L’Ashwagandha augmenterait l’endurance, méta-analyse…

ashwagandha-supplementPour les athlètes d’endurance et les longévitants [personnes qui veulent vivre 100 ans en parfaite santé et qui lisent des sites web bizarres comme celui-ci], l’Ashwagandha est devenu encore plus intéressants qu’il ne l’était déjà. Selon une récente méta-analyse réalisée par des chercheurs espagnols de l’université d’Extremadura, la supplémentation en extraits d’Ashwagandha augmenterait le VO2max. Le VO2max est un des principaux déterminants de l’endurance. Et si vous augmentez votre VO2max, vous ralentissez probablement aussi le vieillissement.

L’Ashwagandha est l’adaptogène de l’Ayurvéda le plus populaire au monde

L’Ashwagandha est à considérer comme la mère nourricière de l’Ayurveda. Depuis des siècles, les guérisseurs traditionnels indiens utilisent la plante comme un tonique et un agent anti-âge. Maintenant que des études modernes ont montré que le végétal ayurvédique aidait les athlètes à acquérir plus de force, à augmenter leur taux de testostérone, à améliorer la composition corps et la sexualité des femmes, les suppléments contenant du Withania somnifera sont plus populaires que jamais.

Les scientifiques ne savent toujours pas exactement quelles sont les principales substances actives contenues dans l’Ashwagandha. L’attention se porte surtout sur les withanolides, mais on ne peut exclure que l’ashwagandhanolide et les withanamides jouent également un rôle important sur les effets ergogéniques de l’Ashwagandha.

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La méta-analyse sur l’Ashwagandha

Les chercheurs espagnols ont suivi 5 études de la littérature médicale dans lesquelles ils ont donné aux sujets de l’Ashwagandha et ont ensuite mesuré l’effet sur le VO2max. Ils ont regroupé les résultats et les ont analysés à nouveau.

Les résultats

Le résultat de la méta-analyse est clair. L’Ashwagandha augmente le VO2max de manière indéniable.

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Il est également remarquable que l’étude dont les résultats sont les plus neutres – Tripathi 2006 – soit aussi celle dont la dose est la plus faible : 330 milligrammes d’extrait végétal par jour. C’est peut-être vraiment trop peu pour augmenter le VO2max.

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Conclusion

“Une supplémentation en Ashwagandha pourrait améliorer la VO2max chez les sportifs et les sédentaires”, concluent les Espagnols. “Les études analysées sont basé sur l’administration orale d’Ashwagandha dont la durée avait variée entre 2 et 12 semaines avec des apports entre 300 et 1000 mg/jour”.

“En raison du nombre limité d’études incluses dans cette revue systématique et cette méta-analyse, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer les effets et la dose recommandée”.

Source de l’article: Ashwagandha increases stamina, meta-study

Source Ergo-log: Nutrients. 2020;12(4):E1119.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Le gingembre noir thaïlandais stimulerait le métabolisme musculaire chez les athlètes âgés

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Le diméthoxyflavone

Le flavonoïde diméthoxyflavone, présent dans l’herbe asiatique Kaempferia parviflora, aurait la particularité de stimuler le métabolisme musculaire des personnes d’âge moyen et de leur rendre une condition physique avantageuse. C’est du moins ce que suggère une étude sud-coréenne sur des animaux de l’université Yonsei. La quantité de diméthoxyflavone nécessaire serait élevée mais pas extrême.

La diméthoxyflavone

Ceux qui s’intéressent de près aux suppléments connaissent le Kaempferia parviflora en tant que végétal “anti-âge” et comme stimulant de la testostérone. Les racines de la plante, qui contiennent des concentrations remarquables de substances bioactives, sont également appelées “gingembre noir”.

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Selon des études in vitro du siècle dernier, le diméthoxyflavone – plus précisément : 5,7-diméthoxyflavone – inhibe l’enzyme aromatase, empêchant ainsi la testostérone d’être synthétisée en œstradiol. Il se peut donc que vous trouviez du 5,7-diméthoxyflavone dans des compléments alimentaires censés abaisser le taux d’œstrogènes chez l’homme, et qui seraient supposer augmenter le taux de testostérone.

(Il existe d’autres méthoxyflavonoïdes ayant des propriétés inhibitrices de l’aromatase, comme le 7,4′-diméthoxyflavone, une substance que l’on trouve dans le fenugrec. Mais nous ne parlons pas de 7,4-diméthoxyflavone ici).

L’étude sur l’animal

Les chercheurs ont fait des expériences avec de jeunes souris âgées de 10 semaines et des souris plus âgées d’un an et demi. La moitié des animaux de laboratoire plus âgés ont reçu un placebo par voie orale tous les jours pendant 8 semaines, l’autre moitié du diméthoxyflavone. Si les souris avaient été des adultes humains, elles auraient reçu environ 200 ou 400 milligrammes de diméthoxyflavone par jour.

Après la période de supplémentation de 8 semaines, les chercheurs ont étudié les animaux testés.

Les résultats de l’étude sur la diméthoxyflavone

La supplémentation en diméthoxyflavone a presque entièrement éliminé la perte de force due au vieillissement. Elle a amené l’endurance des souris les plus âgées à un niveau presque similaire à celui des jeunes animaux.

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Le diméthoxyflavone a fait de même avec la masse musculaire des souris.

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Un début d’explication

Le vieillissement avait réduit le nombre de mitochondries dans les cellules musculaires mais le diméthoxyflavone a inversé ce processus.

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Cela s’explique en partie par le fait que le diméthoxyflavone fait baisser les processus inflammatoires. En raison du vieillissement, le facteur de transcription NF-kB – en d’autres termes, un des principaux facteur des processus inflammatoires – avait augmenté. Une supplémentation en diméthoxyflavone l’a fait baisser par la suite.

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En conséquence, des gènes comme MuRF1 et atrogin-1 qui sont impliqués dans la dégradation des protéines musculaires, se sont exprimé moins fréquemment dans les cellules musculaires âgées.

Conclusion

“Le diméthoxyflavone pourrait être utilisé comme un agent naturel pour inhiber la sarcopénie“, écrivent les Coréens.

Source de l’article: Black ginger dimethoxyflavone is a muscle rejuvenation drug

Source Ergo-log: Nutrients. 2020;12(4):E1079.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Le géranylgéraniol pourrait-il stimuler la testostérone ?

ultra-testLe géranylgéraniol serait une nouvelle molécule “anti-âge” dont nous ne savons presque rien, si ce n’est qu’Antaeus Labs l’a intégré dans son complément pro-testostérone UltraTest. Et maintenant que nous avons lu l’étude japonaise in vitro et sur les animaux parue dans Bioscience, Biotechnology, and Biochemistry en 2018, nous pensons qu’UltraTest pourrait réellement fonctionner.

Le géranylgéraniol

Le corps synthétise le géranylgéraniol comme matière première pour synthétiser le cholestérol, les hormones stéroïdes, la vitamine K et la coenzyme Q10. La molécule est présente dans la nature en tant que constituant des plantes. Par exemple, nous en retrouvons dans les graines de l’arbre sud-américain Bixa orellana. Nous les appelons graines d’Annatto ou Roucou.

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Cuisiniers et entreprises alimentaires utilisent ces graines sous forme séchée comme colorant rouge et substitut du poivre doux. Certains fabricants de compléments alimentaires extraient le géranylgéraniol de l’huile d’Annatto et le mettent dans leurs produits.

L’étude in-vitro

Des scientifiques spécialisés en nutrition de l’université de Tohoku se sont demandés si cette molécule pouvait augmenter la production de testostérone. Ils ont alors exposé des cellules de testicules en éprouvette au géranylgéraniol à différentes concentrations. La concentration de testostérone dans les tubes à essai a augmenté.

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L’étude sur l’animal

Ensuite, les Japonais ont mis du géranylgéraniol dans la nourriture de rats mâles pendant 10 semaines. Si les rats avaient été des humains adultes, ils en auraient reçu environ 30 milligrammes par jour. Effectivement, il est possible de trouver des suppléments contenant de telles quantités de l’extrait d’Annatto dans les magasins en ligne. Ici, le niveau de testostérone des animaux du groupe expérimental a été multiplié par plus de 2.

Conclusion

“Ces résultats mettent en évidence les avantages potentiels du géranylgéraniol comme agent thérapeutique pour de faibles niveaux de testostérone comme l’hypogonadisme tardif chez les hommes”, écrivent les chercheurs. Cependant, nous n’avons pas pu trouver de recherches déjà effectuées sur les effets d’une telle supplémentation chez l’homme.

Source de l’article: Why testosterone boosters with geranylgeraniol might work

Source Ergo-log: Biosci Biotechnol Biochem. 2018;82(6):956-62.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Le wakamé, une algue fitness ?

Si des algues comme l’Ecklonia cava et la chlorelle peuvent améliorer votre forme physique et vous rendre plus rapide, pourquoi le wakamé comestible n’aurait-il pas des propriétés similaires ? Les chercheurs du Korea Food Research Institute ont étudié l’effet du wakamé sur les souris. Ils ont fait une découverte très intéressante pour d’innombrables culturistes, adeptes du fitness et athlètes d’endurance.

Le wakamé

Dans les océans de l’hémisphère nord, vous trouverez l’algue wakamé ou Undaria pinnatifida, comme les scientifiques préfèrent l’appeler. Les Japonais mangent des algues comme un légume depuis des temps immémoriaux.

Le wakamé contient de la fucoxanthine, un caroténoïde qui stimule l’oxydation des graisses dans les études sur les animaux, et du fucoïdane, un saccharide immuno-modulateur. De plus, le wakamé contient des substances phénoliques telles que l’acide caféique et l’hespérétine, un flavonoïde qui peut stimuler la formation du tissu musculaire.

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L’étude coréenne sur le wakamé et ses propriétés

Les chercheurs ont donné à un groupe de souris des aliments contenant de l’extrait de wakamé pendant 8 semaines. Ils ont fabriqué eux-mêmes l’extrait à base d’alcool. Si les souris avaient été adultes, elles auraient reçu 2 à 3 grammes d’extrait par jour. Un groupe témoin de souris a reçu des aliments sans additifs.

À la fin de la période de supplémentation, les chercheurs ont fait courir les animaux testés sur un tapis roulant jusqu’à ce qu’ils n’en puissent plus.

Les résultats de l’étude sur l’animal

Les animaux couraient plus loin et plus vite lorsqu’on leur donnait de l’extrait de wakamé [UP]. De plus, les muscles des animaux de ce groupe étaient plus gros. Il est frappant de constater que les muscles dont le poids a été déterminé par les chercheurs – le gastrocnémien [Gastroc] et l’extenseur digitorum longus [EDL] – sont principalement constitués de fibres musculaires rapides. Par conséquent, cette étude animale peut non seulement intéresser les athlètes d’endurance, mais aussi les culturistes.

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Comme vous pouvez le voir ci-dessus, l’extrait de wakamé a stimulé la croissance des mitochondries des cellules musculaires. Comme vous le savez, les mitochondries sont les centrales énergétiques de la cellule. Elles convertissent les nutriments en énergie. De plus, le wakamé avait augmenté l’activité du facteur de croissance VEGF dans les muscles des souris. Le VEGF stimule la construction des vaisseaux sanguins. Ainsi, l’extrait avait amélioré le flux sanguin vers les muscles.

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Les processus biochimiques liés aux effets de l’algue

L’extrait végétal a activé des molécules de signalisation dont la PGC-1-alpha et l’AMPK. C’est ce que les Coréens ont découvert. En cherchant à savoir quelles substances contenues dans l’extrait étaient responsables de ces effets, ils ont découvert que la fucoxanthine, l’acide caféique et l’hespérétine étaient tous les trois impliqués dans les effets ergogéniques du wakamé.

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Conclusion

“Nos conclusions soulignent le potentiel de l’Undaria pinnatifida dans l’optique d’un développement ultérieur en tant que complément santé qui améliore les bienfaits de l’exercice physique sur la santé”, écrivent les Coréens.

Source de l’article: Wakame, the fitness algae

Source Ergo-log: FASEB J. 2020;10.1096/fj.201902399RR.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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L’Ornithine renforcerait les effets de la caféine sur le système nerveux

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La caféine !

Un stimulant comme la caféine aurait plus d’effet si elle était combinée à l’acide aminé ornithine. C’est ce qu’écrivent les chercheurs de la Japanese Kirin Company in Preventive Nutrition and Food Science. Selon les Japonais, l’ornithine renforcerait non seulement les effets de la caféine sur le système nerveux mais elle prolongerait également ces effets.

Ornithine et caféine

En décembre 2013, les chercheurs de la société Kirin ont obtenu un brevet américain en rapport à des suppléments et aliments ayant un effet stimulant grâce à une combinaison d’ornithine et de caféine. [[US20130324563 A1] Six semaines plus tard, à la mi-février 2014, Kirin a lancé ON Powered Refreshment : une ligne de boissons non alcoolisées contenant la combinaison brevetée. Quelques mois plus tard, à l’été 2014, les chercheurs ont envoyé leur étude sur les effets du mélange L-Ornithine et caféine aux rédacteurs de Preventive Nutrition and Food Science.

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L’étude sur l’association caféine et ornithine

Les chercheurs ont donné à 19 employés de l’entreprise une capsule contenant 100 mg de caféine et 250 mg d’ornithine HCL à 9h30 du matin. Cette dernière dose équivaut à 200 mg d’ornithine. A une autre occasion, les sujets ont reçu une capsule contenant seulement 100 mg de caféine, et à une autre occasion encore, une capsule ne contenant aucun principe actif.

Les résultats de l’expérience

Juste avant que les sujets ne prennent la capsule, les chercheurs ont mesuré la concentration de cortisol dans leur salive. Ils ont répété cette mesure une heure plus tard et ont découvert que cette combinaison réduisait la concentration du cortisol.

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Les chercheurs ont demandé aux sujets de remplir des questionnaires pour savoir à quel point ils se sentaient en forme [Vigor]. Ils ont découvert que la combinaison renforçait cette sensation plus que la caféine seule. L’association ornithine et caféine a également entraîné une plus forte diminution de la fatigue et une augmentation de la clarté d’esprit.

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Les effets de cette association se sont accentués au fil de la journée, mais les chercheurs ne savent pas comment cela se produit.

Le mécanisme qui expliquerait la synergie entre la caféine et l’ornithine

Les chercheurs font référence à quelques idées qu’ils ont trouvées dans la littérature pour expliquer pourquoi le mélange ornithine avec caféine est si efficace. La première hypothèse repose sur le fait que la caféine inhiberait l’enzyme arginase. L’arginase décompose la L-Arginine. Si l’arginase ne fonctionne pas aussi bien, la quantité de L-Arginine augmente.

L’ornithine est un précurseur de l’arginine et provoque donc également une augmentation du taux d’arginine. Plus d’arginine signifie que le corps synthétise plus de monoxyde d’azote (NO). Et le NO peut à son tour augmenter la concentration de dopamine, un neurotransmetteur qui améliore l’humeur. La caféine renforce également l’activité de la dopamine.

Conclusion

“Nos résultats suggèrent fortement qu’il y a eu une interaction unique entre la caféine et l’ornithine consommée par les employés en bonne santé et que l’ornithine peut potentialiser l’effet de la caféine”, ont écrit les Japonais.

“Des études futures sont nécessaires pour identifier les mécanismes d’action spécifiques qui soulignent la relation unique entre la caféine et l’ornithine. Ces études seront importantes pour fournir des indications sur les interactions des suppléments avec la caféine lors de la préparation des aliments et des boissons afin d’aider à prévenir le stress excessif chez les employés de bureau. Nous espérons que la présente étude servira de base aux études futures”.

Source de l’article: Ornithine strengthens mental effects of caffeine

Source Ergo-log: Prev Nutr Food Sci. 2014 Dec;19(4):367-72.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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Nouvelles données scientifiques sur l’acide ursolique

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L’acide ursolique, extrait de Seo DY. Ursolic acid in health and disease, Korean J Physiol Pharmaco. 2018

Comme je le dis très souvent, l’acide ursolique fait partie des rares molécules de recomposition corporelle étayées par de nombreuses données scientifiques. C’est à dire que ce triterpène pentacyclique vous permet de gagner du muscle maigre tout en vous faisant perdre des graisses. Ce sont des faits démontrés, contrairement à ce que l’on voulait vous faire croire avec le CLA dont les effets de recomposition sont beaucoup trop faibles pour s’avérer significatifs. C’est d’autant plus ridicule que certains isomères du CLA sont des acides gras trans, des molécules dont nous n’avons pas assez de certitudes sur leurs effets sanitaires à court et à long terme. Par contre, sur l’acide ursolique, les données scientifiques s’accumulent et prouvent son effet de recomposition corporelle, parmi d’autres.

Contrairement à l’habitude, je ne passerai pas par un article traduit d’Ergo-log pour vous apporter de nouvelles données à ce sujet mais je vais plutôt mettre en rapport quelques études, même si cette approche est un peu plus chronophage. Tout d’abord, une méta-analyse nous permettra d’obtenir une vue d’ensemble appréciable sur le sujet. Ensuite, je vous vous apporterai des éléments plus précis sur certains aspects de cette molécule proche des acides gras.

Une méta-analyse publiée en 2017 sur les effets de recomposition corporelle de l’acide ursolique

Premier article et méta-analyse: Katashima CK. et al., Ursolic acid and mechanisms of actions on adipose and muscle tissue: a systematic review. Obes Rev. 2017 Jun;18(6):700-711.

A partir de l’extrait, je traduis: “Cette revue systématique visait à aborder les actions de l’acide ursolique comme traitement d’appoint des anomalies métaboliques liées à l’obésité. Pour explorer nos objectifs, nous avons utilisé la recherche documentaire, y compris les études cliniques et animales, en utilisant Medline et Google Scholar (jusqu’en décembre 2015).”  L’analyse des données scientifiques recueillies par les chercheurs rassemble 63 études dont 17 présentant des critères d’éligibilité sur le sujet, tels que l’utilisation de l’acide ursolique sur l’adiposité, la dépense énergétique et la masse musculaire squelettique, tant chez les souris et les humains. Autrement dit, la méta-étude s’intéresse au syndrome métabolique et plus particulièrement à l’obésité et au développement des maladies qui y sont liées: (je traduis) “nous avons découvert que plusieurs mécanismes physiologiques et moléculaires sont impliqués dans les effets de l’acide ursolique sur l’obésité, la dépense énergétique, la stéatose hépatique, la perte de masse musculaire squelettique et la condition physique, tels que:

  1. L’augmentation de la thermogenèse par modulation des facteurs de transcription adipocytaire, l’activation de la protéine kinase 5′ activée par l’adénosine monophosphate (…), autrement dit l’acide ursolique stimulerait la thermogenèse, un processus que vous connaissez bien lorsque l’on évoque les “brûleurs de graisse” et la caféine.
  2. Amélioration de la masse des muscles squelettiques par l’activation de la sécrétion de l’hormone de croissance dans le sang et des concentrations du facteur de croissance 1 analogue à l’insuline (IGF-1), ainsi que par l’activation de la cible mammifère de la rapamycine (mTOR) et l’inhibition de l’ubiquitine E3 ligase protéine 1 (RING1) (Note EM: Répresseur de la transcription des protéines qui sert de régulateur à la synthèse des protéines)
  3. (…) amélioration de la condition physique par l’expression du co-activateur gamma du récepteur activé  par le proliférateur des muscles squelettiques (PPAR-γ ou PPARG) (Note EM: Régulateur du stockage des graisses et du métabolisme du glucose) et de la sirtuine 1 (SIRT 1)

Ainsi, les chercheurs affirment: “Par conséquent, la supplémentation en acide ursolique peut être considérée comme une thérapie d’appoint pour la prévention et le traitement des conséquences métaboliques liées à l’obésité et à la masse musculaire.”

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                                                       Acide ursolique et molécules proches. Image Examine.com

Second article: Bakhtiari et al., Ursolic acid ameliorates aging-metabolic phenotype through promoting of skeletal muscle rejuvenation. Med Hypotheses. 2015 Jul;85(1):1-6.

Cette publication de Nuredin Bakhtiari datant de 2015 met le doigt sur l’activité de ce triterpène en relation à sa faculté de favoriser la régénération du muscle squelettique. D’autres articles traitant du même sujet par Bakhtiari seront publiés les années suivantes, confirmant cet aspect métabolique inhérent à l’acide ursolique, autant pour l’hypertrophie que pour l’hyperplasie (voir bibliographie ci-dessous). Dans l’extrait de l’article cité, disons que le chercheur et son équipe soulignent que (je traduis): “L’acide ursolique (AU) présente certaines caractéristiques, dont la plus importante est son effet anabolique sur les muscles squelettiques, qui à son tour joue un rôle important dans le processus de vieillissement, nous a incité à évaluer le rajeunissement des muscles squelettiques. Cette étude cherche à répondre aux deux questions suivantes : en premier lieu, nous nous demandons si l’AU augmente les biomarqueurs anti-âge (SIRT1 et PGC-1α) dans les cellules satellites isolées, pour ouvrir la voie à la prolifération des cellules satellites. Les résultats ont révélé que l’AU augmentait l’expression des gènes SIRT1 (∼ 35 fois) et PGC-1α (∼ 175 fois).” (…) Cependant, il s’agit de comprendre s’il est possible de généraliser les résultats in vitro à in vivo. Pour cela, une étude a été conçue pour étudier les effets de l’AU sur le statut énergétique des cellules sur les modèles animaux (souris C57BL/6) (…).

L’acide ursolique jouerait un rôle de modérateur sur la dépense énergétique cellulaire

Le chercheur poursuit ses explications en ajoutant que (je traduis): “Nous avons constaté que l’AU diminuait les charges énergétiques cellulaires telles que l’ATP (∼ 3 fois) et l’ADP (∼ 18 fois). En ce qui concerne le rôle de l’UA dans la dépense énergétique et en tant que biomarqueur anti-âge, nous pourrions nous demander si le rajeunissement des muscles squelettiques ainsi que la prolifération des cellules satellites et la néomyogénèse sont des éléments à élucider. Les résultats ont montré que l’acide ursolique a stimulé la néomyogénèse en augmentant le nombre de cellules satellites. En outre, les effets de rajeunissement de l’AU sur les muscles squelettiques nous ont rapidement incités à réexaminer les performances des muscles squelettiques. Les résultats ont indiqué que l’AU par l’augmentation de l’expression de la myoglobine (∼ 2 fois) est accompagnée de la transformation de l’état glycolytique à l’état oxydatif rapide principalement et des fibres musculaires à contraction lente. À notre connaissance, il semble que l’AU pourrait être considérée comme un candidat potentiel pour le traitement des conditions pathologiques associées à l’atrophie et au dysfonctionnement musculaires, y compris l’atrophie des muscles squelettiques, la sclérose latérale amyotrophique (SLA), la sarcopénie et les maladies métaboliques des muscles.”

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                                                   Exemple de triterpènes pentacycliques – Image sciencedirect.com

L’influence de l’acide ursolique sur la longévité passerait par la croissance de la masse musculaire en stimulant le recrutement des cellules satellites

Autrement dit, l’acide ursolique, outre son intérêt thérapeutique dans le cadre de la sarcopénie et des myopathies présente également un intérêt certain pour les pratiquants des sports de force. A titre personnel, c’est effectivement ce que j’avais remarqué sur le plan empirique. A part pour le nicotinamide riboside, je n’avais d’ailleurs jamais recommandé aussi souvent un complément alimentaire. Le processus actionné par l’acide ursolique stimulant la longévité impliquerait donc le recrutement des cellules satellites à des fins de renforcement de la masse musculaire maigre. Notons d’ailleurs à ce sujet, si vous avez bien suivi le raisonnement des chercheurs, qu’il serait particulièrement judicieux d’associer le NR et l’acide ursolique, les deux molécules présentant les mêmes avantages, notamment pour la SIRT1 et la PGC-1α, cette dernière étant considérée comme un régulateur majeur de la biogenèse mitochondriale mais également pour ses interactions avec de multiples facteurs de transcription en lien avec le métabolisme musculaire. De manière purement pragmatique, ajoutons que l’acide ursolique intéressera tout autant les musclés que les défenseurs de la pensée “anti-âge” et de la longévité augmentée ce qui, à notre époque, est largement entrée du côté de la science et non plus de la science fiction comme la majorité du public français le croit encore…

L’acide ursolique jouerait un rôle particulièrement important sur la longévité par la médiation de multiples protéines et facteurs de transcription

Un article du même auteur et publié en 2016 dans Biomed Pharmacotherapy souligne le rôle de l’acide ursolique sur l’expression de SIRT1, SIRT6, PGC-1β et α-Klotho ainsi que de la prolifération des cellules satellite. Nous avions déjà eu l’occasion de traiter de Klotho dans un article plus ancien d’Espace Corps Esprit Forme. Il s’agirait d’une protéine très discrète car retrouvée en quantité infinitésimale dans le corps humain mais dont le rôle sur la longévité est primordial. L’article de Bahrami et Bakhtiari est explicite: (je traduis) “Nous avions déjà signalé que l’acide ursolique (UA) améliore les performances des muscles squelettiques grâce à la prolifération des cellules satellites et de l’état de l’énergie cellulaire. En étudiant le rôle potentiel de l’hypothalamus dans le vieillissement, nous avons développé une stratégie pour poursuivre les effets de l’acide ursolique sur les protéines anti-âge de l’hypothalamus telles que SIRT1, SIRT6, PGC-1β et α-Klotho. Dans cette étude, nous avons utilisé un modèle de vieillissement des animaux (C57BL/6). (…) Les données ont montré que l’AU augmentait significativement la surexpression des protéines SIRT1 (∼3.5±0.3 fois) et SIRT-6 (∼1.5±0.2 fois) (P<0.001). En outre, nos résultats ont montré que l’AU augmentait les niveaux de protéines α-Klotho (∼3.3±0.3) et PGC-1β (∼2.6±0.2 fois) (P<0.01). (…) “À notre connaissance, il semble que l’AU, grâce à l’amélioration des biomarqueurs anti-âge (SIRT1 et SIRT6) et du PGC-1β dans l’hypothalamus, régule le processus de vieillissement et atténue les maladies liées aux domaines des mitochondries. En ce qui concerne le rôle clé de α-Klotho dans le vieillissement, nos données indiquent que l’AU pourrait se présenter à l’horizon pour prévenir les maladies du vieillissement.”

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Image Seo DY. Ursolic acid in health and disease, Korean J Physiol Pharmaco. 2018

L’acide ursolique influence la phosphorylation d’Akt, l’utilisation du glucose et la signalisation de l’IGF-1

Ces données scientifiques particulièrement intéressantes s’ajoutent à celles que nous avions précédemment étudiés sur le blog en rapport à un article de Plos One: Ursolic Acid Increases Skeletal Muscle and Brown Fat and Decreases Diet-Induced Obesity, Glucose Intolerance and Fatty Liver Disease par Kunkel et al. Comme nous l’avions vu, l’acide ursolique implique Akt, une protéine en relation à mTOR que vous connaissez peut-être par le biais de la vulgarisation scientifique. Je ne vais pas revenir sur cet article mais reprendre quelques éléments afin de l’enrichir. Dans l’extrait, les chercheurs soulignent (je traduis): “L’activité d’Akt stimule la croissance musculaire et confère une résistance à l’obésité, à l’intolérance au glucose et aux maladies du foie gras. Nous avions récemment découvert que l’acide ursolique augmente l’activité d’Akt au niveau des muscles squelettiques et stimule la croissance musculaire chez les souris non obèses. (…) Dans les muscles squelettiques, l’acide ursolique a augmenté l’activité d’Akt, ainsi que les ARNm en aval qui favorisent l’utilisation du glucose (hexokinase-II), le recrutement des vaisseaux sanguins (Vegfa) et la signalisation autocrine et paracrine de l’IGF-I. En conséquence, l’acide ursolique a augmenté la masse musculaire squelettique, la taille des fibres musculaires rapides et lentes, la force de préhension et la capacité d’exercice. Il est intéressant de noter que l’acide ursolique a également augmenté la graisse brune, un tissu qui partage des origines de développement avec les muscles squelettiques. Parallèlement à l’augmentation de la masse musculaire squelettique et de la graisse brune, l’acide ursolique a augmenté la dépense énergétique, ce qui a entraîné une réduction de l’obésité, une amélioration de la tolérance au glucose et une diminution de la stéatose hépatique. (…)”.

Autrement dit, le potentiel de recomposition corporelle de l’acide ursolique s’avère particulièrement bien établi depuis 2012 alors que son influence sur plusieurs protéines, facteurs de transcription et/ou de croissance, en lien avec la longévité organique tels que les Sirtuines 1 et 6 et bêta-klotho en particulier a également été avancée sur le plan expérimental. In fine, la recherche scientifique sur ce triterpénoïde pentacyclique s’oriente vers la découverte de nouvelles données scientifiques probantes, en relation avec la longévité et le recul du vieillissement en premier lieu et conséquemment, sur le maintien et la croissance de la masse musculaire maigre en second lieu, en parallèle à une réduction de la graisse corporelle et d’une amélioration de l’endurance physique (Kunkel 2012). Gageons que d’associer l’acide ursolique avec d’autres molécules, dont le nicotinamide riboside, le resvératrol ou le ptérostilbène, la tomatidine et d’autres molécules agissant sur des voies métaboliques similaires ou parallèles à celles qui ont été évoquées pourrait s’avérer prometteur en tant que complément alimentaire “anti-âge” et stimulant naturel de l’hypertrophie – ainsi que de l’hyperplasie (néomyogenèse – Bakthiari 2016) des myofibrilles du muscle squelettique des pratiquants de la musculation; un phénomène particulièrement rare pour être signalé ici.

Eric Mallet

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Éléments de bibliographie

Bakhtiari N, Mirzaie S, Hemmati R, Moslemee-Jalalvand E, Noori AR, Kazemi J. Mounting evidence validates Ursolic Acid directly activates SIRT1: A powerful STAC which mimic endogenous activator of SIRT1., Arch Biochem Biophys. 2018 Jul 15;650:39-48.

Bakthiari N, Ursolic Acid Induces Neomyogenesis through Hyperplasia and Increases of Satellite Cells Number in Mice Skeletal Muscle, J; of Stem Cells and Rej. Biology, 2016 DOI: 10.15436/2471-0598.16.015

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Les glucanes des champignons protègent-ils contre les infections virales ?

glucanesManger plusieurs types de champignons chaque jour pourrait protéger contre les virus de la grippe potentiellement mortels. C’est du moins ce que suggère une étude animale que des chercheurs américains de l’université de Louisville ont publiée dans les Annals of Translational Medicine il y a quelques années de cela. Selon cette étude, les glucanes rendraient non seulement le système immunitaire inné plus agressif mais ils pourraient aussi accélérer la production d’anticorps par la partie adaptative du système immunitaire.

L’étude animale sur les glucanes

Les chercheurs ont donné à des souris des glucanes provenant de champignons médicinaux tous les jours pendant deux semaines. Ils avaient eux-mêmes compilé l’extrait. Les glucanes provenaient du chaga sibérien, de l’Agaricus blazei [un champignon étroitement apparenté au champignon de Paris ordinaire], du Shiitake, du Reishi et du Maitake.

Dans une étude animale publiée précédemment, les chercheurs ont démontré qu’une combinaison de glucanes provenant de différents champignons pouvait stimuler le système immunitaire plus fortement qu’une supplémentation en glucanes provenant d’un champignon spécifique. (Immune-enhancing Effects of Maitake (…))

Si les souris avaient été des humains, elles auraient reçu environ 200 milligrammes de glucanes de champignons par jour. Vous pourriez également obtenir cette quantité si vous mangez une portion normale de champignons comestibles chaque jour.

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Les souris d’un groupe de contrôle n’ont reçu aucun glucane. Au bout de 14 jours, les chercheurs ont infecté les souris par le nez avec le virus de la grippe H5N1A/HK483.

Résultats de l’étude sur les extraits de champignons

12 jours après l’infection par le virus, toutes les souris du groupe de contrôle [Influenza] étaient mortes mais 80 % des animaux du groupe de supplémentation [Glucan] étaient encore en vie.

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Le tableau ci-dessus montre que la supplémentation en glucanes de champignons a activé les cellules NK. Elle a augmenté la quantité de protéines inflammatoires sous forme d’interféron gamma dans les poumons. Cela indique que ces molécules rendent le système immunitaire plus agressif.

La supplémentation a augmenté la production d’anticorps. Cela suggère que les glucanes des champignons stimulent le système immunitaire inné mais aussi le système immunitaire acquis. Il n’est donc pas surprenant que les chercheurs aient trouvé moins de virus dans les poumons des animaux du groupe de supplémentation que dans ceux des souris du groupe de contrôle.

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Dans les organes tels que le thymus et le cœur, la supplémentation en glucanes de champignons avait également réduit le nombre de virus.

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Conclusion

“En résumé, l’étude actuelle a montré que les glucanes alimentaires peuvent réduire de manière significative les effets de l’infection grippale”, résument les chercheurs. “La réduction de la mortalité et des effets globaux de l’infection est très probablement influencée par la stimulation des réponses cellulaires et humorales, ce qui entraîne une baisse de la charge virale dans de nombreux organes”.

“Ces résultats suggèrent que la consommation de glucanes alimentaires pourrait être potentiellement utile comme approche complémentaire ou alternative au traitement de l’infection grippale”.

Source de l’article: Glucans from mushrooms protect against virus infections

Source Ergo-log: Ann Transl Med 2015;3(2):22.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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