits de pépins de raisin, cependant, le scénario pourrait ne pas être trop mauvais. En réalité, le corps absorbe assez bien la plupart des flavonoïdes et polyphénols contenus dans les pépins de raisin.

D’autres aliments présentant un effet anti-œstrogénique sont par exemple le varech, le Ginkgo biloba, le Damiana, la vitamine K, l’huile de poisson, le thé vert et les AGL.

Source de l’article: Grape Seed extracts inhibits aromatase

Source Ergo-log: Cancer Res. 2006 Jun 1;66(11):5960-7.

Note EM: Gardez bien en tête que les extraits de pépins de raisin ont pour effet d’augmenter la fluidité du sang. Ils ne peuvent donc pas être associés ni pris avec du Ginkgo biloba, ni avec des acides gras polyinsaturés (Omega 3 ou 6) ni avec des dérivés de la salicine, salicylates, de l’aspirine ou toutes substances médicamenteuses présentant cette propriété sans l’avis médical d’un professionnel de santé.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

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Longévité Facteur Q10 ?

tnf-alpha-coenzyme-q10Si vous présentez un taux sanguin de TNF-alpha [à droite] et de CRP (C-reactive Protéine) circulants moins élevé, vous seriez moins susceptible de développer un certain nombre de cancers. Selon une méta-étude chinoise, un moyen de réduire la production de ces facteurs serait de compléter votre alimentation par un supplément de coenzyme Q10,

L’étude scientifique chinoise

Les chercheurs ont analysé 9 études où les patients souffrant de désordres métaboliques comme le surpoids, le diabète et une stéatose hépatique non alcoolique avaient reçus des suppléments de coenzyme Q10. Ils ont rassemblé l’ensemble des résultats et les ont réanalysé.

Les résultats de l’analyse

La supplémentation en coenzyme Q10 a abouti à une augmentation statistiquement significative de Co Q10 sanguin ainsi qu’une réduction mesurable de la concentration des cytokines TNF alpha.

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Les chercheurs ont isolé trois études qui avaient examinées les cytokines TNF alpha. Les doses utilisées dans ces études étaient de 100, 300 et 500 mg de coenzyme Q10 par jour. La réduction de concentration de l’interleukine-6 et de la protéine C réactive dans le sang n’était pas significative.

Conclusion sur le Coenzyme Q10

“La présente revue systématique fournit certaines preuves que la supplémentation en CoQ10 pourrait en partie, améliorer le processus d’état inflammatoire chez des patients atteints de maladies métaboliques”, ont résumé les chercheurs. “Cependant, ces résultats devraient être interprétés avec prudence en raison de la preuve d’une hétérogénéité.”

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“D’autres études, en particulier avec des échantillons de plus grande taille et des essais contrôlés randomisés bien conçus, sont nécessaires pour confirmer l’efficacité de la supplémentation en CoQ10 sur l’amélioration du statut inflammatoire dans le cadre des maladies métaboliques.”

Une autre méta-étude sur le Q10 et son aspect anti-inflammatoire présumé (cytokines TNF alpha, IL-6…)

Des chercheurs en gériatrie de l’Université Soochow en Chine ont récemment publié une méta-étude dans laquelle ils tentaient d’obtenir une vue d’ensemble des effets anti-inflammatoires du Co Q10. Celle-ci n’était pas liée à des personnes souffrant d’un trouble ou d’une maladie. L’étude de Soochow* présentait une image plus positive que la méta-analyse réalisée à l’université de Sichuan.

“Cette méta-analyse d’essais contrôlés et randomisés avec le Q10 fait état d’un effet significatif de réduction sur la CRP, l’IL-6 et le TNF-alpha”. C’est ce que présentait la conclusion de la méta-étude de Soochow.

Source de l’article: Longevity factor Q10

Source Ergo-log: PLoS One. 2017 Jan 26;12(1):e0170172.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

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Références bibliographiques

  • * Fan L. et al., Effects of coenzyme Q10 supplementation on inflammatory markers: A systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials, Pharmacol Res. 2017 May;119:128-136
  • Farsi F, Heshmati J, Janani L, Irandoost P, Mesri Alamdari N, Keshtkar A, Akbari A, Vafa M. Can coenzyme Q10 supplementation effectively reduce human tumour necrosis factor-α and interleukin-6 levels in chronic diseases? Protocol for a systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials, BMJ Open. 2017 Oct 8; 7(10):e016841. Epub 2017 Oct 8.
  • Suksomboon N, Poolsup N, Juanak N. J, Effects of coenzyme Q10 supplementation on metabolic profile in diabetes: a systematic review and meta-analysis, Clin Pharm Ther. 2015 Aug; 40(4):413-8. Epub 2015 Apr 25.
  • Sanoobar M, Eghtesadi S, Azimi A, Khalili M, Khodadadi B, Jazayeri S, Gohari MR, Aryaeian N., Coenzyme Q10 supplementation ameliorates inflammatory markers in patients with multiple sclerosis: a double blind, placebo, controlled randomized clinical trial, Nutr Neurosci. 2015 May; 18(4):169-76.
  • Gökbel H, Gergerlioğlu HS, Okudan N, Gül I, Büyükbaş S, Belviranli M., Effects of coenzyme Q10 supplementation on plasma adiponectin, interleukin-6, and tumor necrosis factor-alpha levels in men, J Med Food. 2010 Feb; 13(1):216-8.

 

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Les caroténoïdes contre l’atrophie musculaire ?

carottes-beta-caroteneSelon une étude japonaise publiée dans le British Journal of Nutrition en 2013, une consommation élevée de caroténoïdes sous forme de bêta-carotène pourrait protéger contre la dégradation musculaire. Les chercheurs, affiliés à l’Université d’Osaka ont administré une dose élevée de bêta-carotène à des souris, un apport qui pourrait s’avérer dangereux chez l’homme. Fort heureusement, il existe des caroténoïdes qui pourraient avoir le même effet anti-catabolique sans pour autant présenter un risque pour la santé.

L’étude scientifique sur le bêta-carotène

Les chercheurs japonais ont coupé les voies nerveuses des membres inférieurs de souris afin que les animaux ne puissent plus utiliser une jambe [Den]. Pour d’autres souris, ils ne l’ont pas fait [Sham]. Durant la première semaine suivant l’opération, les chercheurs ont examiné ce qui se passait dans les muscles dénervés. Ils ont administré quotidiennement une quantité substantielle de bêta-carotène par voie orale à certaines souris [B-Carotene]. D’autres souris ont reçu un placebo [véhicule].

Résultats de l’expérience

Pour les souris qui avaient reçu du bêta-carotène {Barres grises}, le muscle soleus avait régressé moins rapidement après la coupure des nerfs que pour les animaux qui avait reçu un placebo {Barres blanches}.

 

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Dans le tissu musculaire du soléaire, la quantité de conjugués ubiquitines a augmenté après la coupure du nerf. Les conjugués ubiquitine sont des fragments de protéines sur lesquels la cellule a lié des molécules d’ubiquitine. De cette façon, la cellule marque les protéines comme «prêtes à être mises au rebut». Cependant, dans les muscles dénervés des souris ayant reçu du bêta-carotène, les chercheurs ont trouvé moins de conjugués d’ubiquitine que dans les muscles des souris de l’autre groupe.

 

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La fragmentation des protéines des cellules musculaires est réalisée par des enzymes telles que l’Atrogin-1 et la MuRF-1. Pour faire une comparaison simple et amusante, disons qu’il s’agit des équivalents moléculaires du “déchiqueteur” et de la “boule de démolition”. Dans le muscle soléaire des souris, la production de ces protéines a augmenté après la dénervation mais une supplémentation en bêta-carotène a inhibé ce processus.

 

beta-carotene-anti-catabolique

Les chercheurs Japonais ne savent pas comment le bêta-carotène inhibe la dégradation musculaire. Ils suggèrent que le bêta-carotène neutralise les radicaux libres jouant un rôle dans la première phase de la dégradation musculaire et qu’il inhibe FOXO3a. Il s’agit d’un facteur de transcription moléculaire qui joue un rôle clé dans la décomposition musculaire.

Conclusion sur l’influence cellulaire du bêta-carotène

“Nous avons démontré qu’une supplémentation alimentaire en bêta-carotène est utile en tant qu’agent chimio-préventif pour réduire la perte de masse musculaire induite par l’absence de travail musculaire au stade précoce de l’atrophie du muscle soléaire”, ont écrit les chercheurs.

 

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Spéculons un peu sur le sujet…

L’équivalent humain de la quantité de bêta-carotène utilisée par les chercheurs serait d’environ 100 milligrammes par jour. Ce dosage est considéré comme malsain pour l’être humain. La recherche estime qu’un apport quotidien de 15 milligrammes de bêta-carotène supplémentaire est suffisant pour augmenter le risque de cancer du poumon chez les fumeurs. Cela est probablement dû au fait que le bêta-carotène se transforme en rétinol et que des concentrations élevées de rétinol, associées à des facteurs environnementaux, augmentent le risque de certains types de cancer.

Heureusement, nous retrouvons d’autres substances dans les aliments dont la structure est similaire à celle de ce caroténoïde. Cependant, ils ne peuvent pas ou très difficilement être converties en vitamine A. L’alpha-carotène, par exemple ou la bêta-cryptoxanthine, le lycopène, l’astaxanthine, ou la lutéine Il se pourrait que ces antioxydants protègent également contre la dégradation musculaire…

Source de l’article: Carotenoids versus muscle atrophy

Source Ergo-log: Br J Nutr. 2013 Apr 28;109(8):1349-58.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

Note EM: N’oubliez pas que la patate douce est riche en bêta-carotène (plus de 10000 mcg/100 g en moyenne :-)

 

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