Voici pourquoi les études à large échelle disent que les suppléments ne marchent pas

complements-alimentaires-supplementsAvec étonnement, nous pourrions dire que les personnes qui utilisent des suppléments présenteraient un mode de vie moins sain pour certains d’entre eux. Prendre un supplément leur ferait croire qu’ils sont invulnérables, et par conséquent, ils mangeraient moins sainement et feraient moins d’exercice. Les psychologues de l’Université de Taïwan auraient découvert pourquoi, dans des études épidémiologiques à grande échelle, les compléments alimentaires auraient souvent des effets peu ou pas positifs pour la santé.

Des espoirs déçus

De nombreux suppléments montrent des effets intéressants pour les études de laboratoire, mais concernant les études à grande échelle, ils ne semblent pas agir positivement sur la santé de leurs utilisateurs. Le Ginkgo biloba en est un bon exemple: il renforcerait les os, stimulerait la libido, désactiverait l’estradiol allongerait la longévité, réduirait la sarcopénie et bloquerait le cortisol. Un grand nombre de petites études ont également montré que le Ginkgo biloba pourrait retarder le vieillissement mental et protéger contre la démence.

Néanmoins, lorsque les épidémiologistes étudient de grands groupes de personnes pendant une période de temps prolongée, souvent, ils ne montrent pas de façon convaincante que le Ginkgo biloba réduirait la probabilité de démence. Une étude récente a même conclu que le Ginkgo est sans danger et qu’il aurait un effet positif mais que l’effet était si modeste qu’il ne pouvaient pas affirmer si ce végétal aidait vraiment à quoi que ce soit.

Les Taïwanais se sont alors tournés vers la psychologie dans leur quête d’une explication de l’absence d’effets épidémiologiques positifs évidents des suppléments. Ils ont effectué deux expériences psychologiques.

Des études psychologiques sur les suppléments nutritionnels

La première expérience impliquait 82 sujets, âgés entre 18 et 46 ans. Ils devaient tous prendre une pilule. Certains sujets ont été informés qu’ils recevaient un multi-vitamines, les autres sujets ont su qu’ils recevaient une pilule ne contenant aucun ingrédient actif. Ensuite, les chercheurs ont demandé aux sujets de l’expérience à quel point ils se sentaient vulnérable ou invulnérable . Ils ont découvert que les sujets qui pensaient avoir reçu des vitamines et des minéraux étaient plus susceptibles de croire qu’ils ne tomberaient pas facilement malade. Selon les chercheurs, les suppléments donneraient aux gens une impression d’«invulnérabilité illusoire».

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Ainsi, lorsque les chercheurs ont laissé leurs sujets choisir entre un repas sain de produits biologiques ou un buffet contenant de la nourriture certainement riche en calories, avec des sucres et des graisses trans, ceux qui croyaient avoir pris des vitamines ont sélectionné le buffet malsain le plus souvent.

La seconde étude de nature psychologique

Pour leur deuxième expérience, les Taïwanais ont utilisé 68 étudiants, qui ont également reçu une pilule. A certains d’entre eux, ont a dit qu’elle ne contenait rien, aux autres, ont leur a dit qu’elle contenait des vitamines et des minéraux. Après avoir pris la pilule, les sujets devaient marcher mais on les a laissé décider eux-mêmes de la distance et de la durée de l’exercice. Les chercheurs ont observé que les sujets qui pensaient avoir pris des vitamines et des minéraux ont marché moins loin.

Le tableau ci-dessous résume les résultats.

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Conclusion

«Les gens qui comptent sur les compléments alimentaires pour protéger leur santé pourraient sans doute payer un prix caché: la malédiction de l’auto-indulgence”, vont en conclure les Taïwanais. “Les interventions politiques qui rappellent l’utilité de contrôler cet effet de licence pourrait aider à convertir une prise accrue de compléments alimentaires en amélioration de la santé publique.”

Source de l’article: Why big studies say supplements don’t work

Source Ergo-log: Psychol Sci. 2011 Aug;22(8):1081-6.

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NdT: Cette étude nous rappelle bien évidemment qu’il est inutile de mettre la charrue avant les bœufs et qu’un complément alimentaire est inutile si vous ne faites pas un minimum d’efforts en commençant par manger sainement. Comme le rappelle souvent les autorités de santé, un complément n’a pas d’effet préventif ni curatif sur la maladie. Par exemple, la vitamine D n’empêche pas le rhume ni la grippe mais elle contribue à la santé du système immunitaire; ce sont deux choses totalement différentes.

Dans le cadre des ergogènes, rappelons également que seules la caféine et la créatine ont prouvé leur efficacité depuis longtemps mais ça ne veut pas dire pour autant qu’ils vous aideront à accomplir des performances phénoménales. Dans ce cadre, prenez du recul; autant par rapport aux études publiées que par rapport à votre propre expérience et à l’évolution de vos performances sportives. Ainsi, la raison et le bon sens vous aideront à y voir plus clair.

Eric Mallet

Références bibliographiques

  • Oh. SM., Antiestrogenic activities of Ginkgo biloba extracts., J Steroid Biochem Mol Biol. 2006 Aug;100(4-5):167-76.
  • Birks J., Ginkgo biloba for cognitive impairment and dementia., Cochrane Database Syst Rev. 2009 Jan 21;(1):CD003120.
  • Weinmann S. et al., Effects of Ginkgo biloba in dementia: systematic review and meta-analysis., BMC Geriatr. 2010 Mar 17;10:14.
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Nutrition sportive et recherche scientifique, quelques explications contextuelles

Bonjour à tous,

Harvey-Capitaneo-consultant-nutrition

La nutrition sportive, un domaine récent en pleine (r)évolution…

Avant de poursuivre mes publications, je voulais simplement mettre les choses au clair et vous informer au mieux des conditions et de ce qu’il faut attendre de la recherche scientifique concernant la nutrition sportive. En effet, cette petite mise au point me paraît nécessaire suite aux conversations constructives (mais encore trop peu nombreuses) qui ont eu lieu sur les réseaux sociaux par rapport aux études réalisées dans notre domaine, celui de la nutrition sportive.

Ce que vous devez savoir, c’est que la recherche scientifique concernant la nutrition sportive est minoritaire par rapport à l’ensemble des recherches effectuées dans le domaine de la biochimie, de la nutrition ou de la médecine et des thérapies en général. Ces recherches sont en parties financées par les universités, car il s’agit d’un domaine de recherche aboutissant naturellement à une connaissance plus large du métabolisme humain et de la nutrition pouvant, en conséquence, aboutir sur des résultats qui intéressent certainement les sportifs mais peut-être aussi d’autres domaines de la science.

Certaines de ces recherches sont également financées par des entreprises privées, ce qui est tout à fait normal. Comme vous le savez, certaines molécules ont d’abord été étudiées en contexte thérapeutique avant d’être étudiées dans le cadre de la nutrition sportive, c’est le cas de la Leucine, de l’Arginine ou du HMB par exemple. Ensuite, la manière dont ces recherches sont exploitées par les marques de compléments alimentaires dépend plus d’une stratégie marketing que d’un intérêt scientifique à établir les faits tels qu’ils existent, ça vous le savez aussi. Cependant, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. La manière dont les faits sont exploités ne leur enlève en rien leur pertinence et leur valeur scientifiques.

La recherche en nutrition sportive, comment expliquer ou interpréter les résultats

Cela fait quelques années que je traduis les articles du site américain Ergo-log afin de vous fournir une information scientifique claire et constructive sur notre sujet. J’essaie de faire de même avec les articles de Suppversity qui pour moi ont plus d’intérêt mais qui sont aussi parfois un peu moins abordables pour tous lecteurs, du fait des détails scientifiques plus nombreux et plus riches qui peuvent paraître plus difficiles à comprendre pour ceux qui n’ont pas un bagage scientifique suffisant. Cependant, mon objectif est de faire avancer les athlètes en leur fournissant une information scientifique fiable sur la nutrition sportive. J’émettrais cependant une réserve concernant les articles d’Ergo-log, notamment au sujet de l’enthousiasme américain pour la science; un enthousiasme qui peut nous paraître un peu exagéré ou quelques peu outré dans certains cas, ne serait-ce que par rapport à notre mentalité européenne, totalement différente de celle de nos amis d’outre-atlantique.

La-science-et-la-nutrition-sportiveEn effet, cela nous paraît parfois incompatible avec la rigueur scientifique rigide à laquelle nous sommes habitués ici, en Europe. Cependant, mon intégrité professionnelle m’interdit d’interpréter les propos tenus, je me restreins donc à une traduction exacte de leurs articles. Ensuite, et seulement ensuite, j’ajoute un commentaire en fin d’article lorsqu’il y a lieu de préciser les conditions des expériences réalisées, d’émettre un doute sur l’intérêt pratique des études effectuées ou d’apporter des informations scientifiques supplémentaires. Il ne faut pourtant pas se tromper. La recherche scientifique américaine présente autant de valeur que la nôtre, les américains n’ont aucune leçon à recevoir de notre part à ce sujet. Ce que je critique parfois, c’est le ton employé par les vulgarisateurs qui voudraient, si je les comprends bien, passer parfois un peu trop vite des faits démontrés à leur utilisation pratique. En effet, et comme le soulignait Harvey, les américains réagissent plus vite que nous le faisons, ce qui explique aussi pourquoi la majorité des innovations en termes de nouveautés dans le domaine de la nutrition sportive vient des USA mais jamais d’Europe !

Les faits ne peuvent pas être contestés mais les conditions d’expériences peuvent l’être

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La nutrition sportive évolue très vite !

Cependant, et c’est une nuance de taille, il apparaît parfois que certains résultats d’expériences scientifiques peuvent nous sembler exagérés ou incohérents par rapport à la réalité de notre expérience de sportif. Pourtant, il s’agit de faits établis au cours d’expériences scientifiques contrôlées (donc le plus souvent avec un groupe de contrôle et placebo) et nous ne pouvons pas, moi en tant que rédacteur scientifique et les lecteurs de mon blog, remettre en doute des études qui ont été publiées dans de grandes publications comme le Journal of Nutrition et d’autres grands magazines de réputation bien établie. Comme vous le savez, les comités de lecture de ces magazines scientifiques ont pour charge de valider les études qui leurs sont soumises; ces comités étant eux-mêmes constitués de scientifiques généralement reconnus pour leur intégrité alors que les articles proposés sont également rédigés par des scientifiques reconnus pour leur compétence et leur respectabilité dans leur domaine. la question des conflits d’intérêt est cependant posée de plus en plus fréquemment.

Remettre en cause les études scientifiques traitées est hors de propos mais de les commenter est concevable

Il faut donc savoir accepter que certains résultats peuvent paraître étranges, dans un sens comme dans l’autre mais nous ne pouvons pas remettre en doute les résultats des études réalisées. Nous pouvons cependant nous interroger sur les conditions qui ont probablement permis d’arriver à des résultats que nous pourrions considérer comme contestables (sujets sédentaires, population trop ciblée, nombre de sujets trop peu nombreux, dosages faibles ou forts des molécules actives, grands débutants d’une pratique sportive, durée d’expérience et autres conditions d’expériences…). Nous pouvons également nous interroger sur le contexte des études effectuées. En effet, la question du contexte d’une expérience scientifique nous permet bien souvent de relativiser les faits avec clairvoyance, tout autant que d’émettre une synthèse pertinente – et souvent éclairante – par rapports à d’autres études ou à un contexte d’étude différent de l’expérience scientifique réalisée.

Dans tous les cas, il faut vous attendre à lire des textes et résultats d’études qui parfois, ne vous conviendront pas. A partir de là, vous devez bien comprendre que je ne passe pas des heures devant mon écran pour faire plaisir au plus grand nombre mais pour apporter des informations scientifiques que je considère comme fiables et utiles. D’ailleurs, rien ne m’y oblige, je ne suis pas payé pour le faire et les petites publicités pour l’un ou l’autre ne me rapporte d’ailleurs pratiquement rien sur l’année. Vous comprenez donc qu’il ne faut pas compter sur moi pour vous dire que la créatine ou les protéines vont vous flinguer les reins alors que des études scientifiques sérieuses ont prouvé le contraire, ni de vous inventer des rumeurs grotesques sur des radicaux libres “dangereusement” véhiculés par l’insuline et votre collation de post-entraînement. Si vous cherchez des comiques, ce n’est pas sur mon blog que vous les trouverez. A ce jour, je n’ai d’ailleurs pas encore entendu parler d’un athlète placé en dialyse à cause d’un régime hyperprotéiné; tout simplement parce que notre métabolisme est bien plus complexe que cela, fort heureusement.

La nutrition sportive évolue en même temps que d’autres domaines scientifiques

De même, il faut vous rendre compte que la nutrition sportive est un domaine de la science qui suit la même évolution que d’autres domaines technologiques et que dans ce cas, certaines considérations ou certains faits, lorsqu’ils sont prouvés par la science, pourront vous sembler parfois aberrants ou décalés. Pensez simplement que votre smartphone qui fait aussi GPS et bien d’autres conneries vous aurait semblé inconcevables il n’y a de cela pas même 5 cinq ans. Pour la nutrition sportive, c’est un peu pareil; la recherche évolue.

nutrition-sportive-en-capsules-et-en-poudreA ceci, ajoutons que ce genre de réaction est tout à fait compréhensible. Pensez qu’au Moyen âge, les gens étaient persuadés que le monde ne changerait jamais. Pourtant, la Renaissance italienne leur a donné tort. La crainte du changement est inscrite dans nos gènes, nous ne pouvons pas ne pas en tenir compte. Cependant, se réclamer de la modernité suppose que nous ayons l’esprit ouvert mais les pieds bien ancrés sur terre, l’un n’empêche pas l’autre. Sachons tout simplement faire preuve de bon sens et de rationalité. C’est un peu dans cet esprit que j’avais traduit cet article sur le jus d’oignon puisque d’une part, l’article nous apporte un éclaircissement sur le fonctionnement des antioxydants et que d’autre part, l’originalité du sujet nous apporte un décalage plutôt frais et sympathique. Pourtant, je ne suis pas certain que de se préparer un jus d’oignon tous les matins est une pratique à considérer sérieusement car comme on le dit souvent, la théorie ne commande pas aux faits, même si la théorie (et les faits qui en découlent en l’occurrence) est particulièrement intéressante sur le plan de la connaissance scientifique.

Soutenez la science, pas les rumeurs !

Ensuite, chacun voit midi à sa porte mais pour Mickey Mouse, ce n’est pas sur mon blog. Par contre, je soutiens la recherche scientifique et ceux qui s’y intéressent. Cela comprends certaines personnes comme William Janssens, JP Vau, Philippe Klein, Eric Rallo, François, Eric Copet, Juanito, Tom Sanders et tous les autres que je ne pourrais pas citer ici. Donc, vous comprendrez que vous ne me trouverez pas sur des forums où l’hypocrisie est la règle ni sur des groupes de discussion où chacun essaie de tirer la couverture à lui, même au prix des insultes et de la déconsidération des personnes (qu’ils ne connaissent d’ailleurs même pas), encore moins à perdre mon temps avec des gens qui se donnent des noms qu’ils n’ont pas à défaut d’avoir des compétences pour traiter sérieusement d’un sujet qui demande un minimum de sérieux. Ensuite, chacun est libre de lire ou de visionner ce qui lui semble agréable.

A part ceci, je ne considère pas cet aparté sur la nutrition sportive comme un “coup de gueule” ridicule mais plutôt comme une mise au point particulièrement utile. Et pour la compréhension de chacun, j’ajouterais que le respect de l’autre et l’ouverture au dialogue sont deux qualités qu’un nombre encore bien trop élevé de personnes se devraient de cultiver.

Merci pour votre écoute,- (et n’oubliez pas la règle: Merci pour + substantif, Merci de + Verbe !)

Eric Mallet

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L’étrange univers des Geeks et de la musculation

Généralement, la mode attire les Geeks mais les modes changent et l’authenticité reste. Parler de mode, c’est parler d’inconstance, de flou, d’irrationnel, de changements, presque de chaos d’où s’organise (oxymore !) l’émergence de phénomènes souvent incompréhensibles en surface mais qui s’avèrent heureusement très fugaces…

Les modes changent avec de nouveaux clichés et de vaines espérances…

Marre-des-Geeks

Marre des Geeks !

Et quand vous parcourez les allées d’un salon allemand bien connu et situé à Cologne en début d’avril, vous ne pouvez que constater l’incompréhensible affluence de jeunes boutonneux de 16 à 20 ans qui se pressent autour des allées et comptoirs des grandes marques de compléments alimentaires ou d’appareils de musculation et qui paraissent, paradoxalement, plutôt étrangers à cet univers de la force qu’ils méconnaissent totalement.

Clichés publicitaires rapidement avalés, volonté affichée de gagner du muscle rapidement, sans trop de méthode et encore moins de connaissances minimales des sports de la force, nos jeunes Geeks de 50 kilos tout mouillé pour 1,80 m en moyenne ne semblent pas trop réaliser ce qu’ils font sauf qu’ils succombent plutôt facilement aux promesses publicitaires et vains espoirs de ressembler un jour à leur idole, qu’ils se nomment Arnold Schwarzeneger, Phil Heath ou Ronnie Coleman

Hélas, trois fois hélas, aucun d’entre eux ne réalise qu’un corps solidement construit ne se gagne pas en trois mois de fréquentation dilettante d’une salle de fitness quelconque, remplie de machines avenantes mais plus inefficaces les unes que les autres. Barres et haltères n’ont plus le même succès que d’autant, du moins à l’époque où j’avais commencé la musculation il y a de cela 26 ans. Non… décidément, quelque chose ne va pas ou ne va plus dans le monde de la fonte. Milieu autrefois réservé à quelques individus déterminés, adeptes de la méthode Weider, Delavier et d’autres grands noms qui ont fait notre sport, nos jeunes “amateurs” de la fonte se pressent dans les allées du FIBO en débardeurs flottants, très flottants, sans avoir peur du ridicule.

L’invasion des Geeks a commencé !

J-hallucine-Je-n-ai-vu-que-des-geeks-cette-annee

J’hallucine ! Je n’ai vu que des geeks cette année…

Un Geek est un terme emprunté au monde de l’informatique et des nouvelles technologies qui désignent le plus souvent un jeune passionné de jeux vidéos. A vrai dire, un Geek passe la majorité de son temps devant un écran et ne prête que peu d’attention à ce qu’il mange ou à ce qui existe en dehors de son ordinateur ou de sa console. Par extension, le Geek est un gamin qui ne pèse pas bien lourd (ou trop lourd) et qui s’oppose radicalement à l’archétype du bodybuilder moyen, passionné de fonte et de musculation.

Les Geeks sont souvent attirés par les clichés ou les accroches agressives des grandes marques du complément alimentaire dont ils ne connaissent pas les produits ni de quoi ils se composent. Considérant qu’un Gainer va les rapprocher instantanément de leur idole, ils consacrent une à deux heures par semaine à un entraînement de musculation incohérent ou totalement vide, chargé de mouvements d’isolation étranges et inefficaces. Ajoutons que ce qui reste de la presse française sur la musculation et les sports de force ne risque pas, à mon avis, de susciter beaucoup de vocations. Articles insipides et pages de pubs bariolées de Super Gainers et de formules magiques ne feront rien pour créer de nouveaux champions de la fonte. Décidément, tout se perd…

Oui, j’ai fait partie des Geeks moi aussi !

Les-Geeks-tu-m-en-mets-huit-sur-la-presse-a-l-echauffement

Les Geeks, tu m’en mets huit sur la presse à l’échauffement…

Pour ma part, j’ai aussi été Geek. A l’époque, le Commodore 64 et l’Amstrad 6128 (prononcez six mille cent vingt-huit) se livraient une concurrence farouche alors que l’Atari 2600 et la console Mattel étaient en voie de disparition. Aujourd’hui, ils ont tous passés l’arme à gauche mais je serais bien incapable de compter le nombre d’heures que j’ai pu passer sur mon Commodore à taper des centaines de lignes de codes qui n’aboutissaient finalement qu’à des syntax error et autres bugs incompréhensibles pour le jeune Geek que j’étais.

Un peu plus tard, mon statut de Geek a changé. J’ai quitté l’univers des ordinateurs 8 bits avec une certaine satisfaction pour me consacrer à la musculation. A l’époque, j’avais tout juste 18 ans. Déjà bien rodé au niveau sportif, j’avais commencé par la gymnastique à 6 ans, j’ai ensuite nagé en club pendant plusieurs années pour finir par une année d’athlétisme qui m’a laissé très peu de bons souvenirs et encore moins de bons résultats…

Mes débuts en musculation avec une bonne base d’exercices et un programme élaboré par un bodybuilder de compétition

J’ai commencé a pratiquer la musculation dans une petite salle sur deux étages à Mouscron en Belgique. Débutant, j’ai eu la chance de profiter d’un véritable programme de musculation, établi avec soin par un champion d’Europe Wabba qui savait parfaitement ce qu’il faisait. Marc était un véritable personnage à lui tout seul. Il avait son franc parler, son caractère bien trempé et une gentillesse que personne ne pourra lui enlever. Avec le temps, on finit par regretter l’absence de ceux qui nous ont apporté autant.

T-aurais-pas-une-formule-magique-c-est-pour-un-Geek

T’aurais pas une formule magique ? C’est pour un Geek…

Les programmes qu’il nous avait préparé étaient parfaitement adaptés au niveau de chacun et tout le monde progressait à son rythme. L’ambiance y était excellente, avec Yves, Christian, Ahmed – et son fameux sandwich au jambon mangé en douce avant une compétition à Verviers, Marco était en rage !! – Thierry, le bourreau de Béthune, Pompon et bien d’autres personnages remarquables que je n’ai jamais oublié. Après quelques années, Marc a investi dans une salle beaucoup plus grande, tout près d’une autre grande salle de musculation bien connue à Mouscron. Finalement, la salle s’est agrandie mais l’ambiance est restée la même; la fine équipe était toujours là pour déconner après l’entraînement.

Malheureusement, les temps ont bien changé. A notre époque où tout se commercialise n’importe comment avec n’importe quoi, des salles de musculation ou de pseudo-crossfit poussent un peu partout comme des champignons avec un nombre impressionnant de belles machines en toc ou en plastique mais avec toujours aussi peu de personnel qualifié. C’est pourtant de là que viendra le salut des Geeks !

Quand les Geeks peuvent aussi être sauvés !

Je ne vous parle pas spécialement du personnel des salles de musculation mais plus particulièrement des coachs ou entraîneurs personnels tels qu’on les nommaient de mon temps. Et s’il existe bien un domaine où la modernité a du bon, c’est bien à ce niveau qu’il faudra que vous en profitiez. En effet, les coachs sont qualifiés, ont de l’expérience des sports de force et savent vous faire un programme adapté à votre niveau. De cette manière, tout le monde, pour peu qu’il soit un peu persévérant, peut progresser en gagnant du muscle et de la force.

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Adopter un Geek ?

Sans encadrement comme je le vois souvent dans ma salle associative, les Geeks multiplient les erreurs, inventent des mouvements qui n’existent pas et me donnent chaque jour de quoi alimenter mon bêtisier. Si j’avais une caméra sous la main, j’en ferais des films pendant des heures. Bien encadré, il est plus simple de comprendre peu à peu quels sont les mouvements de musculation à pratiquer, de séparer le polyarticulaires des exercices d’isolation et de comprendre enfin pourquoi tel exercice sera plus efficace qu’un autre. Chose probable entre toutes, les coachs vont également vous initier aux exercices de barres et d’haltères car il existe peu de machines (à part les traditionnels bancs de tirage poulie haute pour le dos) qui peuvent remplacer ce matériel de base.

Pour conclure, je dirais que si vous voulez un jour dépasser le stade du Geek, c’est qu’il vous faudra un bon programme d’entraînement, que ce programme doit être adapté à votre cas personnel et que ce programme d’entraînement va évoluer avec le temps. Il vous faudra également étudier sérieusement l’alimentation sportive, la biomécanique et d’autres domaines scientifiques ainsi que de vous tenir au courant des avancées et dernières découvertes de la recherche scientifique tel que mon blog peut vous y aider. Mais de toutes les qualités qui vous aideront à ressembler à votre idole, la constance et la persévérance seront certainement les deux piliers qui vous feront vraiment avancer dans un domaine sportif où rien n’est acquis alors que tout reste à apprendre. D’ici là, je vous donne rendez-vous dans 25 ans, dans ma salle à Halluin pour voir si vous y serez encore mais d’ici là, n’oubliez pas de développer votre culture physique !

J’en profite pour souhaiter une très bonne année sportive et personnelle 2016 à tous, à Christian, à Yves, à Juanito, à Thierry, à Arnaud, à Rodrigue, à Romain, à Constant, à Will, à Julien, à Guy, à Michael, à Sylvain l’infatigable, à Francis, à Franck et à Jessica, à Laurent, à Andy, à Lionel, à Tri, à Vince, à Eric, à Jérôme, à Vincent et Lætitia (et à ses deux zouaves) et à tous ceux qui par leur détermination, ne baissent jamais les bras pour s’inventer sans cesse de nouveaux défis…

Eric Mallet

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Coca Cola n’est pas bon pour vos testicules

Les hommes qui boivent de grandes quantités de Coca Cola produisent moins de spermatozoïdes, écrivent les endocrinologues danois dans l’American Journal of Epidemiology. Les Danois sont tombés sur cette relation par accident, tout en étudiant l’effet de la caféine sur la fertilité masculine.

coca-colaCes chercheurs font partie d’un groupe de scientifiques qui ont étudié la production de spermatozoïdes chez l’homme depuis de nombreuses années. Le groupe est dirigé par Shanna Swan et Niels Skakkebaek, qui sont aussi co-auteurs de cette étude. La théorie selon laquelle la fertilité masculine est en déclin et que les hommes produisent de moins en moins de testostérone provient de leurs études. Les chercheurs soupçonnent la pollution environnementale et les hormones présentes dans les viandes [Hum Reprod. . 2007 Juin; 22 (6): 1497-502] d’en être responsables mais ils étudient également les habitudes alimentaires.

Pour cette publication, les Danois ont utilisés des données recueillies sur 2 554 jeunes hommes qui avaient demandés à rejoindre l’armée et avaient subis un examen médical entre 2001 et 2005. Les chercheurs ont rétribué les jeunes hommes interrogés afin qu’ils répondent à quelques questions supplémentaires sur leur consommation de boissons contenant de la caféine et qu’ils leurs fournissent un échantillon de sperme.

Le Coca Cola aurait-il une incidence sur la fertilité humaine ?

La caféine est un stimulant innocent mais de nombreuses substances qui interagissent avec les récepteurs adrénergiques ne sont pas forcément bonnes pour les testicules. Même un stimulant spécifique tel que le clenbutérol qui n’interagit qu’avec le récepteur bêta2-adrénergique provoque la détérioration des testicules dans des études animales. [J. Vet Mai 2002; 163 (3):. 292-8] C’est la raison pour laquelle les Danois voulaient savoir si la caféine réduisait la fertilité des hommes. La source la plus importante de caféine pour ces hommes était le café. Le Coca Cola se retrouvait en deuxième place.

Taux-de-cafeine-dans-diverses-boissons

Lorsque les chercheurs ont compté le nombre de spermatozoïdes présents dans les échantillons, ils ont remarqué que la consommation de Coca Cola avait réduit le nombre de spermatozoïdes. Les grands buveurs de Coca Cola, ceux qui buvaient plus de 7 litres de Coca par semaine, produisaient 40 à 50% moins de spermatozoïdes que les hommes qui n’en buvaient pas.

Coca-cola-et-concentration-de-spermatozoides

Le Coca Cola n’a pas eu d’effet sur la motilité des spermatozoïdes ou leur qualité. Les chercheurs ne savent pas comment le Coca cola réduit la production de sperme. Ce qu’ils savent, c’est que l’effet négatif n’est pas causé par la caféine. Seules des doses de plus de 800 mg/jour, la caféine a un effet négatif sur la qualité du sperme. Le Coca Cola ne contient pas vraiment beaucoup de caféine. Donc, elle ne peut pas être la cause de l’effet, se disent les Danois.

Il est possible que le Coca cola contiennent des substances qui endommagent les testicules, comme les Danois le suppose, bien qu’ils n’aient aucune idée de ce qu’elles pourraient être. Une autre explication repose sur le fait que les hommes qui boivent de grandes quantités de cette boisson ont un mode de vie moins sain. Les Danois n’ont pas cherché à savoir si le Coca Cola réduisait également la production de testostérone.

Source de l’article: Cola bad for testes

Source Ergo-log: Am J Epidemiol. 2010 Apr 15;171(8):883-91.

Eric Mallet

Note EM: L’explication pourrait être toute simple en réalité. Comme nous l’avons vu dans un autre article, le sucre présente une influence négative sur la Gnrh qui, à son tour, réduit la libération de la LH et de FSH. Incidemment, cela provoque une baisse de la testostérone.

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J’ai arrêté l’entraînement et je suis devenu tout mou :-(

entraînement natationJ’avais pris l’habitude de nager les jours où je ne faisais pas de musculation, et je courrais le week-end également” nous dit oncle Harry. “J’étais en forme. Mais c’est à ce moment que j’ai arrêté l’entraînement et regardez-moi maintenant. C’est terrible, je suis devenu tellement gros !” Et c’est là que vous regardez sérieusement l’oncle Harry, et que vous réalisez que c’est vrai: il n’y a rien qui soit faussé dans la faculté de perception de votre oncle Harry préféré.

Quand c’est devenu vraiment catastrophique, j’ai commencé à reprendre l’entraînement“, continue oncle Harry. «Je perdais un peu de poids mais je n’ai jamais retrouvé ma condition physique, malgré mes efforts. Après un an, je renonçais à nouveau Et maintenant je suis dans un état pire que jamais.

Entraînement, condition physique et poids corporel sont liés

Cela vous paraît familier ? Ces «experts» comme l’oncle Harry qui discutent aux fêtes d’anniversaire, en essayant de faire comprendre à leurs neveux et nièces athlétiques à quel point l’entraînement physique est malsain ? Neveux et nièces s’entraînent tous les jours en salle de musculation et vont courir. Et qu’il s’agisse de course, de cardio-training ou de musculation, par rapport aux autres invités des fêtes d’anniversaire, ils sont dans une forme fantastique. “Attendez un peu” murmure l’oncle Harry. “Attendez le moment où vous devrez arrêter; vous verrez !

Alors… Faudrait-il mieux ignorer oncle Harry ? Et si vous alliez en parler à tante Judith à la place ? Non, vous ne devriez pas, du moins pas si l’étude de Paul Williams qui a été réalisée au Lawrence Berkeley National Laboratory ressemble à quelque chose de cohérent. Et si l’on accorde un certain crédit à ses recherchespubliées en 2008 dans Medicine & Science in Sports & Exercise oncle Harry a obtenu un point.

Une étude statistique pourrait éclaircir la question de l’arrêt de l’entraînement suivi d’une reprise

Williams a suivi plus de 7000 coureurs pendant à peu près 8 ans. Durant cette période, certains de ces coureurs ont augmenté la distance qu’ils couraient chaque semaine, et d’autres ont progressivement couru moins longtemps. Parce que Williams avait des données sur le poids corporel des coureurs, il pouvait estimer le poids qu’ils avaient pris s’ils avaient commencé à courir moins, et combien ils avaient perdus s’ils avaient couru plus.

Gain-et-perte-de-poids-en-fonction-de-l-exercice-ou-de-la-sedentarite

Augmentation-de-la-taille-apres-arret-de-l-entrainement

Si les athlètes diminuent la quantité d’exercices qu’ils font, ils grossissent. C’est logique. Donc, s’ils font plus d’exercices, ils deviennent plus mince. C’est logique aussi. Mais si les athlètes commencent à courir 10 km de moins par semaine, alors ils gagnent plus de kilos que ce qu’ils perdent s’ils augmentaient leur distance de course de la même longueur. Et cela n’est pas logique du tout.

Si vous vous arrêtez, vous gagnez du poids. Si vous reprenez votre ancien mode d’entraînement, alors vous ne perdrez que quelques-uns des kilos que vous aviez gagné, en conclut Williams. “Quand la priorité d’entraînements réguliers change en raison d’obligations de famille et de travail, la tentation de renoncer à l’activité doit être contrée par le fait que les avantages obtenus en étant actif ne pourront pas être aisément retrouvés.

L’entraînement sportif vous fait manger et si vous arrêtez, vous mangerez toujours autant

L’explication de l’effet oncle Harry est simple, explique le professeur Klaas Westerterp dans un article récemment publié. [Nutr Rev. 2010 Mar; 68 (3): 148-54.] Si vous commencez à faire plus d’exercices, vous commencez à manger plus aussi. Mais si vous vous entraînez moins, vous continuez à manger la même quantité. Si vous n’êtes pas au courant de cet effet et que vous ne réduisez pas consciemment votre consommation d’énergie pendant une période d’absence d’entraînement, vous allez automatiquement prendre du poids. Si vous reprenez l’entraînement, et que votre régime alimentaire est adapté – les kilos que vous avez accumulés vous resteront pourtant sur le ventre.

Allez donc le dire à votre oncle Harry…

Source de l’article: When I stopped training my body went all flabby

Source Ergo-log: Med Sci Sports Exerc. 2008 Feb; 40(2): 296-302.

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NdT: Cet article est un peu comme une dédicace aux coachs et entraîneurs personnels et collectifs parce qu’on ne parle jamais assez de leur travail. Je voudrais donc féliciter Juanito d’une part parce que c’est son anniversaire, ainsi que Will Janssens pour sa présence sur le Web et la qualité de son travail avec les athlètes et David, notre coach à Halluin, qui est toujours présent pour aider les débutants dans leur pratique et assurer son cours collectif dans notre modeste salle associative.

Mais d’ici le prochain article, n’oubliez pas de développer votre culture physique.

Eric Mallet

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Faire “régime” produit un stress notable sur l’organisme

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Image healthline.com

Durcissement des artères, crises cardiaques, hypertension artérielle, diabète et cancer: Si vous êtes en surpoids, vous augmenteriez vos chances de développer ces problèmes de santé, vous disent les médecins. Mais vous serez également plus susceptibles de développer ces pathologies chroniques si vous souffrez du stress. Et devinez quoi ? Selon une recherche effectuée à l’Université de Californie de San Francisco, les régimes alimentaires hypocaloriques augmentent effectivement le stress.

Le stress augmente la libération du cortisol

Le cortisol vous fait prendre du poids, et la production du cortisol augmente si vous subissez un stress. Rien de nouveau jusqu’ici. Cependant, des études psychologiques ont montré que de suivre un régime est une source de stress. Rien de nouveau ici non plus. Mais quelle est exactement l’effet d’un régime réduit en calories sur vos niveaux de cortisol ? C’est une donnée inconnue et en même temps, quelque chose que les chercheurs voudraient connaître, ils l’ont fait en réalisant une expérience avec 99 femmes.

Les chercheurs ont demandé à des femmes de suivre une alimentation précise pendant 3 semaines à 4 reprises. A chaque fois, l’énergie de leur régime alimentaire provenait à 50% des hydrates de carbone, 30% des graisses et 20% des protéines.

À une occasion, les femmes ont été autorisés à manger autant qu’elles le voulaient, elle ne devaient pas compter les calories [aucune restriction, pas de surveillance]. La deuxième fois, les femmes ont mangé autant qu’elles le voulaient mais elles ont dû compter les calories [aucune restriction, ni surveillance]. La troisième fois, elles ont été mises au régime à 1200 kcal/jour, mais elles ne devaient pas compter leurs calories [régime restreignant, aucune surveillance] et sur la quatrième session, elles ont également suivi un régime de 1200 kcal/jour et elles ont dû également compter les calories [restriction et surveillance]. Cette méthode a permis aux chercheurs de faire la distinction entre le stress physique d’un régime alimentaire faible en calories et le stress psychologique de la surveillance du régime.

Donc, en commençant par le dernier facteur: compter les calories a augmenté le sentiment de stress des sujets mais une autre donnée, ne manger que 1200 calories par jour, a augmenté le taux de cortisol. C’est précisément ce qui intéressait les chercheurs.

Perception-du-stress

Liberation-du-cortisol-en-fonction-du-regime-alimentaire

Les personnes qui suivent un régime mais qui ne comptent pas les calories se sentent probablement mieux que ceux qui comptent les calories, comme les chercheurs le suggèrent. Peut-être qu’ils se sentent encore très bien mais cela ne signifie pas que les régimes amaigrissants sont sains pour eux. En outre, si vous suivez un régime hypocalorique pendant de longues périodes, le niveau de cortisol élevé continu est certainement dangereux.

Un régime minceur sévère augmente le stress et la libération du cortisol

Indépendamment de la réussite ou de l’échec du régime, si un régime minceur est présenté dans de futures études comme pouvant accroître de manière fiable le stress et le cortisol, les cliniciens pourraient être obligés de revoir leurs recommandations concernant les régimes amaigrissants donnés à leurs patients dans le but d’améliorer leur santé“, en concluent les chercheurs.

Une alternative possible serait d’augmenter les apports en protéine lorsque vous faites un régime amaigrissant. Dans ce cas, ceux qui pratiquent ce genre de diète ont tendance à se sentir mieux. Une autre alternative serait de faire plus d’exercices, plutôt que de manger moins {J Appl. Phys. Fev. 2007; 102(2):634-40}. C’est une solution qui est peut-être meilleure quand il s’agit de composition corporelle.

Source de l’article: Dieting is stressful all around

Source Ergo-log: Psychosom Med. 2010 May; 72(4): 357-64.

Traduction pour Espace Corps Esprit Forme,

Eric Mallet

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