La vitamine D peut-elle réduire le risque de mort par cancer ?

complements-alimentaires-franceLes suppléments de vitamine D réduiraient le risque de mourir d’un cancer. L’épidémiologiste chinois Yu Zhang, affilié à l’hôpital affilié de l’université de Chengdu, arrive à cette conclusion dans une méta-analyse publiée dans The BMJ.

La méta-analyse sur la vitamine D et le risque de mortalité par cancer

Il existe un grand nombre de recherches scientifiques positives sur la vitamine D, mais la majorité de ces recherches concernent les taux de vitamine D ou sur l’apport alimentaire estimé.

Il convient néanmoins de faire preuve d’une certaine prudence dans le cadre de cette méta-analyse. Si les personnes qui ont beaucoup de vitamine D dans le sang sont en meilleure santé, dans quelle mesure la vitamine D est-elle impliquée ? Les personnes en bonne santé sont-elles plus souvent à l’extérieur, de sorte que leur corps produit plus de vitamine D ? Toutes les associations possibles ne sont pas causées par une cause directe.

C’est pourquoi la méta-étude de Zhang n’a porté que sur des études cliniques dans lesquelles les chercheurs ont donné des suppléments de vitamine D à un groupe de personnes, et un placebo à un autre. Si ces essais sont correctement réalisés, ils permettent d’établir des relations de cause à effet. Au total, Zhang a recensé 52 études cliniques auxquels ont participé 75454 sujets. Les études ont également porté sur la variable la plus robuste que l’on puisse imaginer en matière de santé : le risque de mortalité.

Les résultats de la méta-analyse

Zhang a constaté que les suppléments de vitamine D avaient tendance à réduire le risque de décès. Cependant, cette tendance n’était pas statistiquement significative. Elle est alors devenue plus marquée lorsque Zhang a laissé de côté les études où les sujets recevaient de la vitamine D2 au lieu de la D3 mais la tendance n’était toujours pas statistiquement significative.

Lorsque Zhang a divisé ses données par cause de décès, il a trouvé une différence statistiquement significative entre le groupe placebo et le groupe supplémenté. La supplémentation en vitamine D avait réduit le risque de décès par cancer de 16 %.

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Source de l’article: Vitamin D supplements reduce the risk of cancer death

Source Ergo-log: BMJ 2019;366:l4673.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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La lutéoline du persil stimulerait la testostérone

La lutéoline, un flavonoïde présent dans le persil et la céleri, permettrait d’augmenter la production de testostérone par les testicules. A ce sujet, des chimistes canadiens de l’université de Moncton ont publié une étude in vitro dans Cell Biology and Toxicology. Cette étude présenterait un intérêt particulier pour l’industrie des suppléments.

L’étude canadienne sur la lutéoline

Les Canadiens ont exposé des cellules de testicules MA-10 {Note EM: Cellules de Leydig tumorales de souris} à divers flavonoïdes dans des tubes à essai. Puis, ils ont mesuré leur effet sur la production d’hormones stéroïdiennes. Le plus prometteur était la lutéoline, un flavonoïde similaire à la quercétine. C’est pourquoi, dans cet article, nous ne considérerons pas les autres flavonoïdes étudiés.

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Les chercheurs ont combiné la lutéoline et la forskoline [FSK]. La forskoline imite l’effet d’hormones directrices comme la LH, qui, dans des conditions normales, stimulent les testicules à produire de la testostérone.

Les résultats de l’étude sur l’influence des antioxydants

Plus que les autres flavonoïdes, la lutéoline a augmenté la production de progestérone dans les testicules. Dans la biosynthèse de la testostérone, la progestérone est un précurseur de la testostérone

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Vous pouvez voir ci-dessus comment la lutéoline a augmenté la production de testostérone. La lutéoline active la protéine StAR, qui joue un rôle clé dans la conversion du cholestérol en hormones stéroïdes.

Conclusion

“La lutéoline a effectivement augmenté l’accumulation de progestérone dépendant de la AMPc à partir des cellules de Leydig MA-10, peut-être par l’activation de Star […]”, concluent les chercheurs. “Ainsi, la lutéoline alimentaire pourrait être potentiellement efficace pour maintenir la stéroïdogénèse chez les hommes vieillissants.”

“Cependant, bien qu’il y ait une corrélation entre l’augmentation de StAR […] et la stimulation de la stéroïdogénèse dans les cellules de Leydig testiculaires, des recherches supplémentaires seront nécessaires pour définir clairement le mécanisme de régulation de la lutéoline sur la synthèse de la testostérone.”

La lutéoline pourrait être un ingrédient intéressant pour les boosters de testostérone pour une autre raison encore. Selon des études in vitro et des études animales, la lutéoline serait également un anti-œstrogène…

Source de l’article: Luteolin, a testosterone booster from parsley

Source Ergo-log: Cell Biol Toxicol. 2018;34(1):23-38.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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La Withaférine A augmenterait la sensibilité à la leptine contre l’obésité

ashwagandhaUne faible dose d’une substance retrouvée dans l’Ashwagandha permettrait aux personnes en surpoids de retrouver plus facilement la ligne. C’est ce que soupçonnent les chercheurs de la Harvard Medical School. Dans leur étude sur les animaux, des souris engraissées qui ont reçu de la Withaférine A ont perdu un quart de leur poids en 3 semaines.

L’étude sur la Whitaférine A

Les chercheurs ont réalisé des expériences avec des souris qui étaient devenues obèses parce que les chercheurs leur avaient donné un régime alimentaire hypercalorique. Ces derniers ont injecté de la Withaférine A directement dans l’intestin grêle d’une partie des animaux testés.

Résultats de l’expérience sur l’animal

L’administration de la Withaférine A a permis de réduire le poids corporel des souris [en bas à gauche]. Cela s’explique principalement par le fait que ce composant extrait de l’Ashwagandha a permis aux animaux de manger moins [en bas à droite].

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La Withaférine-A a permis de réduire la masse grasse. Bien que les souris du groupe Withaférine A aient perdu du poids, leur masse maigre est restée intacte. L’administration de la Withaférine A a normalisé la concentration de leptine dans le sang des animaux testés.

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Les chercheurs ont répété des expériences avec des souris minces ayant un taux de leptine normal. Chez elles, la Withaférine A n’a eu aucun effet sur le poids et la composition corporelle. Les chercheurs ont également répété leurs tests avec des souris ob/ob qui ne produisent pas de leptine en raison d’une erreur génétique. Ils ont également répété l’étude avec des souris db/db ayant un récepteur de leptine défectueux. Ces deux types de souris mangent beaucoup et deviennent grosses. Chez ces animaux, la Withaférine A n’avait pratiquement aucun effet.

Sensibilité à la leptine

L’organisme fabrique davantage de leptine lorsque les réserves de graisse augmentent. Ce phénomène réduit l’appétit. Lorsque les réserves de graisse diminuent, la production de leptine diminue et l’appétit augmente à nouveau. Cependant, si vous mangez trop pendant une longue période, ce mécanisme est perturbé. Le corps devient “sourd” à la leptine. Les chercheurs pensent qu’une supplémentation en Withaférine A augmente la sensibilité à la leptine.

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Conclusion

“Plus de deux décennies se sont écoulées depuis la découverte historique de la leptine par Friedman et ses collègues mais aucun traitement viable de l’obésité centré sur la leptine n’a été mis au point à ce jour”, écrivent les chercheurs. “Peu après les premières publications sur la leptine, il a été suggéré que l’obésité est une condition de résistance à la leptine”.

“Au cours des vingt dernières années, les espoirs d’un traitement de l’obésité axé sur la leptine ont progressivement diminué car de nombreuses tentatives de re-sensibilisation du cerveau des personnes obèses à la leptine endogène ont échoué. Ces efforts infructueux pour augmenter la sensibilité à la leptine et utiliser l’état hyperleptinémique de l’obésité pour traiter la maladie ont également contribué de manière substantielle au débat sur l’existence ou non d’une résistance à la leptine”.

Le traitement de souris obèses et hyperleptinémiques nourries par un régime alimentaire riche en graisses avec de la Withaférine A a entraîné une forte réduction de la consommation alimentaire ainsi que du poids corporel. Ces deux changements dépendent des niveaux élevés de leptine en circulation. Comme les niveaux de leptine diminuent progressivement au cours de la période de traitement, l’effet de la Withaférine A diminue également progressivement. De plus, aucun changement induit par la Withaférine A dans la consommation alimentaire ou dans le poids corporel n’a été observé chez les souris maigres, qui ont de faibles niveaux de leptine en circulation”.

“Les extraits de Withania somnifera contenant également de la Withaférine A sont utilisés par les humains depuis des siècles, et le système de la leptine est fortement préservé chez les mammifères, y compris les souris et les humains. Compte tenu de toutes ces informations, nous pensons que l’utilisation de la Withaférine A pour le traitement de l’obésité chez l’homme est très prometteuse pour l’avenir”.

Source de l’article: Withaferin-A counteracts obesity by increasing leptin sensitivity

Source Ergo-log: Nat Med. 2016 Sep;22(9):1023-32.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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Le Reishi pourrait élever le taux de testostérone

reshi-complement-alimentaireLes hommes qui prendraient chaque jour un extrait du champignon Reishi (Ganoderma lucidum) pourraient augmenter leur taux de testostérone. C’est ce que suggère une étude animale que Hammad Ahmed et Muhammad Aslam de l’université de Ziauddin ont publiée dans Clinical Phytoscience.

L’étude sur le Reishi

Les chercheurs ont donné à deux groupes de rats mâles une forte dose d’un extrait de reishi [GLE] pendant 40 jours. L’extrait est commercialisé sous le nom de ReishiMax GLp, un produit de la société américaine Pharmanex.

Si les rats avaient été des humains adultes, ils auraient pris environ 1500 à 1800 milligrammes d’extrait par jour. Cela représente environ 3 à 4 gélules. Un groupe témoin a reçu de l’eau, un autre groupe témoin du sildénafil, la substance active du Viagra.

Résultats de l’étude sur l’animal

À plusieurs reprises au cours de cette période de 40 jours, les chercheurs ont placé des femelles dans la cage des animaux testés. Si les animaux de test avaient reçu de l’extrait de Reishi, ils étaient sexuellement plus actifs. Ainsi, ils grimpaient plus souvent sur les femelles.

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acide-ganoderiqueLa plus faible dose de Reishi a eu le plus d’effet. Il est donc possible que la dose optimale soit encore plus faible que celle qui a été testée par les chercheurs.

Au terme de la période de 40 jours, les chercheurs ont mesuré la concentration de testostérone du rat dans le sang. Cette concentration était plus élevée chez les animaux testés qui avaient reçu l’extrait de Reishi.

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Les chercheurs soupçonnent que la concentration accrue de testostérone provoque l’effet pro-sexuel du Reishi. Ils pensent également que l’augmentation du taux de testostérone est due à l’action de substances de type stéroïde dans le Reishi – comme l’acide ganodérique [formule structurelle ci-dessus].

Conclusion

“Dans la médecine allopathique, il existe divers médicaments qui peuvent augmenter le désir sexuel chez l’homme et la femme bien qu’ils aient de nombreux effets néfastes”, écrivent Ahmed et Aslam. “Les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 comme le tadalafil (Cialis) et le sildénafil (Viagra) sont les agents aphrodisiaques les plus couramment utilisés, mais ces médicaments provoquent vertiges, maux de tête, troubles visuels, irrégularités du pouls, dyspepsies, priapismes, diarrhées et bouffées de chaleur”.

“L’extrait de Ganoderma lucidum pourrait être considéré comme un nouvel agent aphrodisiaque prometteur, qui pourrait être utilisé pour favoriser les performances sexuelles de nombreux hommes en difficulté”.

Pour les petits malins tentés par des dosages élevés de Reishi

Le Reishi peut avoir un effet néfaste à des doses (trop) élevées. Le Reishi inhibe la conversion de la testostérone en DHT. En outre, le champignon contient des substances qui interagissent avec le récepteur des androgènes in vitro. In vivo, ces composés peuvent inhiber l’interaction des androgènes endogènes avec leur récepteur*.

* Liu et al. Anti-androgen effects of extracts and compounds from Ganoderma lucidum. Chem Biodivers. 2009 Feb;6(2):231-43.

Source de l’article: Reishi raises testosterone levels

Source Ergo-log: Clinical Phytoscience (2018) 4:26.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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La musique que vous aimez améliore votre entraînement

musiqueSi le responsable de votre salle de sport diffuse régulièrement de la musique que vous n’aimez pas, envisagez de vous entraîner avec des écouteurs à l’avenir. Cela vous permettra d’écouter la musique que vous appréciez. Ce simple principe pourrait aussi améliorer l’intensité et la qualité de vos entraînements. C’est ce qu’ont découvert des scientifiques américains spécialisés dans le sport à l’université de Samford.

L’étude sur l’influence de la musique pendant l’entraînement

Les chercheurs ont demandé à 12 étudiants de sexe masculin, qui s’entraînaient avec des charges depuis un certain temps, de faire du développé couché à 75 % de leur charge maximale pour une répétition. Les étudiants ont dû faire l’exercice jusqu’à l’échec.

Les étudiants ont énoncé le genre de musique qu’ils appréciaient le plus et le genre qu’ils aimaient le moins. Les étudiants pouvaient choisir parmi 6 genres : rock, hip hop, pop, R&B, country et dance. La plupart des étudiants préféraient écouter du hip-hop et appréciaient le moins la country.

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A une reprise, les étudiants ont écouté le genre de musique qu’ils aimaient le plus pendant le développé couché. À une autre occasion, pendant le bench press, ils ont écouté le genre qu’ils appréciaient en fait le moins.

Les résultats de l’étude sur la musique et l’entraînement de musculation

Lorsque les étudiants écoutaient leur musique préférée [Pref], ils faisaient 1,7 répétitions de plus que lorsqu’ils écoutaient la musique qu’ils aimaient le moins [Non-Pref]. Vous pouvez voir cela ci-dessous à gauche.

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En haut à droite, vous pouvez voir comment le genre musical qui obtient votre approbation augmente vos performances sportives : écouter de la musique que vous appréciez augmente votre motivation.

Conclusion

“La musique est souvent diffusée par des haut-parleurs collectifs dans les salles de sport et les vestiaires”, explique l’auteur principal Christopher Ballmann dans un entretien avec le site web de l’université de Samford.

“Bien que certains athlètes se contentent de la musique qui est jouée, il y a des chances que certains d’entre eux ne l’apprécient pas. D’après nos données, les athlètes qui n’aiment pas la musique diffusée pourraient réaliser de moins bonnes performances, ce qui pourrait avoir un impact sur les adaptations physiologiques. Ainsi, ceux qui cherchent à optimiser leurs performances devraient envisager d’écouter le genre musical qu’ils préfèrent pendant leur entraînement”.

Source de l’article: The music you love improves your workout

Source Ergo-log: J Strength Cond Res. 2018 Dec 7. doi: 10.1519/JSC.0000000000002981.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme

Eric Mallet

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La bêta-alanine pour combattre l’anxiété

beta-alanine-anxieteNerveux à cause d’un examen ? Agoraphobie ? Peur du noir ? Une étude japonaise a montré que vous pourriez surmonter plus facilement votre anxiété en prenant de la bêta-alanine. Et, si les Japonais ont raison, la bêta-alanine pourrait également protéger contre la dépression et la démence.

L’étude sur la bêta-alanine et l’anxiété

Les chercheurs de l’université de Kyushu ont fait une expérience avec trois groupes de souris. Un groupe a reçu une alimentation standard pendant cinq semaines, le deuxième a reçu une alimentation contenant 22,5 mmoles de taurine. Le troisième groupe a reçu une alimentation contenant 22,5 mmoles de bêta alanine.

Après environ quatre semaines, les chercheurs ont soumis les souris à des tests psychologiques. Ces tests sont conçus pour évaluer la facilité avec laquelle les animaux pouvaient gérer l’anxiété et le stress. Dans un test, les Japonais ont mesuré le temps que les souris ont mis avant d’oser se promener dans des passages ouverts – un environnement effrayant pour les souris – et dans un autre, le nombre de fois où elles prenaient le risque d’y pénétrer.

Les résultats de l’étude

Les chercheurs ont découvert que dans les deux tests, la supplémentation en bêta-alanine rendait les souris plus courageuses.

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Une fois les cinq semaines écoulées, les chercheurs ont examiné l’hippocampe dans le cerveau des souris. Ils ont découvert comment la bêta-alanine avait modifié le comportement des animaux. L’acide aminé avait stimulé la synthèse du facteur neurotrophique issu du cerveau [BDNF] dans l’hippocampe. Le BDNF agit sur les cellules cérébrales un peu comme les hormones sur les cellules musculaires. Il les aide à se développer – non pas en taille physique, mais en aidant les cellules cérébrales à établir de nouvelles connexions entre elles.

Le cerveau et le BDNF

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BDNF

L’hippocampe joue un rôle dans le traitement et l’utilisation de l’information. Dans les maladies neurologiques telles que la maladie d’Alzheimer et la schizophrénie, on constate souvent des dommages à l’hippocampe. Comme le BDNF peut stimuler les cellules nerveuses pour réparer les dommages, les scientifiques étudient les effets du mode de vie sur la synthèse du BDNF. Un mode de vie qui active le BDNF pourrait aider à protéger contre la démence et la maladie d’Alzheimer. C’est du moins ce que l’on espère.

Une faible activité du BDNF peut entraîner davantage de dépression. L’exercice physique, les antidépresseurs et la stimulation intellectuelle aident probablement à lutter contre la dépression, car ils activent tous le BDNF. Les psychiatres qui traitent les personnes dépressives avec une thérapie de course obtiendraient-ils de meilleurs résultats s’ils donnaient également de la bêta-alanine à leurs patients ?

Source de l’article: Beta-alanine helps against anxiety

Source Ergo-log: Amino Acids. 2010 Jul;39(2):427-34.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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Whey hydrolysée ou concentré, quand et pourquoi ?

whey-hydrolyseeSi vous prenez des shakes contenant une quantité substantielle de protéine, un milk-shake contenant un concentré de lactosérum à bon prix ferait aussi bien l’affaire qu’un hydrolysat de lactosérum plus coûteux. Mais si, pour une raison quelconque, vous ne pouvez prendre que des shakes avec peu de protéines, un milk-shake contenant une whey hydrolysée serait alors préférable. C’est ce que les chercheurs du groupe laitier japonais Meiji ont mis en évidence.

L’étude comparative entre la whey hydrolysée et un concentré

La recherche que les Japonais ont publiée dans Nutrition and Metabolism est une étude animale. Les chercheurs ont fait nager des rats pendant deux heures dans le cadre d’une série d’expériences et leur ont donné des protéines juste après. Les chercheurs ont ensuite déterminé la production de nouveaux tissus musculaires dans les triceps des animaux. Plus précisément, les chercheurs ont examiné le taux synthétique fractionné ou FSR.

Première étude chez l’animal

Dans une première expérience, les chercheurs ont donné à leurs rats 2 grammes de concentré de petit-lait par kilo de poids corporel. Ils ont découvert que le taux de synthèse fractionnée atteignait son maximum une heure après l’administration.

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Seconde étude sur l’animal sur la whey hydrolysée ou le concentré

Dans une deuxième série d’expériences, après la séance de natation, les chercheurs ont donné à leurs rats de l’eau, 0,5 ou 2 grammes de concentré de lactosérum par kilo de poids corporel. Ils ont répété l’expérience avec les mêmes dosages mais en leur donnant un hydrolysat. Les rats auxquels on a donné de l’eau représentaient le groupe témoin. Comme vous le savez, la différence entre l’hydrolysat et le concentré, c’est que la whey hydrolysée est partiellement fractionnée en peptides et polypeptides. La taille de ces fractions protéiques est différente pour chaque protéine hydrolysée.

Lorsque les chercheurs ont étudié le triceps des rats après 1 heure, c’est-à-dire au moment où le taux de synthèse protéique devrait être maximal, ils ont constaté qu’à la dose relativement élevée de 2 grammes, le taux de synthèse dans le groupe du concentré de lactosérum était à peu près le même que dans le groupe de l’hydrolysat de lactosérum.

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Cependant, il en a été autrement pour les rats qui ont reçu la dose inférieure de 0,5 gramme. À cette dose, l’hydrolysat de lactosérum était plus performant sur l’hypertrophie musculaire.

Le mécanisme en question

Les chercheurs ne savent pas pourquoi l’hydrolysat de lactosérum présente un effet plus anabolisant avec un apport relativement faible par rapport au concentré de cette protéine. Selon une théorie populaire, l’hydrolysat de lactosérum entraîne une augmentation rapide de la concentration des acides aminés dans le sang. Cette augmentation devrait stimuler les processus anaboliques. Les Japonais ont surveillé le sang de leurs animaux de laboratoire et ont constaté que cette théorie était erronée.

Les chercheurs soupçonnent que l’hydrolysat de lactosérum contient des peptides à effet anabolique qui sont présents dans une bien moindre mesure dans le concentré. (Note EM: Le processus de l’hydrolyse permettrait de libérer ces peptides alors qu’ils ne le seraient pas dans le concentré).

Conclusion sur le lactosérum hydrolysé

“Ces résultats démontrent que l’ingestion d’hydrolysat de protéine de lactosérum était associée à une plus grande synthèse de protéines musculaires après l’exercice par rapport à la protéine de petit-lait intacte […] à des doses plus faibles“, concluent les chercheurs.

“Bien que la protéine de lactosérum intacte (concentré) soit consommée dans le monde entier et qu’il soit bien connu que l’ingestion de protéine de lactosérum intacte est efficace pour stimuler la synthèse des protéines musculaires, l’hydrolysat de cette protéine peut être une stratégie nutritionnelle alternative pour améliorer la synthèse protéique et présenter un impact sur le maintien de la masse musculaire“.

Source de l’article: When you should use whey hydrolyzate instead of whey concentrate

Source Ergo-log: Nutr Metab (Lond). 2019;16:90.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

 

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