La vitamine D peut-elle réduire le risque de mort par cancer ?

complements-alimentaires-franceLes suppléments de vitamine D réduiraient le risque de mourir d’un cancer. L’épidémiologiste chinois Yu Zhang, affilié à l’hôpital affilié de l’université de Chengdu, arrive à cette conclusion dans une méta-analyse publiée dans The BMJ.

La méta-analyse sur la vitamine D et le risque de mortalité par cancer

Il existe un grand nombre de recherches scientifiques positives sur la vitamine D, mais la majorité de ces recherches concernent les taux de vitamine D ou sur l’apport alimentaire estimé.

Il convient néanmoins de faire preuve d’une certaine prudence dans le cadre de cette méta-analyse. Si les personnes qui ont beaucoup de vitamine D dans le sang sont en meilleure santé, dans quelle mesure la vitamine D est-elle impliquée ? Les personnes en bonne santé sont-elles plus souvent à l’extérieur, de sorte que leur corps produit plus de vitamine D ? Toutes les associations possibles ne sont pas causées par une cause directe.

C’est pourquoi la méta-étude de Zhang n’a porté que sur des études cliniques dans lesquelles les chercheurs ont donné des suppléments de vitamine D à un groupe de personnes, et un placebo à un autre. Si ces essais sont correctement réalisés, ils permettent d’établir des relations de cause à effet. Au total, Zhang a recensé 52 études cliniques auxquels ont participé 75454 sujets. Les études ont également porté sur la variable la plus robuste que l’on puisse imaginer en matière de santé : le risque de mortalité.

Les résultats de la méta-analyse

Zhang a constaté que les suppléments de vitamine D avaient tendance à réduire le risque de décès. Cependant, cette tendance n’était pas statistiquement significative. Elle est alors devenue plus marquée lorsque Zhang a laissé de côté les études où les sujets recevaient de la vitamine D2 au lieu de la D3 mais la tendance n’était toujours pas statistiquement significative.

Lorsque Zhang a divisé ses données par cause de décès, il a trouvé une différence statistiquement significative entre le groupe placebo et le groupe supplémenté. La supplémentation en vitamine D avait réduit le risque de décès par cancer de 16 %.

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Source de l’article: Vitamin D supplements reduce the risk of cancer death

Source Ergo-log: BMJ 2019;366:l4673.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Vieillir sans rides avec un supplément de vitamine C !!!??!

acide-ascorbiqueSelon des chercheurs coréens, une stratégie simple pourrait aider à prévenir la formation de rides plus tard dans l’existence – ou du moins, de retarder l’apparition des rides. Vous n’auriez besoin que de 400 à 1600 milligrammes de vitamine C par jour. Chez les souris SKH-1, cette stratégie semble fonctionner.

L’étude sur le rapport supposé entre la vitamine C et la formation des rides

Les chercheurs de l’Université Yonsei ont administré aux jeunes souris une dose orale de 0, 50 ou 200 milligrammes de vitamine C par kilo de poids corporel chaque jour pendant 24 semaines. L’équivalent humain de ces doses est d’environ 0, 400 ou 1600 milligrammes de vitamine C par jour. A la fin de cette période – les souris étaient d’âge moyen – les Coréens ont comparé la peau des souris à celle des jeunes spécimens.

Les Coréens ont expérimenté avec des souris SKH-1 glabres. Effectivement, au fur et à mesure que ces souris vieillissent, leur peau se ride. D’ailleurs, l’industrie cosmétique aime utiliser ce type de souris pour la recherche de nouveaux agents qui doivent retarder, arrêter ou même inverser le vieillissement cutané.

Résultats de l’étude en rapport avec la vitamine C

La supplémentation avec la dose élevée de vitamine C a rendu l’aspect de la peau des souris d’âge moyen [MA] comparable à la peau des jeunes souris. La supplémentation avec la dose moins élevée de vitamine C n’a pas été très efficace, mais a tout de même retardé le vieillissement cutané.

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La supplémentation en vitamine C a inhibé l’augmentation du nombre total de rides, leur longueur et leur profondeur, comme le montre le graphique ci-dessus.

Dans les cellules cutanées des souris d’âge moyen, la vitamine C a inhibé l’augmentation de l’activité de l’enzyme bêta-galactosidase associée à la sénescence. Cette activité est un marqueur du vieillissement cellulaire. Plus l’enzyme est active, plus les cellules âgées et sénescentes sont nombreuses.

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Les fonctions anti-inflammatoire de la vitamine C

La supplémentation en vitamine C a réduit les réactions inflammatoires et empêché la diminution de l’acide aminé hydroxyproline dans la peau des souris d’âge moyen. Par conséquent, la peau de ces souris n’était pas plus mince que celle des animaux plus jeunes.

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Conclusion

“Dans l’ensemble, la vitamine C (…) a le potentiel d’être un antagoniste efficace du vieillissement naturel de la peau”, résument les Coréens. Note EM: Je ne vous apprends rien non plus en vous disant que la vitamine C est essentielle à la fixation du collagène.

L’étude scientifique a été sponsorisée

Les chercheurs ont été financés par la société pharmaceutique coréenne Kwang Dong Pharmaceutical. Cette entreprise produit entre autres des boissons santé, des cosmétiques et des suppléments. Le produit présenté ci-dessous provient des usines Kwang Dong Pharmaceutical.

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Source de l’article: Aging without wrinkles due to vitamin C supplementation

Source Ergo-log: Food Sci Biotechnol. 2018 Nov 22;27(2):555-64.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

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Nicotinamide Riboside NR et Nicotinamide Mononucléotide NMN, mon expérience personnelle

nicotinamide-riboside-life-extensionJe vous en ai déjà parlé dans plusieurs articles sur Espace Corps Esprit Forme ainsi que sur la page Facebook du groupe. Le nicotinamide riboside (NR) et sa forme mononucléotide (donc sans le ribose et avec un seul nucléotide) sont deux molécules qui font partie de mes centres d’intérêt depuis quelques années. Personnellement, j’ai testé la forme riboside pendant plus de 2 ans (depuis fin 2015) alors que des chercheurs comme David Sinclair en parlait déjà depuis un bon moment aux USA. Globalement, j’ai fait partie des premiers testeurs du nicotinamide mononucléotide et du NR en France, sans savoir non plus si d’autres personnes les avaient déjà pris avant moi. Toujours est-il que je les ai testé dès leur mise sur le marché (sauf pour le NR de Life Extension qui était déjà distribué depuis un moment). Le nicotinamide riboside et mononucléotide font d’ailleurs partie des molécules les plus prometteuses de ces dernières années, notamment dans le cadre du maintien de la fonctionnalité musculaire et de la longévité (voir bibliographie). A toute fin utile, rappelons qu’il s’agit de dérivés de la vitamine B3.

Le Nicotinamide Riboside augmente la libération d’énergie, même chez les athlètes les plus entraînés

nicotinamide-ribosideComme je vous en avais déjà parlé dans d’autres articles, je ne vais pas m’étendre sur 10 pages mais je vais simplement rappeler l’essentiel. Le nicotinamide riboside et la forme mononucléotide sont deux cofacteurs enzymatiques qui interviennent avant le NAD/H, l’enzyme indispensable à la métabolisation de l’énergie depuis les substrats énergétiques. Comme vous le savez, le NAD+ est une coenzyme fréquemment retrouvée au niveau cellulaire, surtout au niveau du cycle de Krebs par exemple. Ayant toujours pratiqué un sport depuis 40 ans (j’avais commencé la gymnastique à 6 ans), je me suis demandé si le NR aurait quand même pu avoir une incidence sur mon niveau d’énergie. Si le nicotinamide riboside améliore le rendement énergétique comme on pourrait s’y attendre, cette molécule pourrait s’avérer intéressante pour les athlètes. Mais puisque je dépense plus d’énergie qu’un sédentaire, je n’en attendais pas grand chose réellement. Premier complément testé, le NAD+ Cell regenerator de Life Extension ne contient jamais que 100 mg de nicotinamide riboside, ce qui est assez modeste, relativement aux dosages conseillés aujourd’hui par le détenteur du brevet Niagen de Chromadex (300 mg/jour).

Un peu plus d’énergie au quotidien, moins de fatigue et une congestion musculaire plus intense à l’entraînement

Les premiers effets ressentis par le NR concerne surtout la disponibilité de l’énergie en journée, une sensation d’énergie naturelle augmentée, avec un net recul de la fatigue. C’est déjà quelque chose de très appréciable mais cela n’a rien à voir non plus avec la prise de stimulants. Au bout d’une dizaine de jours, l’effet auquel je ne m’attendais pas du tout concernant le NR a commencé à se faire sentir. La sensation d’épuisement des fibres musculaires et la congestion ressentis avaient augmentés au point que j’avais la sensation très forte d’être revenu à mes premiers entraînements de musculation 20 ans en arrière. L’effet était particulièrement surprenant mais très présent, tout en perdurant les semaines qui suivirent.

Disons que lorsque vous avez dépassé les 25 ans de fonte et que vous ne ressentez pas toujours les mêmes sensations physiques sur la masse musculaire entraînée, ce genre de bonus s’avère vraiment réjouissant sur le plan athlétique. La sensation de densité et d’effet de muscles pleins et plus fonctionnels avait également augmentée. Cependant, si vous n’avez pas dépassé les 40 ans, le nicotinamide riboside se révèlera totalement inefficace, une étude grecque du genre j’enfonce des portes ouvertes l’a mis en évidence récemment. Cela tendrait à prouver que le NR renforce le rendement énergétique musculaire qui aurait tendance à baisser avec l’âge mais je ne pourrais pas l’affirmer avec certitude sans renvoyer aux études cliniques qui ont été réalisées à ce sujet (Bogan 2008, Chi 2013, Fletcher 2017, Martens 2018).

Autre chose importante à retenir sur ces deux coenzymes, c’est qu’une famille de protéines appelées sirtuines (il y en a sept) dépend de la disponibilité du NAD+. Les sirtuines participent à la réparation des dommages cellulaires, c’est précisément cet effet qui avait été recherché et constaté par l’équipe de David Sinclair. L’effet serait d’ailleurs renforcé par la prise associée de resvératrol ou de trans-ptérostilbène, c’est d’ailleurs ces molécules qui avaient mis David Sinclair sur la voie du nicotinamide riboside.

Alors, que faut-il attendre du nicotinamide riboside et du mononucléotide ?

nicotinamide-mononucleotideTout d’abord, c’est de vous dire que si vous avez plus de 40 ans, il s’agit très certainement du complément alimentaire le plus utile que vous pourriez donner à votre corps, que vous soyez sédentaire ou sportif. Et si même à cet âge avancé, vous avez encore un peu de jugeote, vous vous direz aussi que ces deux molécules devraient bien s’entendre avec le Coenzyme Q10, le PQQ et le resvératrol (évidemment). Concernant le nicotinamide mononucléotide, je l’ai également testé mais selon mon expérience, il n’offre pas la même efficacité au niveau anaérobique alactique que la forme riboside alors qu’il est plus près du NAD+ que ne l’est la forme avec le ribose. Donc, si vous faites un sport de force, essayez plutôt le NR que le NMN. Si c’est l’énergie que vous ciblez, le nicotinamide mononucléotide sera sans doute plus approprié. C’est du moins ce qui ressort de mon expérience personnelle.

Cependant, ce dernier est plus difficilement accessible que la forme riboside et pour l’instant non breveté. Cela veut dire que vous n’aurez aucune certitude sur la qualité du produit si vous prenez du nicotinamide mononucléotide, à moins que l’on puisse vous montrer un test émanant d’un laboratoire indépendant. Mais même ainsi, vous pourriez toujours douter de la qualité du supplément. Selon les chiffres et les études, le nicotinamide mononucléotide serait quatre fois plus efficace à restaurer les niveaux de NAD+ que le riboside. Cependant, il reste horriblement cher (environ 1000 $/gramme) car difficile à produire en quantité. Certains laboratoires le proposent déjà; c’est qu’ils ont dus bénéficier d’un tarif avantageux sur la quantité achetée. C’est notamment le cas du nicotinamide mononucléotide de Rev Genetics que j’ai testé pendant 9 mois mais le dosage reste modeste (50 mg/jour et 75 mg les 3 derniers mois). La sensation d’énergie est là mais curieusement, elle se fait plutôt sentir sur l’endurance.

D’autre part, le MNM Pure de Alive by Nature me semble être fiable. Le dosage journalier de 125 mg/jour est sensiblement plus significatif. Là aussi, l’endurance augmente avec une capacité à courir plus longtemps, un peu comme si vous retrouviez vos capacités de course que vous aviez étant un peu plus jeune. Les effets étaient cependant très lents à se faire sentir. Mais à part cette augmentation significative de l’endurance et de l’énergie au quotidien, il n’y avait rien de plus à signaler. In fine, par rapport à mon expérience, j’aurais tendance à croire que le NR serait plus efficace sur la libération d’énergie en anaérobie alactique (ATP/phosphocréatine puis glycolyse) alors que le nicotinamide mononucléotide favoriserait en quelque sorte la phosphorylation oxydative. Cependant, il n’y a pas encore d’études scientifiques assez précises pour le déterminer.

La question de l’énergie cellulaire n’est pas le seul facteur à prendre en compte lorsqu’il s’agit de longévité

nmn-alive-by-natureEnsuite, il faut aussi se dire que même si le NR et le nicotinamide mononucléotide peuvent influencer positivement la longévité en stimulant la libération d’énergie cellulaire, il ne s’agit pas du seul facteur déterminant de la longévité organique – loin de là ! – à être pris en compte quand il s’agit de faire reculer le vieillissement. A cette fin, je vous inviterais plutôt à lire le principal ouvrage de vulgarisation d’Aubrey de Grey “Ending Aging“. Celui-ci isole sept causes principales du vieillissement parmi lesquelles il cite les mutations nucléaires et épigénétiques, les mutations mitochondriales, les déchets intracellulaires, les déchets extracellulaires, la perte de cellules, la sénescence cellulaire et les connecteurs extracellulaires (protéines de liaison). Ce dernier insiste en disant que l’énergie produite par les mitochondries génère un grand nombre de déchets et que ces déchets sont une des principales causes de la dégénérescence de l’organisme que l’on nomme vieillissement. Toujours est-il que le principal facteur déterminant le fait qu’une cellule soit en vie, c’est bien qu’elle produise de l’énergie. Autrement dit, c’est reculer pour mieux sauter mais il s’agit déjà d’un progrès significatif en termes de longévité en bonne santé. C’est déjà certainement mieux que ce que les promesses très limitées du resvératrol sur la longévité à court terme pouvaient nous laisser espérer. Disons que la complexité du métabolisme ne nous permet pas de réduire la question du vieillissement à quelques molécules, malheureusement… La réalité est beaucoup, mais vraiment beaucoup plus complexe.

Les informations cliniques concernant le nicotinamide mononucléotide et riboside commencent à s’accumuler sur la question de la longévité humaine

De là vous comprenez le paradoxe mais aussi que le nicotinamide, riboside ou mononucléotide, s’il vous aide à générer un peu plus d’énergie cellulaire, avec un meilleur rendement, n’est pas une garantie suffisante à une longévité très largement augmentée, du moins comme celle qui est visée par les chercheurs. A ce niveau, c’est plutôt au niveau génétique que viendront les solutions et c’est exactement ce qui est en train d’être prouvé aujourd’hui, notamment avec l’aide du CRISPR, un des plus beau outils que la médecine moderne a pu inventer depuis bien longtemps. Le CRISPR donne aujourd’hui beaucoup d’espoir à de nombreux patients souffrant  de maladies incurables encore aujourd’hui mais qui pourraient bientôt trouver une solution dans un avenir assez proche. Toujours est-il que la littérature sur le nicotinamide mononucléotide et la forme riboside commence à s’accumuler.

Pour illustrer mes propos, j’ai donc sélectionné un article qui résume parfaitement l’intérêt et les effets du nicotinamide mononucléotide. Cette expérience publiée dans Cell Metabolism a été réalisée sur des souris avec l’administration de nicotinamide mononucléotide pendant 12 mois afin de déterminer les effets de cette molécule coenzymatique. Les chercheurs en ont conclu qu’il s’agissait effectivement d’une molécule pouvant retarder les effets négatifs causés par le vieillissement organique. A toute fin utile, et pour les râleurs habituels, je tenais à préciser que nous partageons entre 95 à 98% de notre génome avec la souris, ce qui fait de cet animal un sujet significatif sur le plan des effets, même s’il n’est pas possible de les extrapoler totalement sur l’être humain.

 

 

Mills et al., 2016, Cell Metabolism 24, 795-806 December 13,2016, Copyright Elsevier Inc.

 

Comme on peut le voir sur l’image, l’étude a était effectuée sur une durée de 12 mois avec l’administration de nicotinamide mononucléotide à des souris de type “normal” afin de démontrer que le NMN réduit le déclin physiologique associé à l’âge sans signe évident de toxicité. Ces résultats mettent en valeur le potentiel significatif du nicotinamide mononucléotide en tant qu’agent anti-âge potentiel chez l’être humain. Retenez cependant que les dosages utilisés dans cette expérience sont particulièrement élevés. Comparativement, ils représenteraient 0,8 ou 2,4 grammes de nicotinamide mononucléotide pour un individu de 80 kilos. Si vous voulez reproduire personnellement cette expérience, vous devriez alors être particulièrement riche. Toujours est-il que les effets du nicotinamide mononucléotide sont sensibles à des doses bien moindres chez l’être humain, selon la recherche scientifique et mon expérience personnelle.

Pour vous résumer brièvement l’ensemble des résultats constatés par les chercheurs:

  • Le nicotinamide mononucléotide supprime la prise de poids liée à l’âge et améliore le métabolisme énergétique
  • Le nicotinamide mononucléotide améliore la sensibilité à l’insuline, la fonction visuelle et d’autres aspects physiologiques sans toxicité
  • Le nicotinamide mononucléotide prévient les modifications dans l’expression génique associées à l’âge d’une manière spécifique aux tissus concernés
  • Le nicotinamide mononucléotide est considéré comme une intervention “anti-âge” efficace qui pourrait être transposée aux êtres humains

Nicotinamide-mononucleotide-alimentsLe résumé de l’étude est traduit ici: “La disponibilité en NAD+ diminue avec l’âge et dans certaines conditions de maladie. Le nicotinamide mononucléotide (NMN), intermédiaire clé du NAD+, a montré qu’il permettait d’améliorer la biosynthèse du NAD+ et d’améliorer diverses pathologies avec les modèles de maladie de la souris. Avec cette expérience, nous avons mené une étude de 12 mois d’administration du nicotinamide mononucléotide à des souris de type sauvage (Souris C57BL/6N) au cours de leur vieillissement normal. Oralement administré, le NMN a été rapidement utilisé pour synthétiser du NAD+ dans les tissus. De manière remarquable, le NMN a efficacement atténué le déclin physiologique associé à l’âge des souris sans toxicité évidente ou effets nocifs. Le nicotinamide mononucléotide a supprimé le gain de poids associé à l’âge, le métabolisme énergétique a été amélioré, la fréquence de l’activité physique a augmenté, avec une amélioration de la sensibilité à l’insuline et du profil lipidique plasmatique, une amélioration de la vue et d’autres pathophysiologies. Cohérent avec ces phénotypes, le NMN a prévenu les changements d’expression génique des maladies associées à l’âge dans le métabolisme clé de ces organes. Il a également amélioré le métabolisme oxydatif mitochondrial ainsi que le déséquilibre des protéines mitonucléaires dans le muscle squelettique. Ces effets du NMN mettent en évidence le potentiel préventif et thérapeutique des intermédiaires du NAD+ comme interventions anti-âge efficaces chez l’homme. Pour ma part, la prochaine étape sera celle d’une supplémentation en nicotinamide mononucléotide à 300 mg pendant au moins un mois, avec 10 mg de PQQ et 60 mg de Co Q10. Je vous en tiendrais informé.

Le nicotinamide mononucléotide et riboside semblent inaugurer une révolution de la micronutrition vers la longévité augmentée

nmn-nicotinamide-mononucleotideJe vous invite à lire cette étude – en anglais – car elle résume très bien un ensemble de faits caractéristiques liés à l’administration de nicotinamide mononucléotide à long terme. Je vous laisse cependant le petit tableau qui résume la quantité de nicotinamide mononucléotide disponible dans certains aliments comme l’édamame, le brocoli, les graines et la peau des concombres, la tomate, l’avocat, le bœuf ou la crevette. Le brocoli en contient la plus grosse quantité, environ 1,5 mg pour 100 grammes. Vous imaginez la quantité monstrueuse de brocoli que vous devriez avaler pour obtenir ne serait-ce que 150 mg de NMN. J’imagine que vous devriez avoir un estomac bien solide pour avaler 10 kilos de ce légume néanmoins exceptionnel mais pour d’autres raisons. Vous comprenez où je voulais en venir. Sans complément alimentaire, il n’est pas possible d’obtenir suffisamment de ce coenzyme ou d’autres nutriments avec la nourriture comme certaines personnes (souvent bien mais parfois mal intentionnées) voudraient vous le faire croire. Les clichés en ce sens sont de plus en plus ridicules et nombreux. De toute évidence, cette règle est d’ailleurs surtout valable pour les micronutriments, vitamines, minéraux, oligoéléments et antioxydants.

Le NMN et le NR commencent à se populariser, les prix baissent déjà légèrement

nicotinamide-mononucleotideLa supplémentation en NMN commence à se développer rapidement en ce début d’année 2020. D’autre part, je viens juste de commander une boite de NMN de 30 capsules dosées à 500mg/capsule sur un site anglais. C’est la première fois que je prendrai un dosage plus élevé que les 75 mg pris auparavant. A ce dosage, une amélioration très sensible en termes d’énergie se faisait sentir, même à 50mg. Une fois commandé, j’ai reçu mon sachet de NMN avec un certificat de pureté délivré par un laboratoire. C’est bien la première fois que je reçois ce type de document de la part d’un revendeur de compléments alimentaires. Disons qu’il n’y a pas de raison particulière de douter de la bonne foi du site ni du laboratoire mais objectivement, cela n’en lève rien au doute, étant donné le coût encore très élevé du NMN. A vrai dire, après un mois de NMN à ce dosage, je n’ai pas ressenti d’effets particuliers sauf à mieux respirer et à ressentir un peu plus de bien-être. Mon endurance n’avait pas augmentée en proportion plus élevée qu’en prenant 75mg du mononucléotide.

Un supplément de NMN à dose élevée pourrait-il soutenir les niveaux de NAD+ au niveau cellulaire ?

A voir si une supplémentation sur plusieurs mois ne pourrait pas apporter un avantage supplémentaire en termes de santé et de bien-être mais cela reste une supposition. Disons que nous pourrions avancer une hypothèse assez solide en disant que de supplémenter ce cofacteur à 500 ou 1000 mg serait plus utile à des sédentaires qu’à des athlètes. Étant donné que j’ai toujours eu une excellente condition physique, une telle quantité serait sans doute inutile pour moi et pour les athlètes qui s’entraînent régulièrement et depuis longtemps. En revanche, j’avais eu des résultats sensibles sur la qualité du recrutement des fibres musculaires avec seulement 100 mg de nicotinamide riboside. Je persiste à croire que la forme riboside du nicotinamide serait plus adaptée aux culturistes de plus de 40 ans alors que le mononucléotide pourrait apporter un gain en endurance et en récupération aux pratiquants des sports d’endurance. En estimant la condition physique souvent remarquable de certains culturistes qui persistent à pratiquer leur sport après 60 ans et au-delà, il serait probablement raisonnable d’estimer que les effets “longévité” du NR ou du NMN ne seraient vraiment sensibles qu’après cet âge, voire peut-être après. Gardez à l’esprit qu’il s’agit d’estimations élaborées à partir de ma propre condition physique et sportive et qu’il faudra attendre que la recherche scientifique avance pour bénéficier de plus d’informations tangibles à ce sujet.

Note: Comme je l’ai déjà précisé, je ne fais aucune publicité particulière pour un revendeur ou une marque, celles-ci n’apparaissant dans mes articles qu’à titre indicatif. Si vous souhaitez prendre un supplément, il vous appartient donc de faire votre propre recherche.

Eric Mallet

 

BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE

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Plus de vitamine K2, plus de testostérone

vitamine-k2-complement-alimentaireLa liste des suppléments qui stimulent la production de testostérone vient juste de devenir un peu plus longue. En effet, des nutritionnistes de l’Université de Tohoku au Japon affirment que des rats mâles synthétisent plus de testostérone si on leur donne de la nourriture qui contient de grandes quantités de vitamine K2.

La vitamine K

Il existe deux formes de vitamine K: la vitamine K1 [phylloquinone], celle des plantes et que l’on retrouve dans les légumes verts tels que les pois, le brocoli et les épinards, et la vitamine K2 [ménaquinone], présente chez les animaux. La différence entre les deux formes se trouve dans la «terminaison» des motifs prényles: la vitamine K2 en a une, la K1 n’en a pas. Les terminaisons varient aussi. La viande et les œufs présentent une vitamine avec terminaison de quatre unités prényles [MK-4], le fromage et le quark contiennent différentes versions de la vitamine K2 avec 7, 8 et 9 unités prényles [MK-7, MK-8 et MK- 9]. Les produits fermentés comme le natto (fromage fermenté) contiennent une vitamine K2 avec sept unités prényles.

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L’étude scientifique réalisée avec la vitamine K2 sur des souris

Les chercheurs ont donné à un groupe d’animaux de laboratoire des aliments contenant de faibles quantités de vitamine MK-4 (0,75 mg par kg). L’autre groupe a reçu des aliments contenant de grandes quantités de la même vitamine (75 mg par kg). L’expérience a duré cinq semaines. Dans le groupe qui a reçu une quantité élevée de vitamine K2 MK-4, les niveaux de testostérone des animaux et leur concentration en testostérone testiculaire ont augmenté à mesure que l’expérience progressait. La vitamine K2 n’a eu aucun effet sur le niveau de LH, l’hormone pituitaire qui stimule la production de testostérone dans les testicules.

 

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Résultats de l’expérience

Les aliments à haute teneur en vitamine K ont provoqué une augmentation de l’activité des enzymes protéine kinase A (p-PKA) et CREB dans les testicules. Ceci a probablement provoqué une activation de l’enzyme CYP11A. Cette enzyme est responsable de la synthèse de la testostérone. Lorsque les chercheurs ont répété leur expérience avec la vitamine K1, ils ont observé très peu d’effet stimulant sur la testostérone.

Conclusion sur la vitamine K2

Un régime alimentaire contenant des niveaux élevés de vitamine MK-4 “pourrait contribuer à la réduction du risque de maladies liées à l’âge en favorisant une augmentation de la production de testostérone dans les testicules”, écrivent les chercheurs.

Peut-être que nous en entendrons plus à ce sujet prochainement. Les Japonais révèlent qu’ils ont également fait des expériences avec le géranylgéraniol. Il s’agit d’une structure de chaîne latérale de la vitamine MK-4. Ce composant et ses analogues stimulent la production de testostérone dans les études cellulaires.

Source de l’article: More vitamin K2, more testosterone

Source Ergo-log: Lipids Health Dis. 2011 Sep 13;10:158.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

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Note EM: Naturellement, un apport massif de vitamine K2 n’aurait aucun sens chez l’être humain, sauf sans doute, à constituer un danger potentiel pour votre santé. Cependant, cette étude montre très bien l’influence de cette vitamine sur l’enzyme CYP11A qui nous permet notamment, de passer du cholestérol à la pregnénolone, première étape vers la testostérone. Désormais, assurez-vous que votre multivitamines contiennent une quantité suffisante de vitamine K2, ces derniers étant plutôt rares sur le marché.

Eric Mallet

 

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Le PABA stimulerait le retour de la couleur pour les cheveux gris

Si vous êtes à la recherche de suppléments qui vous aideraient à prévenir le grisonnement des cheveux, vous tomberez tôt ou tard sur le PABA. Et pour lui donner son nom complet, il s’agit de l’acide para-aminobenzoïque [formule ci-dessous]. Il existerait même des études qui montrent que lorsqu’il est administré aux personnes ayant les cheveux gris, il les rendrait à leur couleur d’origine.

L’expérience scientifique réalisée sur l’animal et le PABA

La première étude scientifique qui mentionne les effets anti-grisonnement du PABA est également la première étude qui conclura que le PABA est une vitamine. [Science. 1941 Feb 14;93(2407):164-5]. L’article a été publié en 1941 dans la prestigieuse revue Science. Il a été écrit par Stefan Ansbacher, un chercheur américain qui a travaillé à l’Institut Squibb pour la recherche médicale.

PABA-vitamine

 

PABA

Le PABA

Stefan Ansbacher donna une alimentation de laboratoire à des rats noirs et vit qu’ils perdaient la couleur de leurs poils. Quand il ajouta du PABA à leur nourriture, leurs poils retrouvèrent leur couleur normale. Des expériences réalisées avec des poulets prouvèrent qu’ils ne s’étaient pas bien développés sans PABA. Certains poulets étaient même morts prématurément. Note: A l’époque, le PABA était considéré comme une vitamine mais les scientifiques ont ensuite rejeté ce raisonnement.

La publication d’Ansbacher a pris la forme d’une lettre à l’éditeur, dont le contenu était minime. “Des données détaillées apparaîtront ailleurs” comme l’a expliqué Ansbacher, un peu sous forme d’excuse.

Les données humaines sur le PABA

Quelques mois plus tard, une autre lettre a été publiée dans Science sur le PABA. L’auteur, le chercheur Benjamin Sieve, écrivit qu’il avait réussi à rendre la couleur à plusieurs dizaines de sujets humains aux cheveux gris en leur donnant des capsules contenant du PABA. Sieve avait réalisé l’ expérience avec différentes doses. Il en avait conclu que 100 mg de PABA par jour était la dose la plus efficace.

paba-cheveux-gris

Comme Stefan Ansbacher, Benjamin Sieve n’était pas particulièrement communicatif à propos de ses recherches. “Compte tenu des résultats favorables obtenus, je poursuis mes expériences avec une série de cas beaucoup plus importante afin d’établir la posologie quotidienne optimale de l’acide para-aminobenzoïque”, écrit-il. “Les données détaillées apparaîtront ailleurs.”

Une étude à plus grande échelle

paba-vitamin-cheveux-grisDans les congrès scientifiques, Sieve et Ansbacher ont parlé ensemble, plusieurs mois après la publication de leurs lettres dans Science, d’expériences au cours desquelles des centaines de personnes aux cheveux gris avaient retrouvé leur couleur de cheveux naturelle grâce au PABA. Le PABA n’a pas eu d’effets secondaires. Les chercheurs avaient déclaré ceci: “Bien que les sujets affirmaient avoir plus d’énergie, un intérêt accru pour le sexe et dans certains cas, la supplémentation en PABA avait résolu des problèmes d’infertilité.”

La presse s’empara de l’étude de Sieve et d’Ansbacher. Le titre figurant ici à droite est apparu le 13 novembre 1941 dans le New York Post. Dans les années 1940, le PABA n’était pas disponible dans le commerce, d’où le libellé Try to Get It. Un autre journal, le Spokane Daily Chronicle rapporta le 23 juin 1942 que Sieve avait entre-temps fait des essais avec 460 sujets qui avaient les cheveux gris, et qu’après 18 mois, la plupart d’entre eux avaient retrouvé leur couleur de cheveux d’origine. Pour certains d’entre eux, cela n’avait pris que deux mois. [Spokane Daily Chronicle, June 23, 1942, p. 9.]. Cependant, Sieve avait obtenu les meilleurs résultats avec une combinaison de PABA et de vitamine B5.

Le brevet sur le PABA !

À la fin de la guerre, Ansbacher déposa un brevet en rapport à l’utilisation du PABA contre les cheveux grisonnants. [US 2403473 A] Dans la demande de brevet, vous pouvez lire que les doses efficaces se situent entre 50 et 600 mg de PABA par jour. Dans les expériences réalisées par Benjamin Sieve, 82% des sujets réagissaient favorablement à la supplémentation.

paba-brevet-couleur-cheveux

Plus de recherches sur le PABA !

D’autres chercheurs ont essayé de reproduire les résultats de Sieve. En 1942, Harold Brandaleone de l’Université de New York a publié une petite étude sur l’homme dans laquelle il avait donné à 19 sujets aux cheveux gris toutes sortes de vitamines. [Am J Medical Science. 1944;206: 315.]. Seulement deux d’entre eux ont retrouvé leur couleur de cheveux originale. Et comme par un heureux hasard, les deux sujet avaient pris un supplément contenant 100 mg de vitamine B5, 200 mg de PABA et 50 grammes de levure de bière.

Les expériences de Chris Zarafonetis furent un peu moins couronnés de succès. [J Invest Dermatol. 1950 Dec;15(6):399-401.] Cette expérience qui avait été effectuée à l’Université Temple de Philadelphie en 1950 consistait à donner plusieurs dizaines de grammes de PABA à des personnes présentant des affections cutanées. Certains des sujets aux cheveux gris avaient retrouvé leur couleur de cheveux, mais pour la plupart d’entre eux ce n’était pas le cas.

Est-ce que ça marche vraiment ?

Alors, le PABA est-il un recolorant capillaire efficace ? Bien qu’il semblerait que deux scientifiques aient essayé de faire du PABA un certain battage médiatique et d’en profiter, cela pourrait bien fonctionner. Nous n’en sommes pas sûrs à 100% et nous ne savons pas pour qui le PABA est susceptible d’empêcher les cheveux de devenir gris. Quoi qu’il en soit, après la publication de Zarafonetis en 1950, les propriétés anti-grisonnement du PABA ont disparu du radar scientifique.

Source de l’article: 1941: PABA returns colours to grey hair

Source Ergo-log: Science.sciencemag.org/content/94/2437/257.long

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

 

 

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Vous dites ? Le Nicotinamide Riboside réduirait l’endurance des athlètes ?

nicotinamide-riboside Le Nicotinamide Riboside, un supplément anti-âge très tendance (du moins aux USA), réduirait la capacité d’endurance. Des scientifiques grecs du sport à l’Aristotle University of Thessaloniki rapportent ceci dans le Journal of the International Sport Nutrition. Mais même après avoir lu attentivement l’étude grecque, il est certain que nous prendrons toujours notre nicotinamide riboside.

L’étude scientifique sur le Nicotinamide Riboside et l’endurance

Les chercheurs ont réalisé des expériences sur deux groupes de rats âgés de quatre mois. Les animaux étaient encore jeunes car les rats de laboratoire vivent habituellement environ deux ans. La moitié des rats ont reçu une dose quotidienne de nicotinamide riboside pendant trois semaines et l’autre moitié n’en ont pas reçu. À la fin des trois semaines, les rats devaient nager jusqu’à épuisement dans un aquarium.

Résultats de l’étude

Les rats qui avaient reçu du nicotinamide riboside ont nagé sur une distance 35% moins longue que les rats du groupe de contrôle.

nicotinamide-riboside-endurance

Une autre étude cependant, a prouvé qu’une dose similaire de nicotinamide riboside avait augmenté la capacité d’endurance des sujets.

C’est un peu de cette manière qu’un régime riche en protéines animales est souvent associé à un mode de vie malsain. Non, nous ne parlons pas de bodybuilders naturels et des adeptes du régime paléo. Ces personnes sont souvent des monstres de la santé. Mais dans d’autres, un régime alimentaire riche en protéines animales s’accompagne souvent de facteurs de santé malsains, tels que le surpoids, une forte consommation d’alcool, le tabagisme, un apport en graisses excessif et une pression artérielle élevée, pour ne citer que quelques facteurs.

Conclusion sur le nicotinamide riboside et l’endurance

“L’administration chronique du précurseur du NAD+, le nicotinamide riboside a tendance à diminuer la performance physique chez les rats”, selon ce que les Grecs ont écrit. “Nous croyons que cette découverte est importante et opportune et ajoute à la littérature en pleine expansion montrant que la modification de l’homéostasie métabolique et redox via des agents administrés de manière exogène peut conduire à des effets indésirables et pas nécessairement bénéfiques ou neutres.”

Cependant…

nicotinamide-ribosideHonnêtement parlant, en tant que compilateurs ignorants d’Ergo-log, nous ne paniquons pas encore. Et nous ne sommes pas prêt de jeter nos boites de nicotinamide riboside.

Les chercheurs ont donné à leurs rats 300 mg de nicotinamide riboside tous les jours. L’équivalent humain de cette dose, basé sur un sujet pesant 80 kg est d’environ 3400 mg. C’est vraiment une quantité énorme. Les fabricants de suppléments conseillent des doses de 100 à 125 mg par jour. Certains utilisateurs expérimentent des doses de 300 à 500 mg par jour.

De plus, les animaux d’expérimentation étaient jeunes. L’expérience des utilisateurs montre que la supplémentation en nicotinamide riboside a un effet croissant en fonction de l’âge des utilisateurs. En passant en revue les informations publiées que les utilisateurs, les effets de ce supplément ne deviennent visibles que chez les personnes de plus de quarante ans.

Source de l’article: What did you just say? Nicotinamide riboside reduces endurance capacity

Source Ergo-log: J Int Soc Sports Nutr. 2016 Aug 2;13:32.

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Note: Effectivement, l’expérience de centaines d’utilisateurs a prouvé que la prise de nicotinamide riboside avant 40 ans ne servait absolument à rien, voire à être contre-productif comme le souligne cette expérience réalisée sur des rats. Cependant, cette étude ne fait que confirmer ce que nous savions déjà sur le nicotinamide riboside. En effet, il n’y a aucun intérêt à saturer vos cellules d’un précurseur du NAD+ alors qu’il n’existe aucun besoin de le faire. A l’opposé, l’efficacité démontrée du nicotinamide riboside chez les plus de 40 ans a simplement mis en évidence que les capacités de synthèse de l’énergie cellulaire (avant, pendant et après le cycle de Krebs) ont tendance à s’éroder avec l’âge. Naturellement, d’autres études viendront certainement corroborer et préciser cet état de fait, conséquence (pour l’instant inéluctable) du vieillissement cellulaire et organique.

cycle-de-krebsCe sont des faits que nous connaissons déjà bien, sinon suffisamment pour dire que l’expérience des chercheurs grecs n’est ni importante ni opportune. Elle n’est pas importante car nous connaissons parfaitement le rôle des coenzymes comme le NAD et le FAD au niveau du métabolisme énergétique, depuis le glucose jusqu’à la phosphorylation oxydative en passant par le cycle de Krebs. Elle n’est pas opportune car nous savons parfaitement qu’administrer une dose massive de nicotinamide riboside à des sujets jeunes ne présente aucun intérêt, sinon à aboutir sur ce genre d’expérience qui ne prouve rien, sauf peut-être, à vous faire prendre des vessies pour des lanternes, chose assez courante dans le domaine de la nutrition sportive ou du marché anti-âge lorsque des intérêts financiers massifs sont en jeu.

Eric Mallet

ÉLÉMENTS DE BIBLIOGRAPHIE

  • Chi Y, Sauve AA. Nicotinamide riboside, a trace nutrient in foods, is a vitamin B3 with effects on energy metabolism and neuroprotection., Curr Opin Clin Nutr Metab Care. 2013 Nov; 16(6):657-61.
  • Dellinger RW, Santos SR, Morris M, Evans M, Alminana D, Guarente L, Marcotulli E. Repeat dose NRPT (nicotinamide riboside and pterostilbene) increases NAD+ levels in humans safely and sustainably: a randomized, double-blind, placebo-controlled study. NPJ Aging Mech Dis. 2017; 3:17. Epub 2017 Nov 24.
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  • Fletcher RS, Ratajczak J, Doig CL, Oakey LA, Callingham R, Da Silva Xavier G, Garten A, Elhassan YS, Redpath P, Migaud ME, et al. Nicotinamide riboside kinases display redundancy in mediating nicotinamide mononucleotide and nicotinamide riboside metabolism in skeletal muscle cells., Mol Metab. 2017 Aug; 6(8):819-832. Epub 2017 May 29.
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  • Yang SJ, Choi JM, Kim L, Park SE, Rhee EJ, Lee WY, Oh KW, Park SW, Park CY. Nicotinamide improves glucose metabolism and affects the hepatic NAD-sirtuin pathway in a rodent model of obesity and type 2 diabetes. J Nutr Biochem. 2014 Jan; 25(1):66-72. Epub 2013 Oct 10.
  • Yoshino J, Baur JA, Imai SI. NAD+ Intermediates: The Biology and Therapeutic Potential of NMN and NR. Cell Metab. 2018 Mar 6; 27(3):513-528. Epub 2017 Dec 14.

 

 

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