Une dose optimale d’huile de poisson dépendrait du poids corporel

Omega-3Si, pour une raison quelconque, vous preniez de l’huile de poisson et que vous découvrez que cela ne fonctionne pas après quelques semaines, il se pourrait que votre poids corporel soit trop élevé. Au plus vous êtes lourd, au plus la concentration en acides gras Oméga 3 augmentera lentement dans votre organisme. Les psychiatres américains de l’Ohio State University ont découvert cela lorsqu’ils ont donné des capsules d’huile de poisson à leurs sujets d’expérience.

L’étude scientifique sur l’huile de poisson en rapport avec le poids corporel

Les chercheurs ont donné à 28 jeunes âgés de 7 à 14 ans, tous souffrant de troubles de l’humeur, quatre capsules d’huile de poisson par jour pendant 12 semaines. Ils ont pris un produit fabriqué par American OmegaBrite. Chaque capsule contenait 350 mg d’EPA, 50 mg de DHA 100 mg d’autres acides gras Oméga 3. De cette manière, les sujets ont pris 2 grammes d’acides gras Oméga 3 par jour.

Les résultats de l’expérience

Au plus le poids corporel des participants était élevé, au moins l’augmentation de la concentration en EPA et DHA sanguin était constatée.

Assimilation-des-Omega-3-suivant-le-poids-corporelassimilation-des-Omega-3-suivant-le-poids-corporel

Conclusion

“L’étude réalisée à cette fin démontre des relations linéaires claires entre le poids corporel de l’individu et son IMC avec l’accumulation du taux plasmatique d’acides gras polyinsaturés Oméga 3 chez les enfants et les adolescents”, ont conclu les chercheurs. “Ces données n’ont pas montré que le surpoids ou l’obésité clinique étaient particulièrement prédictifs, mais un effet dose-réponse a été observé dans le spectre de l’IMC”.

“Les principales lignes directrices quant à des recommandations sur l’apport optimal en acides gras polyinsaturés Oméga 3 chez les jeunes viseraient à tenir compte du poids corporel plutôt que des déterminations basées sur l’âge”.

“Les études qui examinent les effets cliniques potentiels des AGPI Oméga 3 chez les jeunes et les adultes devraient intégrer les effets du poids corporel dans les modèles statistiques car les différences de poids liées aux effets pourraient contribuer de manière significative à la constatation d’incohérences dans la littérature scientifique actuelle”.

Source de l’article: Optimal fish oil dose depends on body weight

Source Ergo-log: PLoS One. 2017 Apr 5;12(4):e0173087.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

 

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Morphotypes et fumisteries, quand la science vient remettre de l’ordre dans les croyances

La-musculation-morphotypesLa musculation grand public est un sport où les ânes les plus bruyants se plaisent à braire à forte voix et s’en suivent un troupeau de moutons, jeunes et moins jeunes, qui s’empressent de les suivre. Ce phénomène absurde est d’ailleurs tout aussi présent dans la nutrition, marché très juteux où grand nombre de nutritionnistes et leurs croyances se plaisent à alimenter les esprits les plus crédules de leurs recettes magiques, de leurs tonnes de glucides sans protéines ou de protéines sans glucides et autres commandements divers et variés. La science dévoyée, sinon quelque peu détournée, est une source abondante et pratique d’informations que l’on vulgarise à profit depuis les années 1970 à peu près. Il faudra un jour m’expliquer comment il est possible d’être assez stupide pour prétendre qu’un autre que vous-même puisse vous dire quoi manger…

Phénomène qui se répète inlassablement, psychologie et sociologie en particulier, sont des domaines parfois victimes de cette vulgarisation outrancière. Loin de certaines théories nutritionnistes fumeuses qui ne font jamais que de créer de nouveaux obèses et autres diabétiques, d’autres fantaisies pseudo-scientifiques connues sous le nom de morphotypes font partie de ces croyances qui n’ont pas plus de rapport avec la science que les sports de force avec le tennis de table. Disons que ce genre d’inepties trouve sa source chez un psychologue (ou connu comme tel) du nom de William Herbert Sheldon.

William Sheldon, le père d’une théorie pseudo-scientifique de la morphologie humaine

Sheldon-Cooper

Ce Sheldon me semble déjà beaucoup plus sympathique !

J’ai donc un peu cherché, mais sans trop me forcer non plus, et je suis tombé sur l’article éloquent (et révélateur) proposé par la grande encyclopédie du Web pour y lire l’article consacré à William Sheldon, le fameux – ou fumeux – “psychologue” qui élabora la théorie fumeuse des morphotypes. Ajoutons que wikipedia m’étonne parfois pour la qualité suffisante des articles qu’ils proposent à tout un chacun. La pertinence de celui-ci m’a également permis de cerner rapidement et de manière adéquate les propos de l’artiste en question. A nouveau, nous voilà servis, et bien servis…

Né le 19 novembre 1898 et mort le 16 octobre 1977, nous apprenons que William Sheldon est surtout connu pour ses ouvrages sur la constitution physique humaine; définition déjà assez vague et sans autre précisions données par l’article. D’emblée, nous nous écartons de la science. Décrit comme un psychologue américain (en effet, nous sommes très loin de l’Autriche, de la Suisse et des pères de la psychanalyse), nous apprenons que Sheldon se basait sur des données empiriques (!) plus anciennes. En effet, elles sont anciennes puisqu’elles datent de l’antiquité mais elles n’en sont que difficilement analysables au sens actuel du terme, même si l’on se réfère aux années 1940, date de l’élaboration de cette théorie boiteuse. En outre, William Sheldon n’était pas physiologiste, ce qui n’arrange rien à l’affaire !

On nous parle ensuite de tempéraments hippocratiques pour caractériser l’édification d’une typologie des corps humains. Autrement dit, la notion de “tempéraments”, vague notion proto-psychologique datant de l’antiquité selon l’article, est probablement associée au père de la médecine, personnage autant historique que mythique dont nous ne pouvons en aucun cas accorder un crédit scientifique sérieux au sens moderne du terme. Cela n’enlève d’ailleurs rien au personnage d’Hippocrate et de la notion d’éthique qu’il aurait pu apporter à la médecine occidentale naissante, même si la médecine est plus ancienne que la Grèce antique sur le plan historique.

On commence à cerner le personnage et ça commence assez mal…

Sheldon-CooperDisons que la notion de typologie des corps me paraît déjà assez inquiétante sur le plan éthique. C’est une notion qui pour l’honnête homme, justifierait déjà qu’il s’insurge à juste titre contre ces fadaises. William Sheldon eut été allemand à l’époque, il est probable qu’il aurait pu se faire des amis très peu fréquentables… Admettons simplement que la bêtise humaine est universelle, cela sera déjà suffisant.

Revenant sur cette idée incongrue de tempérament, nous apprenons que “En psychologie, le tempérament désigne la constitution physique et l’ensemble des dispositions organiques innées du sujet. Le tempérament est la base physique à partir de laquelle émerge ensuite le caractère.” Lisant ceci, on commence par rire puis par s’inquiéter sérieusement. Cet axiome indéterminé de tempérament est lié à un raisonnement arbitraire de causes à effets où la “constitution physique” et “l’ensemble des dispositions organiques innées” du sujet sont considérés comme déterminants le caractère d’une personne. Autrement dit, nous voici encore réduits à lire des approximations indéterminables de “constitution physique” et autres “dispositions organiques innées” qui seraient à la base d’un jugement subjectif caractérisé (et tout aussi indéterminé de caractère). En termes de psychologie, nous voici arrivés au niveau de la médecine de Molière. Aucune données empiriques et encore moins cliniques ne viennent appuyer ce discours grossier sinon grotesque. Cet axiome ridicule tend surtout à prouver que son auteur ne sais pas ce qu’est la psychologie, un comble !

En réalité, cette théorie s’avère particulièrement inquiétante. Il devient déjà difficile de dire si nous sommes dans la science fiction, l’homéopathie, la voyance ou quelque chose de plus grave encore…

Essayons cependant d’approfondir un peu le sujet en étudiant les bases de ces morphotypes

Suivant l’article, nous apprenons que les théories de William Sheldon proviendraient de l’embryologie où, trois couches de tissus sont distinguées: l’endoderme, le mésoderme et l’ectoderme. De là, ce qui est caractérisé avec fantaisie comme des “traits de personnalité” sont déclinés comme tels:

  • D’abord l’endomorphe dont nous apprenons que le développement du système digestif – et l’estomac en particulier – induirait une tendance chez ces individus à présenter un corps mou et des muscles peu développés. Voilà ensuite ces pauvres gens classés dans la catégorie des “tempéraments viscérotoniques” c’est à dire qu’ils ne chercheraient que le confort, les plaisirs de la table, la sociabilité et la bonne humeur. Ainsi, il s’agirait d’extravertis.

Amusés, nous devrions admettre qu’un tiers de l’humanité présenterait une physiologie semblable à celle d’une vache civilisée ou d’un ruminant plutôt affable. Voilà pour le moins une chose peu courante mais nous comprenons déjà mieux pourquoi Molière se riait ainsi des médecins de son époque dont l’ignorance et la bêtise devait être comparable à celle de cet américain spécialiste de la psychologie de comptoir.

  • Ensuite, le mésomorphe. Ici, nous rejoignons les caricatures des hommes et femmes musclées dont on nous dit qu’ils présenteraient “un grand développement de la musculature et du système circulatoire” en corrélation (douteuse) avec le mésoderme. On nous parle ensuite de “tempérament somatotonique, de courage, d’énergie, de personnes actives, dynamiques, autoritaires, agressives et qui aiment prendre des risques.

Encore une fois, nous tombons dans le cliché et l’énumération de différents constats généraux réalisés a posteriori pour les placer a priori. Pour se donner un air de science, cet homme simple s’empresse de mettre la charrue avant les bœufs et de croire que des généralités fondées sur du vent décrivent une réalité. Dernière idiotie, l’ectomorphe décrirait l’archétype des “intellectuels”, nécessairement minces et élancés.

  • Ici, l’ectomorphe est mis en relation avec le développement du système nerveux et du cerveau. On nous parle avec amusement de “tempérament cérébrotonique”, de sensibilité, de timidité et d’introversion.
Genetique-et-nutrigenomique

La génétique moderne vous en apprendra plus sur vous-même que cette théorie boiteuse des morphotypes

Pour ma part, si j’en étais réduit à me trouver quelque part dans ce classement fantaisiste, j’aurais tendance à me situer chez les mésomorphes mais avec le caractère des trois “somatypes”. Finalement, les morphotypes, c’est un peu comme l’horoscope du matin où l’on pourrait trouver du vrai dans plusieurs signes différents. Voilà qui ne fait rien pour accréditer le sérieux de cette thèse proto-psychologique des morphotypes. C’est d’autant plus comique qu’au pays de Mac Donald et des pizzas hypercaloriques, ce William Herbert Sheldon ne s’est jamais interrogé sur le métabolisme de l’espèce humaine ni sur la génétique. Lorsqu’on se veut maniaque du classement (et numismate de surcroît !), cette évidence semble encore plus criante, d’autant qu’il se vantait de faire référence à l’embryologie.

De là, l’intelligence de tout esprit bien formé aurait tendance à émettre l’hypothèse qu’il existerait certaines règles générales et règles spécifiques liées à une espèce, autrement dit, les lois de la génétique. Ce sont précisément ces règles qui détermineront les gènes transmis des parents à l’enfant, déterminant, entre autres, la forme du squelette, la longueur des clavicules, la largeur des hanches et les fonctions métaboliques. De là, l’environnement et les acquis viendront s’ajouter à ces règles structurantes faisant qu’un obèse ne le restera pas forcément toute sa vie ou qu’un geek ne le sera pas non plus jusqu’à son décès s’il en décide autrement. Il n’existe pas de prédétermination génétique pas plus qu’il n’existe de morphotypes mais des règles qui font ce que nous sommes sur le plan physique et organique, ni plus ni moins; le destin et la volonté d’y changer quelque chose feront le reste… ou pas.

Quand une nouvelle branche de la génétique vient remettre de l’ordre dans les croyances

Évoquer la génétique d’un individu, c’est évoquer un passé lointain qu’il n’a pas connu alors que nous parlons de philogénétique mais c’est aussi admettre que la génétique de cet individu sera amenée à changer au cours de son existence. Sans forcément parler des polymorphismes (variation de la séquence ADN des gènes qui apparaissent chez un pourcentage significatif d’une population donnée) ou de mutations génétiques qui peuvent avoir lieu sous l’effet du hasard ou de certaines circonstances, les sciences de la génétique nous apprennent que notre espèce n’est aucunement figée et qu’elle ne cesse d’évoluer avec le temps, dans des directions particulièrement variées et qui n’ont rien à voir avec 3 genres ou types spécifiques qui se distingueraient des autres. En effet, les considérations primaires de William Sheldon et de ses morphotypes laisseraient sous-entendre que les variations physiques et physiologiques de l’espèce humaine sont mineures pour rejoindre sans cesse les mêmes schémas. Ridicule en première lecture, ces histoires de somatypes à dormir debout sont aisément démenties par la recherche scientifique.

Loin des fantaisies primaires des morphotypes, la nutrigénomique est une nouvelle science qui nous offre une vision plus précise de notre santé

Nutrigenomique

La nutrigénomique: vers une alimentation santé individualisée en fonction de nos gênes ? (image www.nutritiongenome.com)

La génétique et son évolution actuelle à partir de l’épigénétique se porte en faux contre ces élucubrations proto-scientifiques. C’est d’autant plus vrai que depuis peu, une nouvelle branche de la génétique en relation avec le métabolisme est en train d’émerger. Il s’agit de la nutrigénomique. Cette nouvelle science met en lumière l’influence des gênes sur l’assimilation des nutriments et commence à proposer des explications sur les raisons pour lesquels un individu lambda présentera par exemple des carences en vitamine D ou en acide folique alors qu’un autre individu ne sera pas carencé. L’apparition de ces carences s’explique par des variabilités individuelles du génome qui entraînent une assimilation moindre de certains nutriments. Comme l’explique le Dr. Rondha Patrick, spécialiste américaine en micronutrition, des polymorphismes ont été constatés à partir de nombreux gènes dont MTHFR, NBPF3, FUT2, BCMO1, FADS1, FADS2, CYP2R1, PEMT, APOE et FOXO3. A l’heure actuelle, un simple test qui ne couterait qu’une centaine d’euros serait déjà en mesure de détecter ces polymorphismes et incidemment, de vous informer sur la régularité ou les éventuels troubles d’assimilation métaboliques de votre organisme.

Vos gênes s’expriment en fonction de votre régime alimentaire et votre régime alimentaire influence votre évolution génétique

Selon les recherches de Patrick Rhonda et d’autres chercheurs, une part importante d’individus pourrait être affectée par des polymorphismes affectant l’assimilation des folates (en lien avec le taux d’homocystéine), l’absorption intestinale de la vitamine B12, du taux plasmatique de la vitamine B6, de la conversion du bêta-carotène en vitamine A, de la conversion des Oméga 3 ALA en EPA, de la fabrication de la phosphatidylcholine par le foie ou de la conversion de la vitamine D3 en hormone stéroïde active. Ces découvertes scientifiques doivent aussi vous faire penser qu’il est tout à fait probable que vous léguiez une partie de vos gènes modifiées à vos enfants. Ce qui se produit en amont, peut aussi se produire en aval. Autrefois théoriques, des expériences scientifiques très précises au niveau génétique ont été réalisées sur des rongeurs divisés en deux groupes. Soumis à une alimentation hypercalorique, l’un des groupes de rongeurs avait développé le diabète alors qu’ils ne présentaient pas de prédispositions à ce trouble métabolique. Devenus diabétiques, les rongeurs ont transmis le risque de développement de la maladie à leur descendance. Sans vouloir m’étendre plus longuement sur ce sujet (vous consulterez les liens donnés dans mon article), je vous laisse visionner cette vidéo du Dr. Rondha Patrick (en anglais) qui vous explique comment votre régime alimentaire, l’exercice et l’hyperthermie peuvent influencer l’expression de vos gènes, ceux-là même que vous lèguerez à votre descendance.

Comme vous l’avez compris, les gènes qui vous ont été donnés par vos parents détermineront certaines caractéristiques physiques immuables comme celles que j’avais cité plus haut, c’est-à-dire la longueur de vos clavicules, la largeur relative de vos hanches (et incidemment l’étroitesse de votre taille) et vos mesures personnelles qui feront de vous un athlète plutôt doué pour le bodybuilding, la natation ou le basketball. Ensuite, d’autres critères en relation à votre capacité plus ou moins grande à prendre du muscle et à limiter le stockage des graisses vont également vous aider ou vous défavoriser de manière relative.

Exploiter l’inné pour enrichir l’acquis, première règle de l’épigénétique !

La manière dont vous exploiterez l’inné lèguera ensuite la base génétique dont hériteront vos enfants. Cependant, vous pourrez toujours vous dire que Phil Heath ou Larissa Reis étaient génétiquement faits pour le bodybuilding mais sans les efforts incommensurables et la volonté qu’ils déploient chaque jour à aller plus loin, la meilleure des génétiques n’aura aucune valeur. Quant à ces morphotypes proto-scientifiques, vous comprendrez également que des relations de causes à effets un peu trop simples découlent souvent d’une ignorance tellement grande qu’elles se cachent paradoxalement encore plus aisément derrière l’égo de ceux qui les énoncent ou les exploitent. La preuve en est qu’il suffit de se rappeler que l’histoire de l’humanité est truffée de sectes et de religions qui n’ont pour objectif que de s’asseoir sur l’ignorance humaine pour mieux profiter du peu de fortune de ses croyants.

En toutes circonstances, méfiez-vous de ces gens trop polis pour être honnêtes qui vous présenteront des évidences trop parfaites. Trop pressés à prendre des vessies pour des lanternes, ils se réveillent un matin psychologue ou philosophe et vous parlent d’évidences ou d’autres idées qui s’accordent au bon sens avec un air de suffisance et d’auto-satisfaction bien pensantes. En creusant un peu, vous comprendrez que cette logique légère qui se prétend être un fondement de la science étouffe encore sous plusieurs tonnes d’incertitudes.

Eric Mallet

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L’acide carnosique, l’aide minceur potentiel du romarin

L’acide carnosique est utilisé dans les dentifrices, la viande transformée, les pizzas et les sauces. Il est surtout naturellement retrouvé dans les herbes et épices ordinaires et fonctionnerait plutôt bien comme agent conservateur biologique. L’acide carnosique pourrait également être considéré comme une aide minceur intéressante, comme l’a écrit un diététicien nutritionniste coréen* dans le Journal of Cancer Prevention.

L’acide carnosique

acide-carnosiqueL’acide carnosique est un diterpène retrouvé dans certains végétaux tels que le romarin par exemple. Sa formule structurelle est présentée ci-contre.

Oui, l’étude scientifique dont nous allons vous parler aujourd’hui a été réalisée in vitro. En effet, un grand nombre de substances qui présentent des effets intéressants sur les cellules dans les laboratoires en Asie n’ont pas nécessairement le même effet sur les humains.

La raison pour laquelle nous pensons que cette étude vaut la peine d’être considérée, c’est qu’il est facile pour les fabricants de suppléments d’utiliser de l’acide carnosique. Il existe depuis des années comme agent de conservation biologique. La toxicité de l’acide carnosique a été étudiée en détail et dans l’UE, la molécule est considérée comme sûre. [The EFSA Journal (2008) 721, 1-29.]

Donc, nous y voilà. D’un coup, l’étude coréenne est devenue beaucoup intéressante.

L’étude de laboratoire sur l’acide carnosique

Les chercheurs ont exposé de jeunes cellules adipeuses flottant dans un liquide composé de diverses concentrations d’acide carnosique. La molécule a inhibé la croissance et le développement des cellules adipeuses. Au plus la concentration d’acide carnosique était élevée, au moins les cellules étaient riches en graisse.

acide-carnosiqueL’acide carnosique a inhibé la fabrication de la protéine PPAR-gamma que les cellules adipeuses utilisent pour «reconnaitre» les acides gras. Il a également fait de même avec la SCD1, une enzyme qui synthétise l’acide oléique dans les adipocytes. Des indices ont démontré que lorsque l’obésité est impliquée – ou certaines formes malignes de cancer – l’activité de l’enzyme SCD1 (acide gras désaturase) devient trop élevée.

acide-carnosiquemetabolisme-de-l-acide-carnosique

Conclusion

Le potentiel anti-cancéreux de l’acide carnosique s’est révélé probable. Peut-être s’agit-il d’une aide minceur ou peut-être des deux. Par la suite, nous vous donnerons plus d’informations. Nous n’allons peut-être pas trouver d’expérience clinique réalisée sur l’être humain mais il serait déjà intéressant de pouvoir discuter d’une étude réalisée sur l’animal.

Source de l’article: Carnosic acid: potentiel slimming aid from Rosemary

Source Ergo-Log: J Cancer Prev. 2015 Mar;20(1):41-9.

* Il s’agit ici d’un diététicien nutritionniste clinicien, titulaire d’un doctorat.

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Note: Sur Espace Corps Esprit Forme, nous connaissons déjà bien le romarin mais pour des considérations scientifiques en relation à l’acide ursolique dont l’effet sur l’hypertrophie musculaire et le potentiel anti-cancérigène sont attestés. Nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir sur l’acide carnosique en traitant d’une autre épice, le thym. Le thym renferme également de l’acide ursolique et carnosique mais nous en apprendrons plus sur son action au niveau cellulaire, hormis l’influence de ce dernier sur les protéines PPAR gamma. Concernant le romarin, rappelez-vous d’abord qu’il contient du camphre en forte quantité pour certaines variétés bien spécifiques et qu’il s’agit d’un poison pour notre organisme. Je ne peux que vous déconseiller toute consommation de romarin riche en camphre en grande quantité sur la durée, il en va de votre santé. Cependant, la plupart des variétés de romarin ne renferment pas de camphre de manière excessive.

Après tout ceci, je possèderais assez d’éléments pour rédiger un article sur l’épissage cellulaire, comme prévu depuis fort longtemps maintenant. Cet article reviendra sur l’acide ursolique, expliquant comment il agit et pourquoi il s’avère particulièrement intéressant pour le bodybuilding et la croissance musculaire. Pour ceux qui sont de ma génération, nous aurons l’occasion de parler du personnage qui popularisa cette molécule et qui s’était fait connaitre pour bien autre chose que l’acide ursolique. Toujours est-il que l’on peut considérer le romarin comme un condiment à ranger dans la catégorie de la recomposition corporelle. Ces derniers sont particulièrement rares, plus efficaces et sans le potentiel probablement néfaste du CLA à forte dose.

Donc, si l’on vous dit qu’ils ont la santé les fruits et les légumes frais, pensez que c’est également le cas pour certains condiments et épices, peut-être encore bien plus que pour les fruits et légumes.

Mais d’ici là, je ne peux que vous inviter à développer votre culture physique !

Eric Mallet

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Faire du muscle, gagner en endurance et perdre de la graisse avec le jeûne intermittent

Le jeune intermittent fait partie des options alimentaires les plus populaires et partagées du moment. Si cette pratique paraît souvent dépendre du bon sens (et parfois des impératifs en période de famine), il est toujours préférable de s’en référer à la recherche. Cette étude scientifique commentée par les rédacteurs d’Ergo-log en est un bon exemple.

Eric Mallet

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jeune-intermittent

Le jeûne intermittent pourrait vous aider à perdre du poids plus facilement…

Nous ne le savons pas mais nos habitudes alimentaires sont assez peu naturelles. Nous mangeons dès le moment où nous nous réveillons jusqu’à ce que nous dormions à nouveau. Si nous pouvions rompre ce modèle et commencer à faire du jeûne intermittent, nous pourrions apporter des changements dramatiques à notre corps. Nous pourrions perdre de la graisse, améliorer notre masse corporelle et développer de la masse musculaire supplémentaire comme le pensent les chercheurs de l’Institut Salk pour les études biologiques aux États-Unis. Ils ont étudié les effets du jeûne intermittent dans une série d’études sur les animaux.

L’étude scientifique

Les chercheurs ont donné une  alimentation standard  à des souris afin qu’elles puissent vivre sainement jusqu’à un âge mûr [N], une nourriture qui contenait 60% de graisse [F], ou des aliments qui contenaient 30% de matières grasses et 25% de sucre [FS] . Si vous donnez des aliments qui contiennent de la graisse ou du sucre ajouté à des souris, ils en mangent plus, ils prennent du poids et détériorent leur santé.

Au cours d’une période de plusieurs mois, les souris ont été autorisées à manger chaque fois qu’elles le voulaient [A]. A une autre occasion, elles n’avaient accès qu’à des aliments pendant 8 à 9 heures par période de 24 heures. Fait intéressant à observer, pendant cette période plus courte, les animaux mangeaient presque autant qu’ils le faisaient lorsqu’ils recevaient un accès illimité à la nourriture.

Le jeûne intermittent pourrait vous aider à perdre du poids

Les tableaux ci-dessous montrent la composition corporelle et le pourcentage de graisse de différents groupes de souris. Que les souris soient en régime alimentaire sain ou riche en graisses, lorsqu’elles étaient en jeûne intermittent, elles perdaient du poids.

FAA = 6 mois en accès illimité à des aliments riches en graisse

FTT = 6 mois en accès restreint à des aliments riches en graisse pendant 8 à 9 heures par jour

FTA = 3 premiers mois en accès limité à des aliments riches en graisse puis 3 mois en accès illimité à des aliments riches en graisse

FAT = 3 premiers mois en accès illimité à des aliments riches en graisse puis 3 mois en accès limité à des aliments riches en graisse durant 8 à 9 heures par jour

NAA = 6 mois en accès illimité à des aliments riches en graisse

NTT = 6 mois en accès limité à des aliments sains pendant 8 à 9 heures par jour

NTA = 3 premiers mois en accès à des aliments sains pendant 8 à 9 heures par jour, puis 3 mois d’accès illimité à des aliments sains

NAT = 3 premiers mois en accès illimité à des aliments sains puis 3 mois d’accès à des aliments sains pendant 8 à 9 heures par jour.

jeune-intermittentLe jeûne intermittent construit de la masse musculaire

Pour les souris qui avaient pris une alimentation saine, le jeûne intermittent avait eu un effet positif sur leur masse musculaire maigre.

Le-jeune-intermittent-pour-garder-un-poids-de-corps-sainLe jeûne intermittent vous aide à garder un poids de corps sain

Les chercheurs ont fait courir les souris sur un tapis roulant jusqu’au point d’épuisement. Cela a été fait après que les souris soient exposées à différents régimes alimentaires pendant une période de 12 semaines.

NA = Accès illimité aux aliments standards
FA = Accès illimité aux aliments riches en matières grasses
9hFT = Accès aux aliments riches en matières grasses pendant 9 heures par jour
12hFT = Accès aux aliments riches en matières grasses pendant 12 heures par jour
5T2A = Accès aux aliments riches en matières grasses pendant 9 heures en semaine, accès illimité aux aliments riches en matières grasses le week-end
FSA = Accès illimité aux aliments riches en matières grasses (40%) et riches en sucre (25%)
FST = Accès aux aliments riches en matières grasses (40%) et à sucre élevé (25%) pendant 9 heures par jour

Le-jeune intermittent-pour-conserver-un-poids-corporel-sain

Comme vous pouvez le voir, le jeûne intermittent pendant 16 heures par jour a amélioré la capacité d’endurance des souris. Le jeûne intermittent pendant 12 heures a eu peu d’effet. Les souris à jeun intermittent qui suivaient un régime malsain présentaient même un poids corporel plus favorable que les souris ayant un accès illimité à une alimentation saine. (Les chercheurs n’ont pas examiné l’effet du jeûne intermittent chez les souris qui prenaient un régime standard).

L’influence  du jeûne intermittent sur le métabolisme des souris

Le jeûne intermittent a rendu les animaux plus sensibles à l’insuline. Il a réduit la synthèse des protéines inflammatoires tels que les TNF alpha et l’interleukine 1 bêta. Il a également augmenté l’activité des enzymes impliquées dans l’oxydation des graisses au niveau cellulaire.

Conclusion

«Nos résultats mettent en évidence le potentiel important d’une alimentation restreinte dans le temps pour contrer l’obésité humaine et ses troubles métaboliques associés», ont écrit les chercheurs. “Les travaux de recherche futurs devraient explorer le rôle des régulateurs métaboliques et circadiens connus sur la restauration énergétique de l’organisme à la normale dans le cadre de l’alimentation temporaire”.

“En outre, il serait utile de vérifier si les observations physiologiques retrouvées chez la souris s’appliquent aux humains. Un essai de contrôle randomisé à grande échelle qui étudie le rôle de l’alimentation restreinte dans le temps montrerait si cela s’applique également aux humains”.

Source de l’article: Build muscle mass, increase endurance capacity and lose fat trhrough intermittent fasting

Source Ergo-log: Cell Metab. 2014 Dec 2;20(6):991-1005.

A part ceci, nous reviendrons prochainement sur les articles de la SuppVersity et les processus inflammatoires en relation à la croissance musculaire mais d’ici là, je ne peux que vous recommander de développer votre culture physique !

Eric Mallet

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Les bodybuilders pourraient gagner 20% de répétitions supplémentaires avec le jus de betteraves

Le jus de betteraves n’est pas seulement un bon supplément pour les athlètes d’endurance. Les culturistes et les athlètes de force pourraient s’entraîner plus intensément en ajoutant du jus de betteraves à leur alimentation quotidienne. C’est ce qu’ont découvert des chercheurs de l’Université Edge Hill en Angleterre.

Le jus de betteraves

Le jus de betteraves est une source naturelle de nitrates inorganiques. Comme nous le savons, les nitrates fonctionnent comme des précurseurs du monoxyde d’azote dans l’organisme. Le monoxyde d’azote, ou oxyde nitrique, élargit les vaisseaux sanguins et augmente l’apport en nutriments et en oxygène dans les muscles. Comme vous le savez, il s’agit du principe de congestion musculaire ou hyperémie dans le langage scientifique.

Scientifiquement parlant, il est probable que le monoxyde d’azote joue également un rôle dans la croissance musculaire. Les fabricants de suppléments pour la musculation commercialisent d’ailleurs des produits censés stimuler la concentration sanguine du monoxyde d’azote et incidemment, de favoriser la congestion musculaire.

L’étude scientifique

jus-de-betteraves

Le jus de betteraves et la congestion musculaire…

Les chercheurs ont demandé à douze étudiants masculins qui avaient tous pratiqués des entraînement de force pendant longtemps, de boire une bouteille de Beet It SPORT Shot tous les jours pendant six jours. Beet It SPORT Shot est un produit fabriqué par James White qui contient 70 ml de jus de betterave concentré et 400 mg de nitrates. James White n’a pas financé l’étude.

A une autre occasion, les étudiants ont bu une jus de cassis, sans nitrates. Avant et après chaque période, les sujets de l’étude devaient réaliser trois séries de développé couché à l’échec avec 60% de leur poids maximal sur une répétition (1RM). Les sujets prenaient deux minutes de repos entre les séries.

Résultats de l’expérience

Le concentré de jus de betteraves a augmenté le nombre total de répétitions effectuées par les sujets de l’étude.

jus-de-betteraves-et-exerciceConclusion

“Les entraîneurs et leurs athlètes pourraient adopter une supplémentation en nitrates comme nos résultats le suggèrent. Ils pourraient être utilisés par une public sain et qualifié dans l’entraînement de force afin d’augmenter la tolérance à l’exercice et améliorer la performance”, ont écrit les chercheurs.

“D’autres études seront nécessaires afin d’étudier l’utilisation à long terme et les adaptations possibles par rapport à l’entraînement de résistance sur des périodes d’entraînement plus longues et d’utilisation des nitrates”.

Source de l’article: Bodybuilders manage twenty percent more reps with beetroot juice

Source Ergo-log: J Strength Cond Res. 2016 Apr 2. [Epub ahead of print].

Note: A moins de vivre (et de vous entraîner dans une caverne), il est peu probable que vous n’ayez pas déjà entendu parler du jus de betteraves en lien avec l’hyperémie. Du moins, cela devrait être le cas si vous vous intéressez aux ergogènes. Cependant, je tenais à ajouter l’article afin de vous donner plus d’informations sur ce sujet et vous inciter à développer votre culture physique !

Nonobstant tout ceci, pensez à vous inscrire à la newsletter afin de vous tenir au courant de la sortie des prochains articles.

Eric Mallet

 

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Quelle quantité de protéine serait-elle nécessaire les jours de repos pour les bodybuilders ?

La-proteine-de-Whey-hydrolysee-n-est-pas-forcement-la-meilleure-proteineSi vous pratiquez des exercices de force plusieurs jours par semaine, vous auriez besoin d’environ 1,7 gramme de protéines par kilo de poids corporel durant les jours où vous ne vous entraînez pas. Et si vous voulez être totalement certain de consommer suffisamment de protéines, vous pourriez accumuler jusqu’à 2,2 grammes de protéines par kilo de poids de corps. Du moins, c’est ce que disent les scientifiques canadiens du sport dans le Journal of Nutrition.

L’expérience clinique sur la quantité de protéine des bodybuilders au repos

Les chercheurs ont donné à des hommes âgés de 18 à 40 ans différentes quantités de protéines à des moments différents pendant leur journée de repos. Ces derniers pratiquaient un entraînement de force depuis au moins trois ans, au moins quatre fois par semaine. Une partie de l’acide aminé L-Phénylalanine a été marqué, de sorte que les chercheurs puissent mesurer la quantité de L-Phénylalanine que les hommes avaient brûlé à partir de leur respiration.

Le corps ne peut pas stocker les acides aminés. Il les utilise pour construire ses tissus et brûle les acides aminés dont il n’a pas besoin. Parce que le corps a besoin d’acides aminés dans un rapport fixe pour la construction de ses tissus, il est possible de voir si un organisme consomme suffisamment de protéines en examinant la quantité d’un acide aminé spécifique consommé. Il s’agit ici d’une courte description de la technique d’oxydation des acides aminés. [J Nutr. 2008 Feb;138(2):243-6.] De là, les chercheurs ont utilisé cette technique avec les athlètes de force.

Résultats de l’expérience sur les besoins en protéine

L’oxydation de la phénylalanine était à son point le plus bas avec une consommation quotidienne de protéines de 1,7 gramme par kilo de poids corporel. L’oxydation de la phénylalanine n’a plus diminué avec une consommation accrue de protéines. Cela signifie qu’à une consommation quotidienne de protéines de 1,7 gramme par kilo de poids corporel, un sujet moyen aura consommé tous les acides aminés nécessaires à l’accumulation de tissu musculaire ou organique.

Il s’agit là des chiffres pour un sujet moyen. La quantité de protéine était optimale pour tous les sujets lorsque 2,2 grammes de protéines par kg de poids corporel ont été consommés.

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Conclusion de l’expérience sur la quantité de protéine à prendre les jours de repos

“Nos données sur l’oxydation des acides aminés sont compatibles avec les résultats antérieurs concernant l’équilibre azoté qui suggèrent que l’entraînement en force chronique augmente les besoins en protéines alimentaires et indique que, au moins pour les bodybuilders présentant une masse musculaire sans graisse plus élevée que la normale, les exigences en protéines mesurées sur un jour de repos dépasse l’apport alimentaire actuellement recommandé “, ont conclu les chercheurs.

“Par conséquent, sur la base de ces données, nous croyons que, au moins pour des athlètes physiquement engagées dans le culturisme, la conclusion de l’Institut de médecine selon laquelle “aucune protéine alimentaire supplémentaire n’est suggérée pour les adultes en bonne santé qui pratiquent des sports de résistance ou d’endurance (…)” doit être réévalué.”

Source de l’article: This is how much protein strength athletes need on their non-training days

Source Ergo-log: J Nutr. 2017 May;147(5):850-7.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

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Le bêta alanine serait encore plus efficace avec du bicarbonate de sodium

bicarbonate_de_sodiumVous savez probablement que des pratiquants de l’aviron bien entraînés sont plus rapides sur une distance de 2 kilomètres s’ils prennent un acide aminé, le bêta-alanine. [J Appl Physiol (1985). 2010 Oct;109(4):1096-101.]

Ce que vous ne savez peut-être pas déjà, c’est que la bêta alanine améliore encore plus la performance des athlètes de l’aviron si elle est combinée avec du bicarbonate de sodium. Des scientifiques sportifs britanniques de l’Université Nottingham Trent ont écrit à ce sujet dans l’International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism en octobre 2013.

Disons que les cellules de nos muscles ne sont pas très efficaces à être actives et à brûler des glucides pendant une longue période à un niveau élevé d’intensité. Les processus métaboliques ne font pas de cycles complets au cours d’exercices à haute intensité, ce qui se traduit alors par la libération de plus grandes quantités d’acide lactique. Et c’est l’acide lactique qui oblige à cesser la contraction des cellules musculaires au bout d’un certain point.

Le bicarbonate de sodium pourrait-il être associé au bêta-alanine ?

Les suppléments nutritionnels qui aident à maintenir l’acidité des cellules musculaires à un niveau stable pourraient contribuer à améliorer la performance des sports de haute intensité. Un des meilleurs candidats à ce poste est la bêta alanine; le bicarbonate de sodium l’est aussi. L’efficacité des deux a été prouvée mais jusqu’à présent, il y avait peu d’études sur l’effet combiné des deux. C’est alors que des chercheurs britanniques ont décidé de réaliser quelques expériences scientifiques.

Les chercheurs ont effectué leur expérience avec 20 rameurs. La moitié d’entre eux ont pris un placebo pendant quatre semaines [PLA]. L’autre moitié a pris 1600 mg de bêta-alanine [BA] quatre fois par jour.

À la fin de la période, la moitié des deux groupes ont pris un seul placebo contenant de la maltodextrine [MD], et l’autre moitié a pris 0,3 g de bicarbonate de sodium par kilo de poids corporel [SD]. Deux heures après l’arrivée, les chercheurs ont chronométré les rameurs sur une distance de 2000 mètres avec un ergomètre.

Le tableau ci-dessous donne les temps des rameurs avant que la supplémentation ne commence [Baseline] et à la fin de l’expérience. La bêta-alanine avait réduit le temps de près de 2 secondes. Lorsque le bicarbonate de sodium a été ajouté, une seconde supplémentaire a été gagnée.

 

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“Il est très probable que l’effet de la bêta-alanine sur les performances d’aviron sur 2000 mètres soit bénéfique. Et il y a eu un effet faible mais sensible lorsque l’ingestion aiguë de bicarbonate de sodium a été ajoutée à la supplémentation chronique en bêta-alanine “, ont écrit les chercheurs. “Cela suggère un avantage légèrement plus élevé de la supplémentation sur celle de la beta-alanine seule”.

Source de l’article: Beta-alanine works even better when combined with sodium bicarbonate

Source Ergo-log: Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2013 Oct;23(5):480-7.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Note: Donc, si vous êtes un peu malin, vous savez que vous pouvez associer la bêta-alanine avec le bicarbonate de sodium et la créatine pour constituer une bonne base d’entraînement en anaérobie. Ajoutez ensuite une molécule qui optimise l’assimilation de la créatine comme l’acide alpha lipoïque, le fenugrec ou le HMB et vous avez déjà une très bonne formule si vous faites de la force.

Eric Mallet

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