Le géranylgéraniol pourrait-il stimuler la testostérone ?

ultra-testLe géranylgéraniol serait une nouvelle molécule “anti-âge” dont nous ne savons presque rien, si ce n’est qu’Antaeus Labs l’a intégré dans son complément pro-testostérone UltraTest. Et maintenant que nous avons lu l’étude japonaise in vitro et sur les animaux parue dans Bioscience, Biotechnology, and Biochemistry en 2018, nous pensons qu’UltraTest pourrait réellement fonctionner.

Le géranylgéraniol

Le corps synthétise le géranylgéraniol comme matière première pour synthétiser le cholestérol, les hormones stéroïdes, la vitamine K et la coenzyme Q10. La molécule est présente dans la nature en tant que constituant des plantes. Par exemple, nous en retrouvons dans les graines de l’arbre sud-américain Bixa orellana. Nous les appelons graines d’Annatto ou Roucou.

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Cuisiniers et entreprises alimentaires utilisent ces graines sous forme séchée comme colorant rouge et substitut du poivre doux. Certains fabricants de compléments alimentaires extraient le géranylgéraniol de l’huile d’Annatto et le mettent dans leurs produits.

L’étude in-vitro

Des scientifiques spécialisés en nutrition de l’université de Tohoku se sont demandés si cette molécule pouvait augmenter la production de testostérone. Ils ont alors exposé des cellules de testicules en éprouvette au géranylgéraniol à différentes concentrations. La concentration de testostérone dans les tubes à essai a augmenté.

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L’étude sur l’animal

Ensuite, les Japonais ont mis du géranylgéraniol dans la nourriture de rats mâles pendant 10 semaines. Si les rats avaient été des humains adultes, ils en auraient reçu environ 30 milligrammes par jour. Effectivement, il est possible de trouver des suppléments contenant de telles quantités de l’extrait d’Annatto dans les magasins en ligne. Ici, le niveau de testostérone des animaux du groupe expérimental a été multiplié par plus de 2.

Conclusion

“Ces résultats mettent en évidence les avantages potentiels du géranylgéraniol comme agent thérapeutique pour de faibles niveaux de testostérone comme l’hypogonadisme tardif chez les hommes”, écrivent les chercheurs. Cependant, nous n’avons pas pu trouver de recherches déjà effectuées sur les effets d’une telle supplémentation chez l’homme.

Source de l’article: Why testosterone boosters with geranylgeraniol might work

Source Ergo-log: Biosci Biotechnol Biochem. 2018;82(6):956-62.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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L’Ornithine renforcerait les effets de la caféine sur le système nerveux

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La caféine !

Un stimulant comme la caféine aurait plus d’effet si elle était combinée à l’acide aminé ornithine. C’est ce qu’écrivent les chercheurs de la Japanese Kirin Company in Preventive Nutrition and Food Science. Selon les Japonais, l’ornithine renforcerait non seulement les effets de la caféine sur le système nerveux mais elle prolongerait également ces effets.

Ornithine et caféine

En décembre 2013, les chercheurs de la société Kirin ont obtenu un brevet américain en rapport à des suppléments et aliments ayant un effet stimulant grâce à une combinaison d’ornithine et de caféine. [[US20130324563 A1] Six semaines plus tard, à la mi-février 2014, Kirin a lancé ON Powered Refreshment : une ligne de boissons non alcoolisées contenant la combinaison brevetée. Quelques mois plus tard, à l’été 2014, les chercheurs ont envoyé leur étude sur les effets du mélange L-Ornithine et caféine aux rédacteurs de Preventive Nutrition and Food Science.

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L’étude sur l’association caféine et ornithine

Les chercheurs ont donné à 19 employés de l’entreprise une capsule contenant 100 mg de caféine et 250 mg d’ornithine HCL à 9h30 du matin. Cette dernière dose équivaut à 200 mg d’ornithine. A une autre occasion, les sujets ont reçu une capsule contenant seulement 100 mg de caféine, et à une autre occasion encore, une capsule ne contenant aucun principe actif.

Les résultats de l’expérience

Juste avant que les sujets ne prennent la capsule, les chercheurs ont mesuré la concentration de cortisol dans leur salive. Ils ont répété cette mesure une heure plus tard et ont découvert que cette combinaison réduisait la concentration du cortisol.

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Les chercheurs ont demandé aux sujets de remplir des questionnaires pour savoir à quel point ils se sentaient en forme [Vigor]. Ils ont découvert que la combinaison renforçait cette sensation plus que la caféine seule. L’association ornithine et caféine a également entraîné une plus forte diminution de la fatigue et une augmentation de la clarté d’esprit.

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Les effets de cette association se sont accentués au fil de la journée, mais les chercheurs ne savent pas comment cela se produit.

Le mécanisme qui expliquerait la synergie entre la caféine et l’ornithine

Les chercheurs font référence à quelques idées qu’ils ont trouvées dans la littérature pour expliquer pourquoi le mélange ornithine avec caféine est si efficace. La première hypothèse repose sur le fait que la caféine inhiberait l’enzyme arginase. L’arginase décompose la L-Arginine. Si l’arginase ne fonctionne pas aussi bien, la quantité de L-Arginine augmente.

L’ornithine est un précurseur de l’arginine et provoque donc également une augmentation du taux d’arginine. Plus d’arginine signifie que le corps synthétise plus de monoxyde d’azote (NO). Et le NO peut à son tour augmenter la concentration de dopamine, un neurotransmetteur qui améliore l’humeur. La caféine renforce également l’activité de la dopamine.

Conclusion

“Nos résultats suggèrent fortement qu’il y a eu une interaction unique entre la caféine et l’ornithine consommée par les employés en bonne santé et que l’ornithine peut potentialiser l’effet de la caféine”, ont écrit les Japonais.

“Des études futures sont nécessaires pour identifier les mécanismes d’action spécifiques qui soulignent la relation unique entre la caféine et l’ornithine. Ces études seront importantes pour fournir des indications sur les interactions des suppléments avec la caféine lors de la préparation des aliments et des boissons afin d’aider à prévenir le stress excessif chez les employés de bureau. Nous espérons que la présente étude servira de base aux études futures”.

Source de l’article: Ornithine strengthens mental effects of caffeine

Source Ergo-log: Prev Nutr Food Sci. 2014 Dec;19(4):367-72.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Nouvelles données scientifiques sur l’acide ursolique

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L’acide ursolique, extrait de Seo DY. Ursolic acid in health and disease, Korean J Physiol Pharmaco. 2018

Comme je le dis très souvent, l’acide ursolique fait partie des rares molécules de recomposition corporelle étayées par de nombreuses données scientifiques. C’est à dire que ce triterpène pentacyclique vous permet de gagner du muscle maigre tout en vous faisant perdre des graisses. Ce sont des faits démontrés, contrairement à ce que l’on voulait vous faire croire avec le CLA dont les effets de recomposition sont beaucoup trop faibles pour s’avérer significatifs. C’est d’autant plus ridicule que certains isomères du CLA sont des acides gras trans, des molécules dont nous n’avons pas assez de certitudes sur leurs effets sanitaires à court et à long terme. Par contre, sur l’acide ursolique, les données scientifiques s’accumulent et prouvent son effet de recomposition corporelle, parmi d’autres.

Contrairement à l’habitude, je ne passerai pas par un article traduit d’Ergo-log pour vous apporter de nouvelles données à ce sujet mais je vais plutôt mettre en rapport quelques études, même si cette approche est un peu plus chronophage. Tout d’abord, une méta-analyse nous permettra d’obtenir une vue d’ensemble appréciable sur le sujet. Ensuite, je vous vous apporterai des éléments plus précis sur certains aspects de cette molécule proche des acides gras.

Une méta-analyse publiée en 2017 sur les effets de recomposition corporelle de l’acide ursolique

Premier article et méta-analyse: Katashima CK. et al., Ursolic acid and mechanisms of actions on adipose and muscle tissue: a systematic review. Obes Rev. 2017 Jun;18(6):700-711.

A partir de l’extrait, je traduis: “Cette revue systématique visait à aborder les actions de l’acide ursolique comme traitement d’appoint des anomalies métaboliques liées à l’obésité. Pour explorer nos objectifs, nous avons utilisé la recherche documentaire, y compris les études cliniques et animales, en utilisant Medline et Google Scholar (jusqu’en décembre 2015).”  L’analyse des données scientifiques recueillies par les chercheurs rassemble 63 études dont 17 présentant des critères d’éligibilité sur le sujet, tels que l’utilisation de l’acide ursolique sur l’adiposité, la dépense énergétique et la masse musculaire squelettique, tant chez les souris et les humains. Autrement dit, la méta-étude s’intéresse au syndrome métabolique et plus particulièrement à l’obésité et au développement des maladies qui y sont liées: (je traduis) “nous avons découvert que plusieurs mécanismes physiologiques et moléculaires sont impliqués dans les effets de l’acide ursolique sur l’obésité, la dépense énergétique, la stéatose hépatique, la perte de masse musculaire squelettique et la condition physique, tels que:

  1. L’augmentation de la thermogenèse par modulation des facteurs de transcription adipocytaire, l’activation de la protéine kinase 5′ activée par l’adénosine monophosphate (…), autrement dit l’acide ursolique stimulerait la thermogenèse, un processus que vous connaissez bien lorsque l’on évoque les “brûleurs de graisse” et la caféine.
  2. Amélioration de la masse des muscles squelettiques par l’activation de la sécrétion de l’hormone de croissance dans le sang et des concentrations du facteur de croissance 1 analogue à l’insuline (IGF-1), ainsi que par l’activation de la cible mammifère de la rapamycine (mTOR) et l’inhibition de l’ubiquitine E3 ligase protéine 1 (RING1) (Note EM: Répresseur de la transcription des protéines qui sert de régulateur à la synthèse des protéines)
  3. (…) amélioration de la condition physique par l’expression du co-activateur gamma du récepteur activé  par le proliférateur des muscles squelettiques (PPAR-γ ou PPARG) (Note EM: Régulateur du stockage des graisses et du métabolisme du glucose) et de la sirtuine 1 (SIRT 1)

Ainsi, les chercheurs affirment: “Par conséquent, la supplémentation en acide ursolique peut être considérée comme une thérapie d’appoint pour la prévention et le traitement des conséquences métaboliques liées à l’obésité et à la masse musculaire.”

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                                                       Acide ursolique et molécules proches. Image Examine.com

Second article: Bakhtiari et al., Ursolic acid ameliorates aging-metabolic phenotype through promoting of skeletal muscle rejuvenation. Med Hypotheses. 2015 Jul;85(1):1-6.

Cette publication de Nuredin Bakhtiari datant de 2015 met le doigt sur l’activité de ce triterpène en relation à sa faculté de favoriser la régénération du muscle squelettique. D’autres articles traitant du même sujet par Bakhtiari seront publiés les années suivantes, confirmant cet aspect métabolique inhérent à l’acide ursolique, autant pour l’hypertrophie que pour l’hyperplasie (voir bibliographie ci-dessous). Dans l’extrait de l’article cité, disons que le chercheur et son équipe soulignent que (je traduis): “L’acide ursolique (AU) présente certaines caractéristiques, dont la plus importante est son effet anabolique sur les muscles squelettiques, qui à son tour joue un rôle important dans le processus de vieillissement, nous a incité à évaluer le rajeunissement des muscles squelettiques. Cette étude cherche à répondre aux deux questions suivantes : en premier lieu, nous nous demandons si l’AU augmente les biomarqueurs anti-âge (SIRT1 et PGC-1α) dans les cellules satellites isolées, pour ouvrir la voie à la prolifération des cellules satellites. Les résultats ont révélé que l’AU augmentait l’expression des gènes SIRT1 (∼ 35 fois) et PGC-1α (∼ 175 fois).” (…) Cependant, il s’agit de comprendre s’il est possible de généraliser les résultats in vitro à in vivo. Pour cela, une étude a été conçue pour étudier les effets de l’AU sur le statut énergétique des cellules sur les modèles animaux (souris C57BL/6) (…).

L’acide ursolique jouerait un rôle de modérateur sur la dépense énergétique cellulaire

Le chercheur poursuit ses explications en ajoutant que (je traduis): “Nous avons constaté que l’AU diminuait les charges énergétiques cellulaires telles que l’ATP (∼ 3 fois) et l’ADP (∼ 18 fois). En ce qui concerne le rôle de l’UA dans la dépense énergétique et en tant que biomarqueur anti-âge, nous pourrions nous demander si le rajeunissement des muscles squelettiques ainsi que la prolifération des cellules satellites et la néomyogénèse sont des éléments à élucider. Les résultats ont montré que l’acide ursolique a stimulé la néomyogénèse en augmentant le nombre de cellules satellites. En outre, les effets de rajeunissement de l’AU sur les muscles squelettiques nous ont rapidement incités à réexaminer les performances des muscles squelettiques. Les résultats ont indiqué que l’AU par l’augmentation de l’expression de la myoglobine (∼ 2 fois) est accompagnée de la transformation de l’état glycolytique à l’état oxydatif rapide principalement et des fibres musculaires à contraction lente. À notre connaissance, il semble que l’AU pourrait être considérée comme un candidat potentiel pour le traitement des conditions pathologiques associées à l’atrophie et au dysfonctionnement musculaires, y compris l’atrophie des muscles squelettiques, la sclérose latérale amyotrophique (SLA), la sarcopénie et les maladies métaboliques des muscles.”

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                                                   Exemple de triterpènes pentacycliques – Image sciencedirect.com

L’influence de l’acide ursolique sur la longévité passerait par la croissance de la masse musculaire en stimulant le recrutement des cellules satellites

Autrement dit, l’acide ursolique, outre son intérêt thérapeutique dans le cadre de la sarcopénie et des myopathies présente également un intérêt certain pour les pratiquants des sports de force. A titre personnel, c’est effectivement ce que j’avais remarqué sur le plan empirique. A part pour le nicotinamide riboside, je n’avais d’ailleurs jamais recommandé aussi souvent un complément alimentaire. Le processus actionné par l’acide ursolique stimulant la longévité impliquerait donc le recrutement des cellules satellites à des fins de renforcement de la masse musculaire maigre. Notons d’ailleurs à ce sujet, si vous avez bien suivi le raisonnement des chercheurs, qu’il serait particulièrement judicieux d’associer le NR et l’acide ursolique, les deux molécules présentant les mêmes avantages, notamment pour la SIRT1 et la PGC-1α, cette dernière étant considérée comme un régulateur majeur de la biogenèse mitochondriale mais également pour ses interactions avec de multiples facteurs de transcription en lien avec le métabolisme musculaire. De manière purement pragmatique, ajoutons que l’acide ursolique intéressera tout autant les musclés que les défenseurs de la pensée “anti-âge” et de la longévité augmentée ce qui, à notre époque, est largement entrée du côté de la science et non plus de la science fiction comme la majorité du public français le croit encore…

L’acide ursolique jouerait un rôle particulièrement important sur la longévité par la médiation de multiples protéines et facteurs de transcription

Un article du même auteur et publié en 2016 dans Biomed Pharmacotherapy souligne le rôle de l’acide ursolique sur l’expression de SIRT1, SIRT6, PGC-1β et α-Klotho ainsi que de la prolifération des cellules satellite. Nous avions déjà eu l’occasion de traiter de Klotho dans un article plus ancien d’Espace Corps Esprit Forme. Il s’agirait d’une protéine très discrète car retrouvée en quantité infinitésimale dans le corps humain mais dont le rôle sur la longévité est primordial. L’article de Bahrami et Bakhtiari est explicite: (je traduis) “Nous avions déjà signalé que l’acide ursolique (UA) améliore les performances des muscles squelettiques grâce à la prolifération des cellules satellites et de l’état de l’énergie cellulaire. En étudiant le rôle potentiel de l’hypothalamus dans le vieillissement, nous avons développé une stratégie pour poursuivre les effets de l’acide ursolique sur les protéines anti-âge de l’hypothalamus telles que SIRT1, SIRT6, PGC-1β et α-Klotho. Dans cette étude, nous avons utilisé un modèle de vieillissement des animaux (C57BL/6). (…) Les données ont montré que l’AU augmentait significativement la surexpression des protéines SIRT1 (∼3.5±0.3 fois) et SIRT-6 (∼1.5±0.2 fois) (P<0.001). En outre, nos résultats ont montré que l’AU augmentait les niveaux de protéines α-Klotho (∼3.3±0.3) et PGC-1β (∼2.6±0.2 fois) (P<0.01). (…) “À notre connaissance, il semble que l’AU, grâce à l’amélioration des biomarqueurs anti-âge (SIRT1 et SIRT6) et du PGC-1β dans l’hypothalamus, régule le processus de vieillissement et atténue les maladies liées aux domaines des mitochondries. En ce qui concerne le rôle clé de α-Klotho dans le vieillissement, nos données indiquent que l’AU pourrait se présenter à l’horizon pour prévenir les maladies du vieillissement.”

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Image Seo DY. Ursolic acid in health and disease, Korean J Physiol Pharmaco. 2018

L’acide ursolique influence la phosphorylation d’Akt, l’utilisation du glucose et la signalisation de l’IGF-1

Ces données scientifiques particulièrement intéressantes s’ajoutent à celles que nous avions précédemment étudiés sur le blog en rapport à un article de Plos One: Ursolic Acid Increases Skeletal Muscle and Brown Fat and Decreases Diet-Induced Obesity, Glucose Intolerance and Fatty Liver Disease par Kunkel et al. Comme nous l’avions vu, l’acide ursolique implique Akt, une protéine en relation à mTOR que vous connaissez peut-être par le biais de la vulgarisation scientifique. Je ne vais pas revenir sur cet article mais reprendre quelques éléments afin de l’enrichir. Dans l’extrait, les chercheurs soulignent (je traduis): “L’activité d’Akt stimule la croissance musculaire et confère une résistance à l’obésité, à l’intolérance au glucose et aux maladies du foie gras. Nous avions récemment découvert que l’acide ursolique augmente l’activité d’Akt au niveau des muscles squelettiques et stimule la croissance musculaire chez les souris non obèses. (…) Dans les muscles squelettiques, l’acide ursolique a augmenté l’activité d’Akt, ainsi que les ARNm en aval qui favorisent l’utilisation du glucose (hexokinase-II), le recrutement des vaisseaux sanguins (Vegfa) et la signalisation autocrine et paracrine de l’IGF-I. En conséquence, l’acide ursolique a augmenté la masse musculaire squelettique, la taille des fibres musculaires rapides et lentes, la force de préhension et la capacité d’exercice. Il est intéressant de noter que l’acide ursolique a également augmenté la graisse brune, un tissu qui partage des origines de développement avec les muscles squelettiques. Parallèlement à l’augmentation de la masse musculaire squelettique et de la graisse brune, l’acide ursolique a augmenté la dépense énergétique, ce qui a entraîné une réduction de l’obésité, une amélioration de la tolérance au glucose et une diminution de la stéatose hépatique. (…)”.

Autrement dit, le potentiel de recomposition corporelle de l’acide ursolique s’avère particulièrement bien établi depuis 2012 alors que son influence sur plusieurs protéines, facteurs de transcription et/ou de croissance, en lien avec la longévité organique tels que les Sirtuines 1 et 6 et bêta-klotho en particulier a également été avancée sur le plan expérimental. In fine, la recherche scientifique sur ce triterpénoïde pentacyclique s’oriente vers la découverte de nouvelles données scientifiques probantes, en relation avec la longévité et le recul du vieillissement en premier lieu et conséquemment, sur le maintien et la croissance de la masse musculaire maigre en second lieu, en parallèle à une réduction de la graisse corporelle et d’une amélioration de l’endurance physique (Kunkel 2012). Gageons que d’associer l’acide ursolique avec d’autres molécules, dont le nicotinamide riboside, le resvératrol ou le ptérostilbène, la tomatidine et d’autres molécules agissant sur des voies métaboliques similaires ou parallèles à celles qui ont été évoquées pourrait s’avérer prometteur en tant que complément alimentaire “anti-âge” et stimulant naturel de l’hypertrophie – ainsi que de l’hyperplasie (néomyogenèse – Bakthiari 2016) des myofibrilles du muscle squelettique des pratiquants de la musculation; un phénomène particulièrement rare pour être signalé ici.

Eric Mallet

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Éléments de bibliographie

Bakhtiari N, Mirzaie S, Hemmati R, Moslemee-Jalalvand E, Noori AR, Kazemi J. Mounting evidence validates Ursolic Acid directly activates SIRT1: A powerful STAC which mimic endogenous activator of SIRT1., Arch Biochem Biophys. 2018 Jul 15;650:39-48.

Bakthiari N, Ursolic Acid Induces Neomyogenesis through Hyperplasia and Increases of Satellite Cells Number in Mice Skeletal Muscle, J; of Stem Cells and Rej. Biology, 2016 DOI: 10.15436/2471-0598.16.015

Gharibi S, Bakhtiari N, Elham-Moslemee-Jalalvand, Bakhtiari F. Ursolic Acid Mediates Hepatic Protection through Enhancing of anti-aging Biomarkers. Curr Aging Sci. 2018;11(1):16-23.

Bakhtiari N, Hosseinkhani S, Soleimani M, Hemmati R, Noori-Zadeh A, Javan M, Tashakor A. Short-term ursolic acid promotes skeletal muscle rejuvenation through enhancing of SIRT1 expression and satellite cells proliferation. Biomed Pharmacother. 2016 Mar;78:185-196.

Bahrami SA, Bakhtiari N. Ursolic acid regulates aging process through enhancing of metabolic sensor proteins level. Biomed Pharmacother. 2016 Aug;82:8-14.

Croft KD, Yamashita Y, O’Donoghue H, Shirasaya D, Ward NC, Ashida H, Screening plant derived dietary phenolic compounds for bioactivity related to cardiovascular disease. Fitoterapia. 2018 Apr; 126():22-28.
Ebert SM, Al-Zougbi A, Bodine SC, Adams CM. Skeletal Muscle Atrophy: Discovery of Mechanisms and Potential Therapies, Physiology. 2019 Jun 5; 34(4): 232-239
Jäger S, Trojan H, Kopp T, Laszczyk MN, Scheffler A, Pentacyclic triterpene distribution in various plants – rich sources for a new group of multi-potent plant extracts. Molecules. 2009 Jun 4; 14(6):2016-31.
Jung SH, Ha YJ, Shim EK, Choi SY, Jin JL, Yun-Choi HS, Lee JR, Insulin-mimetic and insulin-sensitizing activities of a pentacyclic triterpenoid insulin receptor activator. Biochem J. 2007 Apr 15; 403(2):243-50.
Katashima CK, Silva VR, Gomes TL, Pichard C, Pimentel GD, Ursolic acid and mechanisms of actions on adipose and muscle tissue: a systematic review. Obes Rev. 2017 Jun; 18(6):700-711.
Kunkel SD, Suneja M, Ebert SM, Bongers KS, Fox DK, Malmberg SE, Alipour F, Shields RK, Adams CM, mRNA expression signatures of human skeletal muscle atrophy identify a natural compound that increases muscle mass. Cell Metab. 2011 Jun 8; 13(6):627-38.
Mancha-Ramirez AM, Slaga TJ, Ursolic Acid and Chronic Disease: An Overview of UA’s Effects On Prevention and Treatment of Obesity and Cancer. Adv Exp Med Biol. 2016; 928():75-96.
Ramírez-Rodríguez AM, González-Ortiz M, Martínez-Abundis E, Acuña Ortega N, Effect of Ursolic Acid on Metabolic Syndrome, Insulin Sensitivity, and Inflammation. J Med Food. 2017 Sep; 20(9):882-886.
Seo DY, Lee SR, Heo JW, No MH, Rhee BD, Ko KS, Kwak HB, Han J. Korean, Ursolic acid in health and disease. J Physiol Pharmacol. 2018 May; 22(3):235-248.
Woźniak Ł, Skąpska S, Marszałek K. Ursolic acid—a pentacyclic triterpenoid with a wide spectrum of pharmacological activities. Molecules. 2015;20:20614–20641.
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Les glucanes des champignons protègent-ils contre les infections virales ?

glucanesManger plusieurs types de champignons chaque jour pourrait protéger contre les virus de la grippe potentiellement mortels. C’est du moins ce que suggère une étude animale que des chercheurs américains de l’université de Louisville ont publiée dans les Annals of Translational Medicine il y a quelques années de cela. Selon cette étude, les glucanes rendraient non seulement le système immunitaire inné plus agressif mais ils pourraient aussi accélérer la production d’anticorps par la partie adaptative du système immunitaire.

L’étude animale sur les glucanes

Les chercheurs ont donné à des souris des glucanes provenant de champignons médicinaux tous les jours pendant deux semaines. Ils avaient eux-mêmes compilé l’extrait. Les glucanes provenaient du chaga sibérien, de l’Agaricus blazei [un champignon étroitement apparenté au champignon de Paris ordinaire], du Shiitake, du Reishi et du Maitake.

Dans une étude animale publiée précédemment, les chercheurs ont démontré qu’une combinaison de glucanes provenant de différents champignons pouvait stimuler le système immunitaire plus fortement qu’une supplémentation en glucanes provenant d’un champignon spécifique. (Immune-enhancing Effects of Maitake (…))

Si les souris avaient été des humains, elles auraient reçu environ 200 milligrammes de glucanes de champignons par jour. Vous pourriez également obtenir cette quantité si vous mangez une portion normale de champignons comestibles chaque jour.

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Les souris d’un groupe de contrôle n’ont reçu aucun glucane. Au bout de 14 jours, les chercheurs ont infecté les souris par le nez avec le virus de la grippe H5N1A/HK483.

Résultats de l’étude sur les extraits de champignons

12 jours après l’infection par le virus, toutes les souris du groupe de contrôle [Influenza] étaient mortes mais 80 % des animaux du groupe de supplémentation [Glucan] étaient encore en vie.

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Le tableau ci-dessus montre que la supplémentation en glucanes de champignons a activé les cellules NK. Elle a augmenté la quantité de protéines inflammatoires sous forme d’interféron gamma dans les poumons. Cela indique que ces molécules rendent le système immunitaire plus agressif.

La supplémentation a augmenté la production d’anticorps. Cela suggère que les glucanes des champignons stimulent le système immunitaire inné mais aussi le système immunitaire acquis. Il n’est donc pas surprenant que les chercheurs aient trouvé moins de virus dans les poumons des animaux du groupe de supplémentation que dans ceux des souris du groupe de contrôle.

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Dans les organes tels que le thymus et le cœur, la supplémentation en glucanes de champignons avait également réduit le nombre de virus.

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Conclusion

“En résumé, l’étude actuelle a montré que les glucanes alimentaires peuvent réduire de manière significative les effets de l’infection grippale”, résument les chercheurs. “La réduction de la mortalité et des effets globaux de l’infection est très probablement influencée par la stimulation des réponses cellulaires et humorales, ce qui entraîne une baisse de la charge virale dans de nombreux organes”.

“Ces résultats suggèrent que la consommation de glucanes alimentaires pourrait être potentiellement utile comme approche complémentaire ou alternative au traitement de l’infection grippale”.

Source de l’article: Glucans from mushrooms protect against virus infections

Source Ergo-log: Ann Transl Med 2015;3(2):22.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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La lutéoline du persil stimulerait la testostérone

La lutéoline, un flavonoïde présent dans le persil et la céleri, permettrait d’augmenter la production de testostérone par les testicules. A ce sujet, des chimistes canadiens de l’université de Moncton ont publié une étude in vitro dans Cell Biology and Toxicology. Cette étude présenterait un intérêt particulier pour l’industrie des suppléments.

L’étude canadienne sur la lutéoline

Les Canadiens ont exposé des cellules de testicules MA-10 {Note EM: Cellules de Leydig tumorales de souris} à divers flavonoïdes dans des tubes à essai. Puis, ils ont mesuré leur effet sur la production d’hormones stéroïdiennes. Le plus prometteur était la lutéoline, un flavonoïde similaire à la quercétine. C’est pourquoi, dans cet article, nous ne considérerons pas les autres flavonoïdes étudiés.

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Les chercheurs ont combiné la lutéoline et la forskoline [FSK]. La forskoline imite l’effet d’hormones directrices comme la LH, qui, dans des conditions normales, stimulent les testicules à produire de la testostérone.

Les résultats de l’étude sur l’influence des antioxydants

Plus que les autres flavonoïdes, la lutéoline a augmenté la production de progestérone dans les testicules. Dans la biosynthèse de la testostérone, la progestérone est un précurseur de la testostérone

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Vous pouvez voir ci-dessus comment la lutéoline a augmenté la production de testostérone. La lutéoline active la protéine StAR, qui joue un rôle clé dans la conversion du cholestérol en hormones stéroïdes.

Conclusion

“La lutéoline a effectivement augmenté l’accumulation de progestérone dépendant de la AMPc à partir des cellules de Leydig MA-10, peut-être par l’activation de Star […]”, concluent les chercheurs. “Ainsi, la lutéoline alimentaire pourrait être potentiellement efficace pour maintenir la stéroïdogénèse chez les hommes vieillissants.”

“Cependant, bien qu’il y ait une corrélation entre l’augmentation de StAR […] et la stimulation de la stéroïdogénèse dans les cellules de Leydig testiculaires, des recherches supplémentaires seront nécessaires pour définir clairement le mécanisme de régulation de la lutéoline sur la synthèse de la testostérone.”

La lutéoline pourrait être un ingrédient intéressant pour les boosters de testostérone pour une autre raison encore. Selon des études in vitro et des études animales, la lutéoline serait également un anti-œstrogène…

Source de l’article: Luteolin, a testosterone booster from parsley

Source Ergo-log: Cell Biol Toxicol. 2018;34(1):23-38.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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La Withaférine A augmenterait la sensibilité à la leptine contre l’obésité

ashwagandhaUne faible dose d’une substance retrouvée dans l’Ashwagandha permettrait aux personnes en surpoids de retrouver plus facilement la ligne. C’est ce que soupçonnent les chercheurs de la Harvard Medical School. Dans leur étude sur les animaux, des souris engraissées qui ont reçu de la Withaférine A ont perdu un quart de leur poids en 3 semaines.

L’étude sur la Whitaférine A

Les chercheurs ont réalisé des expériences avec des souris qui étaient devenues obèses parce que les chercheurs leur avaient donné un régime alimentaire hypercalorique. Ces derniers ont injecté de la Withaférine A directement dans l’intestin grêle d’une partie des animaux testés.

Résultats de l’expérience sur l’animal

L’administration de la Withaférine A a permis de réduire le poids corporel des souris [en bas à gauche]. Cela s’explique principalement par le fait que ce composant extrait de l’Ashwagandha a permis aux animaux de manger moins [en bas à droite].

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La Withaférine-A a permis de réduire la masse grasse. Bien que les souris du groupe Withaférine A aient perdu du poids, leur masse maigre est restée intacte. L’administration de la Withaférine A a normalisé la concentration de leptine dans le sang des animaux testés.

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Les chercheurs ont répété des expériences avec des souris minces ayant un taux de leptine normal. Chez elles, la Withaférine A n’a eu aucun effet sur le poids et la composition corporelle. Les chercheurs ont également répété leurs tests avec des souris ob/ob qui ne produisent pas de leptine en raison d’une erreur génétique. Ils ont également répété l’étude avec des souris db/db ayant un récepteur de leptine défectueux. Ces deux types de souris mangent beaucoup et deviennent grosses. Chez ces animaux, la Withaférine A n’avait pratiquement aucun effet.

Sensibilité à la leptine

L’organisme fabrique davantage de leptine lorsque les réserves de graisse augmentent. Ce phénomène réduit l’appétit. Lorsque les réserves de graisse diminuent, la production de leptine diminue et l’appétit augmente à nouveau. Cependant, si vous mangez trop pendant une longue période, ce mécanisme est perturbé. Le corps devient “sourd” à la leptine. Les chercheurs pensent qu’une supplémentation en Withaférine A augmente la sensibilité à la leptine.

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Conclusion

“Plus de deux décennies se sont écoulées depuis la découverte historique de la leptine par Friedman et ses collègues mais aucun traitement viable de l’obésité centré sur la leptine n’a été mis au point à ce jour”, écrivent les chercheurs. “Peu après les premières publications sur la leptine, il a été suggéré que l’obésité est une condition de résistance à la leptine”.

“Au cours des vingt dernières années, les espoirs d’un traitement de l’obésité axé sur la leptine ont progressivement diminué car de nombreuses tentatives de re-sensibilisation du cerveau des personnes obèses à la leptine endogène ont échoué. Ces efforts infructueux pour augmenter la sensibilité à la leptine et utiliser l’état hyperleptinémique de l’obésité pour traiter la maladie ont également contribué de manière substantielle au débat sur l’existence ou non d’une résistance à la leptine”.

Le traitement de souris obèses et hyperleptinémiques nourries par un régime alimentaire riche en graisses avec de la Withaférine A a entraîné une forte réduction de la consommation alimentaire ainsi que du poids corporel. Ces deux changements dépendent des niveaux élevés de leptine en circulation. Comme les niveaux de leptine diminuent progressivement au cours de la période de traitement, l’effet de la Withaférine A diminue également progressivement. De plus, aucun changement induit par la Withaférine A dans la consommation alimentaire ou dans le poids corporel n’a été observé chez les souris maigres, qui ont de faibles niveaux de leptine en circulation”.

“Les extraits de Withania somnifera contenant également de la Withaférine A sont utilisés par les humains depuis des siècles, et le système de la leptine est fortement préservé chez les mammifères, y compris les souris et les humains. Compte tenu de toutes ces informations, nous pensons que l’utilisation de la Withaférine A pour le traitement de l’obésité chez l’homme est très prometteuse pour l’avenir”.

Source de l’article: Withaferin-A counteracts obesity by increasing leptin sensitivity

Source Ergo-log: Nat Med. 2016 Sep;22(9):1023-32.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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Le Reishi pourrait élever le taux de testostérone

reshi-complement-alimentaireLes hommes qui prendraient chaque jour un extrait du champignon Reishi (Ganoderma lucidum) pourraient augmenter leur taux de testostérone. C’est ce que suggère une étude animale que Hammad Ahmed et Muhammad Aslam de l’université de Ziauddin ont publiée dans Clinical Phytoscience.

L’étude sur le Reishi

Les chercheurs ont donné à deux groupes de rats mâles une forte dose d’un extrait de reishi [GLE] pendant 40 jours. L’extrait est commercialisé sous le nom de ReishiMax GLp, un produit de la société américaine Pharmanex.

Si les rats avaient été des humains adultes, ils auraient pris environ 1500 à 1800 milligrammes d’extrait par jour. Cela représente environ 3 à 4 gélules. Un groupe témoin a reçu de l’eau, un autre groupe témoin du sildénafil, la substance active du Viagra.

Résultats de l’étude sur l’animal

À plusieurs reprises au cours de cette période de 40 jours, les chercheurs ont placé des femelles dans la cage des animaux testés. Si les animaux de test avaient reçu de l’extrait de Reishi, ils étaient sexuellement plus actifs. Ainsi, ils grimpaient plus souvent sur les femelles.

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acide-ganoderiqueLa plus faible dose de Reishi a eu le plus d’effet. Il est donc possible que la dose optimale soit encore plus faible que celle qui a été testée par les chercheurs.

Au terme de la période de 40 jours, les chercheurs ont mesuré la concentration de testostérone du rat dans le sang. Cette concentration était plus élevée chez les animaux testés qui avaient reçu l’extrait de Reishi.

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Les chercheurs soupçonnent que la concentration accrue de testostérone provoque l’effet pro-sexuel du Reishi. Ils pensent également que l’augmentation du taux de testostérone est due à l’action de substances de type stéroïde dans le Reishi – comme l’acide ganodérique [formule structurelle ci-dessus].

Conclusion

“Dans la médecine allopathique, il existe divers médicaments qui peuvent augmenter le désir sexuel chez l’homme et la femme bien qu’ils aient de nombreux effets néfastes”, écrivent Ahmed et Aslam. “Les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 comme le tadalafil (Cialis) et le sildénafil (Viagra) sont les agents aphrodisiaques les plus couramment utilisés, mais ces médicaments provoquent vertiges, maux de tête, troubles visuels, irrégularités du pouls, dyspepsies, priapismes, diarrhées et bouffées de chaleur”.

“L’extrait de Ganoderma lucidum pourrait être considéré comme un nouvel agent aphrodisiaque prometteur, qui pourrait être utilisé pour favoriser les performances sexuelles de nombreux hommes en difficulté”.

Pour les petits malins tentés par des dosages élevés de Reishi

Le Reishi peut avoir un effet néfaste à des doses (trop) élevées. Le Reishi inhibe la conversion de la testostérone en DHT. En outre, le champignon contient des substances qui interagissent avec le récepteur des androgènes in vitro. In vivo, ces composés peuvent inhiber l’interaction des androgènes endogènes avec leur récepteur*.

* Liu et al. Anti-androgen effects of extracts and compounds from Ganoderma lucidum. Chem Biodivers. 2009 Feb;6(2):231-43.

Source de l’article: Reishi raises testosterone levels

Source Ergo-log: Clinical Phytoscience (2018) 4:26.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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