La vitamine B5 est impliquée dans la production de testostérone

La vitamine B5 – ou acide pantothénique  – serait impliquée dans la production de testostérone comme les chercheurs à l’université de Gifu au Japon l’ont découvert. L’étude sur les animaux qu’ils ont réalisé montre que le niveau de testostérone diminue s’il y a trop peu de vitamine B5 dans l’organisme. Dans ce cas, un supplément de vitamine B5 pourrait-il stimuler le taux de testostérone ? C’est peut-être le cas…

La vitamine B5 ou acide pantothénique

La vitamine B5 [formule structurale ci-dessous] est impliquée dans le cycle de l’acide citrique, une réaction complexe où les cellules convertissent les nutriments en énergie. Elle participe également à la biosynthèse du cholestérol, des acides gras et de l’acétylcholine. Et si nous accordons du crédit aux études animales, l’acide pantothénique serait également impliqué dans les processus de la croissance des cheveux et la guérison des plaies.

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La vitamine B5 ou acide pantothénique

La vitamine B5 est présente dans de nombreux aliments, surtout d’origine animale comme la viande, le yaourt et les œufs, la gelée royale, l’avocat et les produits à base de grains entiers. Puisque la vitamine B5 se retrouve dans de nombreux aliments, les carences en acide pantothénique sont rares mais ils se produisent parfois. Les symptômes d’une carence en vitamine B5 sont de l’ordre de l’apathie, de l’agitation, des troubles du sommeil, des crampes d’estomac, des nausées. Une sensation de brûlure douloureuse au niveau des pieds ou de forts picotements semblables à une piqure d’épingles ou d’aiguilles peuvent aussi être ressentis.

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Les effets du nicotinamide riboside sur les cellules musculaires

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Le nicotinamide riboside

Les cellules musculaires dépensent plus dénergie et brûlent plus de graisse lorsquon leur donne du nicotinamide riboside, un analogue de la vitamine B3. Cette affirmation nous est suggérée par une étude animale que des chercheurs de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse ont publié dans Cell Metabolism. Selon cette étude, le nicotinamide riboside ne serait pas seulement une aide minceur potentielle, mais il s’avère qu’elle pourrait aussi être un complément sportif intéressant, un supplément qui pourrait protéger contre le diabète et peutêtre plus encore

Le nicotinamide riboside

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NAD+

Le nicotinamide riboside est retrouvé dans le lait mais il est aussi élaboré dans notre organisme lorsque des enzymes attachent un ribose à la vitamine B3. Le nicotinamide riboside est un précurseur du coenzyme cellulaire NAD+. [Formule structurelle présentée ici à gauche] Comme vous le savez, le NAD+ joue un rôle crucial dans le fonctionnement des mitochondries, les moteurs des cellules de notre corps. Les recherches ont été effectuées par David Sinclair, un chercheur précédemment connu pour son travail sur le resveratrol. Léquipe de David Sinclair amontré que le vieillissement était partiellement à la diminution de la quantité de NAD+ dans notre corps et que certaines substances qui inhibent cette diminution pourraient aider à retarder le vieillissement. Depuis cette découverte, le nicotinamide riboside est presque devenu une légende parmi la communauté anti-âge.

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L’effet anabolisant de la tomatidine contre celui de l’acide ursolique

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Tomatidine

Sujet d’étude qui pourrait nous sembler un peu curieux sinon fantaisiste, les recherches scientifiques récentes sur la tomatidine, une molécule à structure stéroïde et végétale ainsi que l’acide ursolique, extrait du thym, du romarin, de la pomme ou des pruneaux viennent d’être comparés. Dotés de réels effets de recomposition corporelle, contrairement à certains acides gras comme le CLA dont le potentiel est beaucoup plus faible, il s’agit sans aucun doute de molécules extraites des végétaux qui n’ont pas fini de faire parler d’elles. En fonction des découvertes récentes, le sujet n’a plus grand chose à voir avec une fantaisie. Les marques américaines ont d’ailleurs lancé les premiers suppléments associant ces deux molécules naturelles sur le marché. Aujourd’hui, il existe pourtant peu de marques de compléments alimentaires qui se basent sur ces deux molécules malheureusement. C’est surtout le cas pour les extraits de tomate car leur concentration par kilo de tomate est extrêmement faible.

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Acide ursolique

Nous avions récemment écrit sur la tomatidine, une molécule présente dans les plants de tomate qui ressemble à un stéroïde anabolisant. Aujourd’hui, une autre publication évoque ce sujet fascinant. Il semblerait que la tomatidine travaille de la même manière que l’acide ursolique, une substance similaire et présente dans les peaux de pommes, qui a démontré (dans une étude humaine) sa capacité à réduire la masse grasse, à augmenter légèrement la masse maigre et à renforcer la force musculaire. Selon la recherche, la dose à partir de laquelle ces effets ont lieu serait cinq fois plus faible avec la tomatidine qu’avec l’acide ursolique

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Des nutriments pour vos mitochondries et gagner de l’endurance

endurance-et-mitochondriesPrenez ces quelques substances: acide alpha-lipoïque, acétyl-L-Carnitine, biotine, vitamines B2, B3 et B6, créatine, Coenzyme Q10, resvératrol et taurine. Mettez-les tous ensemble dans une capsule et vous obtenez un supplément qui aidera probablement les athlètes d’endurance sérieux à atteindre de meilleurs performances.

Des rats ont reçu les quantités suivantes de nutriments par kilo de poids corporel chaque jour: 50 mg d’acide R-alpha-lipoïque, 100 mg d’acétyl-L-Carnitine, 0,1 mg de biotine, 15 mg de nicotinamide [vitamine B3], 6 mg de riboflavine [vitamine B2] 6 mg de pyridoxine [vitamine B6], 50 mg de créatine, 5 mg de coenzyme Q10, 5 mg de resvératrol et 100 mg de taurine.

Un cocktail de nutriments pourrait-il faire une différence en termes d’endurance ?

Certains des rats n’ont reçu aucun supplément et ne se sont pas entraînés [SC]. D’autres ont dû courir sur un tapis roulant pendant les 4 semaines de durée de l’expérience jusqu’à ce qu’ils aient atteint le point d’épuisement [EC]. Les chercheurs donnaient  des chocs électriques aux rats quand ils cessaient de courir. C’est seulement lorsque les rats n’ont plus réagi aux chocs que les chercheurs ont arrêté l’entraînement. Un troisième groupe a été soumis à un programme barbare d’entraînement similaire et a également reçu les nutriments mitochondriaux [EN].

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La caféine augmenterait la perte des graisses APRES l’entraînement

Après un entraînement intensif, le corps dépensera plus d’énergie. Pour cette raison, les chercheurs pensent que la musculation pourrait aider un grand nombre de personnes à maintenir un poids de corps sain. De là, ils ont étudié les moyens d’augmenter l’effet d’after-burn. L’une de ces méthodes consiste à consommer de la caféine avant de lever de la fonte, comme les scientifiques du sport de la California State University l’ont montré.

Le phénomène EPOC

cafe-et-cafeineAprès une séance d’entraînement intense, les cellules musculaires devront récupérer rapidement. Ils auront besoin de reconstituer leurs réserves de phosphocréatine et de glycogène. ici, nous ne parlons pas encore de la réparation des protéines musculaires endommagées, même si ce processus coûte aussi de l’énergie. Les chercheurs mesurent cette dépense énergétique augmentée en mesurant la consommation d’oxygène. Lorsque cette consommation est élevée, on parle du phénomène de consommation d’oxygène post-exercice ou EPOC pour l’abrégé en anglais. Note: {Rappelez-vous que nous avions déjà parlé de l’EPOC au cours d’un article précédent: L’entraînement de force brûle des calories plusieurs jours après l’exercice}.

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Comprendre la croissance musculaire: IGF-1 et ses variantes épissées MGF, IGF-IEa & Co – Des régulateurs majeurs ou de simples rouages du mécanisme de l’hypertrophie musculaire ?

Nous entrons ici dans le vif du sujet après avoir lu l’introduction de la SuppVersity en trois parties. Cette fois-ci, Adel Moussa nous apporte un peu plus d’informations, notamment sur l’IGF-1 et les épissages de ce facteur de croissance comme le MGF et les autres. Sont-ils véritablement les déclencheurs de l’hypertrophie ou ne seraient-ils finalement « que » des éléments essentiels à la croissance parmi d’autres ? Pour ceux qui n’auraient pas suivi cette première série d’articles, référez-vous à la Partie I, la Partie II et la Partie III de l’article Comprendre la croissance musculaire.

Eric Mallet

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Image 1: Sur l’IGF-1 et ses variantes issues de l’épissage comme le MGF, il existe sans doute 100 fois plus de « Bro-science » que de données scientifiques solides – ça ne va pas vraiment nous aider car nous ne savons jamais dire si toute cette science de comptoir se repose vraiment sur des données vérifiables ou non.

Compte tenu du fait que nous n’avons pas couvert beaucoup de terrain au cours du dernier article (mais nous avons sans doute construit une base assez solide toutefois ;-), je vais essayer de faire de mon mieux pour orienter un cours intermédiaire entre la présentation d’une quantité impressionnante de faits et de vous expliquer la complexité et les bases physiologiques de l’hypertrophie du muscle squelettique qui, en partie ne sont même pas complètement élucidés ou, comme vos partenaires de salle le dirait, de devenir massif et volumineux ! A ce propos, vous aurez sans aucun doute lu sur l’une des myriades de bavardages des forums et autres bulletins du bodybuilding que – l’injection de X quantités d’IGF-1 droit dans le muscle vous donnera des bras énormes ou quel que soit le pseudonyme de l’affiche, « que vous allez gagner 8 à 9 centimètres en 2 semaines »… Ok, la photo de profil semble impressionnante, mais est-ce vraiment crédible ? L’IGF-1 a-t-elle vraiment de tels effets sur la croissance musculaire ? Et de quel type de croissance parlons-nous ici ? S’agit-il d’une « montée en flèche » des facteurs de myostatine négatifs du muscle, ce qui vous laisserait avec des domaines myogéniques surdimensionnés et des muscles dysfonctionnels ? {Ndt: Autrement dit, comment avoir des bras de 60 cm de diamètre pour faire des curls barre à 40 kg ?!}

IGF-1: Insuline, hormone de croissance ou quoi d’autre ?

Pour être en mesure de répondre à ces questions et les interrogations connexes qui s’y rapportent, nous devrons d’abord comprendre ce qu’est exactement ce «facteur de croissance semblable à l’insuline 1». D’un point de vue (bio-)chimique, il ne s’agit que d’une liaison de 70 acides aminés enchevêtrés dans une structure peptidique spécifique et caractéristique de la somatomédine C, comme est également appelé l’IGF-1. La «croissance» de l’IGF-1, ainsi que le «somato» de son ancienne appellation, suggèrent déjà que nous avons ici à faire à un polypeptide «apparenté à l’hormone de croissance». Et en fait, la synthèse de l’IFG-1, dans le cas de la fraction systémiquement disponible, s’effectue principalement dans le foie et est déclenchée par des taux systémiques d’hormone de croissance  (somatotropine).

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Les anthocyanes des bleuets: plus de muscle et moins de graisse

les-myrtilles-sont-riches-en-anthocyanesLes bleuets, ainsi que les cerises, les myrtilles et le raisin, contiennent des phénols connus des biochimistes sous le nom d’anthocyanes (ou anthocyanines). Selon les nutritionnistes du département américain de l’agriculture, ces molécules présenteraient un effet de recomposition. Ils réduiraient la quantité de graisse corporelle et augmenteraient la masse maigre du corps.

{NdT: Si vous avez suivi les derniers articles, vous savez que c’est également le cas pour le picéatannol ou l’acide ursolique mais d’autres agents recomposant sont aussi connus parmi les acides gras comme le CLA par exemple. Seulement, le CLA est un acide gras trans et ses effets de recomposition sont particulièrement faibles}.

Une expérience avec des souris ayant reçu un jus de myrtilles ou des anthocyanes

Donc, les chercheurs ont réalisé une expérience avec des souris qui a duré 72 jours. Les animaux ont reçu un régime à faible teneur en matière grasse [LF] ou au contraire, à teneur élevée en graisses [HF]. Certains des animaux ont reçu un supplément de jus de bleuets [BBJ], d’autres ont reçu des anthocyanines pures extraites des bleuets et dissoutes dans leur eau de boisson [ACN]. Le groupe ACN a reçu 0,2 mg d’anthocyanes par millilitre d’eau potable.

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